samedi 9 mai 2026

cent fois… la lettre i

C’est un défi. Le défi du jour. Écrire un texte avec cent fois la lettre i, pas une de plus, pas une de moins et le tout en trois paragraphes et avec un maximum de 30 lignes au format Word avant la publication de ce billet dans le blog. Oui, parce qu’il y a des différences entre le traitement de texte et le site du blog. Mais ça, c’est mon business, ça ne regarde que mon ego. Pour vous, ça n’a aucune importance. Alors, bien sûr, la facilité, ce serait de vous lister des mots contenant beaucoup de i voire que des i comme voyelles, mais ça serait trop facile à mes yeux. Alors, je vais vous raconter mon début de journée et voir ce qu’il en est à la fin de mon texte. Je me suis levé, je suis allé faire pipi et je suis allé à la cuisine et j’ai fait chauffer de l’eau pour mon café et mon infusion (oui, les deux) et j’ai pris mes comprimés (médicaments et compléments alimentaires) et je suis allé allumer mon ordinateur portable et j’ai consulté mes mails, j’ai répondu à un et je me suis mis à écrire pour mon blog.

Entre temps, Popol a encore pleuré, à chaudes larmes et forcément, le café provoquant le sac à décharge rénale coulante pour la transvaser dans la cuvette des water-closets. Après, de nouveau sur le PC à regarder quelques blogs ou autres FaceBook pour être au courant de ce que font quelques camarades et autres potes avant de me rendre dans la salle d’eau, prendre une bonne douche, me sécher, me mettre du déodorant sous les bras, passer un boxer, endosser un polo et enjamber un pantalon. Alors, prêt à me laver les dents, à déclore les volets du séjour, m’a fallu commencer la nomenclature de toutes les courses à effectuer pour dans deux jours car je pars au marché, acheter à manger deux coups tous les sept jours. Et comme le temps passe, c’est le moment d’aller chez le patron pour m’occuper des toutous. Donner le cachet à ma chouchoute et m’assurer que Shuka arrose beaucoup les plantes dehors. Là, je me mets mon blouson sur le dos, je me chausse et je pars chez eux.

Alors, 64 i dans le premier paragraphe, ça m’a un peu contraint à n’en mettre aucun dans le deuxième. J’y suis parvenu mais je peux vous avouer que ça ne s’est pas fait sans mal, j’ai un peu galéré. Oh, je ne vais pas pleurer pour ça, si j’ai fait cet exercice, c’est parce que j’en ai eu envie, besoin et que ça m’a (un peu – beaucoup) amusé. Sauf que là, le compte à rebours a commencé, j’en suis déjà à 79 i et j’ai encore au moins entre quatre et sept lignes à écrire. Alors, autant vous dire que je commence déjà à faire très gaffe à ne plus en user de trop car sinon, je vais dépasser les cent que je me suis promis de ne pas aller au-delà. Un challenge est un challenge, tant qu’on peut le remplir au mieux, tout va bien. Sauf que tant que tout n’est pas achevé, on n’est pas en sûreté de supporter ses promesses. Comme n’en reste plus que cinq, je persévère à m’entêter de marcher sur des œufs sans les casser. Au départ, l’œuf ou la poule ? Bonne question, c’est sympa de la poser. Mission accomplie.

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vendredi 8 mai 2026

Herbert (ou presque)

J’avais totalement (ou presque) oublié ce chanteur principalement connu dans les années 70 (mes meilleures années, en terme musical, à mes oreilles) mais hier, je me suis retrouvé face à lui et face à ma nostalgie et tout (ou presque) m’est revenu et ça m’a fait autant plaisir que ça m’a un peu rendu triste car c’est vrai que même si j’ai préféré être adulte qu’adolescent, ce type, cet homme-là, il a bercé mes années d’environ 16 à 18 ans. Et ça n’est pas rien. Je me souviens en particulier du double album 33 tours, Mégalopolis, une espèce d’opéra-rock, très précurseur de Starmania mais passé inaperçu (ou presque) sauf pour quelques afficionados (dont j’ai fait partie, alors) ou quelques initiés et même si je pense que ça a probablement vieilli, ça reste très visionnaire. Mégalopolis est sorti en 1972 mais je ne l’ai connu qu’après, forcément.

On y trouve des chansons qui racontent une société hyper-urbanisée, plutôt technocratique et de plus en plus déshumanisée, sur un ton pas forcément très positif mais aussi quelques titres très romantiques, chaleureux voire festifs. Le problème, chez ce chanteur, auteur-compositeur, c’est que certains de ses titres ne seraient plus audibles de nos jours car le politiquement correct a tout bouffé et qu’un mec parle des femmes comme il a pu le faire, avec respect mais avec un certain… Comment dire ? Je vais reformuler : Herbert avait tant de convictions humanistes (écologie, justice sociale, paix…) que la cause des femmes semble être toujours passée au second plan, chez lui. À mon sens, ce n’est pas grave car c’est aussi vraiment une autre époque.

Et ça n’enlève rien au plaisir d’écouter ses chansons. Et puis après tout, si certaines femmes ne sont pas capables de remettre les choses dans leur contexte… Personnellement, j’ai un faible énorme pour un 45 tours que j’avais acheté, sur une face, une chanson « à boire » (ou presque) : Chanson pour les hommes, que j’ai toujours aimée et Concerto pour Venise, que j’ai toujours admirée et à travers ces deux titres, on trouve tout de cet artiste. Un chanteur engagé qui aurait mérité de passer à une plus grande postérité. Son style, je le résumerais à : chanson, poésie et théâtre. Et je parle de ce cher Herbert Pagani, né en 1944, décédé en 1988 (je l’ai découvert hier) et si ça vous tente de le découvrir ou de le redécouvrir, ne boudez pas votre plaisir, vous allez entendre des petites pépites même si certaines pourront vous sembler datées (ou presque.)

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jeudi 7 mai 2026

je vous rassure, elles sont épluchées

C’est étrange, on a un temps de mars alors qu’on est en mai. Un coup, il fait beau ; un coup, il pleut et on a des orages ponctuels comme si on était en juin. C’est à croire qu’ils ont vraiment tout détraqué avec leur bombe atomique. Ou avec leur guerre en Iran (et au Liban.) Ou avec leurs pesticides. Tiens, et puis hier matin, justement, quand j’ai donné à manger aux poissons dans le premier bassin, je n’en ai pas vu un seul. D’habitude, quand j’ouvre les stores, le matin, ils voient que la maison se réveille et ils viennent au ras de l’eau et ils attendent leurs granulés. Mais là, je n’en ai vu aucun. J’ai pourtant pris l’épuisette et j’ai remué jusqu’au fond pour voir s’ils allaient se lever mais non, aucun n’est monté à la surface. J’espère qu’ils vont bien. Ils en ont peut-être marre de la pluie. On peut les comprendre. Et en tout cas, je vous rassure, elles sont épluchées.

Ce qui est embêtant avec trop de périodes de pluie, pour moi, pour ma terrasse, c’est que j’ai remplacé les deux orangers du Mexique, il y a moins d’un mois et comme ils sont dans des jardinières (séparées mais jardinières malgré tout), ils risquent d’être vite saturés d’eau et de dépérir comme les deux précédents. Mais bon, on verra bien ce qui va se passer. Ça me fait penser que la semaine prochaine, j’irai acheter du pourpier à fleurs multicolores mais là, si je me souviens bien, c’est rarement avant la mi-mai. J’y suis allé, dimanche dernier mais pour rien, c’était trop tôt. À part ça, les chiens étaient en forme, hier. Parfois, j’ai des doutes. Comme ils vieillissent, eux aussi… Brrr, je préfère ne pas y penser. Ça risque de me donner mal à la tête. Pare que je continue de ne pas très bien gérer mes émotions. Et en tout cas, je vous rassure, elles sont épluchées.

Sinon, ça fait un peu plus d’un mois qu’on mange des asperges toutes les semaines mais la dernière fois, je les ai trouvées moins belles et moins bonnes. Et ça m’a un peu déçu. Alors, pour le week-end qui arrive, tout à l’heure, si elles sont aussi moches que celles de la semaine passée, je vais m’abstenir. Je préfère envisager de prendre des tomates car même si elles sont encore un peu fades, elles restent mon légume préféré. Je sais c’est un fruit mais comme tout le monde la mange surtout comme un légume… Oui, c’est l’anniversaire de mon petit frère, aujourd’hui. Cinquante ans. Quand je pense que je l’ai vu naître… Oui, je recommence à préparer mes salades de tomates côtelées noires et jaunes en n’y ajoutant que du sel, du poivre, du basilic et de la feta. Même pas d’huile d’olive. Et encore moins de vinaigre. Et surtout, jamais de vinaigre. Pour moi, c’est un crime de lèse-tomate. Mais pour le patron, ce week-end, je vous rassure, elles seront épluchées.

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mercredi 6 mai 2026

chère Mathilde (2) (interdit aux moins de 16 ans)

Chère Mathilde, vous ne pouvez pas savoir comme j’aime quand vous m’observez de votre regard noir de chez noir, vos cheveux tirés et votre rouge à lèvres qui donne envie de vous entendre me crier dessus. J’aime quand vous me toisez de toute votre hauteur de femme de pouvoir car vous êtes une femme de pouvoir et vous le savez et si ceux qui sont en face de vous ne le savent pas, vous excellez dans l’art de leur faire comprendre. Vous êtes une véritable déesse. Des temps modernes, certes mais une déesse quand même. Pardon, vous ne trouvez pas ça flatteur d’être comparée à une voiture un peu ancienne ? Mais si, souvenez-vous, elles avaient de l’allure les DS. Parce que comme vous, c’étaient justement des déesses. Si j’avais parlé de BX ou de CX, j’aurais pu entendre votre courroux et accepter la punition que je méritais mais une déesse…

Non, non, pardon, vous avez raison, quelles que soient mes pensées, quels que soient mes dires, c’est vous qui savez et moi qui vous outrage car derrière chaque compliment, vous n’oubliez pas que je suis un homme et que comme tous les hommes, tous les autres hommes, forcément, il y a un prédateur qui sommeille, même moi. Oui, même moi, chère Mathilde et j’attends vos remontrances et les coups de martinet, la seule chose dont je suis digne et je l’accepte et je me prosterne devant vous. À plat ventre ? Et je me mets à plat ventre devant vous en n’oubliant surtout pas de bien lécher vos chaussures même si vous arrivez de dehors et que dehors, il pleut. Je sais que je vous appartiens corps et âme et que je ne suis plus que votre jouet. Vous êtes ma reine et je suis votre esclave. C’est tout à fait bien entendu comme ça. Je me repens, chère Maîtresse.

Et je regrette, oui, comme je regrette de vous avoir manqué de respect. Mais vous qui savez tout, vous ne pouvez pas ignorer combien je suis un être dénué de toute intelligence. De toute façon, personne ne peut vous arriver à la cheville. Que je vais m’empresser de lécher, elle aussi. La droite ou la gauche ? Oui, encore une preuve de ma faiblesse d’esprit, la gauche, forcément. Comment ai-je pu oublier que seule votre cheville gauche ?... Oh, vous avez comme un petit bouton, là, juste sur votre malléole gauche – vous avez vu, cette fois, j’ai bien retenu la leçon – et… Pardon, je dois vous le retirer avec ma bouche ? À votre service, chère Mathilde. J’aime tellement sucer vos boutons et là, à vue de nez et de langue, je pense qu’il s’agit d’une pustule. Et le pus qui en sort est jaunâtre. Je le mange ? Si tel est votre désir… Je peux avoir un grand verre d’eau ?

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mardi 5 mai 2026

ça suffit à mon bonheur

Quand je suis sur le canapé des chiens, celui du côté de la terrasse et du jardin, ça suffit à mon bonheur de m’y allonger et de regarder dehors. Avec un peu de chance, Kali ou Shuka ou les deux viennent me rejoindre et alors là, c’est l’extase même si je n’ai pas toujours assez de mes deux mains pour les caresser en même temps. Leur faire des gratouillis sur le ventre, par exemple.  Et hier encore, entre deux grosses averses, je me suis repu de ce que j’avais sous les yeux : cet enchantement de tous les instants ou presque. Déjà, en premier plan, c’est le prunier. Quand je pense qu’on le disait moribond quand le patron a acheté la maison, il y a plus de quinze ans. On ne donnait pas cher de son écorce et pourtant, tous les ans, il donne un bon peu de fruits, certes, acides mais c’est la nature qui nous les offre.

Et dans ce cas, personne ne boude son plaisir. Avec ce prunier, ce qui est toujours incroyable, c’est son apparente bonne santé : son feuillage tous les ans de plus en plus touffu. Ses branches qui ne cessent pas de pousser vers le haut, vers les côtés voire vers le bas pour les plus fragiles d’entre elles après une bonne grosse pluie. Autour de lui, du prunier, c’est un florilège de végétaux en terre ou en pots, des bananiers (eux, un peu trop envahissants, il faut régulièrement les couper au niveau de la racine), des arbustes, des plantes vertes, d’autres, fleuries et une palette de différentes teintes de vert comme on ne peut même pas les imaginer dans son esprit. Il y a aussi les oiseaux qui vont et viennent, qui virevoltent, qui cherchent des vers de terre dans le sol et qui, pour ça, grattent un peu partout et en envoie partout aussi.

Ensuite, un peu plus loin, on devine l’allée principale, celle qui mène au cabanon et au portail, après un virage vers la droite. D’où je suis, sur le canapé des chiens, je ne vois pas les grands géraniums ni les autres grandes plantes dont on profite évidemment moins. Bientôt, il y aura les pots de pourpier multicolore, il faut attendre encore une dizaine de jours. Et au tout premier plan, c’est la table basse en marbre, sur laquelle il y a toujours un vase avec des fleurs coupées. En saison, ce sont des tulipes mais sinon, celles qui viennent. J’aime tant regarder à travers ces baies vitrées et voir toutes ces nuances de vert comme déchirées par le double tronc du prunier, bien sombre, bien noir. Et parfois, même quand je ferme les yeux, allongé sur le canapé des chiens, je peux somnoler mais je la vois encore cette végétation luxuriante.

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lundi 4 mai 2026

sur la mer calmée

Sur la mer calmée, un jour, une fumée montera comme un blanc panache ! Oui, ce matin, je suis comme la mer, je suis calmé mais je ne fume pas, je ne fume plus et donc aucune fumée comme un blanc panache ne montera de moi. Pas plus que je ne serai jamais élu pape. Rapport à la fumée blanche. Non, je voulais juste dire que je me suis (un peu) calmé depuis avant-hier et avant-avant-hier. Parce que même s’il m’a beaucoup énervé, mon pote Stéphane (un Stéphane peut en cacher un autre), ce n’est pas une raison pour tirer la tronche à tout le monde. Et encore moins de ruminer. On n’est pas des bœufs, tout de même. Mais je lui garde quand même un veau de ma chienne car je sais qu’à la prochaine discussion (houleuse ?) que nous aurons, ça va recommencer et je vais faire une migraine, ensuite et j’aurai envie de me jeter par la douche (il y a une marche pour entrer ou sortir de la mienne…)

Après, la question qui se pose, avec des amis ou avec son conjoint, c’est la possibilité de parler de sujets qui fâchent sans se fâcher. Et l’autre jour, à un moment, je lui ai dit à Stéphane : on n’a plus qu’à se réconcilier puisqu’on est en train de s’engueuler ? Ah bon, on ne s’engueule pas ? En tout cas, ça y ressemble. Bon, il n’y a pas un oreiller quelque part ? Sur lequel nous pourrions poser nos têtes, se faire des bisous et se taper sur la croupe en se disant qu’on s’aime (bien) quand même. Ou alors, qu’on fasse carrément une scène de ménage et que chacun casse des assiettes. Et les bibelots auxquels l’autre tient beaucoup. Sur la mer calmée-eu… Autour de moi, on me dit que cette relation avec Stéphane m’apporte plus de stress que de plaisir. Ah bon ? Je m’auto-stresserais ? Non, ce n’est pas comme si je ne me supportais pas du tout. Et lui aussi. Lui aussi ou lui non plus ? Ah tiens, j’ai un doute, c’est malin.

En même temps, on ne peut pas n’être ami qu’avec ceux qui nous ressemblent et qui pensent comme nous. Pareil pour être en couple. Sinon, ce serait d’une monotonie insupportable. Je vois le topo : tu es mon double et je t’aime. Tu es ma moitié et moi l’autre. Sans toi, je ne suis rien. Tu parles, Charles, l’amour et l’amitié, c’est tout l’inverse. Oui mais quand même, quand on est trop différents, surtout d’un point de vue politique, ça peut engendrer des conflits difficiles à gérer. Parce que s’il y a bien un sujet qui cristallise tout le monde, c’est bien celui de la politique dans le sens large du terme. Stéphane ? On n’a plus qu’à ne jamais en parler ensemble. On connaît déjà chacun la position de l’autre, remettre ça sur le tapis, ça ne fera avancer aucun Schmilblick... Ou alors, on n’en parle plus mais on peut s’écrire. Je m’imagine déjà : « Je t’emmerde car tu m’emmerdes. Signé : un ami qui te veut du bien. »

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dimanche 3 mai 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (16)

Dieu ? … Dieu ? Hmmm ? Je te réveille ? Non, pas du tout mais j’ai hésité à arrêter ce que je faisais pour te répondre car sinon, je risquais d’en perdre le fil… Faut dire qu’avec l’âge, on est tous moins concentré, hein, Dieu ? Pffft, rien à voir avec l’âge. Mais si, un peu… Tu ne connais rien à l’immortalité, toi, mortel. Ah ben oui, vu comme ça… Que Me voulais-tu, mortel ? Ben, discuter un peu avec toi, Dieu. Parler de quoi ? Je ne sais pas moi, de toi, par exemple. De Moi ? Oui, de toi. Et qu’aimerais-tu savoir que tu es capable d’entendre voire de comprendre ? Euh…  … Ah si, est-ce que tu vois tes collègues, Dieu ? Mes collègues ? Oui, Mahomet, Bouddha et les autres ? Mahomet, Bouddha et les autres ? Mon Moi comme tu y vas fort, ce matin, mortel. Vous ne vous fréquentez pas, avec les autres dieux ?

Comment te dire, mortel ? Déjà, n’oublie jamais que Je suis unique. Oui mais Mahomet et Bouddha aussi, sont uniques. Ça, c’est ce qu’ils croient. C’est ce que tu crois aussi. Non, moi, Je suis réellement unique. Je suis le seul à avoir créé le monde. Et l’homme. À ton image. À Mon image. Donc, pas à celle de Bouddha ou de Mahomet ? Bien sûr que non. En plus, Mahomet ne veut pas qu’on le représente, alors… Et Bouddha ? Bouddha, ça fait un bail que Je ne l’ai pas vu, tiens, justement. Et alors ? Oh lui, Bouddha, il a toujours l’air content. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas été assez fou pour créer le monde tout seul, comme Moi. Ah bon, qui l’a fait, alors, selon lui ? Chez lui, c’est un processus cyclique influencé par les énergies du désir, de l’ignorance et de l’attachement. Oh là, là, ça me semble compliqué, non, chez lui ?

Non, pas forcément. C’est peut-être juste un peu intellectuel pour toi, mortel. Et pour Mahomet ? Là, mortel, tu te trompes encore, Mahomet, c’est le prophète. Le dieu des musulmans, c’est Allah.  Et comment il a fait, lui, Allah, pour créer l’homme ? Avec de la terre argileuse. Ah bon ? Oui, rien à  voir avec Moi. Mais alors, puisque vous êtes collègues, tous les dieux de chaque religion, vous vous réunissez, de temps en temps, pour un séminaire et un repas ? Toi, mortel, tu vois toujours les choses à travers le prisme de ton cerveau, bien fatigué, qui plus est. Les choses ne se passent pas sur terre, comme dans les cieux. Mais vous communiquez entre vous, tous les dieux ? Peut-être devrions-nous le faire, tu n’as pas tort, mortel. Je me demande si Je ne fais pas réfléchir à la chose. Bon, Je dois te laisser, J’ai encore à faire.

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cent fois… la lettre i

C’est un défi. Le défi du jour. Écrire un texte avec cent fois la lettre i, pas une de plus, pas une de moins et le tout en trois paragraphe...