Résumé de l’épisode précédent : voir billet d’hier.
« Ils vous attendent à l’intérieur après que vous aurez déposé vos affaires dans la chambre même de Blanche de Castille mais je vous rassure, tout est rénové, ce n’est pas la même ambiance qu’à son époque. » J’avoue avoir été un peu surpris de devoir porter ma valise, avec ma lombalgie chronique car vu tout le protocole auquel nous avons eu droit depuis notre départ de Bordeaux, j’aurais pu imaginer voire apprécier qu’on ait un groom pour nous éviter cette corvée mais on ne va pas commencer à tout critiquer alors qu’on vient à peine d’arriver. « Bonjour vous deux » « Ah, Pasc… » « Chut, nous devons absolument rester anonymes car on nous a fait une fleur en nous prêtant le château à l’occasion de votre venue, ça ne doit pas se savoir. » « D’accord, Myr… » « Ttt, ttt » « Ah oui, c’est vrai. » De sa part à elle, je n’ai pas été étonné qu’elle ait pensé à me faire ce clin d’œil on-ne-peut-plus ironique.
En effet, lui, son mari, était habillé en Père Noël, mardi, quand ils nous ont accueillis dans le château. Forcément, nous étions le 25. Et ça ne lui a pas échappé, à elle. À celle qui veut rester anonyme mais bon, passons, contre mauvaise fortune, j’ai fait bon cœur car en plus, nous étions logés comme des princes. Pour ne pas dire comme des rois. On nous a même présentés à monsieur Jean-Pierre Colin car ce dernier nous voulait comme invités d’honneur au Salon de Printemps et nous avons même pu rencontrer Anne Smith et Jean Lemonnier. La première est une assez célèbre peintre anglaise spécialisée dans les œuvres représentant des cargos, des ports et des paysages industriels. Le second est un peintre et un sculpteur plus axé sur le monde animalier. J’ai beaucoup aimé Anne Smith, son travail m’a plus enthousiasmé. Je suis globalement très sensible aux œuvres d’art un peu « industrielles. »
Sinon, nous avons été officiellement reçus comme des invités de marque à la Table de Blanche par un chef cuisinier qui s’est mis en quatre pour nous servir le meilleur de ses possibilités. Oh, bien sûr, ce n’est pas la meilleure table du monde mais quand on est reçus comme nous avons été reçus, on ne peut être qu’enthousiastes. J’ai pu manger mes premières asperges pour cette année et si j’ai quelques doutes sur les menus où nous propose plus de la moitié des plats avec un supplément mais bon, comme c’est le patron qui régalait, alors… J’ai aussi pu voir quelques tulipes chez mes amis car nous avons pris un peu de temps pour aller voir leur maison et leur immense jardin. Outre que nous avons été royalement traités, je peux vous dire que j’ai passé un bon moment de détente. C’est la vie de château. C’est ça.
À suivre
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