Une autre chose que je n’aime pas, c’est quand les noix de coco, une seule noix, d’ailleurs, ça suffit pour m’énerver, se permet de monter dans le tram sans valider et se dépêche d’aller s’asseoir là où c’est réservé en priorité aux personnes handicapées, âgées, enceintes ou potentiellement invalides. Mais d’ailleurs, handicapé et invalide, ce n’est pas peu ou prou la même chose ? Non, un handicapé, c’est plutôt physique ou mental alors qu’un invalide, ce serait plutôt un état social avec partie financière associée, si je ne m’abuse. Enfin bref, jusqu’à preuve du contraire, une noix de coco, ça n’est ni handicapé (malgré sa forme), ni en retraite, ni en pleine gestation ni cacochyme ni pituitaire. Alors, la première chose à faire, quand une noix de coco veut prendre le tram, c’est de prendre un ticket, un point c’est tout.
Et c’est aussi valable pour les coco-fesses qui pensent que par leur forme, elles ont besoin de s’asseoir systématiquement alors que peut-être pas. Et cette histoire de tram, c’est encore pire si la noix de coco est encore jeune, pas encore majeure. À quoi ça se voit ? À son exocarpe qui est plutôt de couleur verte ou jaune mais pas marron. En revanche, une noix de coco mâture, avec un mésocarpe bien visible, bien épais, bien fibreux, là, oui, pour se mettre sur les places réservées. Après, il n’y a pas que dans le tram que je peux être agacé par des noix de coco (même si une seule suffit pour me mettre dans tous mes états), il suffit simplement qu’une noix de coco se mette à siffler dans la rue, comme si elle se croyait dans un champ, la fleur aux dents et si jamais elle siffle « le petit bonhomme en mousse… »
Je n’aime pas non plus les noix de coco qui sont trop impudiques et qui se permettent d’avoir l’endocarpe en dentelle, ce qui m’oblige à voir leur dessous, l’albumen, cette chair blanche et ferme. Pourquoi ferme ? Parce que là encore, c’est surtout les jeunes noix de coco qui osent de montrer leur intimité. Je n’aime pas non plus quand une noix de coco s’autorise à faire ses besoins dans la rue, au vu et au su de tout le monde. Et j’avoue que ça me dégoûterait presque d’en voir une en train de se soulager de son liquide translucide et rafraîchissant (il paraît) alors que moi, je me retiens toujours, quand je suis en ville. Bref, je trouve que tout fout le camp et de nos jours, les noix de coco n’ont plus aucune valeur. Plus aucun respect de rien. Mais il semble que ça soit devenu la nouvelle norme. Chacun fait c’qui lui plaît, plaît, plaît.
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