vendredi 24 avril 2026

applis pour tout

À force d’entendre des choses sur la diminution du cerveau des nouvelles générations et de voir mes congénères obnubilés par leur smartphone, je me dis que ça ne pourra peut-être pas durer comme ça. Et pourtant, au fond de moi, je me dis que si. Parce que je suis extrêmement pessimiste sur l’évolution de l’être humain à cause de toutes ces technologies dites de communication. On sait déjà que les jeunes ne lisent presque plus (dans leur majorité), on sait aussi que les gens ont perdu leur capacité d’orientation vu qu’ils ne se servent plus que de leur GPS, incapables de lire un plan ou une carte en version papier qu’ils sont devenus. On sait encore que les gens ne veulent plus s’embêter à faire leurs courses, grandes ou de dépannage et qu’il leur suffit de cliquer sur un bouton pour se faire livrer sans même lâcher l’écran des yeux.

Alors, comme je l’ai déjà fait dans mon billet du 6 juillet 2025, dérisopathes*, les applications, je me dis que ça ne peut pas s’arrêter tout ça et qu’avec le temps et les envies des utilisateurs d’en faire de moins en moins sauf pour scroller, jusqu’où va-t-on aller, hein ? Et je pense qu’on va découvrir des choses qu’on ne soupçonne même pas encore : des applications pour nous signaler qu’il faut boire. Par exemple, tu es en train de regarder des vidéos avec des gens qui chutent et ça te fait rire et ça fait trois heures que tu n’as pas arrêté et soudain, ton téléphone t’envoie un flash bien lumineux : pense à boire sinon, tu vas te déshydrater. Et là, deux possibilités : soit la personne met son téléphone en pause (ou pas) et va se servir un verre d’eau, soit une application spécialisée l’informera qu’une boisson virtuelle lui est proposée.

Le mec (ou la nana) n’aura même plus besoin de boire réellement, son smartphone lui enverra une notification comme quoi il est bien désaltéré et qu’il n’a plus soif et qu’on le préviendra dans deux heures pour un nouveau verre potentiel. Mais ce n’est pas tout, évidemment, si l’utilisateur boit un véritable verre d’eau, il aura envie et besoin de faire pipi, au bout d’un certain temps. Et là, pour qu’il puisse gérer son temps, une autre appli (en lien avec la première) lui enverra un autre flash bien lumineux pour lui signifier qu’il doit aller aux toilettes. Ou alors, s’il n’a fait que boire virtuellement, l’appli l’informera que c’est temps de faire un pipi virtuel. Ça vous fait rêver, hein ? Moi, je suis plus dubitatif que méditatif et je dis, vive la vraie vie, les vraies choses et les vrais verres d’eau. Et vive les pipis dans des vraies toilettes avec des vraies chasses d’eau.

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jeudi 23 avril 2026

à deux jours J

Nous sommes le 24 avril et nous en sommes à deux jours J. Samedi, c’est le « repas » d’anniversaire de maman alors que la date exacte, c’est dimanche mais pour des raisons pratiques, on se réunit officiellement la veille car le lendemain, qui sera le jour même, ça sera trop tard ou plutôt trop juste. Donc, samedi, quand nous chanterons « bon anniversaire, maman et joyeux quatre-vingt-dix ans », elle n’aura pas encore 90 ans mais 89 ans et 99% seulement. Mais bon, on ne va pas chipoter pour le 1% qui reste. Et je suis toujours en train de me demander ce que je vais pouvoir organiser pour marquer le coup. Aller chez Lidl parce que Lidl, ça vaut le coup, justement ? Non, c’est nul. Faire intervenir les Chœurs de l’Armée Rouge ? Alors là, ça va être super compliqué parce que d’une part, ils sont bien trop nombreux pour la maison de maman qui n’est pas si petite que ça pour nous 7 mais quand même un peu beaucoup pour chez elle.

C’est vrai, ça, plus de 100 hommes pour chanter devant elle, même si ça peut rendre bien, ils risquent d’être un peu trop serrés et bon, comme depuis l’invasion de l’Ukraine par Poutine (n’en déplaise aux complotistes, c’est bien Poutine qui a envahi l’Ukraine), en 2022, ils sont devenus personæ non gratæ (à juste titre même si les artistes ne font pas la guerre, en principe), de toute façon, ils n’auraient pas obtenu leur visa. Et les chœurs de l’Armée d’Ukraine… Non, là encore, ils seraient trop nombreux. En revanche, faire venir quelques rescapés de Tchernobyl (ça va faire quarante ans le même jour que les 90 ans de maman), ouais, je veux bien mais s’ils sont encore contaminés et donc, probablement contagieux, ce serait ballot qu’on se chope un truc, nous aussi. Surtout maman, à son âge. Donc, on oublie les intervenants qui viennent de l’est. Même à celui d’Eden. Il faut que je trouve une autre idée. Et fissa.

Ah tiens, j’aurais pu demander à Isabelle Mergault mais la pauvre, elle est morte. Sinon, comme maman l’aimait bien, ça aurait pu être sympa et si ça se trouve, elle aurait dit oui car je suis sûr qu’elle avait le cœur sur la main. Demander à Zizi Jeanmaire, là encore, ça aurait été très rigolo, elle aurait pu essayer de lever la jambe, comme jadis et naguère mais elle aussi, elle est bel et bien morte et donc, je pense qu’elle n’est plus disponible… Pourtant, « Mon truc en plumes, plumes de zoiseaux… », ça, ça aurait été tellement festif… Pendant qu’on est dans les mortes, Loana ? Ah non, alors. Maman ne l’aimait pas et moi, je préfère ne pas me prononcer. Et puis, quel intérêt de faire venir des personnes décédées ? Pourquoi pas Dalida ou Mireille Mathieu, pendant qu’on y est ? Comment ? Mireille Mathieu n’est pas morte ? Vous êtes sûrs ? Ah mince, je vais reprendre ce que j’ai mis dans la cagnotte, alors, et le mettre dans celle de maman.

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mercredi 22 avril 2026

j’voudrais m’poser

J’voudrais m’poser comme un avion qui vient de loin, détachée de mon fil pour ressentir que c’est fini, que tout va bien, que c’est facile, que c’est facile… Il y a des chansons qui vous transportent et celle-ci en fait partie. Du jour où j’en ai entendu la version d’Isabelle Aubret (la créatrice originale est Danielle Messia), je l’ai mis dans ma liste de mes titres préférés de tous les temps. Parce que le texte est fort, parce que l’interprétation est magistrale et parce que ça fait partie des écrits qui me rendent jaloux de ne pas avoir eu suffisamment de talent pour en être moi-même l’auteur. Suffisamment de talent et un peu moins de fumisterie. Car il ne faut pas se voiler la face, je suis loin d’être un exemple et je suis capable de tant d’impasses et de tant de mauvaise foi sur/pour plein de choses. C’est comme ça. J’voudrais m’poser comme un avion loin des tempêtes, sauvée pour la fête. Pour ressentir un vrai matin sur mes paupières, la lumière, la lumière…

J’voudrais m’poser, est-ce que tu comprends ça ? J’veux plus combats et j’ai pas honte, non. J’voudrais m’poser, va te battre tout seul, va te casser la gueule, moi, j’ai mon compte… Parce que quand on aime écrire, comme moi ; quand on a toujours écrit (du plus loin que je m’en souvienne, j’ai commencé en cinquième, vers 11 ans – des nouvelles (très courtes) et des poèmes), on est aussi très sensible à ce que publient ceux qui sont moins feignants. Je ne me fais aucune illusion sur moi. Ça ne m’empêche pas d’aimer les mots, ceux des autres avant tout et de m’en délecter tout en me morfondant dans mon coin : pourquoi pas moi ? J’voudrais me poser comme un avion qui vient de loin, sentir que tout va bien, détachée de mon fil, c’est facile, c’est facile… Me poser, laisser les moulins à vent se faire passer pour des géants et des grandes causes… Et j’ai l’air dans la tête. Ça me change car c’est une composition musicale tout aussi belle.

Mais comme ça n’est pas comme les chansons dans mon spectacle du 28 mars, ça n’est pas une rengaine. On est loin d’une scie. Me poser, dormir et pas mourir, vivre et pas servir à quelque chose… J’voudrais me poser, est-ce que tu comprends ça? J’veux plus de combats, c’est ça qui m’tente, oh… Et si j’avais eu le talent de chanter bien voire très bien, j’aurais mis cette chanson à mon répertoire de reprises de grandes chansons françaises. Car j’aime sortir des sentiers battus et ne pas m’imaginer en train de reprendre Ne me quitte pas ou L’aigle noir, tout le monde l’a déjà tant fait. Et je ne suis pas tout le monde. Mais qui sait ? Peut-être un jour, aurai-je l’inspiration d’écrire quelque chose d’aussi beau. Et alors, je pourrai mourir tranquille. Je pourrai me poser et me reposer un peu. Me poser, glisser dans le bonheur comme dans des draps de couleur orange et menthe, oh… C’est ça qui m’tente, c’est ça qui m’tente, c’est ça qui m’tente… J’voudrais…

https://www.youtube.com/watch?v=jyqNO4XhODw

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mardi 21 avril 2026

trois unités

Unité de temps. Le temps de quelques heures. Non, peut-être pas autant. Le temps de quelques dizaines de minutes. Juste histoire de pouvoir observer, voir, entendre. Et ça se passerait un mardi de fin avril. Dans une année qui pourrait être définie entre 2025 et 2027. Parce que ce premier tiers de printemps effectué serait sous un soleil estival comme si personne ne maîtrisait plus rien. Mais qui tire les ficelles ? C’est ce que tout le monde se demanderait. Et cette unité de temps poserait plusieurs questions mais une en particulier : combien de temps cela va-t-il durer, justement ? On n’a pas celui d’attendre que les choses s’arrangent. Mais alors comment faire en si peu de temps ? Et quelqu’un connaît-il un véritable synonyme au mot ‘temps’ ? Si, oui, je suis intéressé mais je ne peux pas attendre, bientôt la fin de ce billet.

Unité de lieu. Ça se passerait à Bordeaux. Mais pas dans n’importe quel Bordeaux. Dans l’hyper-centre. Là où se trouve le maximum de gens en même temps. Des gens de tous les bords. Des jeunes, des vieux, des entre-deux. Des riches, des pauvres et des dans la moyenne. Des gens avec des chiens, d’autres avec des enfants, d’autres, tout seuls. Et là, ça se croise. Dans un seul lieu car c’est important de respecter cette unité. Ça se croise en s’ignorant, la plupart du temps. Presque tous sont les yeux rivés sur leur smartphone. Ou alors, dans le vague car avec les écouteurs sur les oreilles, c’est la musique qui prime. Pas le chant des oiseaux. Oui, il y en a dans l’hyper-centre de Bordeaux. Et on a la chance de pouvoir les entendre si on sait y prêter attention. Sauf cet homme qui marche le nez en l’air. Comme pour sentir les choses.

Unité d’action. La vie est une réelle tragi-comédie mais parfois, tout peut se dérouler en un clin d’œil. Complice ou ironique. Qui peut faire la différence ? Cet homme qui marche si vite qu’il est passé au feu rouge, ce qui n’a aucune espèce d’importance, en soi. Ce jeune sur une trottinette en libre-service qui slalome entre les passants et qui les frôle en faisant peur à certains d’entre eux. Cette femme qui promène son teckel à poils durs et qui attend que ce dernier ait fait sa petite crotte afin de la ramasser dans un petit sac destiné à ça. Moi, qui regarde à travers les vitrines de plusieurs magasins pour voir si les commerçants que je connais sont là ou si ce sont leurs employés. Parfois, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Tout ça en même temps. C’est un peu l’objectif de l’unité d’action. Dans la règle des trois unités.

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lundi 20 avril 2026

quelques pistes

Ça ne fait pas encore tout à fait un mois que le spectacle a été donné que je n’ai pas fini d’y penser et que j’ai déjà commencé à chercher des idées pour un nouveau. Je ne sais pas encore quand. Je ne sais pas encore pour quelle occasion. Tout ce que je sais avec certitude, c’est que ça me démange, ça m’émoustille, ça me fait frétiller* rien que d’y penser. Parce qu’on ne peut pas en rester là, avec nos deux copines, nos deux pouffiasses : Stéphanie et Bernadette. On leur a donné la vie, on ne peut pas déjà les euthanasier alors que la loi n’est toujours pas officiellement votée et encore moins promulguée. Non, non, pour l’instant, ce ne sont que quelques pistes à creuser en fonction des chansons que nous pourrions mettre à notre répertoire. Par exemple, à propos de quelques pistes : Les Vamps fatales font du ski ?

Ou Les Vamps fatales à la ferme ? Ah non, ça ferait trop Les Bodins et ça, je ne veux pas. Ou alors, Les Vamps fatales à New-York ? Euh, pas très envie de voir Trump en vrai… Non, si on a une femme de notre entourage qui enterre sa vie de jeune fille, on pourra toujours faire un spectacle avec une première partie où elles seraient habillées en noir avec une jolie voilette et tout et tout. Mais attention, ni fleurs, ni couronnes, hein ‽ En tout cas, dans les chansons que nous referions, nos tubes, il y aurait forcément Chacun son homme (qui a donné son titre au spectacle) d’Annie Girardot et Brigitte Bardot et Les petites femmes de Paris, de Jeanne Moreau et toujours Brigitte Bardot. Mais j’aimerais envisager un hommage à Isabelle Mergault sauf que je ne sais pas si elle a une ou des chanson(s) bien à elle. Je regarderai.

J’aimerais bien glisser Demain tu te maries (Arrête, arrête, ne me touche pas) - de Patricia Carli - un monument de la chanson féminine (des années 60)… Je vais donc continuer de prospecter. De compiler des titres, des vidéos et des paroles. Et voir ce qu’on pourrait déjà bâtir autour de certaines chansons que j’adorerais faire sur scène et ensuite, si l’occasion se présente, on articulera autre chose autour. Avec l’aide de mon complice mais néanmoins acolyte car nous avons pris l’habitude d’écrire à deux. Enfin, à quatre. Oui, à quatre mains. Et si parfois, on écrit comme des pieds, ça en fait quatre aussi. Bref, on écrit à huit, alors. Non, à dix, tout compte bien fait. Mais peu importe. L’important, c’est de trouver les idées mais surtout et avant tout, un prétexte. Car l’occasion fait toujours les larrons (en foire.)

* extrait de Les Vamps Fatales « Chacun son homme » à Saint-Médard de Guizières, le 28 mars 2026

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dimanche 19 avril 2026

ça demande un tel effort, pour certains

Ça ne m’a pas surpris d’entendre ça. La preuve ? J’aurais mieux fait de le lire plutôt que de l’entendre. Et quand je dis « de le lire », je veux dire dans un magazine ou un quotidien, pas sur un écran. Mais comme je me rattrape avec des romans (une bonne cinquantaine, bon an, mal an), je me sens totalement absous et non concerné. Oui, parce qu’il est bel et bien question de lecture, ce matin. Je ne suis pas si étonné que ça d’apprendre que le pourcentage de gens, surtout des jeunes, qui lisent peu ou pas, a encore augmenté et quand on sait que ce qui compte, ce sont les écrans et les vidéos, tout est logique. Pas normal mais logique. L’autre jour, aux infos télévisées, sur France 2, un jeune interrogé a déclaré que lire, ça lui demandait un effort alors que consulter son smartphone, non. Tout est dit, tout est là.

L’effort, le fait d’agir quand on décide de lire un bouquin, de s’impliquer, c’est à l’opposé des réseaux sociaux où les gens se gavent de petites vidéos comme s’ils bouffaient des chips ou du pop-corn, de façon totalement mécanique. Et ces petits films qui créent une addiction (un café et l’addiction, s’il vous plaît) font rétrécir le cerveau de celles et ceux qui les regardent tous les jours. Qui les regardent trop. Et, par voie de conséquence, ces gens sont de moins en moins capables de se concentrer. Alors, imaginez donc que prendre un bouquin et voir qu’il va falloir fournir un effort de lire des pages, des paragraphes, des lignes, des mots et tout ça, sans une seule image, même pas animée, c’est devenu rédhibitoire. Car la lecture est devenue synonyme de punition. Oui, oui, de pensum. Si tu n’es pas sage, je te donne un livre à lire.

Moi, j’ai toujours lu. Du plus loin qu’il m’en souvienne, dès que j’ai su déchiffrer les mots, j’ai aimé lire. Petit, adolescent et adulte avant de devenir senior. Bien sûr, un livre par semaine en moyenne, ça n’est pas autant que quand j’habitais en région parisienne et que j’avais 3 heures de transport par jour parce que là, j’en bouffais des pages et des pages. Mais chaque soir, dans mon lit, avant d’éteindre, je lis. Un peu ou beaucoup. Et dès que j’ai un moment de libre, dans la journée (mais ça n’arrive pas assez souvent, hélas) et quand je dois prendre le tram, même pour seulement 10 minutes, j’ai toujours un bouquin avec moi. Et vous savez quoi ? Ça ne me demande aucun effort. Parce que c’est du plaisir à 99% des cas. Ils sont si rares les livres qui me tombent des mains. Non, je vous le conseille : lise, lisez, lisez.

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samedi 18 avril 2026

Nathalie Baye

Tour à tour Elle, La Mère, Bernadette Meyer, Laurence Cuers ou Camille Valmont, j’ai toujours eu un faible pour Nathalie Baye (je m’en veux de ne pas m’être rendu compte qu’elle avait disparu des écrans, depuis quelques années – loin des yeux mais pas loin du cœur), je l’ai « découverte » dans Un week-end deux de Nicole Garcia, en 1990. Elle y était magnifique et magnifiquement filmée. Sublimée. Et elle avait ce petit quelque chose de certaines rares grandes actrices : diva mais proche de nous. Elle avait ce côté femme d’à-côté, qui la rendait si passionnante. Quelques années avant, je l’ai beaucoup aimée comme jeune femme sympathique dans Une semaine de vacances, de Bertrand Tavernier et J’ai épousé une ombre, de Robin Davis, dans la première partie des années 80. Autres temps, autres mœurs. Avant de la voir une dernière fois dans Garçon Chiffon, de Nicolas Maury, en 2020.

Tour à tour, Hélène, Angèle, Carole, Lena ou plusieurs personnages dans Notre Histoire de Bertrand Blier, elle restera dans mon Panthéon personnel des actrices préférées et l’annonce de son décès, hier, m’a beaucoup troublé. Je ne l’oublierai jamais dans Une liaison pornographique de Frédéric Fonteyne, dans Juste la fin du monde de l’excellent Xavier Dolan, dans Les sentiments de Noémie Lvovsky ou encore dans La Baule-les-Pins de Diane Kurys. Mais pour lui rendre hommage, j’ai dû faire un choix (choisir le verbe choisir) et si je vais ajouter Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall, c’est faire l’impasse sur tant d’autres rôles, sur tant d’autres films dans lesquels Nathalie Baye a tourné. C’était un peu comme un membre de ma famille, un membre un peu éloigné depuis quelques temps mais envers qui j’éprouvais une réelle tendresse. Je pense à elle. Et je penserai toujours à elle. Longtemps.

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