Le retour de la confiance. Il était temps. Car la dernière fois que nous avons répété, avec mon acolyte, ça avait été de l’ordre de la catastrophe. C’était notre première fois en costume et quand nous avions voulu procéder au changement pour passer de la provinciale à la parisienne, en ce qui me concerne, rien ne s’était passé comme prévu. Et ça m’avait fait perdre tous mes moyens. Entre temps, nous avons abandonné, amélioré notre changement de costume et nous avons travaillé chacun de son côté. Mais hier, on s’est retrouvés et on a travaillé uniquement le texte, la première fois et ensuite, avec les mouvements. Et on s’est bien amusés. On a même beaucoup ri. Surtout quand on a répété la première scène lorsqu’on n’arrête pas de donner des coups de coude à ma cousine, l’héroïne du spectacle.
Oui, parce que pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui l’auraient oublié, ce show est créé pour le départ en retraite d’Isabelle. Bien sûr, 60 à 70% du spectacle lui sont dédiés. Avec force méchancetés mais bienveillantes, on ne châtie bien que ceux qu’on aime bien. Non, qui aime bien, châtie bien, plutôt. Et nous avons trouvé quelques nouvelles idées pour la mise en scène et nous savons aussi que le 28 mars, il y aura deux cinéastes amateurs bénévoles pour filmer le show afin qu’on puisse en avoir un souvenir et qu’on puisse s’autocritiquer. D’autant que rien ne dit qu’il y aura une troisième fois. C’est vrai, ça, on commence notre carrière, notre duo quand on a soixante-quinze ans, pour lui et 66 ans passés, pour moi. C’est un peu tardif pour jouer les jeunes premiers, non ? D’où nos personnages féminins de vieilles peaux.
En même temps, c’est vrai que les hommes qui se déguisent en femme (je ne parle pas des drag-queens, car là, c’est carrément autre chose, une autre dimension), ça a toujours un ressort comique assez fort. En plus, quand ce sont des mecs moyenâgeux… Bien sûr, j’ai conscience que nous serons ridicules aux yeux d’une partie du public mais peu nous chaut, l’essentiel, c’est que ça nous amuse et que ça amuse la majorité des gens qui seront présents. Il nous reste cinq répétitions avant le jour J et je peux vous dire que tout d’un coup, j’espère que nous serons prêts à temps. Parce que ça fait des mois que ce projet a été initié et on s’est très longtemps dit que « on a le temps » mais tu parles, Charles, du temps, on en a de moins en moins. Mais ça va aller. Il faut le croire. Sinon, on ne fait rien si on n’a pas au moins cette espérance-là
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
http://sibal33.canalblog.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire