samedi 6 juin 2026

fourmi, pas prêteuse (espèce de syllogisme)

Dans la fable de La Fontaine, La cigale et la fourmi, il est dit que cette dernière n’est pas prêteuse. Reste à savoir de quoi on parle. Elle n’est pas prêteuse de quoi ? Et depuis quand ? Parce que si elle a toujours été comme ça, même petite (je veux dire, même enfant – d’ailleurs, je n’ose imaginer à quoi ressemble un bébé fourmi – infinitésimal ?) ou est-ce que ça lui est venu avec le temps, avec l’âge ? Si ça se trouve, déjà, quand elle est née, elle ne voulait pas partager sa mère avec les autres bébés de la fourmilière. Et encore moins ses poupées. Ni ses patins à roulettes. Et je ne vous dis pas son téléphone portable car oui, les fourmis ont bel et bien un téléphone portable mais il est intégré à leur corps… Je vois bien que vous ne me croyez pas mais réfléchissez juste un instant : à quoi leur serviraient leurs antennes, alors ?

Après, peut-être que la fourmi n’était pas non plus prêteuse quand elle était adolescente. Elle ne prêtait pas ses petits copains. Et quand elle a été adulte, elle n’a jamais eu le moindre de début d’une vague idée d’aider son prochain (ou sa prochaine) si celui-ci n’est pas lui-même une fourmi. Imaginez donc si un taureau vient voir une fourmi pour lui demander de quoi subsister, il est clair et net que notre petit insecte, tout en haussant les épaules, l’enverra bouler en lui disant que non, elle n’a rien pour lui, qu’il n’a qu’à se débrouiller et tout et tout. En revanche, quand la cigale vient lui demander de l’aide, elle pourrait avoir un minimum de compassion et lui venir en aide. Mais non, que nenni, là encore. Bref, pour résumer en trois mots, on peut dire que non, fourmi, pas prêteuse. Même sur gages. Et encore moins, main forte.

De cette démonstration brillante (on peut le dire), je vais en arriver à là où je voulais en venir, une conclusion haute en esprit (car je n’en manque pas) : si la fourmi n’est pas prêteuse (on vient de le voir), en revanche, on peut en déduire que Mymy n’est pas une fourmi. Car dans son commentaire sur mon billet du 31 mai (de peur qu’elle se doute de quelque chose), elle dit, je la cite : « Mymy est prêteuse, elle partage sans problème son doudou. L’important avec un doudou c’est de ne pas le perdre. Emoji sourire-clin d’œil. » Donc, pour résumer, la fourmi n’est pas prêteuse, Mymy est prêteuse, donc Mymy n’est pas une fourmi. Ça s’appelle un syllogisme. À ma sauce mais un syllogisme quand même. Et quelles sont les conditions de prêt de ton doudou, Mymy ? Oh pardon, là, ça vient de m’échapper, mille excuses.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 5 juin 2026

harengs-pommes à l’huile

Mais, c’est quoi cette odeur, dans la cuisine ? Ça sent bizarre mais fort. Comment, tu penses que ça sent fort mais bizarre ? Moi, je dis que ça sent bizarre mais fort mais chacun sent comme il peut et fait avec ses moyens. Moi, je persiste à penser que ça sent bizarre mais fort. Une odeur un peu inhabituelle. Parce que celles de cuisine, on les connaît : l’oignon qui frit dans une sauteuse ou une cocotte ;  des crevettes qu’on vient d’éplucher et en plus, même mes doigts sentent comme elles ; un camembert qu’on laisse mûrir quelques jours avant de le déguster… Ouais, tout ça, je connais mais ce soir (hier soir), j’ai trouvé que c’était une odeur bizarre mais forte. Une odeur à laquelle je ne suis pas habitué. Comme s’il y avait un animal mort dans un coin de la cuisine. Un animal mort qui aurait pété. Oui, même mort, il aurait pété.

Et bon, je suis allé regarder la télé car dans C à vous, il y avait deux intervenants au sujet de l’affaire Lyhanna, la pauvre fillette dont on vient de retrouver le cadavre dans un silo et l’énormissime fiasco judiciaire qui commence à faire débat voire polémique. Et  même sur le canapé, dans le salon, j’avais cette odeur bizarre mais forte dans le nez. Moins forte que dans la cuisine mais tout aussi bizarre. Et à un moment, je me suis souvenu de quoi il s’agissait : j’avais préparé des harengs-pommes à l’huile et d’une part, il y a les morceaux de hareng qui sentaient… Qui sentaient le hareng, quoi. Il faut dire que le hareng, ça sent assez fort. C’est bon mais ça sent. Mais heureusement que ça sent le hareng et pas autre chose, sinon, on pourrait se poser des questions. Mais en plus, j’avais mis de l’échalote fraîche. Et des petits morceaux de carotte crue.

Cela dit, la carotte crue, ça ne sent pas grand-chose. Juste la carotte crue, une odeur presque imperceptible. Comme les patates. Dans l’huile. Au pire, ça sent l’huile. Mais le hareng et l’échalote, autant vous dire que ça refoulait dans la pièce. Mais qu’est-ce que c’était bon. J’en ai même mangé deux fois plus que maman et le président. Je n’allais pas gâcher. Mais surtout, pour digérer le tout, j’ai saucé toute l’huile de mon assiette. Et pour un peu, je me serais léché les doigts. Mais quand j’ai réalisé que j’avais autant mangé de hareng-pommes à l’huile, je me suis dit que ça devait sentir bizarre et fort dans mon ventre. Pardon ? Et ce matin, mon estomac et mes intestins viennent de me dire que, effectivement, ça sentait fort mais  bizarre. Ah non, ils ne vont pas s’y mettre, eux aussi. Je vous dis que ça sent bizarre mais fort. C’est tout.  

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

jeudi 4 juin 2026

Valérie est partie

Je me souviens de Valérie, mon ancienne voisine, pendant une poignée d’années alors que nous venions d’emménager dans ce quartier excentré de Bordeaux, les Bassins à Flots. Mariée à Philippe, nous avons rapidement fait leur connaissance car nous étions vraiment très proches, nos portes en angle, près de l’ascenseur. Nous avions intégré cette résidence un 14 juillet et début septembre, les habitants avaient organisé un apéritif dînatoire convivial devant l’immeuble, sur une espèce de voie privée, sans aucune voiture et tous les deux, nos charmants voisins, s’étaient proposés pour nous servir de chaperon et pour moi qui suis, qui étais (un peu) sauvage, ça m’arrangeait bien. Et ensuite, nous avions pris une relative habitude de nous recevoir les uns chez les autres, c’était pratique et c’était sympa.

Je me souviens de Valérie qui disait toujours, quand elle nous invitait : « Ça sera une soirée conviviale. Sans prétention. » C’était son mot à elle, ça, « convivial » et ces réceptions mutuelles ont duré deux ou trois ans. Et un jour, on a appris qu’elle se séparait de Philippe. On n’a pas cherché à savoir pourquoi mais tous les deux, ils ont vendu leur appartement et nous nous sommes légèrement perdus de vue, avec Valérie. Un mail, un coup de téléphone, un SMS de temps en temps. Et sans que je me souvienne du pourquoi du comment mais pour la fête que j’avais organisée pour mes 60 ans, en décembre 2019 (avant la pandémie de Covid 19), je l’ai appelée l’après-midi, vers 17h pour avoir des nouvelles et quand je lui ai demandé si elle était libre pour le soir-même, elle m’avait répondu oui et je l’ai invitée.

Bien sûr, elle n’avait pas eu la charge d’apprendre une (ou plusieurs chansons) comme je l’avais demandé à chacun de mes convives mais elle s’était très bien intégré au milieu d’une vingtaine d’inconnu(e)s pour elle. Et je me souviens de son rire, elle est beaucoup restée à côté d’une amie, Fanny et les deux ont fait la paire. Et nous nous étions revus à deux ou trois reprises, en particulier, après le premier confinement et bon, je passerai sous silence son côté complotiste « la Covid n’existe pas, je suis contre les vaccins…) car je l’aimais bien. Elle est partie vivre à Dax et il s’est passé au moins 2 ans sans que nous échangions, tous les deux. Sauf le 7 mai, je l’ai contactée, elle m’a répondu, elle allait bien. Néanmoins, elle est décédée vendredi dernier. Je garderai le souvenir d’une femme solaire et souriante. 

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 3 juin 2026

tu m’as écrit et…

Tu m’as écrit et ça a été une véritable surprise car des mails de toi, je ne peux pas dire que j’en ai reçu beaucoup. Ou alors, en réponse à un des miens. Et ton message, je l’ai lu deux fois de suite, le jour de sa réception. Et le lendemain aussi. Et le surlendemain encore. Et je n’ai pas encore trouvé le moyen de réagir à tout ce que tu m’as dit. Parce que tu m’as réellement pris de court. Parce que j’ai aimé ton intention mais que je ne sais pas quoi faire de ton propos. Te remercier ? C’est un peu court. Tu attends peut-être plus. Ou pas. Voire rien du tout. Non, je pense que tu espères au moins un merci. Mais je ne sais pas faire dans les simples formules du savoir gré. Il faut que j’en fasse plus et très vite, je peux en faire trop et là, j’ai peur que ça soit vite déplacé. Je ne sais pas toujours me retenir.

Tu m’as écrit et ça a été une véritable surprise car dans ton message, tu me racontes une « aventure » que tu as vécue avec un vieux monsieur qui t’a parlé de poésie. Ce que tu m’as raconté m’a beaucoup plu et je dois t’avouer que j’aurais aimé qu’il m’arrive le même genre de choses. Sauf que moi, à la différence avec toi, c’est que je lui aurais dit que oui, je connais un peu la poésie, que j’aime beaucoup ça, en lire et même en écrire même si c’est devenu assez rare depuis 1997 suite à un refus de plusieurs maisons d’éditions de publier mon recueil Écorces Vives. « Vous comprenez, chez monsieur, la poésie n’a plus d’avenir. Même les autres livres, ça va devenir de plus en plus difficile. » Tu parles, des livres, on en trouve toujours et j’ai même l’impression que c’est redevenu tendance.

Tu m’as écrit et ça a été une véritable surprise car je dois t’avouer que je suis un peu jaloux de toi, de ce que tu vis, de qui tu es, de cette espèce de liberté qui semble t’habiter. Mais, pour rien au monde, je n’échangerais ma vie contre la tienne car j’aime aussi ma propre vie, ma propre façon de vivre. Et de penser, là où le bât a pu blesser, parfois, entre nous. En revanche, je n’ai pas compris pourquoi tu voulais « changer de Mollat », pour moi, c’est une très bonne librairie, la seule dans laquelle je me fournis même si elle est grande, très grande. Et si j’avais déjà vaguement entendu parler de cette maison d’éditions, à contre-pied, j’avoue que je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. Parce que pour moi, me faire éditer, c’est un fantasme du passé. Et ce n’est pas vraiment de la jalousie, je te le redis simplement.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 2 juin 2026

érections municipales

Malgré le fait que j’étais en retraite depuis quelques petites années, c’était ma première campagne électorale en tant que candidat. En tant que colistier. Et pourtant, j’avais toujours dit  non. Moi vivant, jamais. Mais j’avais rencontré cette adjointe au maire, une femme splendide, une belle cinquantaine, pimpante et piquante. Elle a justement piqué ma curiosité et là, j’ai succombé à ses charmes, à ses atouts et à ses arguments des plus convaincants. Au point que je l’avais surnommée ma compagne électorale et elle, elle m’appelait l’érection municipale. Heureusement, j’étais célibataire, un peu endurci certes mais libre comme l’air et elle, franchement, je n’ai jamais su si elle avait quelqu’un. Tout ce que j’avais pu apprendre, c’était qu’elle n’était ni mariée, ni pacsée, ni divorcée, ni veuve. Soit elle était totalement libre, soit elle était pleinement libérée, libertine. Et je n’allais pas être déçu quand j’allais découvrir comment notre relation allait évoluer.

Tout s’est passé un soir, après une journée de réunions, de démarchage au marché et chez les habitants du quartier des Burettes, un quartier où le taux d’abstention est toujours le plus élevé, élection après élection. Et Aïda, puisque c’était son nom, et moi, nous étions les deux derniers pour fermer le QG de campagne. À un moment, elle s’est approchée de moi et m’a dit « je suis flapie » et je lui ai répondu « ça ne se voit pas », elle a enchaîné « arrête de me flatter », ce à quoi j’ai répliqué par « je le pense sérieusement, tu es une femme formidable, Aïda. » Et elle est venue se coller à moi comme on avait collé les affiches de notre tête de liste, notre candidat : pas même la place d’une feuille de papier à cigarette entre elle et moi. Forcément, la fatigue et l’excitation de cette presque fin de campagne, m’avait mis dans un état que je qualifierais de « fleur de peau » et j’ai bandé. Oui, la sentir contre moi, ça m’a procuré une bandaison comme il y a longtemps que…

« Je suis désolé, Aïda, je n’ai pas pu me contrôler » « cette fois, c’est toi qui me flattes mais rassure-toi, ce n’est pas désagréable… » m’a-t-elle répondu en me faisant un clin d’œil avant d’approcher son visage si près du mien que seul un baiser pouvait survenir. Et c’est ce qui s’est passé. Et j’ai beaucoup apprécié le goût de ses lèvres et celui de sa langue. « Attends, tout à l’heure, tu pourras voir ou toucher les autres » l’ai-je entendu penser. « Ce n’est pas raisonnable, Aïda » « tu en as envie, j’en ai envie, on ne fait de mal à personne » m’a-t-elle susurré tout en déboutonnant ma braguette bien rebondie. Et là, subitement, j’ai eu envie de glisser mon bulletin dans son urne mais j’hésitais encore à voter blanc. En tout cas, je n’allais pas m’abstenir puisqu’elle voulait que je vote pour elle. Et on a fini par faire ce qu’on avait dans la tête et même ailleurs. Et c’était divin. Et c’était chaud. Et c’était grisant. Et on a joui ensemble, d’un commun accord. « A voté » « Oui, a bien voté. »

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

lundi 1 juin 2026

maman a des principes et des règles

Maman ? Maman où es-tu ?... Maman, où t’es ? Non, je ne suis pas allé acheter des roses blanches, je veux juste savoir où tu es parce que sinon, je vais m’inquiéter. Tu sais, il suffit juste que tu me dises où tu es. Comment ? Tu as eu des camarades de classe qui avaient leurs règles vers 9 ans ? Ah bon ? À l’époque où tu étais jeune ? Mais non, tu dérailles, les filles de 9 ans qui sont déjà formées et qui ont leurs règles, c’est un phénomène récent. Ça ne pouvait pas exister à ton époque. Tu es sûre ? Et en plus, on n’en parlait pas, de ces choses-là, de ton temps. Ben non, forcément. Tu te rends compte ? Oui, évidemment que tu te rends compte puisque tu l’as vécu, ça. Bon, c’est bien, de me raconter tout ça mais tu es où ? Parce que moi, là, je commence à me poser des questions, tu sais.

Comment ? Tu te souviens quand Jeannette a eu les siennes ? Et alors ? Et les tiennes, elles sont arrivées quand tu étais chez une tante à Sainte-Geneviève-des-Bois ? Ah, eh bien, je suis bien content de le savoir. Et ta tante t’a tricoté une ceinture spéciale pour pouvoir mettre une serviette en coton. Mais dis-moi, c’était en noir et blanc, à ton époque, les règles, non ? Mais non, je plaisante, je sais que le sang, c’est rouge. C’est juste que ça me fait bizarre de parler de ça avec toi. Oui, en même temps, tu as raison, les choses ont bien changé depuis que tu étais jeune. C’est vrai, ça, il n’y avait pas de tampon hygiénique. Mais dis-moi, maman, tout ça, c’est bien joli mais ça ne me dit pas où tu es. Où t’es mamanoutai, où t’es mamanoutai… Oui, je chante. Je ne sais pas quoi faire d’autre.

Tu me rends dingue, je t’appelle pour savoir où tu es et tu me parles de tes règles de jeune fille. Un truc qui remonte à Mathusalem. Non, maman, franchement, tu n’es pas sérieuse. Dis-moi d’abord où tu es et ensuite, on pourra parler de choses comme ça mais là, ce n’est pas ma priorité de tout savoir. Décidément, la fête des mères t’a rendue complètement différente. Je me demande ce que tu as mangé ou ce que tu as bu, dimanche. Bon, ça y est, tu peux me dire où tu es ? Parce que moi, je viens te chercher aujourd’hui, je te rappelle. Et demain, je t’emmène à Bordeaux, tu n’as pas oublié, j’espère. Ah, tu es là. Bon, on va peut-être déjeuner, avant autre chose ? Tu es d’accord ? Génial. Bon, et pour ton steak, tu le veux saignant, comme d’habitude ? Prends une serviette, pour ne pas te salir.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

dimanche 31 mai 2026

pour écrire un (bon) billet du matin

D’aucuns ne me l’ont jamais demandé mais j’aurais trouvé la question plus que pertinente : comment fais-je pour écrire chaque matin, pour avoir l’inspiration et pour être bon ? Alors déjà, je vais vous confier un secret, la plupart du temps, je ne me trouve pas si bon que ça (je ne me relis jamais) et pourtant, parfois, j’ai des réactions, des commentaires qui me font découvrir que ça a pu plaire (ou choquer) et les rares fois où je suis content de moi, comme par hasard, mon écrit n’a trouvé aucun écho. Personne n’a rien eu à me dire à son sujet. Et là, je me désespère en me demandant : mais pourquoi ? Comment se fait-ce ? Qu’a-t-il donc eu ? Et puis, rapidement, je pense à autre chose sinon, je déprime et ça n’est pas bon pour mon moral ni pour mon physique. Ah non, alors.

Comment ai-je l’inspiration ? Ben, euh, comment dire ? Très souvent, quand je me mets devant la page blanche de mon document Word, je ne sais pas trop de quoi il sera question, de quoi je vais parler. Et puis, une phrase m’arrive en tête. Ou une chanson. Ou alors, carrément, comme je prends des notes vocales sur mon téléphone, je consulte mes fichiers et là, je me dis que l’idée était bonne et que c’est sans doute le bon moment pour… Ou encore, j’ai quelques textes écrits d’avance, partiellement ou totalement et si c’est le moment adéquat, je les termine ou je les publie sans trop y réfléchir. Mais il peut m’arriver d’être totalement sec et là, j’ai déjà dû sortir les rames sauf que dans ce dernier cas, je suis rarement content de moi. Et de temps en temps, aussi, des idées volatiles, c’est dommage.

Enfin, comment fais-je pour écrire chaque matin ? Déjà, je me lève, je bâille, je me demande si je suis encore en vie et si j’ai mal quelque part voire à plusieurs endroits, je me dis oui. Puis, je me gratte les couilles car tant qu’il m’en reste deux, j’en profite un peu. Je vais faire pipi. Et je vais dans la cuisine et je bâille encore. Et je me fais chauffer de l’eau pour un café et une infusion. Je prends quelques compléments alimentaires et j’allume mon ordinateur après m’être un peu gratté le cul aussi. Et là, j’ouvre mon document Word, celui du mois en cours et je m’y mets. Parfois, je me mets un doigt dans le nez ou je me frotte les yeux. C’est rigolo mais c’est rare que j’aille faire caca avant d’écrire. Et puis, une fois que c’est parti, les mots, mes doigts sur le clavier, je ne peux plus m’arrêter. C’est clair pour tous ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

fourmi, pas prêteuse (espèce de syllogisme)

Dans la fable de La Fontaine, La cigale et la fourmi, il est dit que cette dernière n’est pas prêteuse. Reste à savoir de quoi on parle. Ell...