Putain, c’est dans deux semaines. Dans quatorze jours
tout pile. C’est samedi en « quinze » que nous serons sur scène, mon
acolyte Bernard (Stéphanie) et moi (Bernadette) et je peux vous dire que là, la
pression ne va pas tarder à monter. Lentement mais sûrement. Bon, au niveau du
texte par cœur, on le maîtrise. Au niveau des changements de costumes,
normalement, ça devrait le faire car on va tricher et ma foi, on fera au mieux.
Et pour les chorégraphies, là encore, ça devrait aller car on a enfin tout validé
mercredi dernier. Et nous allons remettre ça cet après-midi. Ensuite, nous
n’aurons plus que deux répétitions, les 25 et 27 mars avant la représentation
du 28. Oui, c’est vrai, le matin, nous irons faire un filage sans le texte,
juste les mouvements et si possible, une autre, à condition que personne ne
soit présent dans la salle. Sauf les gens concernés.
Qui sont les gens concernés ? Les deux personnes qui vont filmer. Le responsable de la table de mixage et Arber, qui sera en charge de lancer les chansons au moment ad hoc et de les arrêter à un autre moment ad hoc. Pour les mettre en route, il n’aura qu’à nous entendre dire « musique maestro » et nous allons le former avant la date pour qu’il connaisse la durée des 15 titres. Pour certains, ce sont des extraits que j’ai collés, des morceaux mis bout à bout et pour trois autres, ce sont des titres intégraux, ce qui n’empêche pas d’en faire une bonne gestion. Il nous reste deux ou trois accessoires à finaliser mais de ce côté-là, tout devrait être OK. Et il ne me manque plus qu’à faire imprimer deux affiches, les coupures de presse qui seront bientôt publiées et les petits tracts-programme que j’ai préparés et que nous donnerons au public.
Ben oui, il faut bien que les gens aient un souvenir. À supposer que ça leur aura plu. Mais c’est surtout un clin d’œil aux vrais spectacles. Et c’est un bon moyen de répondre aux éventuelles questions qui ne manqueront pas d’être posées : c’était quoi la chanson sur les piqûres ? Et celle où ça disait « j’en ai marre ? » et qui chantait le duo des « petites femmes de Paris ? » Là, j’ai mis les titres, les artistes et tous les remerciements qu’on se doit de faire pour tout artiste de scène qui se respecte : le texte est de… ; la mise en scène est de… ; les costumes et accessoires sont de… ; les décors sont de… ; avec la participation exceptionnelle de… dans le rôle de… et cætera, et cætera… Et ce matin, j’ai commencé ce billet en disant « putain, c’est dans quinze jours » mais dans quinze jours, ce sera le lendemain et on se dira « putain, c’est déjà fini. »