samedi 26 septembre 2026

je compte les murs

La nuit, quand je ne dors pas, au lieu de compter les moutons (puisque c’est avéré que ça ne sert à rien), je compte les murs. Parce que déjà, rien que dans ma chambre, si je compte certains angles un peu morts quand on n’y entre pas carrément dedans, il y en a plusieurs et rien que ça, ça m’occupe un moment et ça m’empêche de penser à des choses qui pourraient me donner le tracassin. Heureusement, si je réussis à compter les murs comme je le souhaite, souvent, je me rendors aussitôt. Et si ça n’est pas le cas, je compte d’autres murs. Comme ceux de la place Lemoine, en bas de chez nous, côté pièces de jour. Et là, entre les restaurants, le collège, les immeubles d’en face et j’en passe peut-être, j’en ai plein de murs, à compter. Et là, comme ça a des chances de m’ennuyer un peu, je me rendors très vite. La plupart du temps.

La nuit, quand je fais des rêves qui m’agacent ou qui me barbent, je me réveille, je vais faire pipi et quand je me recouche, je compte les silences. Parce que c’est très intéressant de faire attention aux silences qui nous entourent. Et il y en a bien plus qu’en apparence. Il suffit juste de leur être très attentif. Et moi, ça, je pense que je sais bien le faire car je suis capable d’en compter plusieurs, voire plein, des silences. Bien sûr, pour ça, il ne faut pas que mon sommier grince, ni que je toussote, ni que je renifle, ni qu’un noctambule alcoolisé hurle si fort dans une rue voisine que je l’entends jusque dans ma chambre, pourtant bien protégée de l’espace public. Il ne faut pas non plus que le président ronfle mais ça va, il ronfle si peu, désormais… C’est justement depuis qu’il ne ronfle presque plus que je me suis mis à compter les silences.

La nuit, quand je me réveille inopinément, je pense à mes amours. À mes amours d’antan, à mes amours passées, à mes amours présentes et à celles de demain, les futures, les probables. Je pense à ceux que j’ai aimés, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie mais jamais pas du tout. Je pense à qui m’a fait rêver, fantasmer, fondre. Je pense à tout ce que j’ai pu écrire pour quelques-unes de ces amours, qui ne l’ont jamais su car j’ai toujours tout gardé pour moi. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie mais jamais pas du tout. Et j’effeuille les marguerites de mes souvenirs amoureux souvent érotiques, parfois pornographiques mais aussi platoniques. Et ça me fait du bien car ça, c’est mon ciné-club personnel. Personne d’autre que moi. J’aurais aimé les inviter, tous ces amours ? Peut-être. Peut-être pas. Un peu, beaucoup, à la folie.

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vendredi 25 septembre 2026

viens, viens, c’est une prière

Viens, viens, c´est une prière ; viens, viens, pas pour moi mon père ; viens, viens, reviens pour ma mère ; viens, viens, elle meurt de toi… J’aimais beaucoup cette chanson de Marie Laforêt, également interprétée par les Compagnons de la Chanson (injustement oubliés, quel dommage) et quelques rares autres artistes, autour de 1973. Cette chanson avait fait un carton et Marie Laforêt y mettait juste un peu trop de mélo mais que c’était beau à écouter. On y croyait. Il faut dire qu’elle était magnifique, qu’elle chantait divinement bien et que la chanson parlait d’un sujet assez inédit pour l’époque. Un peu comme Les divorcés d’un autre regretté : Michel Delpech. Et moi, ce matin, je dédie cette chanson à Léon XIV. Parce que ça lui va bien : viens, viens, c’est une prière ; viens, viens, pas pour moi mon père…

C’est ma priè-ère, je viens vers toi ; c’est ma priè-ère, je suivrai ta loi ; c’est ma priè-ère, un jour viendra : c’est ma pri-ère et le monde changera… Là, on est avec un chanteur regretté (encore ?), Mike Brant et sa chanson, son tube de 1972. Ah ça, on peut dire qu’on l’aura entendu, ce titre, dans les radios, dans les émissions de télévision et les filles étaient folles de lui. Il faut dire qu’il avait de l’allure, le mec. Et du coffre. Aujourd’hui, il serait boycotté par une gauche un peu extrême car juif et ma foi, heureusement pour lui, il n’aura pas connu ça de son vivant. Un autre regretté (décidément), c’est une autre chanson avec le même titre, celle de Tino Rossi. Pas du tout le même style : penser à toi, n’aimer que toi et vivre pour toi, c’est ma prière… Et moi, ce matin, j’aimerais dédier les deux au pape, ça le changera un peu.

Là, on va parler de chanteuses pas regrettées car encore vivantes. Ça nous changera un peu. Tiens, justement, évoquons cette artiste discrète qu’est Axelle Red et sa chanson ma prière, en 1996 : moi qui aurais tant voulu un monde qui évolue, je cherche mais je ne trouve pas un pays qui me va ; moi qui aurais tant aimé, me sens paralysée, j’ai traversé la terre entière, écoute ma prière, écoute ma prière… On est nettement moins dans la chansonnette de variété pure et dure mais j’aime les deux, alors… Et parce qu’on ne peut pas parler du pape sans citer Céline Dion, si on écoutait Prière païenne : c’est ma prière païenne, mon credo, ma profession de foi ; c’est ma supplique terrienne, j’y mets tout ce que j’espère et tout ce que je crois. La dernière partie ne me semble pas correcte d’un point de vue syntaxique mais bon...

https://www.youtube.com/watch?v=6HUW2Zcpdlk Marie Laforêt

https://www.youtube.com/watch?v=2eM1X6eH7_Y Mike Brant

https://www.youtube.com/watch?v=Pcuy5PgU2i0 Tino Rossi

https://www.youtube.com/watch?v=bP6OMkxDHBM Axelle Red

https://www.youtube.com/watch?v=1KtPpmmM0Bs Céline Dion

 

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jeudi 24 septembre 2026

habemus papam

Je vous préviens, dans ce billet, il ne sera question que du pape et il y aura plein de jeux de mots dignes de l’almanach Vermot. Et il ne sera fait aucune allusion à Céline Dion. Ah ben si, je viens de le faire mais je vous jure que ça sera la dernière pour cette fois. Car en plus, je n’ai rien contre elle. Je n’ai rien pour et je n’ai rien contre. Je la trouve sympathique quand elle ne braille pas et quand elle ne me fait pas peur physiquement mais autrement… Non, j’avais dit que je m’apprêtais à faire un festival papal. Alors, désolé, je me reprends en main et je me mets sur Léon XIV. Attention, ce n’est qu’une image, hein, je ne veux pas qu’on s’imagine qu’il puisse se passer quoi que ce soit entre lui et moi. Je ne suis pas de ce genre-là, moi. Donc, le pape Léon XIV est  en France et… Ah, vous ne le saviez pas encore ? Je ne sais pas où vous habitez ni d’où vous venez mais ne pas le savoir, c’est un peu étrange, non ?

Alors, le pape arrive donc ce matin à Orly et tout à l’heure, on pourra dire qu’en France, le pape y est. Reste à savoir s’il est d’Arménie, buvard ou toilettes (petit clin d’œil à Régine.) Comment ça il est où, le pape ? Il est à Saint-Denis. Le pape où ? En Nouvelle-Guinée ? Non, en France. Après, c’est dommage que Rika Zaraï soit décédée, elle aussi (autre clin d’œil à Régine) car on aurait pu lui faire rencontre le souverain pontife et ça aurait donné pape-Rika. La rencontre aurait pu être un peu épicée, allez savoir. En tout cas, personne n’a oublié (dans ma génération, en tout cas) que La chanteuse israélienne s’était convertie dans les médecines naturelles et qu’elle avait prôné les bains de siège, dans les années 80. D’ailleurs, le pape, lui, quand il se trempe les fesses dans une bassine, ce n’est pas un bain de siège mais un bain de Saint-Siège. Et on y revient au pape y est pour se les essuyer, les fesses…

Dans le premier paragraphe, je me suis un peu offusqué que vous puissiez imaginer qu’il se passe quelque chose entre Léon XIV et moi quand j’ai dit que je mettais sur lui. J’aurais dû préciser que dans l’autre sens, je suis capable de le faire car ça ne me dérange pas de me mettre sous pape. Ça dépend pour faire quoi. En plus, c’est plutôt le rôle d’un cardinal que d’être sous pape. Moi, je me contente de vivre dans la résidence Le Cardinal. Rien à voir. Après, quand on aura retiré le pape du Stade de France, on pourra dire qu’on a le pape ôté. Mais attention à ne pas lui faire mal car sinon, le pape aïe. Et vous savez comment on ramasse les papes aïe ? Avec une fou-fourche, elle commence à dater, celle-là mais elle est totalement de circonstance, je trouve. Euh… Je me demande si je ne devrais pas m’arrêter là parce que sinon, je crois que ça va devenir de pire en pire. Et puis moi, le pape, je suis comme Dieu…

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mercredi 23 septembre 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (21)

Dieu ? Hmmm, oui, mortel ? Toi qui sais tout, tu sais qui vient, demain, en France ? Céline Dion ? Mais non, Dieu, Céline Dion, ça fait douze jours qu’elle a commencé ses shows sur Paris. Ah ben si ce n’est pas Céline Dion, je ne vois pas de qui il s’agit. Tu sais, Mortel, Moi, Je suis censé tout savoir mais Je ne connais pas forcément tous les potins de votre vie terrestre. En vérité, Je te le dis, Je ne connais que l’essentiel sur ta façon de vivre et, bien sûr, tous les péchés que tu commets. Donc, tu ne sais pas qui arrive demain chez nous, en France ? Tu sais, mortel, tu ferais mieux de Me dire tout de suite de qui il s’agit car Moi, les devinettes, ce n’est pas vraiment Ma tasse de thé. Bon, alors, écoute-moi bien, Dieu, demain, en France, il y a le Pape qui arrive à Paris et qui va se produire au Stade de France, à Saint-Denis.

Qui ça, mortel ? Comment ça, qui ça, Dieu ? Je n’ai pas compris de qui tu parlais, mortel. Du Pape, Dieu. Je te parle du Pape. Tu sais bien, ton représentant sur terre. Ah oui, c’est lequel, déjà ?  C’est Léon… Léon Marchand ? Mais non, Dieu, Léon XIV, comme notre roi Louis, du même numéro. Léon XIV ? Je ne vois pas, Je suis désolé. Tu ne connais pas Léon XIV, Dieu ? Eh bien non, mortel. Il n’est pas encore venu me voir. Mais il dit qu’il est ton représentant… Tu sais, mortel, des gens qui se disent parler pour Moi, il y en a eu pléthore depuis plus de 2000 ans, alors, Moi, sauf quand ils viennent Me rendre visite, Je n’ai aucune raison de les connaître. Mais s’ils te rendent visite, Dieu, c’est qu’ils sont morts ? J’attendrai que ce Léon XIV décède pour parler avec lui. Sinon, non, Je ne le connais pas, ce Léon-là.

En revanche, J’ai bien aimé son prédécesseur, François quelque chose… Non, François tout court, il était charmant. J’aimais bien sa devise, aussi : Miserando atque eligendo. Je ne sais pas ce que ça veut dire, moi, Dieu. Ça ne M’étonne pas, mortel. Le latin et toi, ça fait deux, hein ? Et la devise de Léon XIV ? Malheureusement, comme Je ne le connais pas, Je ne la sais pas non plus. Mais si tu veux, Je peux te citer la devise de Céline Dion : Ibo quo ibis. Ce qui veut dire ? « J’irai où tu iras. » C’est bien, c’est un peu comme les rois mages quand ils suivaient l’étoile du berger. Sheila le disait, elle aussi : je te suivrai, où tu iras j’irai. Tu connais ça, toi, Dieu ? Oh, Je n’ai aucun mérite, Je ne connais pas les dernières chansons à la mode mais dès que ça tombe dans le domaine public, oui. Ah ben ça alors, Dieu…

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mardi 22 septembre 2026

enfin l’automne

Enfin l’automne, du moins, en théorie. Enfin, on peut espérer que ces canicules estivales auront pris la poudre d’escampette juste avant l’arrivée de ce nouvel automne. Enfin, les jours raccourcissent tellement qu’on s’en rend merveilleusement compte. Désolé pour les gens qui sont seuls et qui n’aiment pas se retrouver enfermés chez eux quand il commence à faire nuit avant une heure décente mais là, mon confort personnel va passer le bien-être des autres. Et cette arrivée d’un automne nouveau, alors que nous en parlions avec Teresa, chez le patron, je disais que ça me ravissait et elle, non. Mais moi, je lui ai dit que ce qui était dommage avec l’automne naissant, annonciateur d’un hiver proche est également l’augure d’un printemps suivant et d’un nouvel été qu’on annonce déjà au moins aussi pénible que celui de cette année.

Donc, au vu de cette crainte, moi, ce matin, je dis que chouette, peut-être, c’est l’automne de 2026 mais vivement celui de 2027. Parce que, en plus, comme on aura peut-être connu une révolution de la bêtise et de la méchanceté entre temps, on peut espérer que quelques mois après la présidentielle, les choses se seront éventuellement un peu calmées. Oui, en effet, n’oublions pas que nous risquons d’avoir un choix impossible, le 2 mai prochain, entre prrrrrt et spllltch (maintenant, je pense que vous êtes habitué(e)s aux odeurs que j’émets quand on parle de celle et celui à qui je pense), je crains que la dernière partie du printemps et l’été qui va s’ensuivre, ce soit double peine entre les canicules/sécheresse et l’une des deux extrêmes au pouvoir. Et qu’on ne va pas avoir chaud que dans nos corps mais dans nos esprits, aussi. On aura chaud partout.

En attendant, je peux vous annoncer officiellement que je compte bien en profiter, de ce nouvel automne et que je suis ravi de penser que bientôt, je sortirai les foulards légers pour me protéger des premiers frais matinaux. Et ensuite, ce sera peut-être les premiers pulls pour mettre par-dessus un tee-shirt. Et les gros blousons molletonnés. Et le bonnet. Et les gants. Oui, parfois, un bonnet, ça peut paraître élégant alors que les gants sont rarement beau nez. Mais bon, quoi qu’il en soit et tant pis si je me répète mais c’est l’automne et moi, ça me fait presque jouir. Et même deux fois puisque ça me réjouit. Mon seul problème, c’est que très rapidement on va commencer à nous bassiner avec Noël… En attendant, je me sens bien, là, ce matin. Je suis content et moi, quand je suis content, je ne pète pas. Autant vous dire que ça sent donc très bon, autour de moi, là.

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lundi 21 septembre 2026

Rómeó og Júlía

Je viens de découvrir une chanson de la variété islandaise, des années 80 (1988, je crois, pour être précis, le plus précis possible) qui s’intitule comme le billet de ce matin : Rómeó og Júlía. Alors, même sans avoir aucune notion de la langue islandaise, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’une chanson qui parle de Roméo et Juliette. Sauf si l’auteur (compositeur et interprète), Bubbi Morthens a voulu parler de son chien et de sa chatte mais bon, ça serait tout de même assez étrange. D’ailleurs, on va tout de suite vérifier s’il s’agit des deux héros shakespeariens ou de deux éventuels animaux domestiques. Uppi í risinu sérðu lítið ljós, heit hjörtu, fölnuð rós. Matarleifar, bogin skeið, undan oddinum samviskan sveið. Là, vous l’aurez tous compris, il est bel et bien question d’un couple de jeunes et non pas de qui ou quoi que ce soit d’autre.

Mais on est loin des Roméo et Juliette, les deux héros ultra-romantiques de Shakespeare car là, on est plutôt dans des homonymes qui se droguent. Il est question d’aiguille, de pompe et de seringue, entre autres accessoires de personnes qui se shootent : nálaroddur, dælan var að sjúga, sprauta… Et quand Bubbi Morthens chante : Trúðu á drauma, myrkrið svalt, draumarnir tilbáðu þau. Rómeó, Júlía, Rómeó, Júlía… On sent toute la dramaturgie de la situation. Je vais vous traduire pour que vous comprenez les derniers mots, les plus forts : Roméo, Juliette, Roméo, Juliette… C’est incroyablement puissant, non ? Cette chanson est un des plus grands standards de la variété islandaise. Tout le monde la connaît. Ce qui ne veut pas dire que tout le monde l’aime mais comme nul n’est parfait… En tout cas, vous pouvez l’écouter avec le lien à la fin de ce billet matinal.

Et plus on avance dans la chanson, plus ça devient triste, à la limite du mélodrame. J’en veux pour preuve l’antépénultième couplet : Þegar kaldir vindar haustsins blása naprir um göturnar, sérðu Júlíu standa, bjóða sig hása í von um líf í æðarnar. Et l’avant dernier n’est pas en reste : Því Rómeó villtist inn á annað svið, hans hlutverk gekk ekki þar. Of stór skammtur stytti þá bið inni á klósetti á óþekktum bar. Parce que franchement, quand on imagine Juliette errant dans les rues, la nuit, sentant la vie couler dans ses veines pendant que Roméo se tape une overdose dans les toilettes d’un bar inconnu… Il aurait mieux valu pour lui de se taper un inconnu dans les toilettes d’un bar car au pire, il aurait eu une MST alors qu’une overdose. Non, en général, je n’aime pas les œuvres qui parlent des drogués, ça ne m’intéresse pas. Mais là, bon, pourquoi pas ?

https://www.youtube.com/watch?v=NyP_22m7GOQ

 

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dimanche 20 septembre 2026

nos cousins avec accent

Il y a des accents que je trouve séduisants voire sexy. Bon, évidemment, une personne anglaise qui parle français, ça peut me faire craquer. Et si en plus, cette personne a un bun, alors là, en plus de craquer, je peux fondre. Bien sûr, aussi, une personne d’origine allemande qui parle français, ça me parle au creux de l’oreille et dans le cœur. Ça a un rapport avec mon plus vieux meilleur ami, Arnold. Et les quelques autres de ses compatriotes que j’adore (Natti, Robert, Lisa, Peter… pour ne citer qu’eux…) Les accents belge et suisse me racontent aussi beaucoup de choses plaisantes. Je vais rapidement citer celui des italiens et même des espagnols. Ouais, au vu de tout  ça, on ne peut pas dire que je ne suis pas un européen, voire un européaniste, convaincu. Mais il en est d’autres, des accents, avec lesquels j’ai nettement plus de mal.

Un des pires, pour moi, c’est l’accent canadien. Celui de nos cousins, pour certains, partis de chez moi, du Poitou-Charentes (je n’ai pas toujours été bordelais, je me suis fait naturaliser en 2000), ces descendants de nos lointains ancêtres. Ah mais qu’on ne se méprenne pas, je les trouve charmants, amusants, intéressants mais quand ils parlent québécois, non, je n’arrive pas à m’y faire. Je trouve leur façon de parler même à la limite du supportable. Parce que je ne les comprends pas ou tellement moins que ceux dont j’ai parlé dans le premier paragraphe… Et puis, je n’oublie pas qu’ils nous ont envoyé Céline Dion en résidence à Paris et qu’on en a soupé de cette info. Ah bon, toi qui me lis, tu n’étais pas au courant qu’elle était venue chanter à Paris ? Pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir parlé partout. Même dans mon blog, je crois.

En revanche, je suis très agréablement surpris de cette nouvelle apprise le 17 septembre, celle que le Canada pourrait devenir le premier membre associé de la Communauté Européenne. À vrai dire, je ne sais pas trop ce que ça signifie mais l’idée me plaît bien parce qu’elle fait chier Trump, prrrrrt. Ah, désolé. Mais je vous avais prévenu, à chaque fois que j’entends ou que je prononce son nom, je pète. Comme d’autres mais je ne vais pas vous en mettre plein les narines dès ce matin. Non, revenons-en à nos moutons canadiens, encore une fois, je suis ravi de les accueillir comme membres associés de l’Union Européenne et ma foi, pourquoi pas à l’Eurovision 2027 ? Tant qu’à faire, hein ‽ Et si je puis me permettre, on peut mettre une clause dans le contrat : on n’est pas obligés de naturaliser Céline Dion en tant qu’européenne, on est d’accord ?

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je compte les murs

La nuit, quand je ne dors pas, au lieu de compter les moutons (puisque c’est avéré que ça ne sert à rien), je compte les murs. Parce que déj...