Ça fait un peu plus de deux semaines que mon ancienne aponévrosite plantaire a choisi de revenir s’installer au niveau de mon talon gauche. Pourtant, j’avais reçu une douloureuse, une très douloureuse, une très-très douloureuse infiltration dont j’ai encore le mauvais souvenir quand j’y pense. Sauf que comme je n’avais plus du tout mal, je n’y ai quasiment plus jamais pensé jusqu’à ce week-end à Saint-Maixent, le jour du retour à Bordeaux, le lundi matin où là, j’ai eu mal. J’ai même cherché une cause, une origine au retour de cette bête mais hormis le fait que je suis allé ramasser du muguet en forêt, je ne vois pas pourquoi ni comment. Et quand bien même, je n’ai pas escaladé le Mont Gerbier-de-Jonc, non plus. Quant à l’Everest… Non, je pense que le produit de l’infiltration avait peut-être une durée maximale de bienfait…
Quoiqu’il en soit, j’ai mal au pied et mon médecin et mon kiné m’ont conseillé de marcher moins, encore une fois. Au lieu de faire 16 000 pas en moyenne par jour, ce serait bien de ne pas dépasser 10 000. OK. C’est noté. Mais il faut savoir que je ne fais pas exprès de faire plus, parfois jusqu’à 20 000 pas quotidiens. C’est juste que je fais tout à pied, moi, ici, à Bordeaux centre. Et là, vendredi et samedi, je suis allé à la brocante des Quinconces et dimanche, hier, j’ai promené deux fois les chiens… Eh bien, rien que ça, je ne vous dis pas le nombre de pas à chaque coup. Bon, une fois qu’on a établi ce constat, il ne me reste plus qu’à faire des pirouettes car il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Et comme à chaque jour suffit sa peine… Mais que m’arrive-t-il, je suis en train de vomir des dictons et des phrases toutes faites, je suis malade ?
Il n’en demeure pas moins que je me sens estro-pied mais pas du tout Estro-zi. Alors, que les choses soient bien claires, je ne me sens pas estro-zi même si j’aurais voté pour lui si j’avais habité Nice car Ciotti, non, ça, ça n’aurait pas été possible du tout. Mais je suis malgré tout plus estro-pied que zi. Pardon ? Estro-zizi ? Alors pendant qu’on y est, pourquoi pas estro-pied-pied, aussi ? Non, restons sobres et attendons que la crise passe. Ou pas. Et alors, s’il me faut subir une nouvelle infiltration, autant vous dire que même sans en connaître la date, j’en suis déjà malade à l’avance. Malade au sens stressé, angoissé, terrifié. Parce que personne ne peut ignorer ma phobie des piqûres. Même le médecin du sport, après m’avoir fait mal, très mal, très-très mal, il me l’avait dit « comme je sais que vous êtes angoissé, je ne vous ai pas dit que ça faisait très mal. »
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