lundi 17 août 2026

je n’aimerais pas mourir pendant que je (1)

Je n’aimerais pas mourir pendant que je fais un cauchemar et vraiment, partir sur une idée désagréable, ça n’est pas la meilleure façon de s’en aller. Imaginez un peu que je sois en train de dormir et là, une espèce de malade me poursuit avec un couteau, me rattrape et me poignarde le bras, la jambe et la tête, alouette et moi, j’ai beau lui crier que je ne veux pas mourir, si ça se trouve, je peux très bien mourir juste avant de me réveiller et je n’aurais que ce mauvais souvenir-là de mes derniers instants. Ou alors, je suis en train de dormir et Donald Trump, prrrrrt, excusez-moi, je ne le fais pas exprès, s’approche de moi, pose sa main droite sur ma cuisse et me dis que je suis très à son goût et moi, non, je ne veux pas mourir avec cette dernière image-là, c’est trop difficile à supporter.

Je n’aimerais pas mourir pendant que je suis en train de faire mes comptes avec mon relevé mensuel parce que les gens qui vont me trouver inanimé devant mon ordinateur portable, la tête sur le clavier vont évidemment regarder ce que j’étais en train de faire et ils vont voir comment j’ai dépensé mon argent dans les derniers jours de ma vie. Ils n’ont pas besoin de savoir que je suis allé aux putes et que j’ai payé par carte bancaire. Il faut dire aussi que pour ce genre de dépenses, j’aurais mieux fait de me servir d’espèces, comme ça, ça serait passé inaperçu. Ou alors, s’ils découvrent que j’ai payé un abonnement pour voir des films de cul, vous imaginez la honte ? En même temps, si je suis mort, toute honte sera bue. Ouais mais non, quand même, quelle opinion aura-t-on de moi ? Que dira-t-on dans l’hommage qui me sera rendu pendant la cérémonie d’avant ma crémation ? J’avais le feu au cul ?

Je n’aimerais pas mourir pendant que je fais caca. D’abord parce que moi, je ne suis pas une princesse et oui, je fais caca. Et merci, pour l’instant, ça va très bien de ce côté-là. Mais vous imaginez la scène ? Je suis assis sur le trône, je suis en train de libérer un prisonnier (ou je dépose le bilan) et, sans raison apparente, je m’effondre et là, c’est dans cette position délicatement intime qu’on va me trouver (pas trop longtemps après, j’espère) et je pense que c’est très, très humiliant. Oui, encore une fois, si je suis mort, je n’ai plus honte de rien. Mais non, ceux qui vont me trouver, ils seront un peu dans la merde et pendant l’hommage qui me sera rendu, si on évoque ma fin sur un trône qui n’a rien de royal, j’en connais qui vont se gausser. Les cons. Non, je ne veux pas mourir en faisant caca.

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dimanche 16 août 2026

tombe la neige

Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir ; tombe la neige et mon cœur s'habille de noir. Ce soyeux cortège tout en larmes blanches, l'oiseau sur la branche, pleure le sortilège… Excusez-moi mais là, en cette probable proche fin de canicule, moi, j’ai envie d’écouter des chansons fraîches. Un peu comme si je mettais des glaçons dans un cocktail de limonade à la menthe poivrée. Juste envie de me faire un effet Ricqlès. D’ailleurs, je me souviens, je n’avais pas dix ans, avec mes parents et mon frère aîné, nous étions venus passer le déjeuner du dimanche chez les grands-parents paternels, à Bécon-les-Bruyères (92) et avant de passer à table, pendant que la mamie finissait de préparer, avec mon père et mon frère, nous sommes allés au bar PMU, sur la place, en bas et là, les adultes ont dû boire une bière et nous, des boissons pour enfants. Et moi, j’ai découvert le Ricqlès. C’est bon mais c’est froid. Hmmm…

Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir ; tombe la neige, tout est blanc de désespoir. Triste certitude, le froid et l'absence ; cet odieux silence, blanche solitude… Après, je peux aussi me mettre à écoute la complainte du phoque en Alaska pour bien me mettre en situation virtuelle et faire un beau pied de nez à la météo. Et m’imaginer là-bas, tant pis si ça appartient à Trump, prrrrrt, encore pour deux ans. En effet, si c’est pour avoir moins chaud, je peux encore faire un effort et le supporter, l’insupportable président des États-Désunis. Mais pour l’instant, je préfère me projeter le nez contre une fenêtre pendant que la neige tombe et faire de la buée quand j’expire la bouche légèrement ouverte. Et ensuite, sur cette condensation bien fraîche, cette sueur froide, je dessinerai des nuages ou des feuilles de houx. Non, des stalagmites et des stalactites. C’est ça, c’est nettement mieux, ça.

Tu ne viendras pas ce soir me crie mon désespoir mais tombe la neige, impassible manège… Mais tombe la neige, impassible manège… La, lalala, lalala, lalala, la, lalala… J’ai aussi le MP3 de Jour de neige, d’Elsa, quand elle était encore adolescente, toute mimi. Sauf qu’elle portait un gros pull et moi, les gros pulls, en ce moment, autant vous dire que vous savez où vous pouvez vous les mettre, hein ? Nous sommes d’accord. Bon, là, j’aimerais bien boire quelque chose mais j’ai la flemme de me lever de mon bureau. Ah mais si, je sais ce que je vais faire : « Pit crew, venez m’éventer avec les grandes feuilles de bananier, s’il vous plaît… » Il faut au moins que ça serve à ça, d’avoir du personnel. Mais attention, je n’ai pas parlé de « petit personnel », juste de personnel. De toute façon, ils sont bien foutus, les mecs. Ah oui, mais il y a un revers à cette médaille. Ils peuvent aussi donner chaud.

La chanson d’Adamo est juste ici : https://www.youtube.com/watch?v=oNLmwz8A9_I

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samedi 15 août 2026

igloo, igloo, igloo (il est des nô-ôtres)

Restez au frais, qu’elle a écrit, Myriam (dont c’était la fête, hier, paraît-il), moi, je veux bien mais restez au frais quand il fait canicule, qu’on n’a pas la climatisation chez soi et qu’il fait encore plus de 32° dehors, comme hier, moi, je veux bien rester au frais et tenter d’aller mieux mais non, même avec plein de ventilateurs au plafond et sur des pieds, on n’arrive plus à rafraîchir, même légèrement l’appartement. La chaleur est entrée en nous. Elle nous a violés. Et je pense qu’il va nous falloir encore quelques jours pour enfin ressentir un mieux-être. Peut-être avec les prochaines nuits pendant lesquelles les températures vont descendre en-dessous des 20°. À partir de mardi soir. Peut-être mercredi soir. Comme on ne sait plus qui croire dès qu’on nous fait une promesse de fraîcheur même relative…

Alors moi, pendant ce temps (temps que prendra le président pour accepter d’installer un système de climatisation chez nous), je prends mon mal en patience et je bous en silence. Je bous par tous les bouts. Et j’en suis rendu à me mettre une poche de glace en gel sur le front, entourée d’une légère serviette en éponge et le tout, retenu par un bandeau. Pas sûr que ça me mène à une finale de concours d’élégance mais je m’en fous. Quand je bous, moi, je m’en fous. Je me fous de tout car je suis tout mou. Alors, je me demande ce que je peux faire d’autre que squatter de temps en temps chez le patron comme depuis deux nuits. Parce que chez lui, oui, il y a la clim et comme il n’était pas en forme du tout, le prétexte était tout trouvé pour découcher. Et aller me la couler douce au frais. Et ne pas transpirer.

Après, je peux trouver d’autres idées pour me rafraîchir les idées : prendre des bains de glaçons mais le hic, dans cette solution, c’est que je n’ai pas de baignoire. Et le faire dans une bassine, même la plus grande que j’ai chez moi, bof, les pieds, à la rigueur. Ouais mais les pieds, je m’en tape, c’est au crâne que j’ai le feu. Autre suggestion que je me suis auto-faite : manger des glaces par la bouche, par le nez et par les oreilles mais je crains qu’à force, ça ne me sorte par les yeux. Ou encore, boire très, très, très, très, très, très, très glacé et demander à mes reins et à ma vessie de se dépêcher de tout filtrer afin que je pisse froid et ainsi, je pourrai me faire dessus et me refroidir toutes  les parties de mon corps qui en ont besoin. Non, le mieux, c’est que je me fasse installer un igloo sur la petite terrasse exposée au nord et le faire traiter contre la chaleur, ça doit bien exister, ça, non ? Igloo, igloo, igloo, il est des nô-ôtres…

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vendredi 14 août 2026

hécatombe de gens et moi

Ça y est, la canicule a fait d’autres victimes. Encore d’autres victimes, oui. Et je peux vous dire que ce qui leur est arrivé, à ces pauvres gens et moi, ça n’a pas été rigolo du tout. Ça n’a pas été reposant. Enfin, si, un peu, par la force des choses mais sinon, non. Pardon ? Un petit verre de rosé, pour moi ? Beuh, non, merci, sans façon mais en ce moment, il n’y a pas grand-chose qui passe et le rosé fait justement partie de ces choses qui me donneraient plutôt envie de m’enfuir en courant. Malgré la fatigue intense qui m’habite depuis trois jours. Ah ça, crevé, on peut dire que je le suis et encore, depuis hier matin, ça va mieux mais mercredi, surtout et jeudi, j’étais comme moribond. Je ne me suis pas reconnu. J’ai passé une partie de mercredi sur le canapé avec de la fièvre et des maux de ventre et de tête. Il faisait très chaud mais moi, j’ai mis une veste polaire et une couverture sur moi. C’est dire. Un comble caniculaire.

Et puis, pas d’appétit et ça, quand on me connaît, ce n’est pas bon signe du tout. Car chez moi, quand l’appétit va, tout va, c’est comme le bâtiment. Et quand le bâti ment, c’est que quelqu’un ne dit pas toute la vérité. Bref, depuis trois jours je suis en plein régime et je n’ai pas été obligé de me farcir les colis de Comme j’aime pour perdre sans doute un peu de poids. La fièvre est enfin tombée mais depuis avant-hier, le président n’est pas au mieux de sa forme et ce nigaud n’a rien voulu dire. Moi, je le sentais un peu crispé mais j’ai mis ça sur le compte de mon état, de son inquiétude à mon propos. Finalement non, il a eu des nausées, lui aussi. Et je ne vous parle pas du reste. Et depuis hier matin, c’est le patron qui est alité. Et j’ai même dû rester chez lui en tant que garde-malade même pas au noir puisque je ne suis pas payé. Je ne dis pas ça pour réclamer quoique ce soit mais inutile de m’envoyer un contrôleur pour ça.

À nous trois, ça fait 100% de nous trois qui a été mis H.S. par la canicule. Parce qu’il ne faut pas se tromper, si au début, mercredi, j’ai mis ça sur le compte d’une indigestion (certains aliments de mardi me donnaient la nausée rien qu’à penser à eux), le fait que même le patron soit atteint, alors qu’on n’a pas mangé ensemble de la semaine, c’est bien qu’il s’est passé quelque chose ailleurs. Mais  où ? Une chose est sûre et certaine, ça n’a rien de sexuellement transmissible car aucun de nous trois n’est allé aux putes. Ou alors, il ne s’en est pas vanté. Et comme ce n’est pas moi. Et même si c’était moi, je ne vous le dirais pas, alors… Quant au patron et au président, ils ne sont pas sortis de chez eux ces trois derniers jours, donc, CQFD, c’est bien la canicule, cette salope à répétition qui nous a foutus à plat. Et heureusement, il semblerait qu’elle ait décidé d’aller montrer le bout de son nez ailleurs. Si seulement c’était vrai…

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jeudi 13 août 2026

ne pas déranger, s’il vous plaît

Bon, les gars, je dois préparer mes piluliers pour le mois à venir, alors ce serait sympa que vous me laissiez tranquille pendant un gros quart d’heure ou une petite vingtaine de minutes parce que sinon, je risque de me tromper et si ce n’est pas trop grave pour les compléments alimentaires, pour les deux ou trois médicaments que je prends, ça peut l’être. D’accord ? Merci. (Ils sont gentils, ils ont insisté pour venir nous voir mais ils ne se sont pas demandé si on avait envie de les avoir chez nous pendant trois jours, surtout avec gamin de trois ans. Mais bon, on va faire avec et du mieux qu’on pourra. Surtout moi.) Quoi ? Qu’est-ce qu’il veut, le petit ? Mettre un glaçon dans le congélateur ? Mais je vous avais demandé de ne pas me déranger pendant un petit moment… Il insiste ? (Pfou, il est chiant, le môme, déjà qu’il a refusé de nous dire bonjour quand ils sont arrivés…) OK, allez-y. Mais après, vous me laissez tranquille, s’il vous plaît ? Merci.

(Bon, pour le Permixon, c’est bon. Maintenant, on va faire les comprimés d’Oligodetox…) Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a encore ? Encore un glaçon à mettre dans le congélateur ? Non mais vous n’allez pas faire que ça, si ? Quand même, j’ai juste besoin d’un quart d’heure, je ne demande pas la lune… OK, allez-y mais après, c’est fini, hein ? Merci… (Je disais donc, Oligodetox… Tiens, il faudra que je pense à en commander parce que je n’en aurai pas assez pour le mois prochain…) Quoi ? Encore ? Mais pourquoi le président il ne les cache pas les glaçons recyclables ? Forcément, ils sont de toutes les couleurs alors le gamin, ça l’amuse. (Mais moi pas.) Bon, allez-y mais moi, là, je sens que je vais faire des conneries avec mes piluliers, ce serait vraiment sympa que vous me laissez tranquille, maintenant. Merci. (Il ne pourrait pas sortir, avec son fils, lui ?)

(Tiens, Acide lipoïque, je vais être juste, là aussi. Je vais pouvoir faire une commande suffisamment importante pour ne pas payer les frais de…) Quoi, encore ? Eh, mais le congélateur, ce n’est pas un jouet, quand même ‽ Ça ne l’arrange pas qu’on l’ouvre sans cesse, comme ça… Tu avais dit à ton fils que c’était le dernier, la dernière fois. Cette fois, c’est vraiment le dernier ? (Tu parles…) Merci. (Bon, j’en étais où ? Ah oui, acide lipoïque… OK, c’est fait pour celui-là. Ensuite ?...) Quoi, encore ? Tu avais dit que la dernière fois, c’était vraiment la dernière ? Il veut continuer ? Tu ne peux pas lui dire stop, à ton fils ? Là, je ne sais plus où j’en suis, maintenant, c’est malin. Vous pouvez me laisser seul encore un peu ? Merci. (Ah oui, là, j’en suis à D-Stress… Zut, je n’en ai pas assez pour les 4 semaines qui viennent. Et après, on va s’étonner si je suis sur les nerfs, c’est dingue…  

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mercredi 12 août 2026

guerre et pets

Bonjour Docteur, je viens vous voir car j’ai un problème assez particulier. Vous me jurez que vous n’allez pas vous moquer de moi, hein ? Bon, alors, que je vous dise. J’ai des gaz. Beaucoup de gaz. À rendre jaloux tous les producteurs mais bon, je sais que les miens ne sont pas vraiment exploitables… Comment ?... Non, je n’ai rien changé à mon alimentation. En revanche, j’ai remarqué que je pétais énormément dans certains cas bien précis… Oui, oui, je vais vous dire mais encore une fois, vous n’allez pas vous moquer de moi, hein ? Bon, à chaque fois que je vois Donald Trump, prrrrrt, à la télé ou dans un journal, j’ai noté que ça me fait péter. Et pas un pet de lapin, non, un vrai gros prout comme si mon organisme tenait à manifester son désaccord avec ce fou furieux. Si, si, à chaque fois. Vous n’avez pas entendu quand j’ai prononcé son nom ? Vous l’avez senti, alors, au moins, non ?

Et vous savez, Docteur, si ce n’était que ça, ça passerait encore mais je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que Donald Trump, prrrrrt, non, il y a Poutine, brrrrrt, aussi. Ah là, ne me dites pas que vous n’avez pas entendu, je viens d’en faire deux, coup sur coup. Oui, Poutine, brrrrrt, pardon, aussi. Ah oui, vous prenez un masque FFP2, vous avez raison. Excusez-moi, je vous ai coupé la parole. Ah ça, je n’ai  pas essayé avec d’autres. François Hollande ?... Non, ça ne me fait rien. En tout cas, au niveau de mes intestins. Bruno Retailleau ?... Burp. Ah tiens, non, je n’ai pas pété mais j’ai roté. Pardon ?... Non, je n’ai pas mangé d’andouillette, pourquoi ?... Marine Le Pen ?... Prrrrrt. Ah, j’ai pété… Éric Ciotti ?... Beurp. Ah, j’ai roté. C’est curieux, vraiment… Mélenchon ?... Spllltch… Ah mince, ce prout-là, il était un peu foireux, désolé pour l’odeur. En même temps, c’est moi qui suis assis dessus…

Mais, Docteur, avec la campagne électorale qui arrive, comment je vais faire pour ne pas péter ni roter partout, surtout en public ?... Comment ? Mathilde Panot ?... Spl-spllltch. Ah non, j’avais déjà un peu mouillé mon slip, ce n’est pas drôle, Docteur. Vous n’avez rien à me donner pour m’empêcher d’évacuer des gaz à chaque fois que je suis dérangé par une personnalité politique. Par exemple, en novembre, pour les « midterms », j’aimerais vraiment que Trump, prrrrrt, se ramasse une gamelle. Et que Poutine, brrrrrt, arrête de jouer au con parce que c’est sûr, il va finir par gagner. Et Mélenchon, spllltch, on n’a pas fini de l’entendre gueuler. Et Bompard, pchrrr-sploc, zut, tant pis, de voir son air un peu ahuri. Pfou, je vous le dis, moi, Docteur, ça ne va pas être facile. Non, pas facile du tout. Édouard Philippe ?... Rien. Glucksmann ?... Rien non plus. Retailleau ?... Burp. Mélenchon ?... Spllltch.

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mardi 11 août 2026

le soleil a rendez-vous avec la lune

Le soleil a rendez-vous avec la lune mais la lune n’est pas là et le soleil attend… J’espère qu’elle ne va pas trop se faire attendre, la lune parce que, avec tous ces millions de gens qui vont vouloir profiter de cette dernière éclipse totale de soleil avant 2081, ça risque de faire des mécontents si elle prend trop son temps, la lune ou si elle ne vient carrément pas. Ouais, la lune, astre rond par excellent, si elle ne vient carrément pas, ça frise le ridicule mais comme le ridicule ne tue pas… En même temps, si elle ne vient pas à l’heure prévue pour le soleil, moi, je peux toujours montrer la mienne, de lune mais des gros doutes m’habitent car je ne pense vraiment pas qu’elle puisse faire de l’ombre au soleil. Sauf si tu es le soleil, l’astre de mes nuits… qui fait partie de ma vie… tu es le soleil, mon ultime recours, ma résolution et l’arc-en-ciel qui m’entoure…

La lune est là mais le soleil ne la voit pas, pour la trouver, il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit… Ah oui, dans ce cas-là, il faut peut-être se poser la bonne question. Si le soleil toujours luit, est-ce que la nuit ne pas penser : le soleil, toujours lui… Il est probable qu’elle se sente un poil harcelée… Oui, mais lui, le soleil qui luit, peut-être que d’attendre la nuit, ça l’ennuie. De Chine. Nuit, câline, nuit d’amour… Non, ce qu’il faut savoir, c’est si le soleil sait être patient. Car la nuit, c’est un peu une star, elle aime se pomponner. Elle aime se mettre sur son 31 même les autres jours du mois. Alors que le soleil, lui, il luit mais ne sort jamais la nuit. Car il a peur du noir. Pendant que la nuit, elle, qui est plus téméraire, ça lui arrive de sortir le jour. Personnellement, je l’ai déjà vue. J’ai attrapé un coup de soleil, un coup d’amour, un coup d’je t’aime…

Le soleil a rendez-vous avec la lune mais la lune n’est pas là et le soleil attend. Papa dit qu’il a vu ça, lui… Mais le pape ne l’a pas dit, lui. Parce que si le pape a dit qu’il a vu ça, lui, c’est juste la lumière divine mais pas le soleil. Un pape, ça ne supporte pas de regarder le soleil dans les yeux. Parce que, un pape, c’est fragile.  Il ne faut pas qu’il se fasse aveugler. D’ailleurs, on n’a jamais vu un pape aveugle. Ni dans le noir.  Et encore moins dans une back-room. Et la lune ? Celle du pape ? La lune du pape est comme le soleil, elle attend. Le pape a dit qu’il a vu ça, lui. Mais pas Gilbert Montagné. Le pauvre, il ne sait pas ce que c’est qu’une éclipse totale de soleil. Ah mais si quelqu’un cherche des lunettes spéciales pour l’événement, il peut lui emprunter les siennes, non ? Viens danser sous les sunlights des tropiques, l'amour se raconte en musique…

Le soleil et la lune (Charles Trenet) / Tu es le soleil (Sheila) / Le coup de soleil (Richard Cocciante) et Les sunlights des tropiques (Gilbert Montagné)

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je n’aimerais pas mourir pendant que je (1)

Je n’aimerais pas mourir pendant que je fais un cauchemar et vraiment, partir sur une idée désagréable, ça n’est pas la meilleure façon de s...