Hier, je suis allé chez mon médecin car l’autre fois (il y a moins de quinze jours), je suis allé le voir uniquement pour lui donner un tuyau. À propos du retour de mon aponévrosite plantaire. Et mes douleurs parfois insupportables. Et Loïc, mon kiné, depuis trois semaines, me faisait une espèce de bandage à l’endroit ad hoc avec du « strap » qui fait presque office de contention. Et du jour au lendemain, ça m’a enlevé toutes les douleurs et j’ai remarché normalement. Sauf que chez moi, marcher normalement, c’est 15 000 pas en moyenne par jour. Ce qui est trop quand on a ce problème au talon. Et depuis dix jours, malgré le saucissonnage de mon pied gauche, l’inflammation est toujours mal et bien là. Mais il est probable que le strap en question n’est pas assez épais. À voir.
Et hier, afin de dire à mon médecin que ça fonctionnait moins sur moi, contrairement à ce que je lui avais affirmé la fois précédente et nous avons fait le point sur mon cas. Après avoir parlé pendant un petit moment (pas seulement de mes problèmes au pied mais aussi de la pédophilie dans l’église et chez les entraîneurs sportifs, entre autres), il m’a demandé de le suivre sur la table d’auscultation sur laquelle je me suis assis. Ma tension était excellente (12.6) et il m’a écouté le cœur, palpé les mollets (pas les œufs – ni les œufs mollets, ni les œufs durs) et quand je me descendu de la table, j’ai aperçu le couple qui était limite de me harceler, l’automne et l’hiver dernies. Ils sont apparus comme par une espèce de mauvais enchantement. Silencieux. Ils observaient tout ce que le médecin faisait.
« Il a pris du ventre, Stéphane », a dit la femme à l’homme. « Le docteur aussi. » « Il n’y a pas de relation de cause à effet, j’espère ? » Bien sûr, comme les fois précédentes (entre novembre et février), il semble que moi seul pouvais les voir. « Moi, je l’aurais fait se déshabiller, pour l’ausculter » a dit la femme. Mais de quoi elle se mêle, celle-là ? Le docteur avec qui nous avions bien ri, avant l’auscultation, ne s’est évidemment rendu compte de rien. « On se retrouve dehors, dans la rue » m’a dit l’homme avant de disparaître avec sa femme. Je n’arrive pas à déceler s’ils ont un accent ou pas. Un accent russe ou extrémiste. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils viennent me rendre visite comme ça. Ça sert à quoi ? Ça rime à quoi ? En plus, comme je suis le seul à les voir, ça craint.
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