Pour faire suite à mon billet d’hier (et à celui d’avant-hier), comme je n’avais pas eu assez de place pour déverser tout mon fiel contre les manifestants, les gilets jeunes, les gilets jaunes et les casseurs réunis (politiques d’extrême gauche compris – mais que ceux d’extrême droite ne se sentent pas hors de critique, il ne faut pas rêver non plus parce que c’est là où ils sont le plus dangereusement sournois, ils nous brossent dans le sens des poils), je voudrais revenir sur la suite des événements de samedi, fin de journée. Après vous avoir laissé dans une espèce de chaos dans mon quartier, les gens ont eu l’air de se calmer mais que nenni, c’était sans compter sur ces jeunes (du moins, en apparence), tous cagoulés, tous de noir vêtus à de rares exceptions près, qui s’en sont pris à des magasins.
J’ai entendu des coups sur ce que j’ai pensé être un rideau de fer d’une boutique et je ne me suis pas trompé car rien qu’à cinquante mètres de chez moi, plusieurs ont été vandalisées et dévalisées. Mais le pire du pire, c’est de voir tous ces gamins (filles comprises et croyez-moi, elles n’étaient pas les dernières ni derrière), avec les bras pleins d’emballages de produits en tout genre. Et ils sont venus sortir les objets et autres appareils hors de leur boîte afin de les ranger sur eux (certains avaient même carrément des sacs de ces enseignes, pleins de produits volés, pillés) et ainsi, je suppose, en cas d’arrestation, ils pouvaient toujours arguer du fait que c’était à eux, qu’ils n’avaient rien volé. Tu parles, Charles. Les pavés de la place en bas de chez moi étaient jonchés d’emballages vides. Là aussi, désolant.
Même pas la politesse de mettre tout ça dans des poubelles vertes… Ah ben non, suis-je sot ? Ils les ont brûlées, ces dernières… Même pas de conscience écologique… Ah ben non, suis-je re-sot ? Ils n’en ont aucune conscience. Aucune conscience et aucune vergogne. À se demander s’ils ne sont pas venus manifester dans le seul espoir de pouvoir aller piller des magasins. Mais que personne ne s’y méprenne, tous les dégâts, qu’ils sont publics ou privés, on va les payer et eux aussi et les gens de chez LFI aussi. Que ce soit en impôt, en augmentation de primes d’assurance, en coût de la vie car quand des enseignes sont pillées, il faut bien récupérer les pertes, non ? Et comment ? En augmentant les prix de vente, peut-être… Mais là encore, je suis très sot car les jeunes, ils se sont déjà bien servis.
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