mardi 20 janvier 2026

s’endormir sur des pois chiches

Vous ne savez pas ce qui m’est arrivé ? Hier, en cours de matinée, j’ai commencé à éplucher une bonne partie d’un gros bocal de pois chiches. Pour ça, je les ai d’abord égouttés, rincés, égouttés de nouveau et j’ai mis la passoire sur un plateau bleu (la couleur n’avait aucune espèce d’importance, c’est  juste une constatation – j’aime bien être un peu factuel, de temps en temps) et j’ai pris un petit saladier, un des rares qui nous restent de notre époque parisienne, au président et à moi (même si le saladier en question est à lui, à l’origine, il l’avait déjà quand je l’ai connu) et je suis allé m’installer sur la table basse du salon devant une émission que j’avais enregistrée à la télé, peu en importe le titre. Et j’ai dû faire environ un quart des pois chiches et ça a été l’heure de partir chez mon kiné pour ma séance hebdomadaire.

À mon retour, nous avons déjeuné. Très brièvement. Car compte tenu du travail qui m’attendait encore (les trois-quarts des pois chiches restants), j’avais juste prévu des sandwiches. Ça nous arrive de temps en temps. Et justement, ça a été le cas, hier. Ensuite, comme il n’y avait quasiment pas de vaisselle à faire, je suis très rapidement allé m’occuper de ces légumineuses qui n’attendaient que les doigts de ma main droite pour être déshabillés. Et, en ayant allumé de nouveau la télé, cette fois, je suis resté sur la fin d’un jeu télévisé sur France 2, avant le journal de la mi-journée. J’ai assisté à des questionnaires sur la danse de salon et sur le calendrier républicain. J’ai bien répondu sur le premier sujet mais assez mal sur le second. Et avant les infos, la pub. Et là, j’ai continué mon épluchage, très, très machinalement.

Si mécaniquement, si automatiquement qu’à un moment donné, je vous jure, je me suis légèrement assoupi sur mes peaux de pois chiches. Ça a duré une ou deux secondes mais je me suis repris, en sursaut. Je me suis excusé, non, j’ai présenté mes excuses aux pois chiches que je tenais dans ma main gauche, qui attendaient que je leur retire la peau qui les recouvre. Et je me suis sérieusement remis à mon travail et je l’ai mené à son terme. Mais il s’en est fallu de peu que je me retrouve la tête sur le plateau, que je renverse le saladier, la passoire et toutes les épluchures. J’aurais eu l’air malin. Comment ? Je suis trop fatigué ? Mais pas du tout. Je pense que c’était juste la monotonie de la chose, qui m’a fait m’endormir, même légèrement. Depuis, je les ai faits cuire en ragoût, avec du thon et j’ai dormi normalement.

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