Je ne vous ai pas tout dit, hier, au sujet du déjeuner du nouvel an, chez le patron, avec ce couple dont l’une est atteinte d’un Parkinson et l’autre, son mari, d’une maladie de cœur assez grave. Moi, je pensais participer à un déjeuner très calme, avec deux hôtes très diminués, peut-être affaiblis et mornes et si j’ai vraiment cru que c’est ce qui allait se passer, j’étais loin du compte. En réalité, pour une fois qu’ils étaient invités sans aucun de leurs (grands) enfants – ils ont 69 et 70 ans – on a eu droit à la grande scène du quatrième acte. Avant-hier soir, pour le réveillon, nous étions au cinéma et hier midi, pour le premier déjeuner de l’année, nous étions au théâtre. Au théâtre ce midi. Je regrette vraiment Au théâtre ce soir. Parce que là, c’était mal écrit, mal joué et franchement ? C’était malaisant, vraiment.
En gros, lui, c’est ce qu’on peut appeler un mou, quelqu’un qui n’a jamais su prendre aucune décision. Elle, on peut la qualifier de maîtresse-femme. Finalement, sur le papier, quand ils se sont connus, il y a plus de 35 ans, ça pouvait coller. Il avait besoin d’une femme qui avait de la poigne et elle, d’un mari un peu immature pour pouvoir garder la main. Ils ont fait deux enfants mais ils ont toujours eu des problèmes de couple. En 99, ils ont même consulté un conseiller conjugal. En vain. Et là, hier midi, on a eu droit à tous les épisodes de rancœurs, de frustrations, de reproches, d’attaques violentes et de mauvaises défenses et surtout, surtout, de la mauvaise foi en veux-tu, en voilà. C’est devenu un feu d’artifice de méchancetés. Au point, que rapidement est rentré chez nous et moi, j’ai réussi à me défiler.
J’ai fait la vaisselle, j’ai rangé la cuisine (ouverte) tout en continuant d’écouter leur scène de ménage XXL. « Il n’y a jamais eu d’amour entre nous. » « Je me suis trompée quand je l’ai choisie car il a le niveau d’un gamin de dix ans. » « J’ai peur de sa maladie car avec la mienne, je ne peux pas l’aider et je préfèrerais vivre seul que mal accompagné et pourquoi pas aller vivre dans une maison de retraite, sans elle. » « Mais si tu veux divorcer, vas-y, ne te gêne pas, avec tes 400 euros de retraite, tu n’iras pas loin. Surtout, que c’est moi qui ai toujours tout payé, tu as toujours été incapable de ramener de quoi nous faire vivre. » Alors quoi, on se dit « bonne année, bonne santé, quand même ou on s’encule ? » Oh vous savez, moi, les vœux… Enfin, le côté positif de la chose, c’est que le plus dur de l’année est déjà fait.
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