Contre toute attente et contrairement à ce qui a été annoncé hier matin, nous ne sommes pas partis à Biscarrosse. Parce que comme je l’avais craint, ce n’était que dans l’hypothèse où tout serait bien allé. Rappelez-vous, j’avais commencé mon billet d’hier par « si tout va bien » eh bien, c’est raté. Car le président avait plutôt mal s’être fait renverser par une voiture, avant-hier et il a eu besoin de prendre rendez-vous chez notre toubib, ce qui aura lieu tout à l’heure à 11h. Et s’il faut qu’il passe une ou des radios, autant le savoir le plus tôt possible. Surtout deux jours après l’accident… Et en plus, nouveauté au programme, j’ai dû emmener Kali chez le vétérinaire où nous sommes restés plus de deux heures trente. Elle en avait marre et moi aussi. De toute façon, nous sommes fusionnels, elle et moi, alors…
Mademoiselle avait une espèce de boule, comme un abcès et quand il a fallu inciser pour voir ce qu’il y avait dedans (du pus et du sang – c’est une chienne pu-sang, pas comme les chevaux de course), comme c’était juste au niveau de son petit anus… Bref, je vous passe les détails et de fil en aiguille, si je puis m’exprimer ainsi, elle a eu droit à une prise de sang et à une échographie et à une prise d’urine et à une collerette qu’elle n’a pas gardée plus de deux minutes car elle est un poil trop grande et il lui a suffi de secouer la tête pour qu’elle tombe. Et le modèle juste en-dessous, c’était trop petit, ça l’aurait étranglée, elle n’a pas besoin de ça en plus. Bref, la série noire continue. Après Shuka mi-mai, Kali, mi-juin et le président et le patron et moi, et moi, et moi, non, ce n’est absolument pas le pied.
Pas le pied ? Justement si. Vous savez quoi ? J’aurais préféré le prendre mon pied plutôt que l’inverse car là, c’est lui qui me prend la tête. Il me fait trop mal le con. C’est un con-pied. Et surtout le talon. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir tout le temps faim. Normal, me direz-vous, j’ai peut-être l’estomac dans le talon et ceci explique cela. Mouais. Ou alors, j’ai l’estomac dans l’étalon. C’est qui l’étalon, c’est moi ? Comment je peux le savoir, ça ? Va encore falloir que je fasse un sondage pour connaître la réponse. Parce que si la solution à tous mes bobos c’est parce que je suis un étalon, au lieu de me demander si j’ai bien descendu l’escalier, je vais chercher à savoir si je l’ai bien monté. Pardonnez-moi toutes ces confidences et toutes ces bêtises mais moi, quand je suis stressé, je ne sais pas faire autrement qu’en dire plein.
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