jeudi 9 juillet 2026

poésies d’été (série)

Ça n’est un secret pour personne, j’aime la poésie, j’aime les poètes et j’aime les vers. Avec une préférence pour ceux qui sont libres, comme j’aimerais l’être moi-même. Avec un penchant assez marqué par les belles rimes et avec un goût certain pour les sonnets. J’en ai écrit pendant près de trente ans avant de me sevrer et ne plus y toucher pendant vingt ans et je n’ai pas su résister, je m’y suis remis, surtout en cachette, il y a une dizaine d’années. Voilà ma carrière poétique. En dents de scie. Si seulement on pouvait parler de carrière… Mais j’ai quand même été publié en 1997, mon premier et unique recueil, Écorces vives, aux éditions du Temps des Cerises. Avec une sélection de textes sur près de trente ans, une espèce d’anthologie pour quelqu’un de totalement inconnu, sauf de moi.

Non, parce que ça, en réalité, le recueil n’a jamais été publié malgré toute la publicité que j’ai pu en faire dans mon fanzine mensuel de l’époque, L’Impromptu, d’avril 1997. Avec un jeu concours pour gagner un exemplaire du livre. Mais la supercherie n’a pas duré longtemps et face à la tristesse des premiers proches qui ont su que ce n’était qu’un énorme poisson d’avril, j’ai fait amende honorable et j’ai battu ma coulpe. Et à la demande de ma mère, j’ai envoyé un manuscrit à plusieurs maisons d’éditions mais si certaines m’ont répondu, ça a toujours été négatif. Alors, j’ai boudé pendant vingt ans. Mais un jour, ça m’a repris et j’ai encore abandonné le navire, ce bateau souvent ivre et là, ça me chatouille ou ça me gratouille et j’ai des envies de me taper quelques vers. De trinquer à l’art poétique.

Aussi, avant de me remettre (sérieusement) au « travail », j’ai envie de faire une série d’été sur le sujet et parler de certains poètes (hommes et femmes) que j’aime mais surtout que j’aurais pu aimer si je m’étais penché un peu plus sur leur œuvre. J’ai de vagues souvenirs sur certain(e)s d’entre eux et j’ai envie de les faire renaître à ma mémoire un peu défaillante à leur sujet. Et je vous préviens, si vous n’aimez pas la poésie, tout d’abord, n’en dégoûtez pas les autres et ensuite, laissez-vous porter même si vous n’en avez pas l’habitude. Ça ne demande aucune connaissance, juste de la sensibilité. On est dans le subjectif le plus total. La musicalité des mots. Le rythme des vers. La richesse (ou non) des rimes. Et les sensations que ça peut, que ça va vous procurer. Ou pas. 100% des lecteurs auront tenté leur chance.

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mercredi 8 juillet 2026

mais, ce billet de 50…

Mais qu’est-ce que c’est que ce billet de 50 euros qui se trouve dans ma basket grise du pied gauche ? Je suis sûr qu’il n’y était pas hier soir. Et ce matin, alors que je m’apprête à changer de paire de chaussures, pour passer du bleu au gris, histoire de varier les plaisirs. Parce que pour ne pas user toujours les mêmes, les bleues, parfois, je décide de prendre les autres, les grises. Et il est important que je n’oublie pas d’y insérer les semelles du podologue. D’ailleurs, je l’ai vu avant-hier, un peu plus d’un an après car les premières semelles commençaient à être un peu usées. Et pour mon problème d’aponévrosite plantaire, c’est plutôt du mauvais genre, ça. Alors, ce matin, en attendant les nouvelles, j’ai retiré mes semelles usées de la paire de bleues pour les insérer dans la paire de grises. Et là, dans celle de gauche, j’ai trouvé un billet de 50 euros. Plié en quatre.

Je n’ai aucun souvenir de m’être servi d’une de mes chaussures comme d’un porte-monnaie. Ni même comme d’un coffre-fort. Alors, si ce n’est pas moi qui l’y ai mis, qui cela peut-il être ? La petite souris ? Ben non, ce n’est pas parce que mes dents ont tendance à se déchausser (et je suis suivi pour ça aussi, actuellement) ((au passage, c’est plutôt rigolo, non, de parler de dents qui se déchaussent dans un billet qui parle de paires de chaussures…) que je vais encore croire à ces bêtises. C’est comme pour le Père Noël, la petite souris, elle n’existe pas. Sauf chez les agneaux, peut-être… Ça ne peut pas non plus être une femme qui aime beaucoup me voir en tenue de scène car je les ai mises, depuis le 28 mars dernier, ces baskets grises. Et il n’y avait aucun billet, jusqu’à ce matin, alors, hein ‽ Et puis, une groupie me l’aurait plutôt glissé dans un slip, le billet de 50 euros, non ?

Ça ne peut pas non plus être le président car alors pourquoi aurait-il fait ça ? Une histoire de corruption ? Non, je n’y crois pas une seconde. Le patron ? Il y a d’autres moyens de me remercier pour services rendus. D’autant que ce dernier n’est pas venu chez moi depuis plusieurs semaines (canicule oblige) donc… Les chiens ? Non. Le prince ? Non plus. Ma mère ? Ah oui, ma mère est venue début juin. Aurait-elle pu glisser subrepticement un billet de 50 euros dans une paire de mes chaussures ? Non, je n’y crois pas un instant. Vraiment, je ne vois pas. Alors vous savez quoi ? Je ne vais pas le dépenser, ce billet, je vais le conserver dans une cachette qui sera meilleure et si quelqu’un me le réclame un jour, je connaîtrai peut-être le fin mot de cette histoire. Et si personne ne le réclame, il restera caché ad vitam æternam. Perdu pour tout le monde.

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mardi 7 juillet 2026

canicule anale

Ils me font rire, tous ces journalistes, tous ces spécialistes de la météo, à la télé, dans les journaux, sur Internet, etc… parce que si on les écoute, c’est la catastrophe parce qu’il fait un poil trop chaud. OK, il a peut-être fait un peu plus chaud que d’habitude mais il ne faut rien exagérer, on est quand même en été à ce que je sache. Et je crois que je le sache bien. Non, ce qui vient de se passer et qui risque de recommencer dans quelques jours, c’est juste un été qui n’est pas pourri. Et quand je me souviens du nombre de gens qui se plaignaient, parfois « oui, on est en été, il fait froid, il pleut, c’est pas juste, nous, on est en vacances et on peut même pas en profiter » et tout et tout… Alors, j’espère que ces mêmes gens sont ravis d’avoir enfin eu chaud. Et j’espère qu’ils ne se sont pas plaints de transpirer un peu plus qu’en temps normal.

C’est comme tous ces jeunes qui sont morts noyés dans des endroits qui étaient interdits. Au moins, ils sont morts en se faisant plaisir. Bon, d’accord, ils se sont peut être fait mal mais tant pis, ils ont certainement pu se rafraîchir a minima. Et ces mômes qu’on a laissé cuire dans la voiture de leurs parents, après, peut-être que c’était juste pour connaître le degré d’ébullition d’un enfant en bas âge. Si ça se trouve, c’était juste pour faire avancer la science. Je ne vois pas pourquoi ça serait plus répréhensible que ce presque ancien faits-divers, vous vous souvenez, madame Courjault ? Alors, moi, je dis qu’il faudrait savoir ce qu’on veut : on n’aime pas les mères qui congèlent leurs enfants et on critique aussi celles qui les laissent rôtir dans une voiture. Même s’il y a un juste milieu, je pense qu’il faudrait savoir choisir son camp.

Je crois que cette deuxième canicule de 2026, qui vient de se terminer, a probablement rendu un peu fous un grand nombre de gens. Les toujours mêmes mécontents. Les toujours ronchons (sauf moi, cette fois.)  Les toujours mêmes frustrés. Et si je n’avais qu’une seule chose à dire, ce matin, c’est qu’il faut savoir accepter les choses comme elles arrivent. Je me souviens de cette philosophe qui avait dit « Prends la vie comme elle vient, oui, prends la vie comme elle vient… » (Sheila – en 1966) et moi, cette dernière canicule et avant la suivante, contrairement aux apparences, j’ai beaucoup temporisé, j’ai cherché à nuancer ma pensée et à prendre le minimum de recul possible. Car au fond, dans mon cul, j’ai au moins 37.2° en permanence, jour et nuit. Et je le supporte parfaitement. Quand je vous dis, il faut relativiser, n’est-ce pas ?

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lundi 6 juillet 2026

hmmm – t’as dit « hmmm » (billet énervant)

Hmmm… T’as dit « hmmm ‽ » Moi, j’ai dit « hmmm ? » Oui, tu as dit « hmmm… Pourquoi tu as dit « hmmm ? » Ben, euh, parce que je pense que je me sens bien. Oui mais parfois, quand on fait ou quand on dit « hmmm », ça peut aussi vouloir dire autre chose. Ah oui et quoi donc ? Eh bien, par exemple, euh, ça pourrait vouloir dire que tu es gêné. Gêné de quoi ? Je ne sais pas moi, c’est à toi de me le dire. Mais je ne suis pas gêné de rien du tout. Alors, ton « hmmm », ça pourrait aussi témoigner d’une certaine exaspération. Je t’énerve ? Mais pas du tout. J’ai fait « hmmm » parce que c’est sorti tout seul, je n’ai rien calculé. Attends, tu as fait « hmmm » ou tu as dit « hmmm », parce que là aussi, il y a toute une nuance. Mais non, j’ai fait « hmmm » et toi, tu l’as simplement entendu. Ni plus et même ni moins.

Ouais. Je me demande. Parce que quand tu as dit « hmmm », ça voulait forcément exprimer quelque chose. Non, rien de particulier. Juste comme si je voulais soupirer à haute voix. C’est sûr, ce mensonge ? Évidemment, que je suis sûr. Et bien sûr que non, que ce n’est pas un mensonge. Qu’est-ce que tu vas t’imaginer, toi encore ? Peut-être que je m’imagine des choses mais quand tu as dit « hmmm », tu pensais bien à quelque chose en particulier ? Je ne me souviens plus. Ouais, si ça se trouve, tu t’en souviens et tu ne veux pas me le dire. Mais non, pas du tout. À d’autres. Mais enfin, pourquoi veux-tu qu’il y ait absolument comme un problème ? Parce que si ça se trouve, il y en a un. Oui mais si ça se trouve, il n’y en a pas. Et c’est justement le cas. Bon, si tu le dis. Bien sûr que je te le dis. Franchement.

Droit dans les yeux et droit dans tes bottes. Hmmm. Ah tu vois, tu viens de redire « hmmm ‽ » Oui, je viens de redire « hmmm » mais là, je le reconnais, c’est parce que je voudrais te faire comprendre qu’on pourrait peut-être passer à autre chose. Non, on va d’abord en finir avec ton « hmmm » et ensuite, on pourra passer à autre chose. Qu’est-ce que tu veux que je te dise, à la fin ? Je veux juste connaître la différence entre ton « hmmm » de tout à l’heure et celui que tu viens de dire. Je n’en sais rien, moi. Si, forcément, tu le sais. Mais non, enfin. Bon, je vais aller faire pipi et quand je reviens, je veux qu’on tire ça au clair. D’accord, va faire pipi... Pffft. Tu as fait « pffft ‽ » Oui, j’ai fait « pffft », pourquoi ? Ben, tu as fait « pffft ? » Tu m’as demandé pourquoi j’avais dit « hmmm », moi je veux savoir pour ton « pffft. »

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dimanche 5 juillet 2026

face au bi, face au banc, face au petit bout du banc

Mariage 1 : Je t’aime ma chérie. Je t’aime mon chéri. Hé, les mariés, venez un peu ici, on va faire des photos. Ouaiiis. Bon, toi, Maxime, tu prends Chloé dans tes bras et toi, Chloé, tu te renverses et vous souriez, hein ‽ Grand sourire, attention, ouistiti, photo. Ça va, ce n’est pas mal.  On va en faire une autre. Maxime, tu prends Chloé par la taille et vous regardez vers la droite, dans la même direction, comme tous les gens qui s’aiment et vous n’êtes pas obligés de sourire, soyez juste vous-mêmes. Attention… Ils sont bizarres, ces deux-là, sur le banc, là, à droite. Oui je les vois. Ne cherche pas à comprendre. Oui mais ils nous observent. On s’en fout, je t’aime. Moi aussi, je t’aime. Attention, ouistiti, photo. Bon, maintenant, une photo de groupe. Ça va être très beau, vous tous en bleu et blanc. Magnifique.

Mariage 2 : Idriss, tu viens pour la photo, mon amour ? Oui, Denitsa, mon amour, j’arrive. Qui sont ces deux personnes qui nous regardent, là-bas, sur le banc, à l’ombre ? Je ne sais pas. Po dyavolite, on s’en fout, Idriss. Toz, Denitsa. Attention, je vais vous filmer pendant que vous arrivez vers moi. Et de temps en temps, je ferai une photo. Souriez, surtout, hein ‽ Magnifique, les mariés. Vous êtes magnifiques. La Bulgarie et la Tunisie devraient vous choisir pour représenter ce qui se fait de mieux dans les mariages mixtes. Idriss, on pourrait regarder de l’autre côté, ça m’énerve qu’ils n’arrêtent pas de nous regarder, les deux, là… Dyavol da go vzeme. Aarak, on s’en moque, Denitsa. Maintenant, vous pourriez vous mettre de dos et tourner la tête vers moi, chacun vers l’intérieur et vous souriez et attention, ouistiti, photo. Super, ça rend super bien. J’avais peur qu’avec la chaleur, vous soyez un peu brillants mais non.

Mariage 3 : (Pfou, je me sens boudiné dans mon costume. Il fait vachement chaud. Elle va le voir que je transpire…) Ça va, chou ? Mais oui, ça va, mon cœur. Pourquoi ? Parce que tu as l’air d’être un peu essoufflé. Mais non, ça va. Qui c’est, ces deux-là, sur le banc, là-bas ? Je sais pas, on s’en fout, mon amour. Alors, les mariés, vous pourriez venir vers moi en courant tout en vous tenant la main ? Oui, on peut, hein, chou ? (Tu parles, si on peut, elle oui, mais moi, je n’en peux déjà plus.) Oui, on peut, mon cœur. Alors, allez-y. Bien, c’est bien mais j’aurais aimé que vous soyez plus naturels, plus souriants, vous devez respirer le bonheur, c’est votre mariage, quand même. Allez, on la refait. On peut aller plutôt vers la gauche ? Je n’ai pas très envie d’aller vers le banc, là, à droite. (On pourrait pas le faire en marchant ?)

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samedi 4 juillet 2026

sur le bi, sur le bout, sur le petit bout du banc

Tu as vu, il y a un mariage. Les gens sortent de la mairie. Encore un ? Oui, on est samedi, souviens-t’en. Ah oui, c’est vrai. Tu as vu ? Les gens sont encore beaucoup habillés en bleu. Du marié aux autres hommes. Certainement des garçons d’honneur. Il a l’air assez moche, le marié. Oui. Mais sa femme, elle semble bien mieux que lui. Ça fait quand même deux mariages dont les invités sont en bleu. C’est vrai, quand on est entré dans les jardins, tout à l’heure, ils étaient tous vêtus de blanc et de bleu ciel. Une véritable layette. Là, c’est moins harmonieux. De toute façon, si le marié est moche, le reste de la noce ne peut pas être mieux. Tu peux laisser ta main sur mon genou, ça ne me dérange pas. J’ai failli m’excuser. Pas la peine, je sais que c’est de l’inadvertance. Si ça se trouve, c’est ce mariage qui te trouble.

Non, ça ne me trouble pas mais tu sais, je l’ai peut-être fait exprès. Ah bon ? Oh, tu as vu, encore un mariage. Dis donc, c’est à la pelle, aujourd’hui. Je pense qu’ils sont arabes. Ou bulgares. Je pense que ce n’est pas tout à fait la même chose. Je sais. Mais je sais aussi que ça peut être un mariage mixte. Arabo-bulgare. Ou arabe avec des invités bulgares. Ou bulgare avec des invités arabes. J’ai envie de t’embrasser, tu sais ? Non, ici, ce n’est pas possible. Je sais, ça aussi. On n’est pas là pour s’exhiber. Un peu de pudeur, ça ne fait de mal à personne. Déjà que tous ces gens qui se marient, si ça se trouve, dans deux ou trois ans, ils vont divorcer. Oui. Et quand tu vois les invités, ils devront prendre parti pour le mari ou pour la femme. Et ça va créer des problèmes, on le sait déjà. Oui, on devrait aller leur demander, tiens.

Excusez-nous, c’est pour un sondage. Quand vos amis vont divorcer, dans un an ou deux, vous prendrez parti pour la mariée ou pour le marié ? Je ne suis pas sûr qu’ils apprécient ton humour. Non, mais je m’en fous. Je sens ton genou contre le mien et ça me plaît beaucoup. C’est une douce caresse. Quasi imperceptible mais ça me plaît vraiment beaucoup. Et sinon, tu as déjà pu te faire masser chez un professionnel, un massage bien-être ? Oui. Moi aussi. J’aime beaucoup ça. Moi aussi. Et j’aimerais bien m’offrir une séance, tiens. Tu sais masser, toi ? Oui, un peu. Intuitivement. Et toi ? Moyen. Disons que je sais plus caresser que masser. Bon, ce n’est pas tout ça, mais on m’attend. Je sais, tu m’avais déjà dit que tu ne pourrais pas rester longtemps. C’était agréable, hein ? C’était délicieux, oui. Je te remercie.

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vendredi 3 juillet 2026

culpa confessa dimidium veniæ habet

Oui, j’avais évidemment prévu de publier autre chose mais comme je n’ai jamais eu autant de commentaires d’un coup sur un billet que sur celui d’hier, je trouve normal de remettre d’autres pendules à l’heure. Parce que comme le dit le titre de la publication de ce matin, faute avouée est à moitié pardonnée. Mais en réalité, si je n’avais rien dit, si ça se trouve, personne n’aurait rien remarqué. Et là, je me pose deux ou trois questions : est-ce que je suis devenu transparent ? Est-ce que je fais désormais partie des meubles ? Est-ce que mon lectorat (et rate) ne me regarde plus comme au début ? Bien sûr, je n’ai la réponse à aucune de ces questions existentielles mais je vais m’en remettre. Je m’en remets toujours. Et puis, je ne suis pas ici pour faire étalage de mes tas d’états d’âme.

Alors en gros, c’est quand je dis que j’ai fait une bourde que tout le monde (ou presque) réagit. Heureusement que les commentaires étaient gentils sinon, il n’est pas impossible que j’aurais pu légèrement mal les prendre. Après, j’aurais également pu comprendre que mon lectorat (et rate) soit un peu désabusé par cette double publication de billet. En effet, ici, c’est un espace de création et non pas la télévision, comme les chaînes publiques qui passent leur temps à rediffuser des téléfilms, des documentaires et même des jeux. Si, si, même des jeux. D’ailleurs, à ce propos, les gagnants touchent-ils leur gain une deuxième fois ? Moi, à leur place, je redemanderais… D’ailleurs, à ce sujet, comme le disaient les grands auteurs latins : programmata iterum iterumque ostensa memoriam fatigant, non animum recreant.

Je vous laisse traduire car comme j’ai cru deviner que le latin n’avait plus de secret pour vous non plus… Et pour en revenir au sujet du jour, pour cette faute à moitié pardonnée, j’ai juste envie d’ajouter qui sibi semper culpam adscribit, etiam umbram suam accusat. En tout cas, à peu près ça. Non, non, vous pouvez chercher sur Google, ce ne sont pas des citations que j’ai recopiées. Elles viennent de moi. Tout comme hier soir, quand je préparais mon clafoutis de ratatouille (c’est un indice), j’aurais très bien pu écrire un billet à venir sur la recette du clafutium cum ratatulia. Voire aller plus loin et vous dire que clafutium cum ratatulia coctum neque rusticos neque coquos persuadet mais là, j’ai un peu peur de vous perdre. Dommage car moi, c’est fou comme je m’amuse. Je m’amuse comme un fou.

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poésies d’été (série)

Ça n’est un secret pour personne, j’aime la poésie, j’aime les poètes et j’aime les vers. Avec une préférence pour ceux qui sont libres, com...