dimanche 25 janvier 2026

carriériste, moi, jamais ‽

Cette anecdote, cette discussion – au demeurant, fort sympathique – avec Eden et ses questionnements sur son avenir, ça m’a fait replonger dans ma propre carrière professionnelle. En réalité, j’ai toujours eu des rêves plus gros que mes capacités. J’ai toujours eu des ambitions culturelles mais aucune autre. Et si j’ai fini par me retrouver à passer près de 25 ans dans les composants électroniques, c’est tout à fait par hasard. Comment ? Pourquoi ? Parce qu’un ami de l’époque, qui travaillait chez Scaib, avait parlé de moi au directeur financier et quand il a fallu remplacer une jeune femme pour trois semaines, à l’enregistrement des commandes – on n’était pas encore sur informatique, c’était en juin 1982 – on a fait appel à moi. Mon premier véritable travail dans une entreprise d’une centaine de personnes. Oubliés les petits boulots précédents…

Et au bout de ces trois semaines, on m’a proposé de me faire un CDI et de remplacer quelqu’un au classement avec la promesse de venir au Cardex, dans les deux mois. Le Cardex. Pas de quoi rêver mais quelque part, une espèce d’assise importante dans l’entreprise : la gestion des stocks sur des grandes fiches cartonnées. Ce n’était pas désagréable. Sauf quand il y avait des avoirs à gérer, ça m’a toujours semblé un peu abscons. Et de fil en aiguille, j’ai été pris dans le service des composants passifs où j’ai fait de la « vente interne » (vente téléphonique) et rapidement, de la gestion des fichiers références produits (des milliers et des milliers d’articles) et un peu d’approvisionnements et, in fine, des achats. De la négociation. Et c’est ainsi qu’à force d’avoir une certaine réputation dans le métier, on est venu me chercher pour entrer chez Solectron à Bordeaux. Pendant quatre ans.

En réalité, je n’ai jamais cherché à évoluer. J’ai juste fait mon travail au mieux. J’y ai moi-même mis de l’intérêt car parfois, ça n’en avait pas forcément et surtout, les composants électroniques, même si ça m’a un peu éclaté, ça n’a jamais été une vocation. Après, je suis tombé dans un autre milieu : le mareyage et là, autre salle, autre ambiance. Des horaires à la con, j’ai terminé ma carrière en me levant à 2h du matin. J’ai géré les stocks et la facturation. Un inventaire par jour. Obligatoire dans les produits frais. Et j’y suis resté quinze ans. Pas toujours de gaîté de cœur d’où mon départ pour deux ans de chômage avant la retraite officielle. Je n’en pouvais plus. Tout ça pour dire que je n’ai rien choisi dans ma vie professionnelle. Sinon, j’aurais été écrivain, j’aurais été metteur en scène et acteur de théâtre. Ou j’aurais été directeur d’une revue mensuelle d’art, de culture et d’humour.

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