lundi 18 mai 2026

se demander pourquoi aussi longtemps après

À la relecture de mon billet d’avant-hier sur la chanson Parlez-moi d’moi, de Jeanne Moreau et Guy Béart, je me suis fait une réflexion : pourquoi ne suis-je pas allé au bout de mon propos ? Pourquoi n’ai-je pas tout raconté ? Parce qu’il y a une question qui ne peut pas ne pas être posée : pourquoi aussi longtemps après ? J’ai vaguement évoqué le fait que quand ce 45 tours est sorti, je n’avais rien pour l’écouter et quand j’ai eu la chance d’avoir une chaîne Hi-fi, peut-être que je n’ai pas cherché suffisamment pour trouver le disque mais une chose est certaine, c’est qu’à l’époque, une fois que la courte vie d’un disque aussi simple qu’un 45 tours était terminée, on ne revenait pas dessus. Ou alors, il fallait acheter le 33 tours. Mais je dois aussi reconnaître que ça m’était sorti de la tête car j’ai eu d’autres chats à ne pas fouetter.

J’ai eu l’occasion d’acheter des 45 tours sur des marchés aux puces ou dans des conventions de disques mais comme je n’ai jamais fouillé très ardemment… Non, il aurait fallu que je tombe dessus par hasard pour l’acheter quitte à y mettre le prix. Et puis le temps a passé. Et puis d’autres temps ont passé. Et je me suis inscrit à la bibliothèque principale de Bordeaux et là, j’ai emprunté des centaines de disques sur plusieurs années et si j’ai cherché cette chanson, chez Béart ou Moreau, ça a été désespérément car ça n’a jamais abouti. Et puis, un jour, je suis tombé sur un site Internet qui proposait du téléchargement « gratuit » et là, je me suis fait plein de petits plaisirs mais certaines chansons ont toujours échappé à mes recherches. Dont celle-ci. Et j’ai de nouveau oublié la chose. Comme si j’en avais fait mon deuil.

Sauf que récemment, en particulier pour préparer notre spectacle du 28 mars dernier, j’ai eu besoin de quelques titres un peu rares, peu connus et j’ai pu télécharger les vidéos sur YouTube et je les ai converties au format MP3 et j’ai pu faire les coupes dont j’avais besoin, puis les collages nécessaires et tout le toutim. Mais c’est tout récemment (la semaine dernière, en gros), que j’ai eu l’idée de chercher mes titres toujours perdus, jamais retrouvés. Et je suis tombé sur cette chanson. Autant vous dire que ma joie était profonde. Qu’elle a demeuré un certain temps. Et que ça m’a rassuré car désormais, je pouvais mourir tranquille. Pas tout de suite mais tranquille quand même. Voilà l’histoire de cette quête qui a fini par aboutir. J’en suis heureux. Car ça y est, on peut parler de moi car au fond, il n’y a que ça qui m’intéresse.

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dimanche 17 mai 2026

je me demande à quoi ça sert, la Saint-Pascal en mai

En lisant le commentaire de Ledoudoudemymy (le retour), hier, j’ai failli culpabiliser car c’était la Saint-Pascal et je n’y ai pas pensé. Il faut dire que je ne pense pas beaucoup aux saints, moi. C’est vrai, ça, ça sert à quoi de penser aux saints ? Et de penser à la Saint-Pascal, en particulier ? Parce que franchement, la Saint-Pascal, c’est un peu comme une incongruité dans le calendrier grégorien, celui dont nous nous servons un peu, beaucoup tous les jours. En effet, quand on sait quelle est l’origine du prénom Pascal, on ne peut qu’acquiescer à ce que je viens de dire. Pascal, ça veut dire « relatif à la fête de Pâques, à la Pâque » et ce dernier mot est lui-même un dérivé d’un mot latin, « pascha », qui désigne la fête religieuse qui célèbre la résurrection du Christ chez les chrétiens. D’où l’expression renaître comme un pacha.

Si, si, cette expression existe bel et bien dans mon imaginaire. Ça veut dire qu’on meurt et qu’on renaît mais en se la coulant douce, un peu comme quand on cuve après une cuite et que tout le monde est à vos petits soins. Mais pour en revenir à notre bœuf, notre âne et nos moutons, moi, je veux bien souhaiter une bonne fête à Pascal, même avec un jour de retard mais ça ne serait pas plus sincère que ça car moi, tous les saints, je m’en fous un peu, beaucoup. Peut-être, il est vrai, parce que moi, personne ne me la souhaite, la Saint-Stéphane qui a lieu le 26 décembre, le jour de la Saint-Étienne. Si, si c’est encore vrai. D’ailleurs, les habitants de Saint-Étienne ne sont-ils pas appelés les Stéphanois ? Et non pas les Pascaliens ou les Pascalais ou encore moins, ou les Pascalois. Voire les Pascalous ? Ou les Pascal-mon-chéri.

Alors, cher Pascal, je vais quand même te la faire, ta fête parce qu’il n’y a pas de raison vu que tu es comme le phénix, tu es rené dans ce blog en ayant récupéré ta connexion perdue depuis des mois. Et parce que des mois, c’est toujours trop long. Et parce que ça me fait plaisir. Et je vais même te faire un chouette cadeau. Comme tu viens de revenir après une absence insupportablement longue, je vais faire comme si tu étais carrément nouveau : nouveau lecteur, nouvel abonné. Je t’offre un an de lecture quotidienne gratuite et ce n’est pas tout, je t’offre également le droit d’écrire des commentaires élogieux voire dithyrambiques à discrétion. Rien ne sera prélevé sur ton compte bancaire. En revanche, si tu veux faire un geste (qui ne soit pas un doigt ou un  bras d’honneur) pour soutenir ce blog, tu es doublement bienvenu.

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samedi 16 mai 2026

parlez-moi d’moi

Parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse ; parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi ; de mes amours, mes humeurs, mes tendresses ; de mes retours, mes fureurs, mes, faiblesses… J’ai entendu cette chanson pour la première fois à l’automne 1980 et j’ai eu un coup de cœur, un coup de foudre pour cette chanson. Encore une que j’aurais aimé avoir écrite. Et qui plus est, interprétée en duo par Jeanne Moreau (la grande) et Guy Béart et moi, j’ai toujours aimé les duos. De Stone et Charden (sur plusieurs années) aux coups d’un soir (Distel et Bardot, Sheila et Ringo, Lavoine et Ringer…) et j’avais tant aimé la chanson que je m’en étais acheté la partition. Pourquoi la partition alors que je ne joue d’aucun instrument ? Pour les éventuels jeunes qui pourraient me lire (on peut rêver), à l’époque, il n’y avait pas Internet et le seul moyen pour moi de conserver la trace de ce titre, c’était la partition. Je n’avais pas de platine Hi-fi pour écouter de disques. Et quand j’en ai eu une, quelques années après, le disque n’existait plus dans les bacs.

Vous me dites-ci, vous me dites-ça, comment vous avez vaincu vos orages, vos petits soucis et vos gros tracas mais si vous voulez m'toucher davantage, parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse ; parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi… Peut-être que cette chanson aurait pu être écrite pour moi. Pour Jeanne Moreau et moi ? Non, pour moi. Parce que comme toute personne qui écrit (même en n’étant pas publiée), je suis quelqu’un qui ne fait que parler de lui à travers les mots qu’il couche sur le papier ou sur l’ordinateur. Même quand j’invente des choses (ça m’arrive souvent, je ne fais que parler de moi. Parce que quelque part, oui, ce n’est pas faux, il n’y a que ça qui m’intéresse. Comme c'est touchant ce que vous vivez ; mon Dieu vous racontez bien vos angoisses ; ce que les méchants vous ont fait baver ; entre nous tous vos problèmes m'agacent… Eh oui, je suis comme tout le monde (ou presque), sous mes airs généreux (souvent) et en faisant croire que je fais abstraction de moi, il ne faut pas se fier aux apparences.

Je voudrais un peu parler un instant, jamais vous ne me laissez en placer une ; lorsqu'enfin je peux desserrer les dents, j'ai l'impression de l'ouvrir pour des prunes…  Ce n’est pas parce que je n’ai pas une voix qui porte (comme quand je suis avec le patron et le président…) que cette dernière ne compte pas. Bien sûr, comme j’écris depuis mes onze ans, ça a toujours été une façon d’exister. Je le reconnais. V'la qu'j'en ai assez de tous ces laïus, il est grand temps maintenant de nous taire, de nous embrasser, de secouer nos puces, c'est comme ça qu'vous comprendrez mon mystère… Oui, pour celles et ceux qui savent lire entre les lignes, il n’y a pas tant de mystères que ça. Je couche facilement sur le papier (même le premier soir ? Même le premier soir…) Écrire pour être aimé ? Non, écrire pour essayer de s’aimer mieux. Et là, je viens de trouver la chanson sur Youtube. Quel bonheur. Parlez-moi d'moi  parfois avec rudesse mais parlez-moi, parlez-moi d'moi… Allez-y, parlez-moi d’moi, je vous écoute. Je suis tout ouïe. Oui.

https://www.youtube.com/watch?v=yCg-ZrTJ-g8


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vendredi 15 mai 2026

un couple (presque) comme les autres

Je suis perplexe. Un journaliste de Paris Match, accrédité à L’Élysée, habitué à suivre le couple présidentielle depuis 2017 vient de sortir un livre intitulé Un couple (presque) parfait. Je suis perplexe car je l’ai entendu parler à la radio, un de ces derniers jours et j’ai été estomaqué d’entendre ce qu’il disait : il a interviewé Emmanuel et Brigitte Macron pour savoir un peu comment ça se passait au quotidien au niveau de leur couple par rapport à leur statut national et international. Et ils lui ont répondu mais ça n’a pas dû suffire au journaliste qui a interrogé des proches et de nouveau, ça n’a pas dû lui suffire car il s’est permis d’y mettre son grain de sel. Quand ça ne lui convenait pas, ce qu’on lui disait, il donnait son point de vue. En parlant au conditionnel, certes mais quand même.

C’est vrai, ça. Qui d’autre que les deux Macron savent le mieux ce qu’ils ressentent et ce qu’ils ont vécu (et ce qu’ils vivent) ? Ah ben oui, suis-je bête : le journaliste en question. Il sait forcément mieux qu’eux, pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Et en particulier, cette anecdote de la soi-disant gifle que Brigitte aurait donnée à Emmanuel, juste avant de sortir d’un avion, à Hanoï, il y a environ un an. Bien sûr que le journaliste sait exactement ce qui s’est passé. Et même si c’est différent de la version du couple concerné. Parce qu’il a dû partir du constat que les Macron n’avaient pas dit la vérité. Et alors ? Est-ce qu’on a besoin de tout savoir, de tout connaître d’un couple présidentiel ? Il me semblait qu’en France, on respectait son intimité contrairement à d’autres pays, comme chez les américains ou les anglais…

Alors moi, je me dis que cette anecdote de la probable gifle (pourquoi pas un autre geste ?), c’est exactement une tempête dans un verre d’eau. Ou alors, c’est moi qui n’ai pas le sens des priorités. Ou plus le sens des valeurs. C’est vrai, écrire un livre sur la base de cette pseudo-gifle présidentielle, ce n’est pas comme si le monde allait bien. S’il allait mal, encore, je pourrais comprendre qu’on ait besoin de se raccrocher à des anecdotes aussi futiles… Mais bon, ce n’est pas non plus comme si on avait la guerre en Ukraine, en Iran, au Liban ou que sais-je encore ? Ce n’est pas comme si des paquebots étaient plein de contaminés à l’hantavirus ou au norovirus (gastro-entérite virale…) Ce n’est pas comme s’il y avait des féminicides tous les deux jours en France. Ou des enfants violentés ou violés toutes les 3 minutes…

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jeudi 14 mai 2026

salle d’attente

Dis donc, il y a du monde. Je vais aller demander à l’accueil combien de temps d’attente il y a parce que là, vraiment, c’est bondé. Moi, je suis arrivé depuis une vingtaine de minutes et il y a au moins dix personnes devant moi. Je pense que je vais en avoir pour une bonne heure. Voire plus. Mais je m’en fous, j’ai un bouquin avec moi et s’il n’y a pas trop de gens bruyants, ça devrait aller. Ouais. Parce que moi, dans les salles d’attente, je n’aime pas quand il y a des enfants parce que ces derniers trouvent le temps long alors, ils font du bruit. Comme dans les trains. Ou partout ailleurs.  Surtout les enfants des autres. Mais là, pour l’instant, ça va. La dame de l’accueil m’a indiqué une heure et demie de retard. Je lui ai dit que ce n’était pas la première fois mais elle m’a répondu qu’il y avait eu des urgences à gérer.

Bonnes gens, quand on prend rendez-vous chez lui, l’ophtalmo, c’est toujours comme ça. On le sait. Sauf la première fois. Mais moi, j’ai l’habitude. Et quand c’est pour moi, je prends toujours un des premiers créneaux du matin car au pire, il n’y a qu’une demi-heure de retard. Mais là, aujourd’hui, je suis arrivé à 16h45 et c’est vrai que je n’ai pas l’habitude de venir l’après-midi et je suis quand même assez étonné de voir autant de monde. Je m’en fous, j’ai un bouquin avec moi. Mais la dame qui est assise à ma droite, elle n’est pas jouasse. En plus, elle a une fille d’une petite dizaine d’années avec elle. Pourvu que… N’y pensons pas. Parce que dans l’absolu, moi, j’ai tout mon temps. Je suis retraité. Et à part les chiens qui doivent attendre leur gamelle, personne ne m’attend avant 20h, à peu près, alors…

… Quelle heure est-il ? Ah oui, quand même. 18h20. Là, je reconnais qu’on va peut-être battre un record. Une maman est arrivée avec un garçon d’environ huit ans, qui en a eu très vite assez et n’a eu de cesse de faire du bruit. Heureusement, plus le temps passe, plus la salle d’attente se vide. Nous ne sommes plus que cinq en comptant la mère et le fils. Justement, on vient de les appeler, c’est leur tour. J’ai déjà lu une centaine de pages.  Ah, le monsieur qui a l’air sympa est appelé, nous ne sommes plus que deux. Nous ne sommes plus que deux me dit la femme au fond. Vous aviez rendez-vous à quelle heure ? Je n’avais pas rendez-vous, je suis juste venu pour lire car chez moi, je n’y arrive pas, j’ai toujours quelque chose à faire. C’est juste pour être au calme.  Vous faites ça souvent ? Oui, assez souvent, oui.

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mercredi 13 mai 2026

ah mais, c’est ton doigt, là ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Non, non, ça ne me dérange pas. Enfin, pas plus que ça. Mais fais attention car comme tu me l’as mis dans mon oreille gauche, je vais finir par en devenir sourd. Et si je ne t’entends plus me murmurer des mots d’amour, je vais finir par me demander si tu m’aimes toujours. Si tu m’aimes encore. Pour que tu m’aimes toujours. Pour que tu m’aimes encore. Et puis, ne l’enfonce pas trop loin, ton doigt, dans mon oreille, s’il plaît, hein ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Soudain, j’ai pensé que tu étais en petite forme. Et surtout, tu as un ongle qui doit être mal coupé. Ou que tu as un peu rongé car ça me fait un peu mal. Oh, rien qu’un peu. Un tout petit peu. Pas grand-chose mais, et ne le prends pas mal, ça n’est pas si agréable que ça, tu sais… Après, tu n’es pas obligé de l’enfoncer trop profondément. Imagine si mon oreille décidait subitement de le prendre en otage et de ne jamais te le rendre…

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Attends, laisse-moi deviner lequel… Non, je n’ouvre pas les yeux. Non, je ne regarde pas. Juré. Craché. Ce n’est pas ton petit doigt sinon, il m’aurait déjà raconté plein de choses. Probablement à ton insu. Ce n’est pas ton pouce non plus car tel que je te sens, là, tu n’as pas du tout envie de faire une pause. J’hésite entre ton index et ton annulaire. J’aurais mieux fait de bien observer tes mains pour mieux connaître tes différents doigts.

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Non, non, c’est amusant ce que tu me fais mais attention, ce n’est pas mon oreille gauche ni ma narine droite. Tu es en plein dans le mille : dans mon nombril du centre. Ah si. Mon nombril du centre. Qui te dit que je n’ai pas plusieurs nombrils ? Tu ne le sais pas mais je suis peut-être multi-ombilical, hein ‽ Mais bien sûr que si, ça existe. Ça touche peu d’enfants. Uniquement ceux qui ont eu plusieurs mères. Ah, je t’ai appris quelque chose, hein ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Là, tu le sais mais c’est ma bouche. Et ton doigt, il a très bon goût. Il a le goût de toi. Et moi, j’aime le goût que tu as. Et j’aime lécher un de tes doigts mais celui-là, en particulier, encore plus. Parce que c’est mon doigt préféré de toi. Celui avec lequel je sais que parfois, tu écris nos deux noms dans l’air, quand nous faisons l’amour. Et moi, mentalement, j’essaie toujours d’imiter ta signature, une fois qu’on a joui. Ce que j’aime tes doigts...

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mardi 12 mai 2026

comme un parfum frelaté

Je ne sais pas vous mais moi, oui. Au début, j’ai pris ça un peu à la rigolade car franchement, aller faire une croisière dans le sud de l’Amérique du même nom, avec tous les problèmes géopolitiques dans plusieurs endroits du monde, la crise de l’énergie et tout et tout, moi, si j’avais réservé ce voyage, je l’aurais annulé. Bon, de toute façon, la question ne s’est pas posée car je ne me vois pas prendre un billet pour une croisière avec plein d’autres touristes. À la limite, un jour, faire un tour dans les mers autour de la Scandinavie et de l’Islande, là où il fait trop froid pour le commun des villégiateurs. Oui, parce que bon, même la masse de tourisme peut se les geler quand il fait trop froid et cette masse en question préfère se les dorer au soleil. Après, je sais que je n’irai jamais non plus, là-haut, ça restera de l’ordre du fantasme et de la frustration.

Tout ça pour dire que cette croisière qui devait relier Ushuaia au Cap Vert, il est évident que moi vivant, je n’en aurai pris aucun billet, jamais. Et s’il y a eu des problèmes d’hantavirus à bord, ma foi, ce n’est pas mon problème. Moi, je n’ai rien demandé à personne. Je suis sagement resté dans mon coin, à Bordeaux centre et je n’ai pas envie de me retrouver avec une nouvelle pandémie sur le dos. Ni dans la gorge. Et encore moins dans les poumons. Parce que cette histoire de nouveau virus, moi, ça me fait quand même vachement penser à un temps à la fois lointain mais pas tant que ça : 2020, la Covid et ces merveilleuses périodes de confinement. Si, si, moi, j’ai beaucoup aimé ça. Je suis toujours du côté des minoritaires, je ne sais pas comment je fais mais c’est comme ça. Bref, c’est ça à quoi ça me fait penser. Et moi, j’ai des masques d’avance, alors…

Tout ça, ça a quand des relents de parfum frelaté. Et si ça se trouve, on va encore nous sortir les grandes phrases, les grandes résolutions et tous les « quoiqu’il en coûte » du monde. Ouais, la semaine dernière : pas de panique, on ne craint rien. Ce week-end qui vient de passer et en début de semaine : finalement, il faudra peut-être envisager de faire éventuellement attention. J’ai même entendu parler des stocks de protections au niveau national. OK, ce qui m’embête le plus c’est qu’on va vers les jours les plus chauds et là, porter un masque, ça va encore être désagréable. Et on va encore en trouver partout par terre dans les rues. Et il va encore y avoir des contrevenants qui vont se réunir en cachette pour boire des apéros. Et il y en a qui vont crier au complot. Les mêmes causes pour les mêmes effets. Alors, c’est quand qu’on confine ?

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se demander pourquoi aussi longtemps après

À la relecture de mon billet d’avant-hier sur la chanson Parlez-moi d’moi, de Jeanne Moreau et Guy Béart, je me suis fait une réflexion : po...