samedi 27 juin 2026

quelques instruments de torture plutôt bien vus

Dans mon billet sur Bétharram, hier, j’ai évoqué l’araignée espagnole et rien qu’à voir vos têtes, j’ai bien compris que vous ne saviez pas ce dont il s’agissait. Alors voilà, l’araignée espagnole, ce n’est qu’un écraseur de tête. C’est très violent, très douloureux et même insoutenable car ça provoque l’explosion des dents et des mâchoires avant que la personne ne succombe. C’est l’une des tortures les plus atroces du Moyen-Âge. Dans certains milieux autorisés, il se dit que c’était principalement réservé aux femmes adultères. Mais à cette époque-là, il y avait d’autres supplices, d’autres tortures tout aussi effroyables et ma foi, si j’en ai une, je suis bien content de ne pas avoir vécu en ces temps légèrement difficiles. Tiens, par exemple, la manivelle intestinale : on attachait la victime sur une table et on incisait son abdomen. Ensuite, le bourreau utilisait un crochet relié à une manivelle pour accrocher un morceau d’intestin et le retirer lentement du corps de la personne. Insupportable, non ?

Et la cage en fer, on en parle ? D’accord. On enfermait le coupable dans une cage en fer étroite faite pour épouser le plus possible la forme de son corps. Ensuite, on suspendait la cage dans les airs en laissant la victime à son sort peu enviable. Le condamné devait y rester en étant exposé aux éléments jusqu’à ce que la mort survienne, soit par déshydratation soit par les corbeaux qui venaient se repaître de ses chairs. Il ne fallait pas être douillet. Et pour éviter la déshydratation, justement, il y avait un autre supplice qui s’appelait la cure par l’eau. On attachait une personne avec un écarteur de bouche pour lui faire ingérer des grandes quantités d’eau tout en lui pinçant le nez afin de la contraindre à tout avaler. Dans la plupart des cas, ça provoquait un éclatement de l’estomac et donc, la mort. Par noyade interne. Moi, ce que j’aurais fait, c’est d’abord, une séance de cage de fer et ensuite, une cure par l’eau parce que si la personne avait très soif, autant lui procurer un dernier plaisir.

En Espagne, ils n’avaient pas de pétrole mais beaucoup d’idées. La preuve ? La torture dite de l’âne espagnol. Pendant l’Inquisition, les accusés étaient contraints de s’asseoir sur une poutre équipée de petites piques en métal, les jambes étendues de chaque côté et lestées de poids lourds. Ça avait pour conséquence de provoquer une séparation douloureuse du corps. Cette punition un poil sadique causait des souffrances insoutenables et infligeait des blessures mortelles. En plus, si les victimes avaient des hémorroïdes, ça ne devait rien arranger. Une autre torture qui est remarquable dans le sens absolu du terme, c’est l’écraseur de tête. C’est un peu comme un étau. On plaçait le menton du coupable sur une barre inférieure alors que le sommet du crâne était maintenu par une pièce arrondie. La vis actionnée permettait de resserrer lentement et faisait éclater les dents, jaillir les yeux hors de leur orbite et laissait le cerveau s’échapper. Inutile de dire au bourreau « pas ce soir, j’ai la migraine. »

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vendredi 26 juin 2026

qui a le droit ? (hommage à Bétharram)

Comme annoncé en janvier dernier, n’oublions pas que l’école Notre Dame de Bétharram va fermer au courant de cet été. On ignore un peu la véritable raison de cette décision. Dans certains milieux autorisés, il se dit que c’est par manque d’élèves motivés, garçons ou filles. C’est dommage car dans cet établissement très bien situé, on y enseigne tout ce qu’un enfant doit apprendre : le français (si j’aurais baissé mon pantalon, il m’aurait fait encore plus mal – mauvaise réponse, au piquet !) ; le calcul (deux doigts plus deux doigts égale quatre doigts – bonne réponse, pour la peine, tu as droit à une caresse) ; l’histoire (date de l’Inquisition Médiévale ? 1321 ? mauvaise réponse, c’était 1231 – allez, une bonne araignée espagnole…), la géographie (dans quelle ville du Lot se trouve mon doigt ? Dans Montcuq ? Bonne réponse) et les épreuves physiques comme les genoux sur une règle carrée, la résistance aux claques et de quelle autre perversité encore ?

Non vraiment, c’est dommage de fermer un établissement qui a une si bonne réputation. Afin de tenter l’inverser le cours des choses et de les remettre à leur juste place, Patrick Bruel est venu soutenir cette institution qui ne doit pas disparaître et, chers enseignants, cher parents d’élèves, chers curés, chairs enfants et chers pédophiles, il va nous interpréter sa plus belle chanson, totalement de circonstance : Qui a le droit. « Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit, d’faire ça-a-a, à un enfant qui croit vraiment c’que disent les grands… » Merci monsieur Bruel mais je pense qu’on s’est trompés, ce n’est pas cette chanson-là qu’on aurait voulu entendre. Attendez un instant, on va vérifier dans les registres. Kévin-Paul ? Tu vas chercher le grand livre qui est dans mon bureau ? Merci. Non, tu n’es pas obligé de remettre ton slip, vas-y comme ça. On a déjà assez perdu de temps comme ça. Il faut tout leur dire à ces mômes. Aucune initiative, jamais.

Merci, Kévin-Paul. Alors, monsieur Bruel, ça vous embêterait de chanter un truc qui ne soit pas de votre répertoire ? Vous comprenez, en ce moment, les choses sont un peu tendues pour vous (enfin, quand je dis les choses, je me comprends), vous pourriez interpréter une chanson de quelqu’un de plus neutre ? Tiens, Yves Duteil, irréprochable, par exemple. C’est ça, Prendre un enfant par la main. Bien qu’on se demande pourquoi par la main. On vous écoute. « Prendre un enfant dans ses bras et pour la première fois sécher ses larmes en étouffant de joie, prendre un enfant dans ses bras… » Non, ça ne va pas non plus. Parce que pourquoi le prendre dans ses bras, autant le prendre tout court, non ? Vous en pensez quoi, vous monsieur Bruel ? Qu’on n’a pas le droit ? Comment ça ? Encore « qui a le droit ? » Vous ne manquez pas de culot, vous. Vous savez quoi, vous tous, vous pouvez vous les foutre au cul, tous ces enfants, merde, quoi, à la fin. Tant pis pour Bétharram.

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jeudi 25 juin 2026

et si on faisait un barbecue… (opéra de l’apéro)

Et si on faisait un barbecue ? (Chœur :) Oh ouaiiiiiis.  Bon alors d’accord, je pense qu’on va se faire un barbecue d’anthologie, un barbecue d’enfer. Reste à savoir où on va pouvoir l’organiser. Parce que là, ici, chez moi, c’est trop petit, si vous voulez tous venir, vous êtes tous invités, on ne tiendra pas. On sera trop serrés. Et avec cette canicule, en ce moment, c’est un peu chaud de se retrouver collés les uns contre les autres. Je veux bien faire un barbecue mais pas une back-room, non plus. (Chœur :) Oooooooh. Alors si quelqu’un a une bonne idée, je suis preneur, hein ? Ouais, où ça ? Chez toi ? Mais ce n’est pas plus grand que chez toi, ma belle. Non, quelqu’un d’autre a une meilleure idée ? Oui, je t’écoute. Où ça, tu dis ? Dans la forêt juste avant la plage ? Ah mais ce n’est pas bête. Ce n’est pas bête du tout, ça.

Tout le monde est d’accord pour la forêt près de la plage ? (Chœur :) Ouaiiiiiis.  Bon, c’est validé. Alors moi, je m’occupe des viandes et vous, vous vous occupez des boissons. Et surtout, pensez à de la bière. Et au rosé. Parce que comme il fait très chaud, on a besoin de se désaltérer en quantité. Y en a qui veulent boire de l’eau ? Personne ? Donc, de la bière et du rosé. (Chœur :) Ouaiiiiiis. Moi, je vais donc m’occuper des viandes mais j’aurai besoin d’un coup de main pour tout porter. Je prévois des saucisses ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Et des merguez ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Et du pain, aussi, non ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Vous voulez des légumes ? (Chœur :) Noooon. Bon, des saucisses et des merguez, je sens qu’on va bien s’amuser. Hein, les filles ? (Chœur des filles :) Ouiiiii. Hein, les filles ? (Chœur des filles :) Ouiiiiiiiiii. Ah les connes…

Toujours aussi hystériques, les filles, hein ? (Chœur des filles :) Ouiiiii. Ah ça, on peut dire qu’elles ne changent pas, les gonzesses, hein Jean-Pierre ? Bon, tu m’accompagnes chez Aldi ? Allez, on y va. Comment ? Tu as peur que ça soit dangereux qu’on fasse un barbecue dans la forêt avec cette canicule ? Mais non, ça ne craint rien. En plus, tu sais bien qu’ils exagèrent toujours à la météo. Si ça se trouve, il n’a même pas fait 40°, hein ? Allez, on va faire un méga-barbecue avec des saucisses et des merguez. Avec du rosé et de la bière. Et tu as vu, elles sont chaudes comme la braise, toutes les nanas… Tu as peur que ça dégénère. Eh bien reste chez toi si tu es une poule mouillée. Il n’y aura pas d’incendie. Avec l’océan juste derrière la dune, si besoin, on éteindra tout départ de feu. Même dans les petites culottes des nanas.

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mercredi 24 juin 2026

playlist de circonstance

Bonjour à tous nos auditeurs et trices, voici votre émission préférée, celle où c’est vous qui faites le programme avec les chansons dédicaces. Et on va commencer tout de suite par Anna Karina, dans Sous le soleil exactement, de la part du patron pour Stéphane : « Sous le soleil exactement… Pas à côté, pas n’importe où ; Sous le soleil, sous le soleil exactement, juste en dessous… » Très bon choix de monsieur Patron pour Stéphane. Et maintenant, de la part de sa maman pour Stéphane, Pierre Perret dans Quand le soleil entre dans ma maison : « Quand le soleil se pointe à l’horizon, tu m’égratignes le cœur avec tes épingles à cheveux et tu dis en bâillant, chéri, fais-moi l’amour. Fous ce réveil en l’air et fais-moi du café brûlant comme ta bouche ; quand le soleil entre dans ma maison-on-on-on… » Oh, je ne sais pas qui est ce Stéphane qui a déjà reçu deux dédicaces mais c’est un peu chaud de la part de sa mère, non ?

Maintenant, de la part du président pour Stéphane (encore lui ?), j’ai le plaisir de vous proposer Laurent Voulzy dans Le soleil donne : « L’envie que tout l’monde s’aime, le soleil donne ; Ce vieux désir super qu’on s’rait tous un peu frères, le soleil donne. Le soleil donne de l’or intelligent ; le soleil donne, la même couleur aux gens, la même couleur aux gens, gentiment… » Merci beaucoup monsieur Président pour cet excellent choix. Maintenant, de la part de Kali pour Stéphane (mais il n’y en a que pour lui, ma parole ‽ Éric Charden dans L’été s’ra chaud : « L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, dans les t-shirts dans les maillots. L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, d'la Côte d'Azur à Saint-Malo. L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, oooohhh… » C’est sympa qu’une petite chienne comme Kali ait un peu de culture musicale en termes de variétés françaises. Surtout ce que ce n’est pas un succès de son époque, à elle, à la petite chienne.

Maintenant, un autre titre de la part de Shuka pour Stéphane (oh non, mais que se passe-t-il ?), notre regrettée Brigitte Bardot dans Le soleil : « Le Soleil que c'est beau quand il joue avec les bateaux, sur la mer, dans le vent qui change l'eau claire en diamants. Ils pourront revenir, les blancs nuages, moi je vais m'endormir sur cette plage… » Merci Shuka, on te reconnaît bien là, s’endormir sur cette plage, c’est bien toi, ça. Dernière chanson dédicace, cette fois, c’est de la part de Stéphane pour Stéphane (non, mais quoi ? C’est le même qui s’aime tellement qu’il se dédie un titre tout seul ‽), cette fois, c’est Jenifer dans Au soleil : « Au soleil, m'exposer un peu plus au soleil, quand le cœur n'y est plus, au soleil. Brûler ce que l'on adore et réchauffer son corps au soleil (au soleil), m'exposer un peu plus au soleil quand le cœur n'y est plus, brûler ce que l'on adore et réchauffer son corps… » Ouais bon, je ne sais pas vous mais moi, j’ai un peu chaud, là.

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mardi 23 juin 2026

petite chienne

Ah zut, hier, j’ai publié un texte sur les dialogues entre Dieu (s’il existe) et un mortel au lieu de parler d’une actualité bien plus brûlante : la canicule. Déjà, pour bien comprendre ce dont il s’agit, il faut connaître l’étymologie de ce mot. En effet, canicule, ça vient du latin canicula qui veut dire « petite chienne » et on peut dire qu’on a eu de la chance car si on avait choisi le mot porcella, qui aurait donné porcellacula et donc porcellacule, ça voudrait dire petite cochonne et là, on aurait forcément vu les choses d’un autre œil. Mais passons puisque ce n’est pas le propos. Pourquoi petite chienne ? Il se pourrait que les romains aient remarqué que l’étoile Sirius, la plus brillante de la nuit, se levait en même temps que le soleil en été. Comme Sirius appartient à la constellation du Grand Chien, pour les jours les plus chauds de l’année, les romains évoquaient une petite chienne (dies caniculares.)

Pourquoi fait-il si chaud ? C’est simple, pour faire une bonne canicule, il faut installer un puissant anticyclone, il faut que le ciel soit bien dégagé et que le soleil tape sans relâche. De ces faits, l’air chaud stagne et la nuit n’arrive plus à rafraîchir l’atmosphère. Comment s’en rend-on compte ? Si on n’écoute pas les radios, si on ne regarde pas la télévision, si on ne lit pas les journaux et si on ne consulte pas les réseaux sociaux (chérie, Instagram nous alerte sur une canicule. Ah bon, il va faire chaud, alors ? Oui et ça a déjà commencé. Ah oui, tu as raison, il fait un peu chaud, là.), le meilleur moyen de réaliser qu’on est en pleine canicule, c’est quand on constate qu’il fait chaud. Non, qu’il fait très chaud. Non, qu’il fait trop chaud. On se déshydrate. Et on est fatigué. Et on peut avoir mal à la tête. Et on transpire. Et on dort mal. Et on a moins faim. Et on va quand même à la fête de la musique.

Ce qui est pénible, aussi, c’est que la végétation et les animaux souffrent aussi. Les sols s’assèchent, les rivières, quand elles sont toujours en vie, se réchauffent et les incendies menacent de prendre le pouvoir. Les poissons découvrent que vivre dans un jacuzzi géant, ce n’est pas si chouette que ça. Le béton et l’asphalte accumulent la chaleur toute la journée et comme ils sont gentils, ils nous la restituent la nuit. Et quand c’est canicule, même l’ombre semble avoir envie de déménager tant il fait chaud. Non, les gars (et même les filles), c’est quelque chose de sérieux. Et non, la bière n’a jamais désaltéré contrairement à ce que pensent tous ceux qui en boivent en terrasse avec 40° (ou plus) dehors. Le seul avantage d’une canicule, c’est que soudain, on a envie de réhabiliter les volets, que l’eau est peut-être enfin considérée comme un trésor et que vivement l’automne voire l’hiver, hein ?

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lundi 22 juin 2026

dialogues : Dieu, l'homme et son image (18)

Youhou, Dieu ‽ Pourquoi tu cries comme ça, mortel ? Parce que je suis content, Dieu. Ah, eh bien si tu es content, je le suis aussi et je vais m’en retourner à mes occupations. Oh attends, Dieu, je voudrais parler un peu avec toi. Pourquoi, tu t’ennuies ? Ah non, alors, je me sens super bien et j’ai juste envie de te dire que pour une fois, comme ça va bien, je voulais que tu le saches, Dieu. Mais ne t’inquiète pas, mortel, Je le sais que tu vas bien. Tu penses que Je ne le sais pas que tu as rencontré une petite avec qui tu es sorti deux fois ? Ah bon, mais tu sais vraiment tout, alors, Dieu. Oui, mortel, Je sais tout. Tu en doutais ? Ça m’était un peu sorti de la tête. Bon, alors, que voulais tu Me raconter que Je ne sache déjà ? Eh bien, je suppose que tu ne le sais pas mais je suis amoureux d’elle. On est sortis ensemble, on a même couché ensemble et tout se passe bien. Vous avez essayé de faire des enfants ?

Ah ben non, Dieu. Des enfants ? Pour quoi faire ? Ben, pour perpétrer la race humaine, parmoi. Oh, mais Dieu, tu as oublié que de nos jours, on ne fait plus l’amour juste pour faire des enfants. C’est aussi pour notre plaisir. Ah oui ? Et vos problèmes de consentement, c’est pour le plaisir ? Ah ben non, là, c’est l’inverse mais avec ma copine, on était tous les deux consentants. Tant mieux pour vous, alors. C’est tout ce que tu avais à me dire, mortel ? Ben non, je me demandais si je pouvais te poser des questions personnelles, Dieu. Des questions personnelles ? Mais quelle étrange idée... Je t’écoute. Toi, Dieu, tu as déjà fait l’amour juste pour le plaisir ? Moi, est-ce que J’ai déjà fait l’amour juste pour le plaisir ? Ahahahahahahah, que tu es drôle, mortel, quand tu t’y mets. Pourquoi tu ris comme ça, Dieu ?

Pourquoi Je ris comme ça ? Parce que tu n’as décidément rien compris, mortel. Je n’ai rien compris à quoi ? Tu veux que Je te rappelle que si je t’ai fait à mon image, je ne suis pas un être de chair, comme toi. Et je n’ai pas les mêmes besoins physiologiques que toi, mortel. Ah bon, donc, tu n’as jamais fait l’amour, Dieu ? Ça m’aurait servi à quoi ? À prendre du plaisir, tout simplement. Mais tu sais, mortel, ta notion de plaisir, purement physique, n’a rien à voir avec la Mienne, plus proche de la sérénité et de la béatitude. C’est très cérébral. Mais alors, euh… Oui ? Comment te demander ça, Dieu ? Me demander quoi ? C’est difficile à dire, je ne voudrais pas te choquer… Mais non, Je t’écoute, mortel. Tu n’as jamais connu la jouissance physique, Dieu ? Non. Et ça ne te donne pas envie ? Non. Même en plaisir solitaire ? Mortel, n’oublie jamais que Je suis le créateur et que Je suis unique. C’est tout. Je te laisse. Snif.

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dimanche 21 juin 2026

pou, pou, pidou

Joyeux anniversaire, pou, pou, pidou, joyeux anniversaire, président, re-pou, re-pou, re-pidou. Aujourd'hui c’est l’anniversaire du président, du mien. L’an passé, il a fait 80 ans et je lui avais offert un album avec un peu plus de 80 cartes faites maison et, pour la moitié d’entre elles, avec des photos d’amis qui ont accepté de lui souhaiter tous en chœur mais chacun de son côté. Un peu comme à l’époque de la Covid, vous savez, ce virus qui n’a jamais existé… Et ce matin, il va avoir une première surprise en trouvant un pain aux raisins d’anniversaire sur la table du petit déjeuner, chez le patron. Oui, parce que, au lieu d’être partis pour Biscarrosse, nous avons pris villégiature chez le patron, à 400 mètres de chez nous (nous avons fui le dance floor géant en bas de chez nous, hier soir, pour la fête du bruit.)

D’ailleurs, à l’heure où j’écris ce billet, je ne sais pas s’il y a eu beaucoup d’incidents à Bordeaux ou ailleurs, avec cette manifestation caniculaire stupéfiante par le fait qu’elle ait été maintenue malgré tous les risques sanitaires. Quelque part, j’aimerais bien afin de pouvoir crier haut et fort : « vous voyez, j’avais raison. » Sinon, évidemment, que je préfère qu’il n’y ait eu aucune victime de malaise ni même de mort et encore moins de vandalisme dans les rues… Même si on ne sait jamais avec tous ces gens bourrés et/ou shootés jusqu’à pas d’heure dans la nuit. Avec la chaleur en plus… Avec l’excitation en plus. Avec l’hypnose générée par ces musiques électroniques, bien souvent. Oh, je n’ai rien contre, j’aime plutôt ça, même mais en petit comité, c’est-à-dire, tout seul, chez moi, bien tranquillement.

Bref, c’est l’anniversaire du président, pou, pou, pidou et cette année, comme mon budget est un peu plus serré (depuis le temps, il s’est refait une virginité – !!!), ça m’a fait un peu, beaucoup réfléchir pour trouver un cadeau original, qui marque bien le coup et qui puisse lui faire extrêmement plaisir. Voyons voir, depuis ses nombreuses opérations, il est devenu frileux. Je ne vais quand même pas lui acheter un pull, surtout en ce moment. Plus j’avance, plus il recule, pourquoi acheter un pull ? Non, mais en revanche, avec la même rime un peu grivoise, il y a la canicule. « Tiens, président, ton cadeau t’attend dehors. Oui, tu sors sur la terrasse et tu me dis ce que tu ressens. Oui, c’est ça, il fait chaud. Pour tes 81 ans, je t’offre une grosse canicule même si ce n’est pas la taille qui compte.

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quelques instruments de torture plutôt bien vus

Dans mon billet sur Bétharram, hier, j’ai évoqué l’araignée espagnole et rien qu’à voir vos têtes, j’ai bien compris que vous ne saviez pas ...