Hier, j’ai hésité à écrire sur cette date anniversaire. Parce que c’est devenu un jour étrange que le 17 janvier, pour moi. Et pas que pour moi. Pour ma mère. Pour mes frères. Pour le président. Et pour le patron, pour ne citer qu’eux. Mais comme ils sont le cercle le plus restreint de mes proches… Oui, parce que le 17 janvier, c’est le jour anniversaire du patron. Oui, aussi celui de Dalida et de Françoise Hardy, comme quoi, hein, ce n’est pas un jour anodin… Et c’est aussi le jour du décès de mon père. Parce que la vie est une grosse farceuse de faire mourir mon père le jour de l’anniversaire de mon meilleur ami car forcément, quand c’est arrivé, je me suis dit que plus jamais, cet anniversaire n’aura tout à fait le même parfum, le même goût. Et donc, la première fois, après, ça a été un peu compliqué.
Mais je dois avouer qu’au fur et à mesure du temps qui passe, comme pour tout le monde (ou presque), on finit par s’habituer à certaines absences. Même les plus violentes. On finit par s’habituer mais ça n’empêche pas le cœur et la tête d’y penser, à ceux qui sont partis. À celui qui est parti. Et hier, avec maman, on en a parlé, au téléphone. Ça nous fait un petit quelque chose de se rappeler que c’est ce jour-là de 2022 que… Mais moi, j’ai choisi de préférer célébrer la vie et l’anniversaire du patron tout en pensant à mon père. En plus, on ne peut pas dire qu’on a fait la grosse fiesta, hier, tous les trois, le président, le patron et moi. Pensez donc, pour un déjeuner d’anniversaire, pas d’entrée, une tranche de gigot grillée et des haricots verts vapeur, un malheureux bout de fromage avec du pain.
Et une tartelette fine aux pommes, c’est tout. Un repas limite monacal. Pour un peu, on aurait mangé des pâtes à l’eau. Des pâtes, des pâtes, oui mais pas des Panzani, hein ‽ Bon, trêve de plaisanterie, je ne suis pas là pour décrier un fabricant de nouilles. Pour en revenir à cette date du 17 janvier, j’ai évidemment pensé à mon père. À ces quatre ans d’absence absolue. Je pourrais même dire à ces cinq ans car quand il a été placé, ça a été un peu comme s’il était déjà définitivement parti. Mois après mois, pendant un an, on l’a vu se diminuer physiquement et mentalement. Et être de plus en plus étranger à celui que j’avais toujours connu. Donc, vous voyez, penser à lui, c’est tous les jours ou presque mais commémorer son départ, comme je ne sais même pas si ça fait quatre vraies années ou cinq…
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