mercredi 27 mai 2026

esquimaux, chocolats glacés

Je me souviens, quand j’étais enfant, nous passions un mois à Fouras, entre La Rochelle et Rochefort, dans la maison du grand-père maternel. Et nous allions souvent à la plage et nous faisions des pâtés, des châteaux et des seaux renversés. J’aimais ramasser des coquillages (ça, ça m’est resté et parfois même, ça me manque, notamment aux Sables d’Olonne, quand je passais des heures accroupi pour trouver le maximum de grains de café, j’en ai toute une collection qui remonte à la deuxième moitié des années 90) et j’aimais pêcher des petites crevettes avec mon épuisette. Déjà je faisais des vers. Sans le savoir. Et je me souviens aussi qu’en bas de la rue, il y avait une plage minuscule avec des rochers et une fontaine dont l’eau était potable. On y remplissait des brocs. Toute une époque. Était-ce mieux avant ?

Je me souviens qu’il y avait le Club de l’Étoile et nous en étions des membres très réguliers, mon grand frère et moi  et nous pouvions profiter des quelques installations mises à notre disposition : un portique avec une balançoire, un trapèze et au moins une corde à nœuds. Il y avait une piscine de taille modeste (pas pour moi, en ce temps-là – du moins, tant que je n’ai pas su nager), hors sol et surtout, il y avait un trampoline. Que de pirouettes n’ai-je pas faites dessus ? J’étais un véritable artiste de cirque en herbe. Et je me souviens que la marée montait et descendait et que quand la mer était basse, il y avait de la vase. Ça me dégoûtait un peu mais malgré tout, c’était très doux de marcher dedans. Il y avait aussi quelques méduses. Et des petits galets que les vagues faisaient rouler et rouler et rouler.

Je me souviens que maman avait une espèce de siège bas, avec un dossier et qu’elle s’y installait et qu’elle pouvait alors feuilleter son hebdomadaire Femmes d’Aujourd’hui (dans lequel il y avait une page de bandes dessinées, à la fin, avec un éléphant qui voyageait – Trompette ? Peut-être…) et/ou faire des mots croisés ou encore, tricoter. Elle se protégeait la tête avec un chapeau. Papa, lui, il était très rapidement bronzé et il aurait pu faire illusion s’il avait voulu se faire passer pour un méditerranéen. Et il y avait les vendeurs ambulants : certains avec des chichis. Aujourd’hui, ça m’écœure rien qu’à l’idée d’en manger un. D’autres avec des glaces. Et j’adorais les entendre crier : esquimaux, chocolats glacés et au fond de moi, je rêvais toujours d’en acheter mais je n’avais pas de sous. Pas grave. Même pas mal.

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mardi 26 mai 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (17)

Dieu ? … Youhou, Dieu ‽ Hmm, oui, mortel ? Ça va, Dieu ? Moui, mortel, pourquoi ? Comme ça. Tu n’es pas trop occupé, là, Dieu ? Euh… Parce que j’aimerais bien discuter un moment avec toi, si tu veux bien. Je suis toujours là pour toi, mortel. Enfin, toujours, pas vraiment mais globalement, si, quand même, un peu. Bon, ça va, Dieu ? Tu me l’as déjà demandé, mortel. Oui mais tu ne m’as pas vraiment répondu. Et si tu veux tout savoir, moi, ça va super bien, aujourd’hui. Ah bon ? Ah ouais, alors. Il y a longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien, tu sais. Ah oui ? Eh bien, Je suis fort aise de savoir ça mais tu as autre chose à Me dire ? Oh non, rien de spécial, juste échanger un peu avec toi. En toute amitié. Ça n’est pas si souvent que ça arrive, entre nous, hein ? Euh, sans doute, oui… Bon, je suis peut-être un peu ankylosé mais sinon, ça va.

À part ça, Dieu, qu’est-ce que tu racontes de beau ? Oh tu sais, Moi, mortel, des belles choses, en ce moment, Je n’en vois pas tant que ça. Ah bon, tu n’as rien de positif dans ta vie ? Ce n’est pas ce que J’ai dit. Oh un peu quand même. Non, J’ai dit que d’où Je suis, Je ne vois rien de bien réjouissant. Ah bon ? Ben oui, mortel, tu M’épuises avec tes comportements. Mais moi, je n’ai rien fait, Dieu. Toi, peut-être, non, quoique… Mais tes congénères, excuse-Moi du peu. Ah ben ça alors, quand je vais dire à mes potes que Dieu s’est excusé du peu en me parlant directement. C’est une expression, mortel, juste une expression. Ça ne fait rien, ça me fait plaisir d’imaginer que tu t’es excusé pour moi. Si ça te fait plaisir. De toute façon, aujourd’hui, on ne se chamaillera pas, ce n’est pas possible. Je te dis que rien ne pourra me contrarier de ta part, cher Dieu.

Non mais franchement, « cher Dieu », que t’arrive-t-il donc, mortel ? Je ne sais pas, je me suis levé tout content, j’ai super bien dormi, il fait beau et la vie est belle. Oui, c’est vrai, ça, il fait beau mais de là à dire que la vie est belle, tu y vas fort, à ce qu’il Me semble. Non, non, la vie est belle. En tout cas, pour moi, elle est vraiment chouette, ma vie, en ce moment. Eh bien, si tu es content, Je suis content mais tu pourrais peut-être en profiter pour revoir certaines de tes pensées, mortel. Profiter de ton bon état d’esprit, positif pour faire le point sur… Ah non, je veux juste profiter, moi, Dieu. Je n’ai pas envie de réfléchir. En plus, tu veux que je réfléchisse sur quoi, hein ? Moi, je suis content. Juste content. Tu es juste content ? Et, c’est génial. Toi, mortel, tu as baisé, hier soir, Je me trompe ? Moi ? Oh, tu sais vraiment tout, on ne peut rien te cacher, Dieu.

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lundi 25 mai 2026

douleurs, impuissance et gloire

Dis-moi, je suis en train de faire un sondage, je peux te poser des questions ? Merci, c’est gentil. Comment ça, tu n’as pas dit oui ? Mais tu n’as pas dit non, alors comme qui ne dit mot, consent (comme dirait Patrick B…), on va dire que tu es d’accord, que j’ai ton consentement et que tu ne pourras ni te rétracter ni porter plainte contre moi. J’aime quand nous sommes totalement en phase, toi et moi. Parce qu’il y a tellement de gens, voire des couples, qui ne s’entendent jamais sur rien.

Alors, tu préfères avoir un peu mal aux dents, beaucoup mal aux dents ou pas du tout mal aux dents ? Mais réfléchis bien avant de répondre car une fois que j’aurai validé ton choix, on ne pourra plus revenir dessus. Alors, tu préfères avoir un peu mal aux dents, beaucoup mal aux dents ou pas du tout mal aux dents ? Oui, on parle de douleurs aux dents et aux gencives, pas de carie, attention, hein ‽ Genre, sensibilité douloureuse au chaud et au froid et douleurs irradiantes, par exemple.

OK, donc, tu as bien réfléchi, tu préfères ne pas avoir mal aux dents. Pas du tout. Je valide « pas du tout mal aux dents », c’est noté. On va passer à la question suivante, si tu es toujours d’accord. Je te rappelle qu’il vaut mieux que tu ne dises rien plutôt que me dire non parce que comme ça, moi, je m’arrange avec la notion de consentement comme dans le premier paragraphe. Deuxième question : tu préfères avoir u peu mal au dos, genre lumbago ou lombalgies chroniques, beaucoup ou pas du tout ?  

Je ne veux pas critiquer mais tu as répondu un peu vite, à mon avis, tu n’as pas beaucoup réfléchi. Mais bon, je valide « pas du tout mal au dos. » Question suivante : tu préfères avoir mal aux dents ou mal au dos ? Ah si, tu dois impérativement avoir mal aux dents ou mal au dos. Sinon, tu ne peux pas passer à la suite du questionnaire. Alors ? Pourquoi tu hésites ? Moi, à ta place, je dirais : mal au dos plutôt que mal aux dents. Parce que mal au dos, on s’habitue, c’est comme les migraines alors que les dents…

Non, non, je sais, j’ai bien compris que tu ne voulais avoir mal ni au dos, ni aux dents. Mais dans le sondage en question, il faut impérativement que tu aies mal quelque part sinon, ça n’a aucun intérêt. Attends, on va regarder la question suivante, si ça se trouve, tu vas te sentir enfin concerné. Voyons voir… Alors, tu préfères avoir des règles un peu douloureuses, beaucoup ou pas du tout ? Tu ne peux pas dire « pas du tout », tu as épuisé ton quota. Ouais, je sais, tu es un homme. Alors, tes règles, comment  ?

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dimanche 24 mai 2026

pour le plaisir

J’ai un peu triché, avant-hier car je ne m’ennuyais pas du tout. Surtout au réveil, jamais. Mais j’avais envie d’écrire un texte, un billet sur l’ennui en fin de nuit. Du genre : je m’ennuie de Chine, je m’ennuie câline. Sauf que moi, si je peux être très câlin, je ne sais pas être câline. Même si je suis habillé en Bernadette. Même si je peux jouer les allumeuses mais j’ai conscience que je suis et que je resterai toujours une espèce de pétard mouillé. Mais tout ça, ça n’est pas ce que j’avais dans la tête en me levant, ce matin. Non, j’avais envie de réagir (encore ?) au dernier commentaire de Ledoudoudemymy car même si mon billet d’avant-hier n’était qu’une espèce de jeu littéraire avec un usage un peu exagéré des synonymes et apparentés d’ennui, j’ai bien noté que si ça devait m’arriver, j’avais une recette à tester pour aller mieux.

Sans en attendre rien mais pour le plaisir ; regarder une fille dans la rue et se dire qu'elle est belle ; sans même aller plus loin, mais pour le plaisir ; en passant, simplement lui sourire…  Oui d’accord mais bon quand même, hein ‽ Moi, même si je trouve une fille ou une femme très belle, je n’irai jamais lui dire car je n’ai pas envie de me prendre un MeToo dans la figure. On ne sait jamais. Pour le plaisir, prendre le temps, de temps en temps, de refaire d’un homme un enfant et s’éblouir… Là encore, je n’irai pas jouer avec ça. Il y a déjà assez d’hommes d’église qui le font tellement mieux que moi. Ooups. Pardon, vous êtes ? Marc Dutroux ? Ah bon, le vrai ? Mais qu’est-ce que vous faites là ? Ah, c’est juste pour le plaisir ? Je ne veux pas passer pour un mesquin mais je crois que je ne vous ai pas invité à intervenir dans mon blog, hein ‽

Oh, pour le plaisir, s’offrir ce qui n’a pas de prix, un peu de rêve à notre vie et faire plaisir, pour le plaisir… Justement, je viens d’acheter une voiture pour ma mère et mon frère aîné. J’espère que ça leur fait plaisir. Parce que je ne suis pas dans leur tête mais je pense que oui. Après, on a encore une dizaine de jours pour se rétracter… Ne plus courber le dos même pour réussir ; préférer être bien dans sa peau que sourire sur commande ; avoir pendant des mois trimé comme un fou et un soir, tout claquer, d’un seul coup, oui… Moi, je suis à la retraite, alors… Déjà que je n’ai jamais eu beaucoup d’ambition dans ma vie active… Pour le plaisir, prendre la vie du bon côté sans réfléchir ; pour le plaisir, oublier qu’on a dit un jour, ça sert à rien les mots d’amour et les dire, pour le plaisir… Ah oui, ça marche. Merci, Ledoudoudemymy, merci.

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samedi 23 mai 2026

fait vraiment trop chaud

Pfou, ça y est, on y est en plein dedans, dans les premières canicules. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est agréable d’avoir 30 degrés et plus pendant dix jours consécutifs car je ne comprends pas qu’on puisse supporter une chaleur aussi écrasante. Bien sûr, quand on aura 40 voire plus cet été, ce sera pire mais là, on est brutalement passé d’un froid automnal à une chaleur caniculaire. La seule différence avec ce qui nous attend en juin, juillet ou août (c’est plus facile à écrire qu’à dire « ou août »), c’est que la nuit, on a encore un peu de fraîcheur. Sinon, on transpire. Les tee-shirts collent à la peau. Les bonbons collent au papier. Il y a des gouttières dans certains endroits séparés par un sillon. Avant-hier, j’ai dû promener les chiens, l’après-midi car Marise n’a pas pu venir et je peux vous dire qu’on a tiré la langue, tous les trois.

Et j’ai même attendu un bon quart d’heure, au retour de la promenade pour leur donner leur gamelle car ils haletaient tant (petit navire ?) que j’ai jugé plus prudent d’attendre. Et ils n’ont même pas réclamé, comme les autres jours, ils ont patienté, ils ont bien compris qu’il faisait vraiment trop chaud. Ils sont loin d’être bêtes, eux. Et quand je suis rentré chez moi, vers 18h10, j’étais tout humide. Oh non, que personne ne rêve, que personne ne fantasme, je n’étais pas excité sexuellement, j’étais juste trempé de sueur. Et ta sueur ? Elle bat le beurre. Et je n’aime pas ça. Sauf que là, au moins, je n’ai pas besoin de faire un contrôle technique, mes glandes sudoripares fonctionnent bien. C’est déjà ça de pris. Et je rêve d’un igloo quand je suis dans cet état-là, à subir les chaleurs de la météo, qui me semble bien en rut.

Oui, exactement, un igloo. Parce que quand on a chaud, le mieux, c’est de boire. Pas forcément l’apéro mais au moins de l’eau ou de l’infusion froide. Parce que quand il fait chaud, il faut boire. Igloo, igloo, igloo… Je suis des nô-ôtres, j’ai bu mes verres comme les au-autres. Non, je ne délire pas, j’ai juste chaud. Ah, j’ai chaud, j’ai chaud, je suis chaud… Ça me fait penser à mon acolyte de scène quand son personnage, Stéphanie, dit : « J’ai chaud, je suis chaude pour trouver un homme… », ah non, il ne faut pas que j’y pense, ça me rend triste de ne pas avoir de projet pour faire revivre prochainement nos deux héroïnes. Nous sommes drogués à nos héroïnes, mon pote et moi. Et pourquoi pas imaginer Bernadette et Stéphanie en bikini ? À nos âges ? Non, il fait vraiment trop chaud pour  ça. Et moi, d’écrire, ça me donne soif.

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vendredi 22 mai 2026

ennuyeux (comme ce billet)

Ah, je me languis. Je ne sais pas si je m’ennuie mais je me languis. Car je suis tout mou et je n’ai rien de spécial à faire. Et je n’ai pas d’inspiration. Et je suis à la limite de l’ennui alors que c’est encore la nuit. Au lieu de dormir, je me sens las. Je suis là, tout las et j’ai cette espèce de langueur qui m’habite et m’empêche d’y voir clair. Je suis comme dans un tunnel dont je ne vois pas le bout. Pas encore de lumière. Pas encore d’éclaircie. Comme si je ne pouvais pas ouvrir les yeux. Je me sens comme mélancolique mais je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pourquoi je m’alanguis de la sorte. Comme si ma vie n’avait aucun sens. Comme si je n’avais aucun but. Ni pour cette journée à venir. Ni pour les autres jours qui vont suivre. Ni pour les mois. Ni pour les années. Ni pour les siècles. Ni pour l’éternité. Que ça va être long…

Ah, je me languis tant. C’est languissant. D’être tant alangui sans aucune envie. Je suis à deux doigts de m’ennuyer et comme ça ne m’arrive jamais, j’ai un peu peur de cette sensation de cafard qui enterre tout bien profond. Je redoute une certaine désolation car comme je ne suis déjà pas très optimiste de nature, tout le monde peut aisément comprendre que ça n’arrangerait rien pour moi. Si ce n’est de me donner la sensation de m’enfoncer encore plus dans ce spleen qui me semble insurmontable, ce matin. Je me sens abattu. Je commence à m’ennuyer. Ça commence à m’ennuyer. Parce que si je commence à m’ennuyer, je crains le pire. Comme je ne sais pas faire les choses à moitié… Mais je peux encore tenter de me ressaisir. Sauf que je pense que je n’en ai pas réellement envie. Du moins, en apparence.

Ah, je me languis si fort que cette fois, ça y est, je m’ennuie vraiment. Et ce qui est ennuyeux, dans l’ennui, même le jour, c’est que c’est justement très ennuyeux. Tout ça me préoccupe. Et tiens, justement, si je suis préoccupé, c’est que je suis un peu occupé et si je suis occupé, ne serait-ce même qu’un peu, c’est que je ne suis pas oisif et si je ne suis pas oisif, c’est que je ne nage pas dans l’ennui. Ou alors, je fais totalement fausse route. Mais j’y pense, c’est peut-être un coup de nostalgie. Oui, si ça se trouve, c’est ça qui m’a alangui. Qui me donne cette sensation de déplaisir permanent. Et si je ne ressentais plus jamais de plaisir ? Et si je terminais ma vie uniquement dans l’ennui ? En étant toujours alangui. À jamais. Mon Dieu comme cette perspective est ennuyant. Et si c’est ennuyant, c’est vraiment ennuyeux.

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jeudi 21 mai 2026

pin-pon, pin-pon

Loin de moi de tirer sur quelque ambulance que ce soit. Non, non. Ou alors, je me suis mal exprimé (qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour conserver la confiance de ses abonné(e)s…) mais c’est surtout l’état d’esprit, les arguments fallacieux de l’avocat de Patrick Bruel qui m’a sidéré voire mis un peu, beaucoup en colère. C’était indigne d’un conseil juridique. Franchement, dire de son client qu’il avait 31 ans mais qu’il ne les faisait pas et donc, ça sous-entendait que ça minimisait le fait qu’il ait pu coucher avec une mineure de 16 ans, on a connu mieux. Mais n’est pas Badinter qui veut. Et sans être avocat, n’est pas Simone Veil qui veut. Remarquez, on a peut-être les défenseurs qu’on mérite. Après, l’affaire n’est pas encore jugée, les enquêtes ne font que commencer et on verra ce qu’il en sortira.

En revanche, si dans une ambulance, disons que s’y trouve certains terroristes hyper-dangereux et recherchés par toutes les polices de France et de Navarre, est-ce qu’on a le droit de tirer dessus ? Ah, que je suis fier de me poser cette question. Parfois, ça fait du bien de bien se considérer. Parce que si on ne compte que sur les autres, hein ‽ Et donc, revenons à cette ambulances avec des terroristes ou des barons de la drogue. Ouais, non, on n’a pas à se faire justice soi-même. Ni conduire une ambulance quand on n’est pas ambulancier. Ou alors, juste pour le plaisir. Ou pour un plan cul. Mais attention, pas avec Patrick Bruel, hein ? On est d’accord. Non, pardon, moi, je suis d’accord avec moi-même. Parce que moi, contrairement à d’autres dont je ne dirai pas le nom, je ne lui ai jamais trouvé aucun charme.

Et avec le temps, de moins en moins. Mais ça, ce que je ressens, quelque part, tout le monde s’en fout. Peut-être que Bruel a pu être une icône gay mais… Non, sincèrement, je ne pense pas. Je l’ai trouvé sympathique, oui, quand il a débuté, tout jeunot, tout frais, tout souriant mais après, je me suis assez rapidement désintéressé de sa carrière. Alors bien sûr, je ne vais pas tirer sur lui. Ni sur le fourgon de police qui le pourrait le conduire à un éventuel tribunal. Et s’il fait un malaise, encore moins sur l’ambulance qui l’emmènerait à l’hôpital. Mais s’il ne faisait pas son âge à 31 ans, là, je pense qu’il est bien dans les temps. Et je me demande même où est passé son charme, que je n’ai jamais soupçonné avant mais là, c’est pire. Cependant, je ne suis pas une minette à chanteur. Et puis, de tout ça, on s’en fout, non ?

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esquimaux, chocolats glacés

Je me souviens, quand j’étais enfant, nous passions un mois à Fouras, entre La Rochelle et Rochefort, dans la maison du grand-père maternel....