samedi 16 mai 2026

parlez-moi d’moi

Parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse ; parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi ; de mes amours, mes humeurs, mes tendresses ; de mes retours, mes fureurs, mes, faiblesses… J’ai entendu cette chanson pour la première fois à l’automne 1980 et j’ai eu un coup de cœur, un coup de foudre pour cette chanson. Encore une que j’aurais aimé avoir écrite. Et qui plus est, interprétée en duo par Jeanne Moreau (la grande) et Guy Béart et moi, j’ai toujours aimé les duos. De Stone et Charden (sur plusieurs années) aux coups d’un soir (Distel et Bardot, Sheila et Ringo, Lavoine et Ringer…) et j’avais tant aimé la chanson que je m’en étais acheté la partition. Pourquoi la partition alors que je ne joue d’aucun instrument ? Pour les éventuels jeunes qui pourraient me lire (on peut rêver), à l’époque, il n’y avait pas Internet et le seul moyen pour moi de conserver la trace de ce titre, c’était la partition. Je n’avais pas de platine Hi-fi pour écouter de disques. Et quand j’en ai eu une, quelques années après, le disque n’existait plus dans les bacs.

Vous me dites-ci, vous me dites-ça, comment vous avez vaincu vos orages, vos petits soucis et vos gros tracas mais si vous voulez m'toucher davantage, parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse ; parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi… Peut-être que cette chanson aurait pu être écrite pour moi. Pour Jeanne Moreau et moi ? Non, pour moi. Parce que comme toute personne qui écrit (même en n’étant pas publiée), je suis quelqu’un qui ne fait que parler de lui à travers les mots qu’il couche sur le papier ou sur l’ordinateur. Même quand j’invente des choses (ça m’arrive souvent, je ne fais que parler de moi. Parce que quelque part, oui, ce n’est pas faux, il n’y a que ça qui m’intéresse. Comme c'est touchant ce que vous vivez ; mon Dieu vous racontez bien vos angoisses ; ce que les méchants vous ont fait baver ; entre nous tous vos problèmes m'agacent… Eh oui, je suis comme tout le monde (ou presque), sous mes airs généreux (souvent) et en faisant croire que je fais abstraction de moi, il ne faut pas se fier aux apparences.

Je voudrais un peu parler un instant, jamais vous ne me laissez en placer une ; lorsqu'enfin je peux desserrer les dents, j'ai l'impression de l'ouvrir pour des prunes…  Ce n’est pas parce que je n’ai pas une voix qui porte (comme quand je suis avec le patron et le président…) que cette dernière ne compte pas. Bien sûr, comme j’écris depuis mes onze ans, ça a toujours été une façon d’exister. Je le reconnais. V'la qu'j'en ai assez de tous ces laïus, il est grand temps maintenant de nous taire, de nous embrasser, de secouer nos puces, c'est comme ça qu'vous comprendrez mon mystère… Oui, pour celles et ceux qui savent lire entre les lignes, il n’y a pas tant de mystères que ça. Je couche facilement sur le papier (même le premier soir ? Même le premier soir…) Écrire pour être aimé ? Non, écrire pour essayer de s’aimer mieux. Et là, je viens de trouver la chanson sur Youtube. Quel bonheur. Parlez-moi d'moi  parfois avec rudesse mais parlez-moi, parlez-moi d'moi… Allez-y, parlez-moi d’moi, je vous écoute. Je suis tout ouïe. Oui.

https://www.youtube.com/watch?v=yCg-ZrTJ-g8


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vendredi 15 mai 2026

un couple (presque) comme les autres

Je suis perplexe. Un journaliste de Paris Match, accrédité à L’Élysée, habitué à suivre le couple présidentielle depuis 2017 vient de sortir un livre intitulé Un couple (presque) parfait. Je suis perplexe car je l’ai entendu parler à la radio, un de ces derniers jours et j’ai été estomaqué d’entendre ce qu’il disait : il a interviewé Emmanuel et Brigitte Macron pour savoir un peu comment ça se passait au quotidien au niveau de leur couple par rapport à leur statut national et international. Et ils lui ont répondu mais ça n’a pas dû suffire au journaliste qui a interrogé des proches et de nouveau, ça n’a pas dû lui suffire car il s’est permis d’y mettre son grain de sel. Quand ça ne lui convenait pas, ce qu’on lui disait, il donnait son point de vue. En parlant au conditionnel, certes mais quand même.

C’est vrai, ça. Qui d’autre que les deux Macron savent le mieux ce qu’ils ressentent et ce qu’ils ont vécu (et ce qu’ils vivent) ? Ah ben oui, suis-je bête : le journaliste en question. Il sait forcément mieux qu’eux, pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Et en particulier, cette anecdote de la soi-disant gifle que Brigitte aurait donnée à Emmanuel, juste avant de sortir d’un avion, à Hanoï, il y a environ un an. Bien sûr que le journaliste sait exactement ce qui s’est passé. Et même si c’est différent de la version du couple concerné. Parce qu’il a dû partir du constat que les Macron n’avaient pas dit la vérité. Et alors ? Est-ce qu’on a besoin de tout savoir, de tout connaître d’un couple présidentiel ? Il me semblait qu’en France, on respectait son intimité contrairement à d’autres pays, comme chez les américains ou les anglais…

Alors moi, je me dis que cette anecdote de la probable gifle (pourquoi pas un autre geste ?), c’est exactement une tempête dans un verre d’eau. Ou alors, c’est moi qui n’ai pas le sens des priorités. Ou plus le sens des valeurs. C’est vrai, écrire un livre sur la base de cette pseudo-gifle présidentielle, ce n’est pas comme si le monde allait bien. S’il allait mal, encore, je pourrais comprendre qu’on ait besoin de se raccrocher à des anecdotes aussi futiles… Mais bon, ce n’est pas non plus comme si on avait la guerre en Ukraine, en Iran, au Liban ou que sais-je encore ? Ce n’est pas comme si des paquebots étaient plein de contaminés à l’hantavirus ou au norovirus (gastro-entérite virale…) Ce n’est pas comme s’il y avait des féminicides tous les deux jours en France. Ou des enfants violentés ou violés toutes les 3 minutes…

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jeudi 14 mai 2026

salle d’attente

Dis donc, il y a du monde. Je vais aller demander à l’accueil combien de temps d’attente il y a parce que là, vraiment, c’est bondé. Moi, je suis arrivé depuis une vingtaine de minutes et il y a au moins dix personnes devant moi. Je pense que je vais en avoir pour une bonne heure. Voire plus. Mais je m’en fous, j’ai un bouquin avec moi et s’il n’y a pas trop de gens bruyants, ça devrait aller. Ouais. Parce que moi, dans les salles d’attente, je n’aime pas quand il y a des enfants parce que ces derniers trouvent le temps long alors, ils font du bruit. Comme dans les trains. Ou partout ailleurs.  Surtout les enfants des autres. Mais là, pour l’instant, ça va. La dame de l’accueil m’a indiqué une heure et demie de retard. Je lui ai dit que ce n’était pas la première fois mais elle m’a répondu qu’il y avait eu des urgences à gérer.

Bonnes gens, quand on prend rendez-vous chez lui, l’ophtalmo, c’est toujours comme ça. On le sait. Sauf la première fois. Mais moi, j’ai l’habitude. Et quand c’est pour moi, je prends toujours un des premiers créneaux du matin car au pire, il n’y a qu’une demi-heure de retard. Mais là, aujourd’hui, je suis arrivé à 16h45 et c’est vrai que je n’ai pas l’habitude de venir l’après-midi et je suis quand même assez étonné de voir autant de monde. Je m’en fous, j’ai un bouquin avec moi. Mais la dame qui est assise à ma droite, elle n’est pas jouasse. En plus, elle a une fille d’une petite dizaine d’années avec elle. Pourvu que… N’y pensons pas. Parce que dans l’absolu, moi, j’ai tout mon temps. Je suis retraité. Et à part les chiens qui doivent attendre leur gamelle, personne ne m’attend avant 20h, à peu près, alors…

… Quelle heure est-il ? Ah oui, quand même. 18h20. Là, je reconnais qu’on va peut-être battre un record. Une maman est arrivée avec un garçon d’environ huit ans, qui en a eu très vite assez et n’a eu de cesse de faire du bruit. Heureusement, plus le temps passe, plus la salle d’attente se vide. Nous ne sommes plus que cinq en comptant la mère et le fils. Justement, on vient de les appeler, c’est leur tour. J’ai déjà lu une centaine de pages.  Ah, le monsieur qui a l’air sympa est appelé, nous ne sommes plus que deux. Nous ne sommes plus que deux me dit la femme au fond. Vous aviez rendez-vous à quelle heure ? Je n’avais pas rendez-vous, je suis juste venu pour lire car chez moi, je n’y arrive pas, j’ai toujours quelque chose à faire. C’est juste pour être au calme.  Vous faites ça souvent ? Oui, assez souvent, oui.

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mercredi 13 mai 2026

ah mais, c’est ton doigt, là ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Non, non, ça ne me dérange pas. Enfin, pas plus que ça. Mais fais attention car comme tu me l’as mis dans mon oreille gauche, je vais finir par en devenir sourd. Et si je ne t’entends plus me murmurer des mots d’amour, je vais finir par me demander si tu m’aimes toujours. Si tu m’aimes encore. Pour que tu m’aimes toujours. Pour que tu m’aimes encore. Et puis, ne l’enfonce pas trop loin, ton doigt, dans mon oreille, s’il plaît, hein ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Soudain, j’ai pensé que tu étais en petite forme. Et surtout, tu as un ongle qui doit être mal coupé. Ou que tu as un peu rongé car ça me fait un peu mal. Oh, rien qu’un peu. Un tout petit peu. Pas grand-chose mais, et ne le prends pas mal, ça n’est pas si agréable que ça, tu sais… Après, tu n’es pas obligé de l’enfoncer trop profondément. Imagine si mon oreille décidait subitement de le prendre en otage et de ne jamais te le rendre…

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Attends, laisse-moi deviner lequel… Non, je n’ouvre pas les yeux. Non, je ne regarde pas. Juré. Craché. Ce n’est pas ton petit doigt sinon, il m’aurait déjà raconté plein de choses. Probablement à ton insu. Ce n’est pas ton pouce non plus car tel que je te sens, là, tu n’as pas du tout envie de faire une pause. J’hésite entre ton index et ton annulaire. J’aurais mieux fait de bien observer tes mains pour mieux connaître tes différents doigts.

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Non, non, c’est amusant ce que tu me fais mais attention, ce n’est pas mon oreille gauche ni ma narine droite. Tu es en plein dans le mille : dans mon nombril du centre. Ah si. Mon nombril du centre. Qui te dit que je n’ai pas plusieurs nombrils ? Tu ne le sais pas mais je suis peut-être multi-ombilical, hein ‽ Mais bien sûr que si, ça existe. Ça touche peu d’enfants. Uniquement ceux qui ont eu plusieurs mères. Ah, je t’ai appris quelque chose, hein ‽

Ah, mais c’est ton doigt, là ? Je me disais bien, aussi… Là, tu le sais mais c’est ma bouche. Et ton doigt, il a très bon goût. Il a le goût de toi. Et moi, j’aime le goût que tu as. Et j’aime lécher un de tes doigts mais celui-là, en particulier, encore plus. Parce que c’est mon doigt préféré de toi. Celui avec lequel je sais que parfois, tu écris nos deux noms dans l’air, quand nous faisons l’amour. Et moi, mentalement, j’essaie toujours d’imiter ta signature, une fois qu’on a joui. Ce que j’aime tes doigts...

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mardi 12 mai 2026

comme un parfum frelaté

Je ne sais pas vous mais moi, oui. Au début, j’ai pris ça un peu à la rigolade car franchement, aller faire une croisière dans le sud de l’Amérique du même nom, avec tous les problèmes géopolitiques dans plusieurs endroits du monde, la crise de l’énergie et tout et tout, moi, si j’avais réservé ce voyage, je l’aurais annulé. Bon, de toute façon, la question ne s’est pas posée car je ne me vois pas prendre un billet pour une croisière avec plein d’autres touristes. À la limite, un jour, faire un tour dans les mers autour de la Scandinavie et de l’Islande, là où il fait trop froid pour le commun des villégiateurs. Oui, parce que bon, même la masse de tourisme peut se les geler quand il fait trop froid et cette masse en question préfère se les dorer au soleil. Après, je sais que je n’irai jamais non plus, là-haut, ça restera de l’ordre du fantasme et de la frustration.

Tout ça pour dire que cette croisière qui devait relier Ushuaia au Cap Vert, il est évident que moi vivant, je n’en aurai pris aucun billet, jamais. Et s’il y a eu des problèmes d’hantavirus à bord, ma foi, ce n’est pas mon problème. Moi, je n’ai rien demandé à personne. Je suis sagement resté dans mon coin, à Bordeaux centre et je n’ai pas envie de me retrouver avec une nouvelle pandémie sur le dos. Ni dans la gorge. Et encore moins dans les poumons. Parce que cette histoire de nouveau virus, moi, ça me fait quand même vachement penser à un temps à la fois lointain mais pas tant que ça : 2020, la Covid et ces merveilleuses périodes de confinement. Si, si, moi, j’ai beaucoup aimé ça. Je suis toujours du côté des minoritaires, je ne sais pas comment je fais mais c’est comme ça. Bref, c’est ça à quoi ça me fait penser. Et moi, j’ai des masques d’avance, alors…

Tout ça, ça a quand des relents de parfum frelaté. Et si ça se trouve, on va encore nous sortir les grandes phrases, les grandes résolutions et tous les « quoiqu’il en coûte » du monde. Ouais, la semaine dernière : pas de panique, on ne craint rien. Ce week-end qui vient de passer et en début de semaine : finalement, il faudra peut-être envisager de faire éventuellement attention. J’ai même entendu parler des stocks de protections au niveau national. OK, ce qui m’embête le plus c’est qu’on va vers les jours les plus chauds et là, porter un masque, ça va encore être désagréable. Et on va encore en trouver partout par terre dans les rues. Et il va encore y avoir des contrevenants qui vont se réunir en cachette pour boire des apéros. Et il y en a qui vont crier au complot. Les mêmes causes pour les mêmes effets. Alors, c’est quand qu’on confine ?

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lundi 11 mai 2026

et si tu n’existais pas

Et si tu n’existais pas, à coup sûr, j’aurais vécu tout autrement. Parce que si tu n’avais pas existé, nous ne nous serions jamais rencontrés et je serais peut-être quelqu’un un peu différent. Et c’est amusant de penser à ça car je n’aurai évidemment jamais aucune réponse à mes questionnements existentiels : si j’avais fait d’autres choix, où serais-je, aujourd’hui ? Par exemple, si je n’avais pas quitté Saint-Maixent, mes parents, à 19 ans, presque 20, pour aller à Paris où je pensais que quelqu’un m’attendait pour me révéler au monde comme son plus grand écrivain de la fin du siècle, où vivrais-je, maintenant ? Si je n’étais pas parti à Paris, je serais peut-être resté dans les Deux-Sèvres et je serais toujours membre des Pibolous et on m’aurait même décerné une médaille pour bons et loyaux longs services rendus à la tradition locale.

Et j’habiterais probablement une petite maison avec pierres apparentes sur la façade mais, avec le temps, il est clair que je l’aurais modernisée, que j’y aurais tout le confort et même la WiFi avec la fibre. Chose qu’à l’époque, nous ne pouvions pas soupçonner. Ni que ça allait changer nos vies. Ou alors, je serais parti habiter à Niort, dans la préfecture et j’y aurais fait carrière, petitement mais sûrement. Et j’y serais propriétaire d’un appartement, que j’espère bel, avec un grand balcon et je n’aurais pas perdu de vue tant d’amis d’enfance et d’adolescence alors que là, en m’étant fait naturaliser parisien, si. Et quand j’en revois, je suis souvent, presque toujours un peu, beaucoup déçu, tant d’eaux ont passé sous tant d’autres ponts. Rares sont celles et/ou ceux que je continue de voir au bout de 45 ans. C’est très bien comme ça.

Et si j’étais parti habiter dans un autre département, une autre région, voire un autre pays (j’ai hésité à partir en Allemagne, en 1982), c’est tellement évident que toute ma vie aurait été à l’opposé de celle que j’ai vécue à Paris puis à Bordeaux. Et je n’aurais pas connu celles et ceux qui me sont les plus chers, aujourd’hui. Et je n’aurais pas eu le bonheur de côtoyer Kali et Shuka, tous les jours, depuis une dizaine d’années. Les amours de ma vie. Je n’aurais pas créé les Vamps fatales avec mon acolyte de scène. J’aurais sans doute continué d’écrire car j’ai commencé si jeune (vers 11 ans) mais là encore, peut-être que j’aurais été moins fumiste et que j’aurais été publié. Ah, si tu n’existais pas, comment aurais été ma vie ? Comme serait ma vie ? Non, finalement, je ne peux pas imaginer que tu n’aies pas existé. Car sans toi, non, ça n’existe pas.

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dimanche 10 mai 2026

estro pied mais pas zi

Ça fait un peu plus de deux semaines que mon ancienne aponévrosite plantaire a choisi de revenir s’installer au niveau de mon talon gauche. Pourtant, j’avais reçu une douloureuse, une très douloureuse, une très-très douloureuse infiltration dont j’ai encore le mauvais souvenir quand j’y pense. Sauf que comme je n’avais plus du tout mal, je n’y ai quasiment plus jamais pensé jusqu’à ce week-end à Saint-Maixent, le jour du retour à Bordeaux, le lundi matin où là, j’ai eu mal. J’ai même cherché une cause, une origine au retour de cette bête mais hormis le fait que je suis allé ramasser du muguet en forêt, je ne vois pas pourquoi ni comment. Et quand bien même, je n’ai pas escaladé le Mont Gerbier-de-Jonc, non plus. Quant à l’Everest… Non, je pense que le produit de l’infiltration avait peut-être une durée maximale de bienfait…

Quoiqu’il en soit, j’ai mal au pied et mon médecin et mon kiné m’ont conseillé de marcher moins, encore une fois. Au lieu de faire 16 000 pas en moyenne par jour, ce serait bien de ne pas dépasser 10 000. OK. C’est noté. Mais il faut savoir que je ne fais pas exprès de faire plus, parfois jusqu’à 20 000 pas quotidiens. C’est juste que je fais tout à pied, moi, ici, à Bordeaux centre. Et là, vendredi et samedi, je suis allé à la brocante des Quinconces et dimanche, hier, j’ai promené deux fois les chiens… Eh bien, rien que ça, je ne vous dis pas le nombre de pas à chaque coup. Bon, une fois qu’on a établi ce constat, il ne me reste plus qu’à faire des pirouettes car il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Et comme à chaque jour suffit sa peine… Mais que m’arrive-t-il, je suis en train de vomir des dictons et des phrases toutes faites, je suis malade ?

Il n’en demeure pas moins que je me sens estro-pied mais pas du tout Estro-zi. Alors, que les choses soient bien claires, je ne me sens pas estro-zi même si j’aurais voté pour lui si j’avais habité Nice car Ciotti, non, ça, ça n’aurait pas été possible du tout. Mais je suis malgré tout plus estro-pied que zi. Pardon ? Estro-zizi ? Alors pendant qu’on y est, pourquoi pas estro-pied-pied, aussi ? Non, restons sobres et attendons que la crise passe. Ou pas. Et alors, s’il me faut subir une nouvelle infiltration, autant vous dire que même sans en connaître la date, j’en suis déjà malade à l’avance. Malade au sens stressé, angoissé, terrifié. Parce que personne ne peut ignorer ma phobie des piqûres. Même le médecin du sport, après m’avoir fait mal, très mal, très-très mal, il me l’avait dit « comme je sais que vous êtes angoissé, je ne vous ai pas dit que ça faisait très mal. »

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parlez-moi d’moi

Parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse ; parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi ; de mes amou...