dimanche 22 février 2026

reçus par des vieux

Je pensais qu’on allait déjeuner chez le logeur de mon pote, un repas un peu formel avec plein de bonnes manières. Bon, j’avais vu deux ou trois tutos sur Internet pour être sûr de bien me tenir. Mon pote, il les connaissait déjà, les trois qui allaient nous recevoir mais moi, pas du tout. Finalement, j’ai été surpris par leur énergie. À eux trois, si j’ai bien retenu, ils ont plus de 75 ans de moyenne d’âge mais franchement, ça ne se voyait pas tant que ça. Et j’ai tout de suite remarqué qu’ils avaient mis les petits plats dans les grands. Et le champagne et le foie gras pour l’apéro. C’était cool. Après, on a eu un truc feuilleté en entrée mais j’ai laissé ma salade. J’ai bien vu le regard de Stéphane mais j’ai fait comme si. Il ne sait pas que la jeunesse ne se mesure pas au nombre de feuilles de salade dans une assiette. J’ai aimé les blagues, surtout sur l’âge. J’aimerais avoir leur peps et leur ironie quand je serai vieux comme eux. C’était touchant quand Stéphane a raconté qu’il s’était demandé ce que ça mangeait, deux jeunes.

Moi, j’avais déjà eu l’occasion de déjeuner avec eux mais là, c’était une invitation officielle. Pour que je leur présente mon meilleur pote. J’ai bien vu que la table était plus… Plus classe que l’autre fois. J’ai aussi remarqué qu’il y avait du foie gras et du champagne à l’apéro. Comme quoi, ils nous ont pris pour des mecs comme eux, les trois papys. Je dis ça mais ils ne font pas leur âge. Et en plus, ils sont très amusants et très intéressants. Et Stéphane a mis les petits plats dans les grands plats. Je savais que dans le doute, il avait évité de cuisiner du porc. J’ai aimé le clin d’œil avec les crêpes. Ils savaient, tous, que je les kiffe grave. Bon, j’ai fait comme mon pote, j’ai laissé la salade de l’entrée. Parce que ce n’était pas utile. Stéphane s’en est évidemment rendu compte mais il n’a rien dit. C’était touchant qu’il nous observe, les deux autres aussi, avec comme une espèce de regard un peu paternel. Nos trois presque tontons. Je nous ai sentis vraiment accueillis. Pas jugés. À égalité. Finalement, les gens âgés, ça ne se voit pas toujours.

Quand on est sortis après le déjeuner qui avait un peu traîné en longueur car on avait beaucoup parlé, on a ri de cette histoire de moyenne d’âge. « Tu as vu, on a grave fait baisser leurs statistiques ? » « Ouais, ils ont fait fort, surtout Stéphane, il a vraiment voulu nous recevoir comme des grands. » Oui, ils étaient plein d’attentions, tous les trois. Ça nous a fait penser à une bande de copains. Quand on va raconter ça aux nôtres, ils ne vont jamais nous croire. Ils vont nous prendre pour des barjots. On a vachement aimé passer du temps avec eux. On s’est sentis bien. Et ça serait cool qu’on remette ça sauf que nous, on ne pourra jamais les recevoir comme ça. Mais si ça peut leur faire plaisir, peut-être qu’on pourrait leur offrir de la salade verte. Surtout Stéphane. J’ai l’impression que lui, c’est son truc, ça, la salade verte. Ouais, on a passé un bon déjeuner comme en famille mais en mieux. Il n’y a pas eu un seul accroc. On n’aurait jamais imaginé qu’on avait tant de différence d’âges. C’est ouf. Complètement ouf.

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samedi 21 février 2026

ça mange quoi, un jeune ?

Hier midi, chez le patron, avec le président, j’ai reçu deux jeunes à déjeuner. Deux jeunes dont l’un a 22 ans et l’autre bientôt 21. Ou quelque chose comme ça. Bref, quand nous sommes tous les trois, mes deux compères et moi, nous atteignons une moyenne d’âge de 77 ans, ce qui n’est pas rien et j’adapte toujours mes repas en fonction de ce que nous aimons, je fais très, très attention à ça, chaque samedi midi et chaque dimanche midi itou. Mais hier, avec les deux jeunes, la moyenne d’âge a drastiquement baissé puisqu’elle est tombée à 55 ans. Oh, bien sûr, je sais que pour eux, ce n’est pas flatteur mais pour nous, ça l’est un peu plus. Quoique… Quoique, quand on voit dans quel monde on vit, on est plutôt contents d’avoir 77 ans d’âge moyen à nous trois. Bon, admettons qu’on aimerait bien n’avoir que 66 ans…

66 ans révolus ? Ah mais tiens, c’est justement mon âge. Et revenir à 55 ans ? Non, merci, très peu pour moi. À cet âge-là, je travaillais en grande partie de nuit et ça m’a un peu flingué la santé. Alors, non, très peu pour moi, je préfère avoir l’âge de mes artères. Et de mes organes. Bon, ce n’est pas tout ça mais ça mange quoi un jeune ? Et surtout, ça mange quoi, deux jeunes qui sont invités en même temps ? En plus, il y en a un que nous n’avions encore jamais vu et dont le prénom, Bilal, m’a fait craindre qu’il n’ait un régime sans porc. Donc, oubliés les jambons et les saucisses. Et à une vingtaine d’années, oublié aussi le lait de la nourrice. Est-ce que ça ne mange que des hamburgers avec des frites, un jeune ? Surtout quand ils sont deux. Et même quand ils sont deux ? Et on peut leur servir autre chose que du Coca-Cola ?

Finalement, j’ai choisi un menu intermédiaire avec quelques audaces : champagne et toasts de foie gras pour l’apéritif. Tout est parti. Même les bulles. Des feuilletés de riz aux légumes sur un lit de sucrine, en entrée. Et là, patatras, j’ai vu que tous les deux avaient laissé les feuilles de salade. Ces choses vertes, vinaigrées, étranges et probablement non comestibles pour des jeunes. De la nourriture pour les vieux. Tant pis pour eux. Les cuisses de poulet rôti (oui, j’ai trouvé un poulet à cinq pattes) avec un tian d’hiver (patates, carottes, courgettes et mozzarella) au thym, c’est très bien passé. Le fromage idem. Et les crêpes en dessert aussi. Alors, de quoi je me plains ? Ça mange normalement un jeune. Surtout quand ils sont en bande, quand ils sont deux, comme hier. Sauf la salade verte. Comment ils font chez McDo ?

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vendredi 20 février 2026

fausse alerte

Finalement, ce n’était pas hier, le premier jour du relatif beau temps car il a encore plu, surtout hier matin et je crois que c’est vraiment aujourd’hui, samedi que le soleil va enfin sortir de son lit. Ça suffit les grasses matinées, les grasses semaines, les gras mois. Je sais bien que l’on vient de passer le mardi gras mais là, il était temps qu’il se secoue les plumes, l’astre du jour. En revanche, il a fait nettement moins froid pour ne pas dire qu’il a fait un peu chaud. Bon, je sais que moi, j’ai constamment des vapeurs mais quand même, tout le monde le reconnaîtra, hier, on a tombé le pull-over. Et quand je suis allé au cinéma, j’étais en tee-shirt dans la salle obscure. Et je peux vous dire que si j’avais pu, je me serais mis encore plus à l’aise car je n’avais vraiment pas froid du tout. Le film ?

Quel film ? Ah, celui que j’ai vu hier ? Bof, inutile de faire un billet sur lui. J’ai passé un bon moment mais sans plus. Alors, je préfèrerais vous parler d’autre chose. Oui, autre chose. Comme quoi, par exemple ? Ah oui, Danse avec les stars, oui, pourquoi pas mais là aussi, bof, hein ? Non ? Que voulez-vous que je vous dise ? Que c’est plein de coupures publicitaires et que l’animateur en fait des tonnes. Finalement, il y a plus de bla-bla que de danse, dans cette émission. Et plus de quant-à-soi que de stars. Mais en même temps, on s’en fout, alors donc… Non, vraiment, aujourd’hui, en tout cas sur Bordeaux, pas de pluie annoncée et du soleil prévu. Ça, c’est une véritable information. Et ce qui m’amuse c’est que ça ne changera rien au sujet des terrasses de cafés et de restaurants. Ah ben non, hein ?

Ben oui, même en hiver, même quand il faisait (très) froid, même quand il tombait des cordes, il y a toujours eu des gens inconscients qui prenaient une pinte de bière bien fraîche, assis à une terrasse en plein vent et en pleine humidité. Une pinte ou un repas. À la limite, le repas, au moins, si c’est un plat chaud, je peux encore essayer de comprendre mais franchement, un grand verre aussi froid que l’ambiance dehors, qui peut réellement aimer ça ? Et pourtant, moi, je ne suis pas frileux. Globalement. D’ailleurs, dans mes fantasmes de voyages, j’ai longtemps espéré aller un jour en Islande. Dorénavant, je sais que je n’irai pas. Plus envie de files d’attente dans les aéroports. Plus envie de touristes partout autour de moi. Plus envie de ce système outrancier. Aujourd’hui, il va faire beau.

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jeudi 19 février 2026

normalement, il doit faire beau

Je parle sous le contrôle du site météo que je consulte chaque matin en me réveillant, non, en me levant, quand j’ai pris de quoi m’hydrater et me nourrir un peu et que j’allume mon ordinateur portable : normalement, il doit faire beau. Aujourd’hui, demain et même peut-être dimanche. Pardon ? Qu’est-ce que vous dites ? Jusqu’au 25, 26 voire 27 février au moins ? Pourquoi pas jusqu’au 28, alors, pendant que vous y êtes ? Pendant qu’on y est, hein ? Bon, admettons jusqu’au 27. Et surtout, qu’on ne se méprenne pas, quand je dis qu’il va faire beau, c’est juste que sur Bordeaux, au moins, on ne devrait pas (plus) avoir de plus. Ça va nous faire bizarre, non, toute cette sécheresse soudaine. Pour ne pas dire subite. Et en plus, on n’en est pas encore dans les décrues.

Ah ça, non, alors. Quand on voit la Garonne ou la Charente, sans oublier la Loire, on sait que ça n’est pas avec trois ou quatre jours sans pluie que les villes et leurs habitants vont pouvoir se retrouver au sec. On le sait que les décrues sont lentes. Beaucoup plus lentes que les crues. C’est plus facile à faire qu’à défaire. C’est comme la critique par rapport à l’art. Et quand la situation est critique, c’est tout un art de la décrire. Après, moi, je ne suis pas du genre à aller faire des photos des fleuves ou des rivières qui débordent. Ça m’impressionne déjà suffisamment quand je vois les images à la télévision. Enfin, dans chaque chose, il faut voir le positif avant tout. Et moi, quand je sais qu’on va avoir une semaine sans déluges, je me dis que c’est le moment (ou presque) de sortir les bermudas d’été.

Vous savez, ce n’est absolument plus ridicule de porter un pantacourt avec une écharpe et un ciré. Non, j’en ai vu, hier, au centre-ville de Bordeaux. La question que je me pose, ce matin, c’est : est-ce encore de mon âge ? Oh, vous savez, comme le ridicule ne tue plus depuis des lustres et des lustres, je ne crains pas grand-chose. Et en plus, si vous pouviez me voir en tenue de vamp provinciale (de Franche-Comté) pour la première partie de mon spectacle de fin mars, vous sauriez que désormais, je peux tout porter. Alors, un bermuda et une écharpe en laine pour terminer le mois de février, je dis oui. En plus, comme mes lunettes ont des verres photochromiques, ça ne me changera pas beaucoup d’avoir du soleil pendant plusieurs jours. Toute la pluie ne tombe plus sur moi… Enfin…

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mercredi 18 février 2026

JLM versus JML

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais un phénomène physique se produit, au fil des mois, depuis quelques années. Un phénomène physique qui n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. Mais qui est totalement politique. Enfin, quand je parle de politique, je parle de la politique actuelle, celle qui n’a plus rien à voir avec celle de papa. Et cette mutation quasi-physiologique, étant un savant mélange entre la gueule et les idées, c’est celle de la transformation de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne trouvez pas qu’il a de plus en plus un faciès à la Jean-Marie Le Pen ? Moi, je trouve ça flagrant. La même hargne dans les traits, les mêmes déformations de provocations permanentes et de la morgue à n’en plus finir. Parfois, quand j’ai l’occasion de voir Mélenchon interviewé ou alors, en plein meeting, je me retrouve vingt-cinq-trente ans en arrière, à la « grande époque » de Le Pen.

Bien sûr, chez Mélenchon, plus on l’attaque, plus lui-même devient agressif et plus il enfonce le clou. Et en ce moment, avec ce triste fait divers de Lyon, la mort de Quentin Deranque, c’est vraiment la fête du slip au sein de LFI. Tout d’un coup, ce jeune homme massacré devient un trophée de chasse assumé. Oh, en même temps que j’écris cette phrase, j’ai conscience qu’on va me prendre pour un sympathisant de ce jeune homme décédé. Alors, qu’on ne se méprenne pas sur mes idées et mes intentions : ce meurtre est une honte mais je ne perds pas de vue que le jeune Quentin, tout jeune catholique pratiquant, gendre idéal par excellence pour beaucoup de gens, restait un militant nationaliste, identitaire et n’avait donc rien d’une oie blanche. Sans provocation de ma part, il est allé au combat, personne ne l’a obligé. Bien sûr, ça ne justifie pas son assassinat. Oui, je suis en droit de me demander si le mot est juste.

Bref, depuis quelques jours, le R.N. boit du petit lait  et Bardella se sent pousser des ailes mais n’oublions jamais que le R.N., même dé-diabolisé reste un partie qui lui-même a des liens très étroits avec des groupuscules violents dont certains ont même été dissous. Et méfions-nous de l’eau qui dort. Et ne lâchons pas la proie pour l’ombre. Car au final, ce qui nous pend au nez, c’est une présidentielle entre deux camps violents : l’un veut la jouer propre sur lui et l’autre assume ses excès. Mais dans tous les cas, qu’allons-nous y gagner ? Évidemment rien. En tout cas, pas nous, les gens modérés. Quoiqu’il en soit, si on avait besoin d’une dernière preuve de ce mimétisme entre Mélenchon et Lepen (en un seul mot, cette fois, c’est fait exprès, vous allez voir pourquoi tout de suite), ce sont leurs initiales. JLM, pour Jean-Luc Mélenchon et JML, pour Jean-Marie Lepen. Anagramme parfaite. Hélas… Pitié…

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mardi 17 février 2026

c’est la même chanson

Claude François avait chanté ce titre, C’est la même chanson. Moi, qui n’ai pas la même popularité que lui – même depuis qu’il est mort – ce n’est pas la même chanson mais ce sont les mêmes chansons. En gros, pour vous résumer mon problème quotidien – et ce matin, encore et encore et toujours, depuis quelques semaines voire quelques mois – c’est que j’ai toujours les mêmes airs dans la tête et plus que des airs, ce sont des rengaines, des véritables scies. À un point que je suis au bord de la dose excessive (overdose, en anglais dans le texte) et de la dépression par étouffement mental. Mais je reconnais que je suis à la fois victime et bourreau puisque c’est ma faute si je chante toujours les mêmes choses et en particulier, dès que je me lève chaque matin que la nature fait, parce que Dieu, hein…

Pourquoi alors tout ça ? C’est tellement bête mais à force de répéter mon texte (dialogues et paroles de chansons) pour mon spectacle du 28 mars prochain, je pense que mon cerveau n’arrive pas à appuyer sur le bouton pause. Moi, je subis cette situation et je sais que j’en ai encore pour un peu moins de quarante jours. Et encore, peut-être un peu plus si après le show, je continue d’avoir tout ça bien trop en tête. Oui, je sais, il vaut mieux avoir des airs dans la tête que dans le cul mais de toute façon, ça ne changerait pas grand-chose. Ça m’obsède à mon corps et à mon esprit défendant. En tout cas, je crois que celle qui me prend le plus de mon énergie, c’est Tel qu’il est (Tel qu’il est, il me plaît, il me fait de l’effet et je l’ai-aime – version de Berthe Sylva), celle-là, elle tient vraiment le pompon.

Et le pire, c’est que ce sont seulement une poignée de titres, environ la moitié de ce que nous serons amenés à faire sur scène qui m’agacent de plus en plus, tous les jours. Il y a aussi Avec son tralala (version de Suzy Delair) ; il y a encore Zaza (de Georgette Plana) et Mademoiselle Piqûre (d’Annie Cordy) pour ne parler de celles que je chante le plus souvent, dès que je sors de mon lit (comme la Garonne, en ce moment, hein ‽ En même temps, je ne vais pas me plaindre plus que de raison. Y a pire comme problème. J’aurais pu être un nationaliste ou un extrémiste de gauche à Lyon. M’enfin, je me dis que si les artistes qui font de la scène ressentent la même chose que moi, ça craint pour eux. J’en arrive à me dire que ça me ferait tellement plaisir de fredonner La danse des canards, pour changer un peu…

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lundi 16 février 2026

dénigrer son conjoint

Ah, s’il y a une chose que je n’aime pas (entre tant d’autres), c’est les gens qui passent leur temps à dénigrer leur conjoint, surtout en public. Que ce soit en famille ou avec des amis. Et autour de moi, je connais un jeune couple comme ça. Et c’est la femme qui se permet de critiquer son mec en permanence. Alors, comme je ne vis pas avec eux, je ne sais pas comment ils sont dans le privé mais quand on a l’occasion de partager un café ou un repas, autant vous dire que ça en devient pénible car systématique. Parce que bien sûr, elle, elle est parfaite. Bon, si on exclut le physique et le mental, oui, elle est probablement parfaite mais, à mes yeux, loin s’en faut. Enfin, bon, elle est peut-être une bonne amante à défaut d’être quelqu’un d’agréable, quand il y a des autres autour d’elle. Comment ça, je ne l’aime pas ?

Par exemple, l’autre jour, elle n’a eu de cesse, pendant tout le déjeuner, de tout reprocher à Pierre. « Heureusement que je l’ai dragué parce que si j’avais compté sur lui, on ne serait pas ensemble. » Ouais, mais peut-être qu’il serait avec une femme plus gentille. « L’autre jour, comme d’habitude, Pierre n’a pas vidé le lave-vaisselle correctement, j’ai cherché un plat partout, le lendemain. » Eh bien, t’as qu’à le faire, toi, de vider le lave-vaisselle puisque toi, tu le fais si bien. « Eh tiens, l’autre soir, je n’avais pas eu le temps de prendre du pain en rentrant du boulot, j’avais envoyé un SMS à Pierre mais non, il a oublié. Il est passé voir ses parents et du coup, il a oublié. Ses parents, ils pouvaient attendre, non ? » Et toi, pourquoi tu n’as pas eu le temps de t’en occuper quand tu es rentrée, hein ?  Non, bien sûr, c’est évident.

« Ah ben ça, il ne faut pas compter sur Pierre pour bien plier le linge, quand il est propre. Heureusement que je le fais bien, moi, sinon, les armoires, ça serait le bordel. Mais non, je ne suis pas maniaque. » Non, à peine. En tout cas, toi, tes comptes bancaires, ils sont loin d’être aussi rangés que tes armoires et pourtant, Pierre ne te le reproche jamais devant nous, lui. « Pierre ? Il ne va jamais au bout des choses. Il faut toujours que je le reprenne. Tiens, regarde, on a appris que j’attendais un garçon, alors que je voulais une fille. Encore une fois, je ne peux pas compter sur lui. Il ne réfléchit jamais avant d’agir. Quand il agit… » Ben dis donc, tu ne manques pas de culot, toi. Tu as du pot que Pierre soit si gentil. Comme on dit, trop bon, trop con. Son seul vrai défaut, à Pierre ? C’est d’avoir succombé à tes charmes. Lesquels ?

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