lors, départ mardi ou mercredi ? À moins que ça ne soit jeudi, oui, aussi. En réalité, on ne le sait pas nous-mêmes. Et ça n’a pas une importance capitale, en ce lundi matin, à l’heure où je publie ce billet du jour. Ce billet du lundi car il ne sera réellement valable que ce jour car demain, ce billet du lundi, comme nous serons mardi, ça ne sera pas pareil. Il n’aura pas le même effet. Bref, nous devrions partir pour Biscarrosse, tous les cinq : le patron, le président, Kali, Shuka et moi. Le patron, parce que c’est chez lui. Le président, car il vit avec moi. Les chiens, car ils aiment bien aller à Biscarrosse. Et moi, parce que moi, pour y aller, pour y rester et pour en revenir, je ferai office de mari, d’ami, de maître, de bagagiste, de chauffeur et d’intendant (courses et cuisine) et voilà, comme ça, les présentations sont faites.
Oui, je sais, à peine rentrés de Dourdan, départ pour Biscarrosse en vue ? Ma foi, ne boudons pas notre plaisir et profitons-en tant qu’il en est temps car peut-être un jour, ça ne sera plus possible. Peut-être parce que nous ne le pourrons plus. Ou alors Biscarrosse n’existera plus. Ou alors, j’aurai eu un grave accident. Ou alors l’un des autres sera mort. Ou alors, la troisième guerre mondiale aura débuté et elle durera au moins tant que ça. Si ce n’est plus. Ou alors, on aura un nouveau virus qui nous confinera pendant des mois et des mois ou pourquoi pas, des années et des années. Ou alors, tout ça en même temps. Je sais, ce ne sont pas des pensées très, très gaies mais que voulez-vous, en bon pessimiste qui ne s’ignore pas, je ne vais pas faire semblant que nos lendemains sont prêts à chanter. Voire à danser.
Non, non, nous devrions vraiment partir à Biscarrosse mais pour des raisons dépendantes de la volonté du président, nous n’irons peut-être pas avant jeudi soir. Tant pis. Et comme nous devons y recevoir un couple d’allemands, Peter et Lisa, au moins pour un jour et pour une nuit… Ils veulent voir la mer. Sauf qu’ils ne savent pas, les pauvres, qu’à Biscarrosse, ce n’est pas la mer mais l’océan, ça n’a rien à voir. C’est l’Atlantique, le dernier rempart contre la connerie trumpo-muskienne. Ou musko-trumpienne. Non, je ne peux pas m’en empêcher car rien ne me plaît avec ces deux lapins crétins qui, en vérité, ne sont pas des lapins. Donc, si nous ne partons que mercredi (ou jeudi, aussi), j’ai encore un peu le temps pour préparer ma valise. Et quoiqu’il en soit, comme toujours, demain est un autre jour. Comme aujourd’hui.
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