Quand on a une douzaine voire une quinzaine d’années, et qu’on a une mauvaise note, on n’aime pas trop ça. Même si on n’est pas non plus un crack au collège. Mais quand on a une bonne note, après l’étonnement, c’est la fierté et je suis sûr qu’on hâte d’annoncer la bonne nouvelle à ses parents. Et avec un peu de chance, on aura peut-être une récompense. Allez savoir… Un nouveau téléphone ?... L’autorisation d’avoir un scooter électrique ou encore mieux, une trottinette électrique pour la Saint-Valentin… Non, pour Pâques, alors ?... Ou aussi, pourquoi pas, l’autorisation de sortir plusieurs fois dans le mois, même en semaine ?... Voire les trois cadeaux à la fois et là, on devient le roi du pétrole. Le roi du monde. À côté duquel, Trump et Poutine font office de guignols.
Ah, ils font déjà un peu office de guignols ? Ah
bon, tout ça n’est qu’une farce à taille et en temps réels ? Ah mais il
aurait fallu nous le dire plus tôt, on se serait nettement moins angoissés, je
pense… Mais revenons aux bonnes excellentes notes comme, par exemple, un
9,5 sur 10. Ça, c’est vraiment une note d’enfer. Mieux, y a pas. OK, d’accord,
oui, 10 sur 10 mais ça ne serait pas raisonnable. Car comment espérez-vous
progresser si vous avez tout le temps des 10 sur 10. Alors qu’avec des 9,5 sur
10, vous avez encore la motivation de vous dépasser. Oui, c’est vrai, rien que
des 10 sur 10, ça permet de se motiver pour ne jamais avoir moins. Mais avoir
la possibilité de faire mieux, c’est toujours un plus, à ce que je sache. Je ne
sais pas si je suis clair pour tout le monde. Pour moi, oui.
Et donc, à moi qui ai connu tous les prix d’excellence dans le primaire et quelques beaux résultats en sixième et en cinquième (c’est après que ça s’est un peu gâté – j’étais déjà trop obnubilé par les réseaux sociaux – oui, je sais, ça n’existait pas mais ça aurait pu), pour moi, des bonnes notes, j’en ai eu à la pelle, comme les feuilles mortes qu’on ramasse en automne. Et depuis, je ne me souviens pas avoir été noté et donc, a fortiori, d’avoir été bien noté. Sauf hier. Quand j’ai entendu que j’avais 9.5, comme ça ne pouvait pas être sur 20, j’en ai rapidement déduit que c’était sur 10 et j’ai failli lui sauter au cou. « 9.5, c’est très bien, non ? » « Vous savez, Stéphane, c’est vraiment une tension très basse. » « Ah, c’était la mesure de ma tension artérielle, docteur ? » Putain, quelle déception, hein ‽
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
http://sibal33.canalblog.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire