Des pâtes, des pâtes oui mais pas des bolognaises. Voilà ce qui pourrait être mon tout nouveau slogan. Car si j’aime beaucoup les pâtes (et même les nouilles), j’avoue que je ne suis décidément et définitivement pas fait comme tout le monde : je n’aime pas les pâtes à la bolognaise. Pas plus les spaghettis que les autres pâtes préparées de cette façon. Oh, bien sûr, s’il n’y a que ça, je peux en manger malgré tout mais ce n’est jamais de gaieté de cœur. Parce que franchement, en France, des pâtes à la bolognaise, on en trouve dans toutes les pizzerias, dans tous les rayons de plats cuisinés frais ou surgelés et chez tous les traiteurs du quotidien. Comme s’il n’y avait que cette façon d’accommoder les nouilles. C’est vraiment faire offense à la cuisine italienne, si diverse et variée.
Je me souviens, quand je suis allé en Sicile et en Toscane, j’ai eu la chance de manger des pâtes divinement cuisinées, à mille lieues de ce qu’on trouve en France : les sauces bolognaise, carbonara et ricotta/épinards. Mesdames et messieurs les cuisiniers, professionnels ou simples amateurs, ayez un peu d’imagination. Des pâtes, comme j’en ai mangé en Italie, ça peut se faire tout bêtement au citron ou à la pistache ou aux sardines. Personnellement, quand j’en fais, j’ai un faible pour celles à « la puttanesca », cette spécialité des maisons closes, jadis. Elles étaient préparées dans les bordels, tant pour attirer les clients par l’exquis parfum qu’elles répandaient et pour reconstituer les forces des filles de joie. Et moi, je rêve d’en manger dans un restaurant italien, ça serait très audacieux.
OK, je ne suis pas privé car j’en fais moi-même mais comment savoir si je les fais correctement ? Pour s’y essayer, sachez qu’il faut des penne rigate (qui, de par leur forme, absorbent bien les sauces), de la tomate, de l’huile d’olive, de l’oignon, de l’ail, des anchois et des olives noires. Je ne vous dis pas la régalade… Bref, ce serait bien qu’on fasse un mois sans bolognaise, par exemple, le mois de mars, qui arrive bientôt. Plus de bolognaise nulle part pour faire découvrir d’autres façons de préparer les pâtes pendant une trentaine de jours. En ce qui me concerne, je n’aurai pas de mal à m’y tenir, à cette abstinence (j’ai failli écrire « abstention », joli lapsus, non ?) sauf si vous voulez me mettre mal à l’aise. Invitez-moi à déjeuner et servez-moi des spaghettis à la bolognaise puis un moelleux au chocolat.
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