jeudi 9 avril 2026

chère Mathilde (1)

Vous savez, Mathilde, je pense qu’il faut qu’on fasse encore plus attention si on veut continuer de se voir sans que ça se remarque car je n’ai pas envie qu’on voit notre relation étalée au grand jour dans les médias. Vous imaginez si on se retrouve dans FaceBook, TikTok ou Instagram ? Je ne donne pas cher de votre peau pour votre carrière, si on découvre que nous nous voyons en secret. Et je ne parle pas de ma propre réputation. Pensez donc, si mes proches apprennent que nous nous fréquentons, mes amis, ma famille et mes lecteurs, ça serait un camouflet terrible pour moi. Je pense que je n’oserais plus jamais me regarder en face. Pardon ? Ah non, uniquement si notre secret est découvert, que je n’oserai plus me regarder en face. Sinon, non, j’assume totalement notre relation cachée.

Je sais que pour une femme, qui plus est de votre trempe, c’est encore plus compliqué que pour un homme, qui plus est, quasi anonyme, comme moi. Mais c’est bien ce qui fait le sel de nos rendez-vous, cette espèce de décalage entre votre vie publique et ma vie privée. Cela dit, je dois vous accorder que vous méritiez d’être connue car franchement, avant cette soirée pendant laquelle nous avons fait connaissance, j’avais une si piètre image de vous… On en a déjà parlé, je ne vous ai rien caché. Et ça n’enlève rien aux différends qui nous avaient empêchés de nous découvrir, de nous connaître. Bon, c’est vrai que cette soirée avait été géniale du début à la fin et quand j’ai vu que vous étiez un peu grise, je vous ai trouvée si brutalement sexy que je n’ai pas pu me retenir et je suis allé vous embrasser.

Et quand vous m’avez fait mettre à genoux pour vous demander pardon, vous l’aviez vous-même remarqué, ça m’a fait bander. Oui, moi, chère Mathilde, vous m’avez fait bander comma jamais. Et je me souviendrai toujours de ce furtif de WC qui nous a immédiatement unis d’une force singulière. Vous avez joui. Moi, uniquement dans ma tête car vous m’avez interdit d’éjaculer. Comme je suis très cérébral, ça m’a emmené au septième ciel et je vous ai juré allégeance et depuis, je suis prêt à satisfaire tous vos caprices. Oui, je suis une larve mais la larve que je suis, si vous saviez comme elle vous aime. Comme elle vous admire. Comme elle vous envie d’être qui vous êtes. Un seul claquement de doigt de votre part, chère Mathilde et j’accourrai pieds nus jusqu’aux vôtres. J’attends vos ordres.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 8 avril 2026

mais je vous en prie, faites

Mais je vous en prie, madame, vous pouvez parfaitement continuer de parler fort dans votre téléphone tout en laissant le haut-parleur au son maximum car votre conversation est passionnante et moi, j’avais justement envie d’arrêter de lire cet excellent bouquin que je m’apprêtais à terminer ce matin mais vous avez raison, il vaut mieux que je garde le meilleur pour la fin, donc, pour ce soir, dans mon lit. Et si d’aventure ça vous tente de venir parler dans ma chambre, ne vous gênez pas.

Mais je vous en prie, jeune homme, vous pouvez parfaitement laisser votre trottinette électrique devant la porte de mon immeuble car ça ne me dérange absolument pas et je pense tellement que c’est vous qui avez raison car à mon âge, près de 67 ans, il n’est pas impossible que je ne fasse pas assez de sport. Donc, grâce à vous, je suis obligé d’enjamber cette trottinette, ce qui m’impose une mobilité de mes membres inférieurs qui est très bienvenue et ça m’oblige aussi à faire attention, merci.

Mais je vous en prie, mademoiselle, vous avez raison de dire que tout ça, ça vous casse les couilles, ça ne serait vraiment pas joli, joli, si vous disiez que ça vous brisait les ovaires et ça vous rabaisserait à une condition féminine révolue et c’est moi qui ne suis pas assez à la page, quand je vous entends car j’en suis resté à mes années de jeunesse, au siècle dernier, quand tout était en noir et blanc et quand les femmes ne pouvaient pas toujours dire ce qu’elles pensaient. Je vous félicité, bravo.

Mais je vous en prie, messieurs, vous avez raison de faire vos étirements dans le tram et je comprends que vous soyez ankylosés et même encore mieux que ça, je vais carrément vous laisser ma place, devant vous afin que vous puissiez mettre vos pieds en toute tranquillité et en toute sécurité sur mon siège. Surtout que le siège que je m’apprête à vous rendre n’est pas à moi. Ce n’est pas parce que j’ai validé mon ticket que ça me donne le droit de… Oui, je m’en vais, pardon.

Mais je vous en prie, jeune enfant, vous pouvez continuer de crier à tue-tête parce que votre maman et votre papa ne veut pas vous donner un portable alors que vous n’avez pas encore deux ans. Vous avez raison de vous exprimer aussi fort car sinon, personne ne vous écoutera et votre voix compte autant que celle des adultes. Moi, pour vous permettre de hurler encore et encore, je vais aller m’acheter des boules Quies comme ça, je ne serai absolument pas gêné du tout. Allez-y, criez fort.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 7 avril 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (15)

Dieu ? Oui, mortel ? Ah, c’est bien, tu réponds vite, ce matin.  Oui, bon, tu as un peu de temps ? Je voulais te demander deux choses. Je t’écoute, mortel. La première, c’est au sujet de Pâques. Tu sais qu’on vient de fêter Pâques ? Comment ne le saurai-Je pas ? Oui, c’est vrai mais bon, Pâques, le message de paix du Pape, les… Entre nous, il ne s’est pas beaucoup foulé le Pape, tu n’as pas trouvé, mortel ? Ben euh, il a fait comme tous les autres, à Pâques ou à Noël, il a fait sa miss France. Sa miss France ? Mais oui : la guerre, c’est pas bien. La paix, c’est mieux. Ah oui, je vois.  Et alors ? Et alors, à Pâques, ici, sur terre, en tout cas, en France, on achète beaucoup de chocolat, pour Pâques, on cache des œufs mais aussi des lapins ou des poules, enfin tu vois le truc, quoi ‽ Et ?... Et alors, toi, tu en manges, du chocolat ?  Et tu en cachais, des œufs, pour Jésus, quand il était petit et qu’il croyait aux cloches et au Père Noël ?

Question suivante, mortel ? La question suivante, Dieu, c’est… Prends ton temps, surtout. Attends, Dieu, je cherche, j’ai perdu le fil… Ah si, ça me revient. C’est au sujet de Marie. La Sainte Vierge ? Oui, la Vierge Marie. Bon, entre nous, tu peux me le dire, je ne le répèterai pas, tu me connais… Je ne te connais que trop, mortel et crois-Moi, crois en Moi, je ne te dirai jamais rien de trop secret mais J’écoute ta question, Je t’en prie, si Je puis dire. Alors voilà : on connaît l’histoire de l’immaculée conception et qu’on soit d’accord avec ça ou qu’on pense que c’est une fake news, il n’empêche qu’il y a truc qui me chiffonne. Quel truc, mortel ? Eh bien, quand elle a dû annoncer à ses parents qu’elle attendait un enfant, Marie, comment elle leur a dit ? Ça n’a pas dû être facile pour elle. J’imagine qu’à l’époque, tu vois ce que je veux dire ? Non, dis-Moi, mortel. Quelle a été leur réaction à madame et monsieur De Nazareth, quoi ? 

Est-ce qu’ils l’ont bien pris ? Je te rappelle, mortel, que Marie a été choisie pour enfanter Mon fils, le Messie. Non ? Mais si. Ah, elle est bonne, celle-là. Vieille comme le monde mais oui, elle reste bonne. Et donc, les parents de Marie ? Eh bien, la question ne s’est pas posée en ces termes, mortel. N’oublie pas qu’en ce temps lointain, les choses n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui. Mais ils ne lui ont pas reproché d’avoir couché, à Marie, ses parents ? Mortel, Je te rappelle que c’est une immaculée conception. Et donc ? Et donc, les choses se sont passées à un niveau spirituel. Mystique. Tu ne peux pas comprendre, toi, mortel. Ouais mais si tu ne m’expliques pas, Dieu, c’est sûr, je ne pourrai jamais comprendre. C’est comme ça. Il y a des paroles qui se méritent. Et moi, je ne les mérite pas ? Ce n’est pas ce que j’ai dit, mortel. Mais tu l’as pensé si fort. Tu sais quoi, mortel ? Non, Dieu. Reste avec tes œufs et tes lapins, d’accord ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

lundi 6 avril 2026

jour J comme jardinier

Cet après-midi, c’est le jardinier qui va venir chez nous, chez moi. Un rendez-vous pris depuis plusieurs semaines pour mettre un nouveau programmateur d’arrosage sur la terrasse sud (on n’a rien installé sur celle qui est au nord), changer les goutteurs de chaque jardinière et me remplacer deux orangers du Mexique qui ont crevé, un à feuilles vertes et un à feuilles jaunes. Je lui demanderai de jeter un œil aux deux grands bacs du coin qui est mitoyen avec le voisin, séparé par une espèce de cloison extérieure que cachent mes deux photinia et mes deux dodonées visqueuses car ces quatre plantes (deux pieds de chaque) ont si bien poussé qu’elles s’étouffent les unes les autres. Mais je pense que je vais peut-être en dépoter pour en emporter chez le patron car lui, il a plus d’espace que nous. On verra tout à l’heure.

Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, c’est le moment de penser aux plantations. Chez moi, je ne vais pas pouvoir en faire beaucoup mais je vais quand même essayer de faire comme tous les ans, pour l’été : quelques gazanias pour faire plaisir au président et du pourpier à fleurs multicolores pour me faire plaisir à moi. Et je vais faire quelques aménagements chez le patron. Comme ça, je pourrai mettre un peu les mains dans la terre quand même. Que voulez-vous, j’aime bien ça. Et de penser au jardinier, Julien, un homme de belle carrure, limite un modèle pour les revues de jardinage et de sports réunis, ça me rappelle notre show du 28 mars. Car à un moment, mon acolyte faisait une sortie que moi, je n’aurais peut-être pas osé faire. Quoique, quoique… Peut-être que si, allez savoir…

Nous discutions et son personnage, Stéphanie, me remet en mémoire qu’il y a peu, quand elle était plus jeune, elle avait connu un cantonnier qui venait s’occuper de son petit jardin… Lui tailler le gazon… Lui arroser le persil… Mon Dieu, que de sous-entendus… Mais vous savez, ça a beaucoup fait rire car il fallait le voir, Bernard, habillé en campagnarde ringarde en train de minauder tout en disant ça. Je dois reconnaître qu’il a énormément de talent pour les mimiques et les postures. Heureusement qu’on avait bien répété parce que sinon, il aurait été capable de me faire éclater de rire sur scène. Mais oui, j’aime les double-sens et les grivoiseries.  Je suis incapable de prononcer des mots trop osés sur scène mais les suggérer, oui. Bon, Julien, tu viens mettre ta petite graine ? Pourquoi petite ? Ce n’est pas la taille qui compte, si ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

dimanche 5 avril 2026

une seule fois par semaine

Non, je ne parle pas du devoir conjugal. Non, je ne parle pas de mes séances chez le kiné (d’ailleurs, je ne lui ai pas dit que nous ne serons pas là, demain, le patron et moi et ça me gêne un peu de lui écrire un jour férié mais je n’ai pas le choix, il faut bien le prévenir) et non, je ne parle pas de mes courses hebdomadaires vu que j’y vais le mardi et le vendredi, donc, elles sont plutôt bihebdomadaires. CQFD. Ce dont je voulais parler, c’est que dans environ pile un an, ce sera l’élection présidentielle et on a déjà senti dans quelle effervescence voire dans quel niveau de violence sont les candidats déjà ou presque proclamés. Ça augure d’une campagne qui ne sera pas de tout repos. Et je dois avouer que je ferai probablement partie de ceux qui tireront sur certains, vous savez, ceux qui se trouvent tout à droite et tout à gauche, là, où après, c’est le vide.

Oui, après tout à droite et tout à gauche, c’est le vide. Déjà que dedans, ce n’est pas très meublé non plus… Justement, j’ai pris une décision qui ne me coûte pas trop mais qui sera pleine de conséquences. Je n’ai pas dit « lourde de conséquences », juste pleine. Après, quand on est plein, est-ce qu’on est lourd ? La question mérite qu’on se penche dessus mais une autre fois, si vous le voulez bien. Non, la décision que je viens de prendre à la majorité absolue de mes dix doigts des mains, c’est que je vais essayer de me restreindre à une seule fois par semaine pour vilipender les paroles, faits et gestes de tous ces candidats qui n’ont plus foi ni loi. Je veux parler de LFI et du RN et associés. Non, pardon, ceux qui n’ont ni foi ni loi, ce sont ceux de LFI. Les autres, ils se tiennent plutôt bien et c’est bien là le problème. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Et de l’eau qui bout.

Parce que chez LFI, l’eau, elle est tout le temps bouillante et moi, je n’ai pas envie d’être éclaboussé, ni mouillé. Et encore moins brûlé. Et ma résolution de me tenir à une seule diatribe par semaine, je vous jure que je vais essayer de m’y tenir même si ça ne dépend pas que de moi. Ça me rappelle en 2006 et 2007, dans mon précédent blog, pendant la campagne avec l’éventualité Sarkozy (éventualité concrétisée), je n’avais eu de cesse de le critiquer. Aujourd’hui, mon curseur va beaucoup plus à droite mais aussi et surtout beaucoup plus à gauche. Quoiqu’il en soit, je le dis déjà haut et fort (même si ça me fait mal au cœur), en cas de second tour avec LFI/RN, je voterai blanc. Je voterai mais je voterai blanc. Je ne peux pas choisir entre la peste et le choléra. Je ne serai pas abstentionniste, juste un électeur dépité. Vais-je devenir un futur réfugié politique ? Peut-être mais où ça, dans quel pays ? Ça, c’est un autre problème, il faut que je me penche dessus.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

samedi 4 avril 2026

avant de nous dire adieu

Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… Tant pis si j’ai écrit que c’était la dernière fois que je parlais de Bernadie et Stéphanette mais que voulez-vous, elles me manquent, mes deux vieilles copines, depuis samedi dernier, ça fait pile une semaine qu’elles ont été en lumière et là, depuis, plus rien. Elles ont disparu de la vie réelle. Elles sont devenues un souvenir. Un beau souvenir mais un souvenir. Elles font désormais partie du passé. Et nul ne peut prédire quand elles vont réapparaître. À condition qu’elles réapparaissent un jour, ce qui reste à prouver. Parce qu’il faudrait trouver un prétexte. Écrire. Apprendre. Répéter. Et plus ça va, plus le temps va passer et plus ça sera difficile. Est-ce encore de notre âge ? Ou alors, on jouera en Ehpad. Non, pas dans les Ehpad mais quand nous serons tous les deux, nous-mêmes, dans le même Ehpad. On sera les vedettes de la fête de Noël ou de l’été.

Je peux tout te pardonner et faire semblant d'oublier, je veux bien fermer les yeux et faire tout ce que tu veux, je veux bien te partager et même te supplier mais reste encore… Tu veux que je te dise ? Tu veux que je te dise tout ? Ça m’a fait mal, ça m’a fait de la peine, quand tu m’as dit que tu me pardonnais. « Je t’ai pardonné ton retrait. » Mais qui es-tu réellement pour me pardonner ? Et qui suis-je moi, finalement, pour être pardonné ? En vérité, je te le dis, je ne suis pas d’accord. C’est gentil de me pardonner mais ce n’était pas la question. Parce que ça signifierait que j’ai fauté et de mon point de vue, ce n’est pas le cas. Tant pis. No regret, no tears, good bye (pas de regrets, pas de larmes, au revoir), peut-être que c’était ça qu’il me fallait faire. Donc, je ne regrette rien et je ne pleure pas. Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore… Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore…

Après, on n’est pas obligé de faire l’amour pour nous dire au revoir. Il suffit de se regarder, de se prendre dans les bras et de se serrer très fort. Éventuellement, on peut s’embrasser affectueusement. On n’est pas obligé de pleurer, non plus. Mais si vraiment le désir est là, on peut faire l’amour, oui mais attention, il ne faudrait pas que ça porte à conséquence. Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… De toute façon, moi, dans ma vie personnelle, je n’ai jamais su désaimer. Quand j’ai aimé, j’aime toujours. La seule différence, c’est que je peux aimer beaucoup et aimer moins quand il y a séparation. Mais aimer moins, c’est aimer quand même. Et tu sais quoi ? Et vous savez quoi ? On n’a qu’à dire que « sans rancune », hein ? On est d’accord ? Alors, topons-là et cochon qui s’en dédie. Puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, adieu.

https://www.youtube.com/watch?v=7FjoDhqm1y0

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 3 avril 2026

pourquoi tant de N ?

Pourquoi tant de N dans le mot bruit alors qu’il n’y en a pas un seul ? Et alors qu’il y en a un dans tintamarre, un dans cacophonie et un dans boucan. Et alors qu’il y en a deux dans détonation, deux dans grondement et dans ronflement aussi. Mais surtout, il y en a trois dans bourdonnement. Et moi, je me demande pourquoi tant de N dans tant de bruit. Tout simplement parce que le bruit me rend fou. Parce que je déteste les DJ et autres nuiseurs. Un nuiseur ? C’est quelqu’un qui provoque des nuisances et les sonores sont celles qui me rendent le plus nerveux. Et hier soir, en bas de chez moi, c’était la soirée d’ouverture de saison pour le centre commercial que nous surplombons. Avec un DJ Set. Et avec cette information officielle : cette animation a été pensée pour rester mesurée, avec un niveau sonore encadré et maîtrisé. On ne doit pas avoir le même sens de la mesure. Ni de la notion d’encadrement de niveau sonore. Et je ne parle pas de sa maîtrise.

Comme à chaque fois, ça a résonné dans l’appartement. Au point que même les volets clos, les portes intérieures fermées, ça couvrait le son de la télévision. Et je peux vous dire que j’ai surveillé l’heure car c’était annoncé jusqu’à 21h30 maximum. Et moi, comme je suis une véritable teigne (et pas seulement contre les partis des extrêmes), j’avais prévu d’envoyer un SMS au directeur du centre commercial à 21h30. En lui rappelant les promesses de son annonce. Pas eu besoin mais j’avais même prévu de lui envoyer un message par quart d’heure car il faut respecter non seulement ses engagements mais aussi les autres. Et qu’on ne me dise pas que je suis un ronchon professionnel car franchement, mettre de la musique rythmique à fond les ballons quand il y a plein de riverains, autour, est-ce que a seulement un seul sens ? Non, hein ? Ah bon, vous pensez que si, vous ? Oh, vous devez être de l’ultragauche, si vous pensez comme ça. Je me trompe ?

Et vous devez penser que Rima Hassan est un ange. Sinon, vous penseriez comme moi. Qui de nous deux a raison ? Je ne vais pas vous faire l’affront d’affirmer que c’est moi mais je me retiens, vous savez… Si, si, il y a un rapport avec le début de mon billet : LFI, c’est beaucoup de bruit (et de fureur) pour rien, si on réfléchit un instant. C’est 100% démagogie. C’est brosser le peuple dans le sens du poil. Et les animations avec DJ set dans l’hyper-centre, dans un espace entouré d’immeubles d’habitation, c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose aussi. C’est de l’abrutissement de masses. Parce qu’il fallait la voir, la faune qui assistait à l’événement. Oh pardon, pardon, je suis en train de me laisser aller. Mais que voulez-vous, ce n’est pas moi qui ai commencé. Ni pour le bruit. Ni pour Rima Hassan à qui je dirais bien que personne ne la retient. Alors que moi, hier soir, il fallait me retenir pour que je ne fasse pas un malheur. Oh oui…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/


chère Mathilde (1)

Vous savez, Mathilde, je pense qu’il faut qu’on fasse encore plus attention si on veut continuer de se voir sans que ça se remarque car je n...