dimanche 5 avril 2026

une seule fois par semaine

Non, je ne parle pas du devoir conjugal. Non, je ne parle pas de mes séances chez le kiné (d’ailleurs, je ne lui ai pas dit que nous ne serons pas là, demain, le patron et moi et ça me gêne un peu de lui écrire un jour férié mais je n’ai pas le choix, il faut bien le prévenir) et non, je ne parle pas de mes courses hebdomadaires vu que j’y vais le mardi et le vendredi, donc, elles sont plutôt bihebdomadaires. CQFD. Ce dont je voulais parler, c’est que dans environ pile un an, ce sera l’élection présidentielle et on a déjà senti dans quelle effervescence voire dans quel niveau de violence sont les candidats déjà ou presque proclamés. Ça augure d’une campagne qui ne sera pas de tout repos. Et je dois avouer que je ferai probablement partie de ceux qui tireront sur certains, vous savez, ceux qui se trouvent tout à droite et tout à gauche, là, où après, c’est le vide.

Oui, après tout à droite et tout à gauche, c’est le vide. Déjà que dedans, ce n’est pas très meublé non plus… Justement, j’ai pris une décision qui ne me coûte pas trop mais qui sera pleine de conséquences. Je n’ai pas dit « lourde de conséquences », juste pleine. Après, quand on est plein, est-ce qu’on est lourd ? La question mérite qu’on se penche dessus mais une autre fois, si vous le voulez bien. Non, la décision que je viens de prendre à la majorité absolue de mes dix doigts des mains, c’est que je vais essayer de me restreindre à une seule fois par semaine pour vilipender les paroles, faits et gestes de tous ces candidats qui n’ont plus foi ni loi. Je veux parler de LFI et du RN et associés. Non, pardon, ceux qui n’ont ni foi ni loi, ce sont ceux de LFI. Les autres, ils se tiennent plutôt bien et c’est bien là le problème. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Et de l’eau qui bout.

Parce que chez LFI, l’eau, elle est tout le temps bouillante et moi, je n’ai pas envie d’être éclaboussé, ni mouillé. Et encore moins brûlé. Et ma résolution de me tenir à une seule diatribe par semaine, je vous jure que je vais essayer de m’y tenir même si ça ne dépend pas que de moi. Ça me rappelle en 2006 et 2007, dans mon précédent blog, pendant la campagne avec l’éventualité Sarkozy (éventualité concrétisée), je n’avais eu de cesse de le critiquer. Aujourd’hui, mon curseur va beaucoup plus à droite mais aussi et surtout beaucoup plus à gauche. Quoiqu’il en soit, je le dis déjà haut et fort (même si ça me fait mal au cœur), en cas de second tour avec LFI/RN, je voterai blanc. Je voterai mais je voterai blanc. Je ne peux pas choisir entre la peste et le choléra. Je ne serai pas abstentionniste, juste un électeur dépité. Vais-je devenir un futur réfugié politique ? Peut-être mais où ça, dans quel pays ? Ça, c’est un autre problème, il faut que je me penche dessus.

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samedi 4 avril 2026

avant de nous dire adieu

Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… Tant pis si j’ai écrit que c’était la dernière fois que je parlais de Bernadie et Stéphanette mais que voulez-vous, elles me manquent, mes deux vieilles copines, depuis samedi dernier, ça fait pile une semaine qu’elles ont été en lumière et là, depuis, plus rien. Elles ont disparu de la vie réelle. Elles sont devenues un souvenir. Un beau souvenir mais un souvenir. Elles font désormais partie du passé. Et nul ne peut prédire quand elles vont réapparaître. À condition qu’elles réapparaissent un jour, ce qui reste à prouver. Parce qu’il faudrait trouver un prétexte. Écrire. Apprendre. Répéter. Et plus ça va, plus le temps va passer et plus ça sera difficile. Est-ce encore de notre âge ? Ou alors, on jouera en Ehpad. Non, pas dans les Ehpad mais quand nous serons tous les deux, nous-mêmes, dans le même Ehpad. On sera les vedettes de la fête de Noël ou de l’été.

Je peux tout te pardonner et faire semblant d'oublier, je veux bien fermer les yeux et faire tout ce que tu veux, je veux bien te partager et même te supplier mais reste encore… Tu veux que je te dise ? Tu veux que je te dise tout ? Ça m’a fait mal, ça m’a fait de la peine, quand tu m’as dit que tu me pardonnais. « Je t’ai pardonné ton retrait. » Mais qui es-tu réellement pour me pardonner ? Et qui suis-je moi, finalement, pour être pardonné ? En vérité, je te le dis, je ne suis pas d’accord. C’est gentil de me pardonner mais ce n’était pas la question. Parce que ça signifierait que j’ai fauté et de mon point de vue, ce n’est pas le cas. Tant pis. No regret, no tears, good bye (pas de regrets, pas de larmes, au revoir), peut-être que c’était ça qu’il me fallait faire. Donc, je ne regrette rien et je ne pleure pas. Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore… Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore…

Après, on n’est pas obligé de faire l’amour pour nous dire au revoir. Il suffit de se regarder, de se prendre dans les bras et de se serrer très fort. Éventuellement, on peut s’embrasser affectueusement. On n’est pas obligé de pleurer, non plus. Mais si vraiment le désir est là, on peut faire l’amour, oui mais attention, il ne faudrait pas que ça porte à conséquence. Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… De toute façon, moi, dans ma vie personnelle, je n’ai jamais su désaimer. Quand j’ai aimé, j’aime toujours. La seule différence, c’est que je peux aimer beaucoup et aimer moins quand il y a séparation. Mais aimer moins, c’est aimer quand même. Et tu sais quoi ? Et vous savez quoi ? On n’a qu’à dire que « sans rancune », hein ? On est d’accord ? Alors, topons-là et cochon qui s’en dédie. Puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, adieu.

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vendredi 3 avril 2026

pourquoi tant de N ?

Pourquoi tant de N dans le mot bruit alors qu’il n’y en a pas un seul ? Et alors qu’il y en a un dans tintamarre, un dans cacophonie et un dans boucan. Et alors qu’il y en a deux dans détonation, deux dans grondement et dans ronflement aussi. Mais surtout, il y en a trois dans bourdonnement. Et moi, je me demande pourquoi tant de N dans tant de bruit. Tout simplement parce que le bruit me rend fou. Parce que je déteste les DJ et autres nuiseurs. Un nuiseur ? C’est quelqu’un qui provoque des nuisances et les sonores sont celles qui me rendent le plus nerveux. Et hier soir, en bas de chez moi, c’était la soirée d’ouverture de saison pour le centre commercial que nous surplombons. Avec un DJ Set. Et avec cette information officielle : cette animation a été pensée pour rester mesurée, avec un niveau sonore encadré et maîtrisé. On ne doit pas avoir le même sens de la mesure. Ni de la notion d’encadrement de niveau sonore. Et je ne parle pas de sa maîtrise.

Comme à chaque fois, ça a résonné dans l’appartement. Au point que même les volets clos, les portes intérieures fermées, ça couvrait le son de la télévision. Et je peux vous dire que j’ai surveillé l’heure car c’était annoncé jusqu’à 21h30 maximum. Et moi, comme je suis une véritable teigne (et pas seulement contre les partis des extrêmes), j’avais prévu d’envoyer un SMS au directeur du centre commercial à 21h30. En lui rappelant les promesses de son annonce. Pas eu besoin mais j’avais même prévu de lui envoyer un message par quart d’heure car il faut respecter non seulement ses engagements mais aussi les autres. Et qu’on ne me dise pas que je suis un ronchon professionnel car franchement, mettre de la musique rythmique à fond les ballons quand il y a plein de riverains, autour, est-ce que a seulement un seul sens ? Non, hein ? Ah bon, vous pensez que si, vous ? Oh, vous devez être de l’ultragauche, si vous pensez comme ça. Je me trompe ?

Et vous devez penser que Rima Hassan est un ange. Sinon, vous penseriez comme moi. Qui de nous deux a raison ? Je ne vais pas vous faire l’affront d’affirmer que c’est moi mais je me retiens, vous savez… Si, si, il y a un rapport avec le début de mon billet : LFI, c’est beaucoup de bruit (et de fureur) pour rien, si on réfléchit un instant. C’est 100% démagogie. C’est brosser le peuple dans le sens du poil. Et les animations avec DJ set dans l’hyper-centre, dans un espace entouré d’immeubles d’habitation, c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose aussi. C’est de l’abrutissement de masses. Parce qu’il fallait la voir, la faune qui assistait à l’événement. Oh pardon, pardon, je suis en train de me laisser aller. Mais que voulez-vous, ce n’est pas moi qui ai commencé. Ni pour le bruit. Ni pour Rima Hassan à qui je dirais bien que personne ne la retient. Alors que moi, hier soir, il fallait me retenir pour que je ne fasse pas un malheur. Oh oui…

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jeudi 2 avril 2026

un bon livre (extraits)

Je viens de lire un bon (petit) livre dont j’aimerais vous livrer quelques extraits (une fois n’est pas coutume) et ces passages qui m’ont autant plu, les voici avec mes propres commentaires. « Leur teneur en fibres associée à la présence de chrome contribue à une bonne régulation de la glycémie dans le cadre d’une alimentation équilibrée. » Franchement, ne trouvez-vous pas, vous aussi, que cette phrase est une très bonne entrée en matière. Qu’elle est puissante et qu’elle ouvre plein d’horizons. Son auteur a vraiment un talent indéniable pour introduire son sujet. Et ce n’est pas fini, vous allez pouvoir le constater tout de suite. « La récolte s’effectue généralement en septembre. Lorsque la coque extérieure, appelée brou, commence à se tendre et à révéler la coquille beige rosé, c’est le signal. » Et là, quel suspense, non ? Pourtant, on est loin d’un roman policier ou d’un thriller.

« Son histoire remonte à la nuit des temps. … En Perse, aujourd’hui, l’Iran, elle est profondément ancrée dans la culture culinaire. On la retrouve dans le baklava, bien sûr… » En plus, dans ce petit (mais néanmoins bon) livre, on est en plein dans l’actualité car on parle de l’Iran. Sauf qu’on ne parle pas du détroit d’Ormuz. À la décharge de l’auteur, la guerre n’avait pas encore éclaté, dans le secteur, quand il a écrit le bouquin. « C’est un arbre capricieux qui ne commence à produire qu’après sept à dix ans de croissance. Pire encore : il alterne les années de forte production et les années creuses, selon un cycle naturel qui complique la planification des récoltes. » Là, c’est certes un peu technique mais on n’a rien sans rien. Et c’est un peu comme dans les romans de Zola, Les Rougon-Macquart, parfois, on subit des descriptions interminables qui n’enlèvent rien à la qualité de l’œuvre.

« Pour bénéficier pleinement de ses atouts nutritionnels, privilégiez celles qui sont nature, non salées et non grillées. La portion recommandée se situe autour de 30 grammes par jour, soit une petite poignée. » Bon, là, on est dans le conseil presque final. Entre temps, il y a eu d’autres pages et encore d’autres pages mais là où l’auteur a témoigné d’un certain brio, c’est la dernière phrase du petit (mais bon) livre. « Elles sont riches en cuivre, en manganèse, sélénium, vitamines B1 et E. Ces nutriments ont un effet antioxydant dans le sang, aidant à lutter contre le stress oxydatif. »  Là, moi, j’applaudis des deux mains. Même si je le fais aujourd’hui. Je voudrais donc remercier Com’Presse pour cet excellent opuscule imprimé au Malesherbois, 45330. Et j’espère que ça vous aura donné envie de le lire. Moi, j’aime bien partagé mes coups de cœur et mes coups de foudre. Enfin, je crois.

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mercredi 1 avril 2026

Marine est enceinte

Marine Tondelier est enceinte. Enfin, il paraît. En tout cas, c’est ce qu’on m’a dit. Qu’elle l’a annoncé à la télé et bon, même si je suis content pour elle (à vrai dire, je m’en fous mais bon, on peut être poli, de temps en temps) mais ça n’a aucune espèce d’importance pour nous, citoyens français. Ou alors, c’est pour nous émouvoir et lui permettre d’avoir des voix en plus pour la prochaine présidentielle. Rhôôô, non, ça, ça ne serait pas très joli, joli. Bon, une chose est sûre, c’est que ce n’est pas Bardella qui va nous annoncer une grossesse. À moins que Marine Le Pen ? Non, pas possible.  Enfin, là encore, il paraît. En effet, il me semble qu’elle n’est plus trop en âge de procréer. Ah bon, elle n’a que 57 ans, bientôt 58 ? D’accord. Moi, j’ai failli penser que… Et Marine Tondelier, elle a quel âge, elle ?

Si elle est enceinte, elle ne doit pas être en âge impossible pour une gestation pour elle-même. Mais encore une fois, moi, je m’en fous. Un peu, beaucoup, passionnément. Elle vit sa vie et moi, je vis la mienne. Mais ce n’est vraiment pas de chance d’avoir le même prénom que Le Pen quand on s’appelle Tondelier. Sauf que Marine d’extrême droite, ce n’est pas son véritable prénom. Non, dans la vraie vie, elle s’appelle Marion Anne Perrine. Pardon ? Marine Tondelier s’appelle aussi Marion Anne Perrine ? Ah non ? Ah, c’était une farce. Très, très amusant, oui, oui. On peut revenir sur le sujet du jour : Marine Tondelier est enceinte mais pas Marine Le Pen. C’est déjà ça. Parce que si toutes les candidates à la présidentielle sont enceintes, ça risque de troubler une partie des électeurs. Comment ?

Mais non, je ne suis pas taquin. Je me dis juste que les chaînes d’infos et les radios qui parlent de ça comme d’un événement, je me demande si… En gros, je me tâte, je me tâte. Et même si cette annonce de grossesse est un acte qui peut être considéré comme politique, ça reste privé, ça relève de l’intime. Alors, je propose qu’on passe à autre chose. Oui, je sais que même moi, j’en parle, ici, dans les colonnes de ce blog. Comme quoi, je peux être en pleine contradiction, moi aussi. Tant pis. Et puis si tout le monde en parle, pourquoi pas moi ? Oui, ça ne me ressemble pas vu que je ne me considère pas comme tout le monde. Je suis unique. Comme tout le monde mais chacun à sa façon. En tout cas, j’ai réussi à écrire autant sur la grossesse de Marine Tondelier pas Le Pen. Imaginez si ça avait été Mathilde Panot… 

* Il semble justement que ça soit le contraire : elle se retirerait de la campagne à la présidentielle. 

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mardi 31 mars 2026

remettre sa mère sur les rails

Ma mère ne s’appelle pas Micheline mais Monique. Il n’en demeure pas moins que je l’ai ramenée chez elle, hier après-midi et que je vais rentrer chez moi, ce matin. Parce que la fête est finie. Et parce que je suis content qu’elle soit venue assister à mon nouveau spectacle et parce que comme c’était une fête de famille, elle a pu voir une partie de ses neveux et nièce. Et je suis super content qu’elle ait pu en profiter. Et d’après ce qu’elle m’en a dit, elle a passé une bonne journée. Et j’espère une bonne semaine mais elle avait besoin de rentrer pour régler certaines affaires personnelles. Je comprends, même à près de 90 ans, on peut avoir des choses à faire. La preuve. Et donc, nous avons décidé de son retour pour hier. Et du mien pour aujourd’hui. Et reprendre une vie un peu plus normale.

Alors, je l’ai raccompagnée pour la remettre sur les rails de son quotidien. Et nous allons retrouver chacun, elle et moi, nos routines respectives. Et nous allons reprendre nos appels du matin, entre 8h30 et 9h, de sa part et entre 16h et 18h, de la mienne. Bien sûr, nous serons amenés à passer de nouveau du temps ensemble sur Bordeaux, on connaît déjà une date à laquelle elle doit impérativement revenir ici, le 11 juin. J’irai donc la chercher quelques jours avant et si elle veut bien rester quelques jours après, peut-être irons-nous passer un peu de temps à Biscarrosse. Depuis la fin août, ça nous semble si loin, ça aussi. Et entre temps, nous nous reverrons chez elle, dans 23 jours puisque nous irons lui fêter ses 90 ans. Parce que 90 ans, ça se fête. Et si on ne le fait pas cette année, hein ‽

Oui, si ma mère s’était prénommée Micheline, j’aurais pu la remettre vraiment sur les rails mais disons que ça marche aussi avec Monique. Là, on ne s’était pas vus depuis le mois de novembre et il était temps que quelque chose se passe. Je me souviens quand je lui ai demandé si elle voulait venir voir le spectacle, elle m’avait tout de suite dit oui. J’ai sauté sur l’occasion. Et je ne le regrette pas. C’était bien aussi de jouer sur une véritable scène devant elle aussi. C’est bien de partager des choses avec elle. Un jour, je me dirai que j’ai bien fait. Pas comme hier quand j’écrivais que je n’aurais peut-être pas dû. Pas avec elle, non. Et tout à l’heure, nous partirons en même temps, elle avec mon frère aîné, pour aller faire leurs courses hebdomadaires et moi, pour prendre le chemin de chez moi, en sens inverse.

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lundi 30 mars 2026

je n’aurais peut-être pas dû

Toute réflexion faite et toute honte bue, je sais maintenant que je n’aurais peut-être pas dû. Parce que je pense que j’ai cassé quelque chose de très fragile. En l’appelant, quelques années après (combien ? Trois ? Quatre ? Plus ?), j’ai ravivé des souvenirs qui m’ont un peu tourneboulé après m’avoir ravi. Et il s’en est fallu de peu que je n’arrive pas à sécher ce début d’humidité. Un début d’humidité dans les yeux. Dans les yeux, vraiment ? Oui, dans les yeux, vraiment. Le reste ne regarde que moi. Je sais que je suis très, trop émotif et je m’en doutais qu’en l’appelant, j’allais jouer avec le feu. Parce que ça n’était pas la première fois que j’en avais envie. Oh que non. Mais c’est la première fois depuis cette éternité qui nous sépare que j’ai osé le faire et là, je sais que je n’aurais peut-être pas dû.

Mais c’est comme ça, quand l’envie est vraiment irrépressible. Quand on fait un caprice comme je l’ai fait, la semaine dernière mais c’était un moment un peu anormal dans ma vie avec cette espèce de tension en prévision de mon spectacle et j’ai eu besoin d’un coup de nostalgie. Comme si j’allais en sortir quelque chose. Comme si j’allais me retrouver à côté de toi, comme si de rien n’était. Comme si nous allions passer un moment ensemble, devant une tasse, dans un café ou chez toi, dans ton salon. Comme si j’allais voir comment allaient tes plantations sur ton balcon. Ou ta terrasse. Sauf si tu as déménagé. Comme le fil a été totalement rompu entre nous, je ne sais plus rien de toi. Et là, qu’est-ce qui m’a pris ? À part le plaisir immédiat d’entendre ta voix, ça a juste remué un couteau dans la plaie.

Je n’aurais certainement pas dû te recontacter. Te laisser au chaud de mon cœur, dans mes meilleurs souvenirs. Garder cette image de l’être idéal que je connaissais à l’époque. Oui, l’être idéal. Parce que j’aime avoir cette notion de piédestal sur lequel se trouveraient les gens que j’aime le plus. Et quand je n’ai pas la chance de les connaître sans aucune rupture, il ne me reste plus que ça. Plus qu’une image sublimée. Sublimée parce que sublime. Bon, maintenant que je sais que je n’aurais peut-être pas dû, je peux bien te le dire, j’ai tant voulu entendre ta voix que je me suis convaincu que je t’avais passé un coup de fil. Comme ça. Juste pour t’entendre. T’entendre à défaut de te regarder droit dans les yeux. Comme dans mes souvenirs les plus beaux avec toi. Je ne t’ai pas appelé car je ne sais que je ne devrais pas.

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une seule fois par semaine

Non, je ne parle pas du devoir conjugal. Non, je ne parle pas de mes séances chez le kiné (d’ailleurs, je ne lui ai pas dit que nous ne sero...