dimanche 12 avril 2026

tiens, voilà du boudin

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu vas me présenter ta femme ? Eh, tu ne t’es pas regardé, gros con.

Un lundi pas tout à fait comme les autres mais pas fondamentalement différent non plus. Un lundi de contradiction, je sens que c’est ce que je vais vivre, aujourd’hui. Un lundi sans aucun rendez-vous, sans aucun objectif, un lundi de routine. Je m’en suis un peu douté, quand je me suis levé, tout à l’heure, j’avais une espèce de vide dans mon emploi du temps. Comme un vide sidéral. Comme si quelque chose avait foiré. Comme des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Pffft, qui a pu y croire, à ça, hein ? Non pas à la guerre en Iran mais au fait que ça ne serait pas une journée de routine ? Ouais, il faut savoir prendre du recul et ne donner de l’importance qu’à ce qui en a vraiment.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu aimes ça, finalement ? Non, je m’en suis pris du blanc pour moi.

Et se lever en se disant qu’on n’a rien de prévu, ça fait tout bizarre mais ça ne me fait pas peur pour autant car je ne sais pas ce que ça veut dire que s’ennuyer. Au pire, si je n’ai rien à faire, je peux lire, je peux écrire, me mettre sur le canapé devant la télé ou à mon bureau devant mon ordinateur, ou sortir dans la rue, aller chez Mollat, me mettre en cuisine ou pleurer dans mon coin. Donc, je n’ai jamais rien à faire puisque de toute façon, je suis toujours occupé. Et comme je ne sais pas mettre mes neurones sur pause, suivez mon regard… Cette dernière phrase est un peu étrange, surtout à la fin, mais c’est fait exprès, n’ayez pas peur, je n’ai pas encore bogué. Vive la rose. Oui, vive la rose et le lilas.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Je t’ai tant contrarié que tu dois faire la tête ? Je suis désolé.

Oui, c’était un week-end de boudin(s), là, ces deux jours qui viennent de passer. Parce que samedi, j’ai préparé du boudin aux pommes, du boudin noir pour le patron et le président pendant que moi, je me suis régalé avec deux boudins blancs forestiers aux pommes aussi. Parce que je n’aime pas le boudin noir. Depuis tout petit. Et j’ai un souvenir très désagréable de certains jeudis après-midis, quand je restais devant mon assiette de boudin froid. Le boudin, c’est caca. Et je n’aime pas le chocolat non plus. Mais je ne vais pas m’énerver pour si peu, c’est un lundi calme qui s’annonce, pourvu que ça dure. Un lundi de routine calme. Et sans boudin. En tout cas, de ma part. Les autres, je m’en fous.

Tiens, ça finit un peu en eau de boudin, ce billet. En même temps, il n’a ni queue, ni tête, alors...

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samedi 11 avril 2026

en train de chercher une bonne idée

À peine la fête du départ en retraite de ma cousine terminée que je suis déjà en train de réfléchir à des choses pour les 90 ans de ma mère, dans pile deux semaines. Non pas que j’aie le temps d’écrire un spectacle, de l’apprendre et de le répéter car ça, c’est carrément impossible pour moi en si peu de temps (entre nous, s’il n’y avait pas eu ma cousine, j’aurais peut-être travaillé sur quelque chose mais bon, ça, personne ne le saura jamais vraiment) et si c’est pour faire du bâclé, autant d’abstenir. Comme pour les élections. Qu’elles soient municipales, législatives ou présidentielles. Mais pas maintenant, ce n’est pas le jour. Pas le bon jour pour ça. Bref, pour maman, je suis en train d’essayer de trouver une idée pour fêter cet anniversaire comme il se doit. Comme il se doigt. D’honneur, bien sûr.

Alors, j’ai bien pensé faire venir un chippendale mais déjà moi, je n’aime pas trop ça (voir mon mariage, il y a douze ans, quand je l’ai mis dehors en lui disant que ça suffisait comme ça, ça avait jeté un de ces froids) ou alors, plusieurs chippendales ? Ou alors, mes frères et moi, on pourrait jouer ce rôle-là, il n’y a rien à apprendre, juste à danser et à s’effeuiller. Ouais, non. En dehors du plus jeune de nous trois, nous n’avons pas vraiment le profil. Ni l’âge. Quoique… Moi, je me suis bien retrouvé en tutu bleu-blanc-rouge pour le final de mon spectacle, il y a quinze jours. Pour un french cancan qui n’a peut-être rien eu d’endiablé mais on en a eu la volonté, malgré tout. Non, abandonnons cette idée. Elle ne vaut pas tripette. Et je ne voudrais pas mettre tout le monde mal à l’aise.

Sinon, je pourrais faire venir une chorale d’enfant qui chanterait un joli compliment à Nanou (ma mère) après lui avoir offert un énorme bouquet de fleurs. Et après lui avoir remis les clés de Saint-Maixent. Pourquoi lui remettre ces clés ? Ouais, c’est idiot. On oublie. Et la chorale d’enfants, vu que ma mère est une femme, une chorale de petits garçons serait de bon ton. Mais attention, pas une chorale qui viendrait de Bétharram, hein ? Pas plus qu’aucune chorale d’origine religieuse. Genre les Petits chanteurs à la croix de bois. Croix de fer, si je mens, je vais en enfer. Ou alors, bien plus original, un ballet de fourmis. Ah oui, ça, ça aurait de la gueule. Des centaines de fourmis qui danseraient le Sacre du Printemps, version Béjart. Non, ça va nous agacer, tous ces insectes. Bon, je réfléchis encore.

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vendredi 10 avril 2026

choisir en quatrième

De temps en temps, on me demande comment je choisis un livre avant de l’acheter. Il y a plusieurs possibilités à cela. La première, c’est si l’on part d’un auteur que je connais déjà et que j’aime plutôt bien voire beaucoup. Ensuite, il y a le titre du roman, son résumé si le titre m’a suffisamment alléché et l’éventuelle « critique » des employés de ma librairie préférée, chez Mollat, à Bordeaux. Mais comme j’ai tendance à acheter plus de bouquins que je n’ai le temps d’en lire, j’en accumule et souvent, je lis les derniers achetés avant les plus anciens, à quelques exceptions près.  Après, si on me vante un bon livre, je peux être tenté de m’y intéresser mais c’est assez rare car je dois avouer que je n’aime pas trop être influencé pour les lectures. Et je déteste qu’on me prête un ouvrage, je préfère encore l’acheter s’il me tente.

Pourquoi n’aimé-je pas qu’on mette un bouquin à ma disposition car je me sens obligé de le lire tout de suite. Ou aussi parce que s’il est déjà corné ou un peu usé, je sais que je n’aimerai pas en tourner les pages. Enfin, parce que ça me met la pression et je ne supporte pas ça. Enfin, il peut y avoir une accroche mais là, c’est carrément exceptionnel. Une publicité pour un livre. Parce que je ne suis pas amateur de ces best-sellers auto-vendus et auto-survendus (je vous rappelle ou vous apprends que je n’ai jamais lu Da Vinci Code, par exemple – réflexe de mec libre qui n’aime pas qu’on lui impose des choix de lecture – cette phrase insupportable : le livre qu’il faut lire) mais ça peut m’arriver. Comme cette semaine, mercredi, pour être très précis. Et si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que c’est si rate chez moi, que ça méritait bien un billet.

En dernière page de Télérama (n°3978 du 8 avril 2026), en quatrième de couverture, comme on dit, un encart pour le roman « Bien-être » de Nathan Hill. « Le grand roman américain qu’on attendait tous. Brillant. (Télérama) » et moi, comme ça a piqué ma curiosité, j’ai regardé sur Internet et ça m’a donné envie et je suis allé l’acheter hier et il fera partie de mes prochaines lectures. Un gros pavé d’un peu plus de 750 pages qui raconte l’histoire d’un couple qui s’aime passionnément avant de découvrir qu’avec le temps et la routine, quelque chose ne fonctionne plus vraiment. Bien sûr, ça peut sembler banal mais j’ai un bon ressenti a priori. Parce que ça va parler de la vraie vie à mon imaginaire. Et c’est la première fois que je parle d’un livre (idem pour un film ou un spectacle) avant de l’avoir lu (ou vu), je suis vraiment capable de tout. .

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jeudi 9 avril 2026

chère Mathilde (1)

Vous savez, Mathilde, je pense qu’il faut qu’on fasse encore plus attention si on veut continuer de se voir sans que ça se remarque car je n’ai pas envie qu’on voit notre relation étalée au grand jour dans les médias. Vous imaginez si on se retrouve dans FaceBook, TikTok ou Instagram ? Je ne donne pas cher de votre peau pour votre carrière, si on découvre que nous nous voyons en secret. Et je ne parle pas de ma propre réputation. Pensez donc, si mes proches apprennent que nous nous fréquentons, mes amis, ma famille et mes lecteurs, ça serait un camouflet terrible pour moi. Je pense que je n’oserais plus jamais me regarder en face. Pardon ? Ah non, uniquement si notre secret est découvert, que je n’oserai plus me regarder en face. Sinon, non, j’assume totalement notre relation cachée.

Je sais que pour une femme, qui plus est de votre trempe, c’est encore plus compliqué que pour un homme, qui plus est, quasi anonyme, comme moi. Mais c’est bien ce qui fait le sel de nos rendez-vous, cette espèce de décalage entre votre vie publique et ma vie privée. Cela dit, je dois vous accorder que vous méritiez d’être connue car franchement, avant cette soirée pendant laquelle nous avons fait connaissance, j’avais une si piètre image de vous… On en a déjà parlé, je ne vous ai rien caché. Et ça n’enlève rien aux différends qui nous avaient empêchés de nous découvrir, de nous connaître. Bon, c’est vrai que cette soirée avait été géniale du début à la fin et quand j’ai vu que vous étiez un peu grise, je vous ai trouvée si brutalement sexy que je n’ai pas pu me retenir et je suis allé vous embrasser.

Et quand vous m’avez fait mettre à genoux pour vous demander pardon, vous l’aviez vous-même remarqué, ça m’a fait bander. Oui, moi, chère Mathilde, vous m’avez fait bander comma jamais. Et je me souviendrai toujours de ce furtif de WC qui nous a immédiatement unis d’une force singulière. Vous avez joui. Moi, uniquement dans ma tête car vous m’avez interdit d’éjaculer. Comme je suis très cérébral, ça m’a emmené au septième ciel et je vous ai juré allégeance et depuis, je suis prêt à satisfaire tous vos caprices. Oui, je suis une larve mais la larve que je suis, si vous saviez comme elle vous aime. Comme elle vous admire. Comme elle vous envie d’être qui vous êtes. Un seul claquement de doigt de votre part, chère Mathilde et j’accourrai pieds nus jusqu’aux vôtres. J’attends vos ordres.

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mercredi 8 avril 2026

mais je vous en prie, faites

Mais je vous en prie, madame, vous pouvez parfaitement continuer de parler fort dans votre téléphone tout en laissant le haut-parleur au son maximum car votre conversation est passionnante et moi, j’avais justement envie d’arrêter de lire cet excellent bouquin que je m’apprêtais à terminer ce matin mais vous avez raison, il vaut mieux que je garde le meilleur pour la fin, donc, pour ce soir, dans mon lit. Et si d’aventure ça vous tente de venir parler dans ma chambre, ne vous gênez pas.

Mais je vous en prie, jeune homme, vous pouvez parfaitement laisser votre trottinette électrique devant la porte de mon immeuble car ça ne me dérange absolument pas et je pense tellement que c’est vous qui avez raison car à mon âge, près de 67 ans, il n’est pas impossible que je ne fasse pas assez de sport. Donc, grâce à vous, je suis obligé d’enjamber cette trottinette, ce qui m’impose une mobilité de mes membres inférieurs qui est très bienvenue et ça m’oblige aussi à faire attention, merci.

Mais je vous en prie, mademoiselle, vous avez raison de dire que tout ça, ça vous casse les couilles, ça ne serait vraiment pas joli, joli, si vous disiez que ça vous brisait les ovaires et ça vous rabaisserait à une condition féminine révolue et c’est moi qui ne suis pas assez à la page, quand je vous entends car j’en suis resté à mes années de jeunesse, au siècle dernier, quand tout était en noir et blanc et quand les femmes ne pouvaient pas toujours dire ce qu’elles pensaient. Je vous félicité, bravo.

Mais je vous en prie, messieurs, vous avez raison de faire vos étirements dans le tram et je comprends que vous soyez ankylosés et même encore mieux que ça, je vais carrément vous laisser ma place, devant vous afin que vous puissiez mettre vos pieds en toute tranquillité et en toute sécurité sur mon siège. Surtout que le siège que je m’apprête à vous rendre n’est pas à moi. Ce n’est pas parce que j’ai validé mon ticket que ça me donne le droit de… Oui, je m’en vais, pardon.

Mais je vous en prie, jeune enfant, vous pouvez continuer de crier à tue-tête parce que votre maman et votre papa ne veut pas vous donner un portable alors que vous n’avez pas encore deux ans. Vous avez raison de vous exprimer aussi fort car sinon, personne ne vous écoutera et votre voix compte autant que celle des adultes. Moi, pour vous permettre de hurler encore et encore, je vais aller m’acheter des boules Quies comme ça, je ne serai absolument pas gêné du tout. Allez-y, criez fort.

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mardi 7 avril 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (15)

Dieu ? Oui, mortel ? Ah, c’est bien, tu réponds vite, ce matin.  Oui, bon, tu as un peu de temps ? Je voulais te demander deux choses. Je t’écoute, mortel. La première, c’est au sujet de Pâques. Tu sais qu’on vient de fêter Pâques ? Comment ne le saurai-Je pas ? Oui, c’est vrai mais bon, Pâques, le message de paix du Pape, les… Entre nous, il ne s’est pas beaucoup foulé le Pape, tu n’as pas trouvé, mortel ? Ben euh, il a fait comme tous les autres, à Pâques ou à Noël, il a fait sa miss France. Sa miss France ? Mais oui : la guerre, c’est pas bien. La paix, c’est mieux. Ah oui, je vois.  Et alors ? Et alors, à Pâques, ici, sur terre, en tout cas, en France, on achète beaucoup de chocolat, pour Pâques, on cache des œufs mais aussi des lapins ou des poules, enfin tu vois le truc, quoi ‽ Et ?... Et alors, toi, tu en manges, du chocolat ?  Et tu en cachais, des œufs, pour Jésus, quand il était petit et qu’il croyait aux cloches et au Père Noël ?

Question suivante, mortel ? La question suivante, Dieu, c’est… Prends ton temps, surtout. Attends, Dieu, je cherche, j’ai perdu le fil… Ah si, ça me revient. C’est au sujet de Marie. La Sainte Vierge ? Oui, la Vierge Marie. Bon, entre nous, tu peux me le dire, je ne le répèterai pas, tu me connais… Je ne te connais que trop, mortel et crois-Moi, crois en Moi, je ne te dirai jamais rien de trop secret mais J’écoute ta question, Je t’en prie, si Je puis dire. Alors voilà : on connaît l’histoire de l’immaculée conception et qu’on soit d’accord avec ça ou qu’on pense que c’est une fake news, il n’empêche qu’il y a truc qui me chiffonne. Quel truc, mortel ? Eh bien, quand elle a dû annoncer à ses parents qu’elle attendait un enfant, Marie, comment elle leur a dit ? Ça n’a pas dû être facile pour elle. J’imagine qu’à l’époque, tu vois ce que je veux dire ? Non, dis-Moi, mortel. Quelle a été leur réaction à madame et monsieur De Nazareth, quoi ? 

Est-ce qu’ils l’ont bien pris ? Je te rappelle, mortel, que Marie a été choisie pour enfanter Mon fils, le Messie. Non ? Mais si. Ah, elle est bonne, celle-là. Vieille comme le monde mais oui, elle reste bonne. Et donc, les parents de Marie ? Eh bien, la question ne s’est pas posée en ces termes, mortel. N’oublie pas qu’en ce temps lointain, les choses n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui. Mais ils ne lui ont pas reproché d’avoir couché, à Marie, ses parents ? Mortel, Je te rappelle que c’est une immaculée conception. Et donc ? Et donc, les choses se sont passées à un niveau spirituel. Mystique. Tu ne peux pas comprendre, toi, mortel. Ouais mais si tu ne m’expliques pas, Dieu, c’est sûr, je ne pourrai jamais comprendre. C’est comme ça. Il y a des paroles qui se méritent. Et moi, je ne les mérite pas ? Ce n’est pas ce que j’ai dit, mortel. Mais tu l’as pensé si fort. Tu sais quoi, mortel ? Non, Dieu. Reste avec tes œufs et tes lapins, d’accord ?

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lundi 6 avril 2026

jour J comme jardinier

Cet après-midi, c’est le jardinier qui va venir chez nous, chez moi. Un rendez-vous pris depuis plusieurs semaines pour mettre un nouveau programmateur d’arrosage sur la terrasse sud (on n’a rien installé sur celle qui est au nord), changer les goutteurs de chaque jardinière et me remplacer deux orangers du Mexique qui ont crevé, un à feuilles vertes et un à feuilles jaunes. Je lui demanderai de jeter un œil aux deux grands bacs du coin qui est mitoyen avec le voisin, séparé par une espèce de cloison extérieure que cachent mes deux photinia et mes deux dodonées visqueuses car ces quatre plantes (deux pieds de chaque) ont si bien poussé qu’elles s’étouffent les unes les autres. Mais je pense que je vais peut-être en dépoter pour en emporter chez le patron car lui, il a plus d’espace que nous. On verra tout à l’heure.

Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, c’est le moment de penser aux plantations. Chez moi, je ne vais pas pouvoir en faire beaucoup mais je vais quand même essayer de faire comme tous les ans, pour l’été : quelques gazanias pour faire plaisir au président et du pourpier à fleurs multicolores pour me faire plaisir à moi. Et je vais faire quelques aménagements chez le patron. Comme ça, je pourrai mettre un peu les mains dans la terre quand même. Que voulez-vous, j’aime bien ça. Et de penser au jardinier, Julien, un homme de belle carrure, limite un modèle pour les revues de jardinage et de sports réunis, ça me rappelle notre show du 28 mars. Car à un moment, mon acolyte faisait une sortie que moi, je n’aurais peut-être pas osé faire. Quoique, quoique… Peut-être que si, allez savoir…

Nous discutions et son personnage, Stéphanie, me remet en mémoire qu’il y a peu, quand elle était plus jeune, elle avait connu un cantonnier qui venait s’occuper de son petit jardin… Lui tailler le gazon… Lui arroser le persil… Mon Dieu, que de sous-entendus… Mais vous savez, ça a beaucoup fait rire car il fallait le voir, Bernard, habillé en campagnarde ringarde en train de minauder tout en disant ça. Je dois reconnaître qu’il a énormément de talent pour les mimiques et les postures. Heureusement qu’on avait bien répété parce que sinon, il aurait été capable de me faire éclater de rire sur scène. Mais oui, j’aime les double-sens et les grivoiseries.  Je suis incapable de prononcer des mots trop osés sur scène mais les suggérer, oui. Bon, Julien, tu viens mettre ta petite graine ? Pourquoi petite ? Ce n’est pas la taille qui compte, si ?

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tiens, voilà du boudin

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu vas me présenter ta femme ? Eh, tu ne t’es pas regardé, gros con. Un lundi pas tout à fait comme les autre...