jeudi 30 avril 2026

il est revenu le temps du muguet

Il est revenu le temps du muguet mais contre l’effet de mode de chaque premier mai, je préfère sortir des sentiers battus et vous parler de cette infection qui est également appelée candidose buccale. Et attention, si vous avez une candidose anale, ça ne peut absolument pas être dans la bouche. Ou alors, dans une bouche d’égout ? Et quelle est la petite bête qui est à l’origine de cette infection ? C’est un champignon nommé Candida albicans qui s’installe dans certaines bouches sans y avoir été invité et particulièrement dans les bouches des bébés car ces derniers n’ont pas encore toute l’immunité nécessaire pour y échapper. N’oubliez pas que ce champignon, même s’il n’est ni vénéneux, ni mortel, ne doit pas être cuisiné dans une omelette, ça n’a aucun intérêt, même gustatif.

Pourquoi le muguet pour cette infection buccale ? Parce que c’est plein de traces blanches comme les petites clochettes de la fleur du même nom. À la différence que la plante n’est que saisonnière alors que la saloperie qui vient squatter des bouches peut arriver n’importe quand, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 12 mois sur douze. À quoi pourrait-on comparer le muguet buccal ? À du fromage blanc ou du yaourt qu’on aurait fait gicler dans une bouche (sans son consentement) sauf que ça ne part pas avec un rinçage buccal. Ça peut aussi provoquer des sensations de brûlure et vous donner un goût étrange. Si ça se trouve, les papilles se replient sur elles-mêmes quand ça arrive. Parce qu’elles ne doivent pas aimer ça. Non, elles n’aiment pas ça du tout. On ne peut que les comprendre.

Pourquoi ce champignon s’installe-t-il dans certaines bouches ? Parce que leur propriétaire peut être affaibli, immunitairement parlant (fatigue, stress, maladie…) ; suite à une prise de certains antibiotiques ; port de prothèse dentaire (c’est plus rare chez les bébés) ; sècheresse buccale (rien à voir avec celle vaginale) et/ou un diabète mal équilibré. En gros, le Candida Albicans, c’est comme un locataire qui met la musique à fond à 4 heures du matin quand vous n’avez envie que d’une chose : dormir. Mais il ne faut pas perdre de vue que le muguet buccal n’est pas grave, c’est gênant et désagréable et il ne faut pas oublier de le traiter pour qu’il ne traîne pas. Comment s’en débarrasser ? En se rinçant la bouche avec de l’eau salée. Ou avec du bicarbonate de soude. Bon 1er mai. 

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mercredi 29 avril 2026

la tour prend garde

Quand on est touriste à Bordeaux, il y a un monument un peu incontournable : la tour Pey Berland, sur la place du même nom, là où se trouvent aussi la cathédrale Saint-André et l’Hôtel de Ville (dont le précédent locataire a été mis à la porte le 22 mars dernier) et cette tour, qui correspond au clocher de la cathédrale est située à quelques dizaines de mètres (entre 30 et 50, je suppose, à vue de nez et à vue de pieds) car, lors de sa construction, le poids des cloches aurait pu mettre l’édifice religieux en péril et cette « flèche » qui mesure 66 mètres de haut et si on veut monter aux deux niveaux qui permettent d’avoir une vue extraordinaire sur la ville, il faut monter 230 marches pour atteindre 50 mètres de hauteur. Le campanile est surplombé par une statue dorée de Notre-Dame d’Aquitaine, vierge.

Il fut un temps où j’ai été chômeur (en 2004) et j’habitais dans une rue proche de la place et j’ai voulu grimper dans la tour et comme j’étais demandeur d’emploi, j’ai montré ma carte mais on m’a refusé le prix réduit car on m’a demandé mon avis d’imposition. Ça m’avait mis en colère, j’avais écrit à la direction des monuments de Bordeaux et on m’avait donné un pass à vie pour la tour. Pass que j’ai peut-être perdu ou trop bien rangé dans un coin. Il n’empêche, j’y suis retourné en payant plein tarif, dernièrement et j’ai été très essoufflé et j’ai eu le vertige. J’adore monter dans les monuments qui offrent des belles vues mais je suis toujours mal à l’aise. Avec l’âge, j’ai de plus en plus souvent le vertige. Je suis incorrigible à me faire peur comme je le fais. Que voulez-vous, il faut que vieillesse se passe.

À propos de ce pass à vie, je me disais que monter les 230 marches dans un escalier en pierre, en colimaçon et avec des marches pas toujours bien régulières, c’est sportif mais c’est surtout une visite qui n’est pas permis à tout le monde et je pense que la nouvelle équipe municipale pourrait proposer un tarif réduit pour les aveugles. On pourrait aussi envisager un demi-tarif pour les culs-de-jatte. C’est vrai, ça, on n’y pense pas, mais les culs-de-jatte, ils ne peuvent pas facilement visiter des monuments avec des escaliers. On pourrait aussi faire double tarif pour les marâtres, triple tarif pour les extrémistes et des tarifs au centuple pour les drogués. En effet, si on a les moyens de se shooter ou de se piquer, on peut payer cent fois plus cher l’ascension de la Tour Pey Berland. Il n’y a pas de raison.

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mardi 28 avril 2026

poissons volants

J’ai découvert que mon neveu, Louis, 16 ans, avait une imagination assez poétique. L’autre nuit, il ne dormait pas et s’est posé pas mal de questions. Et j’ai particulièrement apprécié ce qu’il nous a raconté car c’est tout à fait le genre de choses que j’aurais pu moi-même penser. Par exemple, il nous a dit que la lettre A se prononçait A et donc, commençait par un A. La lettre B, idem. La lettre C, itou. Et ainsi de suite. Sauf qu’il a remarqué que la seule lettre pour laquelle cette règle ne pouvait pas s’appliquer, c’est W qui ne commence pas par un W mais par un D. Ça, moi, je dis bravo. Quel esprit. Et je ne suis pas moqueur, loin de là. Non, non, j’applaudis des deux mains et même des deux pieds. Parce que moi, ça, je n’y avais jamais pensé. Bon, en même temps, pour ne rien vous cacher, je pense que vu qu’il est beaucoup connecté…

Oui, il est beaucoup sur Internet et cette réflexion existe aussi sur Internet. Alors, tant pis si ça ne sort pas de son propre esprit, je trouve que la façon qu’il a eue de l’amener, à table, pendant le repas des 90 ans de notre mère (de sa grand-mère, du coup), c’était parfait et tellement drôle qu’on ne va pas lui reprocher ça. Disons que… Disons que déjà, il aurait pu ne pas retenir cette information. Et encore une fois, il nous l’a bien placée en nous prenant tous de court. C’est vrai que j’aurais aussi pu garder mes illusions sur lui et ne pas aller vérifier mais je voulais savoir s’il y en avait d’autres, des réflexions poétiques comme celles qu’il nous a sorties. Après, je ne vais pas toutes les citer car certaines ne sont pas pour toutes les oreilles ni pour tous les yeux mais je reconnais que ces questions un peu absurdes ont tout pour me réjouir.

Je n’irai pas surfer sur les réseaux sociaux pour autant. Je n’ai pas besoin d’en apprendre d’autres si elles sont sorties du contexte comme celui de l’autre jour. Mais j’avoue que j’ai tellement aimé l’autre question qu’il s’est posée, pendant la nuit : est-ce que les crabes, quand ils voient passer des poissons, ils pensent qu’ils volent ? Ça m’a fait beaucoup rire sur le coup et aussi, ça m’a rappelé un tout petit poème que j’avais moi-même écrit entre mes 18 et mes 21 ans : Les petits poissons volants nagent dans l’eau gazeuse des fontaines. Je vous l’ai cité de mémoire car depuis Saint-Maixent, où je suis encore, ce matin, je n’ai pas mon disque dur externe, là où se trouve mon manuscrit de 1997 (Écorces vives) dans lequel il figure. Une espèce d’anthologie qui couvrait une vingtaine d’années de poésies de ma part. Les chats ne font pas des chiens ?

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lundi 27 avril 2026

kilomètres à pied

Hier matin, en rentrant à Bordeaux depuis Saint-Maixent (Deux-Sèvres), nous avons fait comme d’habitude, nous avons pris l’autoroute à La Crèche (toujours dans les Deux-Sèvres) et là, comme ce n’était qu’un bout de l’A83, ça n’a pas compté. Ou alors, pour du beurre.  Parce que pour moi, la véritable voie rapide qui relie chez moi à chez moi (chez moi de ma naissance à chez moi de ma vie de retraité), c’est l’A10. Entre Niort et Bordeaux. Et là, nous avons un peu moins de 200 kilomètres (170 pour être un peu plus précis mais pas tant que ça) et quand nous sommes entrés sur cette A10, il était indiqué Bordeaux 189 kilomètres (mais aussi avec la rocade et tout et tout) et là, j’ai eu une idée totalement inédite pour quelqu’un comme moi qui compte beaucoup de choses, tout le temps.

Oui, je compte presque tout : les morceaux de légumes que j’ai épluchés quand je veux les émincer ou les tronçonner. Les marches d’escalier. Les pas dans la rue. Et les nombres de lignes et de paragraphes dans les billets de mon blog. Sans oublier, les gens que je croise, parfois dans la rue. Avec une contrainte, il faut que je termine mon comptage sur un nombre impair. Sinon, je recommence. Et là, quand j’ai vu Bordeaux 189 kilomètres, même si ça n’était pas la première fois, loin de là, je me suis dit que c’était bien car 189 est bel et bien un nombre impair. Et si on ajoute les trois chiffres qui composent 189 : 1 + 8 + 9, ça donne 18 et 1 + 8 = 9, un chiffre impair. Et tant pis si 9 est l’impair que j’aime le moins. Je suis capable de composer en fonction des circonstances. Oui, oui.

Alors hier matin, j’ai dit « on va compter les kilomètres jusqu’à Bordeaux, ça va nous permettre de vérifier qu’il y en a bien 189, comme annoncé sur le panneau qu’on a passé tout à l’heure… », et j’ai commencé à recenser chaque kilomètre qui est passé. Sauf qu’à un moment, à peu près à mi-chemin, j’ai cru que je m’étais trompé et j’ai failli faire demi-tour pour tout recommencer de zéro mais quand j’ai vu Bordeaux 93, finalement, comme j’étais moi aussi à 95, je me suis dit que je pouvais valider. D’autant que quand j’ai vu Bordeaux 69, moi, j’étais à 67 et les uns dans les autres, le compte était bon. Autant de kilomètres qu’il aurait été plus simple de faire à pied pour les compter en tout sérénité. Mais non, ça aurait été particulièrement stressant de sentir toutes les voitures passer si près.

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dimanche 26 avril 2026

quelques brins

Chaque année, c’est la même chose, c’est la même chanson. Je viens chez maman pour son anniversaire et je rentre sur Bordeaux (ce matin, justement) et comme nous ne sommes pas encore le premier mai, impossible de trouver du muguet pour lui en offrir quelques brins en guise de porte-bonheur afin qu’elle tienne jusqu’à son prochain gros anniversaire, ses cent ans. Dans dix ans. Alors, contre mauvaise fortune, bon cœur, chaque année, désormais, je laisse un billet à mon frère aîné qui devient en charge d’en acheter le jour J, ou la veille ou, au pire, le lendemain. Que voulez-vous, il y a des traditions – laïques – auxquelles je suis très attaché. Ça ne me ressemble pas, je sais mais méfiez de vous de l’habit et l’eau ne fait pas le moine. Bref, là, comme je suis un peu tenace, je n’ai pas lâché le morceau.

Et hier matin (dimanche), il m’est venu une idée en tête. Pour une fois que j’ai une idée. Non, je plaisante, j’en ai même trop à la fois, d’une règle générale. J’ai donc eu cette idée folle, non pas d’inventer l’école mais d’aller voir en forêt s’il n’y avait pas quelques brins de muguet sauvage par-ci, par-là, cahin-caha et me voici en train de prendre ma voiture, tout seul pendant que maman et le président parlaient après leur petit déjeuner et qu’Alex et ses deux enfants dormaient encore. Et je suis allé dans la forêt de l’Hermitain, à quelques 6 ou 8 kilomètres, peut-être 7, tout reste à prouver car je n’ai rien vérifié. Je me suis arrêté à un endroit où d’autres voitures étaient stationnées et en particulier, une avec une famille qui en sortait. J’ai été plus rapide qu’eux et je me suis retrouvé dans un sentier un peu large.

Et là, j’ai aperçu une silhouette au loin, qui venait vers moi et quand elle s’est approchée, j’ai vu que c’était un homme avec quelque chose dans la main : un bouquet de muguet. Un gros. Je lui ai dit bonjour et je lui ai dit « on en trouve ? » « Il m’a fallu marcher longtemps pour en trouver, tout le monde est déjà passé par-là. » Pffft, je l’ai laissé dire, merci, bonne journée et tout et tout et j’ai pris des petits sentiers parfois à peine praticables et en moins de vingt minutes, j’ai ramassé ce qu’il y a sur la photo. Pas eu besoin de marcher des heures. Je n’ai eu plus qu’à me baisser pour ramasser mon butin. C’est toujours ça que je n’achèterai pas à des vendeurs de coin  de rue, très cher et trop fragile. Je suis content de moi. Après les champs de lin, le muguet sauvage. Décidément, c’est une période faste pour moi.

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samedi 25 avril 2026

champ bleu

Vendredi, après avoir quitté l’autoroute parce qu’on arrivait près de Saint-Maixent, nous avons traversé un peu de la belle campagne printanière près de chez moi. Et j’ai aperçu un champ bleu. Un champ tout bleu. C’était superbe sous le soleil qui éclatait. Et comme je n’étais sûr de rien, une fois les bagages déposés, les affaires fragiles mises au réfrigérateur, le rôti de porc mis en cuisson, quelques potins échangés et un bon gros pipi de derrière les fagots, je suis ressorti, j’ai repris ma voiture et j’ai roulé jusqu’à la campagne environnante à la recherche d’un autre champ bleu. Parce que ça n’était pas possible qu’on n’en trouve pas d’autres du côté de Fiol (en arrivant, nous venions du côté La brousse) et j’ai fini par en trouver, oui, oui et j’étais bien content car entre temps, j’ai cru que ça m’était revenu, le nom de ces petites fleurs bleues si jolies.

Mais j’ai quand même mis un peu de temps à trouver un autre champ bleu (j’en ai trouvé deux, face à face, chacun d’un côté de la petite route sur laquelle je m’étais engagé) mais j’ai réussi et je n’en étais pas peu fier, croyez-moi. Et ça m’a un peu ému car juste avant, je venais d’entendre un flash info à la radio, dans ma voiture ; un flash dans lequel on parlait de la cérémonie de funérailles de Nathalie Baye, le matin même. Et de Valérie Lemercier qui a chanté Mon amie la rose, de Françoise Hardy. Et ça m’a profondément touché. Et je me suis dit que peut-être la défunte actrice aurait aimé un bouquet de fleurs bleues sur son cercueil blanc. Mais bon, on a le droit de se faire ses propres films, ça ne fait de mal à personne. Et une pensée pour les gens qu’on aime ou qu’on aime bien, tout simplement, ça fait du bien aussi. Même s’ils ne le savent pas eux-mêmes.

Pour en revenir à mes champs bleus, bon sang mais c’était bien sûr, c’était des champs de lin. Nous sommes à la pleine saison de la floraison de cette plante cultivée pour ses graines et dont les fibres sont utilisées dans le domaine du textile. Honnêtement, je ne me souviens pas d’en avoir vu autant de champs, autant de surfaces entières toute de bleu vêtues mais c’est véritablement très, très beau. Et j’ai pris ça comme un signe car le bleu est une de mes deux couleurs ou teintes préférées (avec le gris – pour ce dernier, c’est mon côté optimiste qui parle) et je me suis soudain pris de passion pour cette plante. Bien sûr, il était hors de question d’en couper quelques tiges car la place de ces fleurs n’est évidemment pas dans un vase mais bel et bien dans la pleine nature. Voilà ce que j’avais à dire, ce matin. Que des champs bleus suffisent à mon bonheur quotidien.

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vendredi 24 avril 2026

applis pour tout

À force d’entendre des choses sur la diminution du cerveau des nouvelles générations et de voir mes congénères obnubilés par leur smartphone, je me dis que ça ne pourra peut-être pas durer comme ça. Et pourtant, au fond de moi, je me dis que si. Parce que je suis extrêmement pessimiste sur l’évolution de l’être humain à cause de toutes ces technologies dites de communication. On sait déjà que les jeunes ne lisent presque plus (dans leur majorité), on sait aussi que les gens ont perdu leur capacité d’orientation vu qu’ils ne se servent plus que de leur GPS, incapables de lire un plan ou une carte en version papier qu’ils sont devenus. On sait encore que les gens ne veulent plus s’embêter à faire leurs courses, grandes ou de dépannage et qu’il leur suffit de cliquer sur un bouton pour se faire livrer sans même lâcher l’écran des yeux.

Alors, comme je l’ai déjà fait dans mon billet du 6 juillet 2025, dérisopathes*, les applications, je me dis que ça ne peut pas s’arrêter tout ça et qu’avec le temps et les envies des utilisateurs d’en faire de moins en moins sauf pour scroller, jusqu’où va-t-on aller, hein ? Et je pense qu’on va découvrir des choses qu’on ne soupçonne même pas encore : des applications pour nous signaler qu’il faut boire. Par exemple, tu es en train de regarder des vidéos avec des gens qui chutent et ça te fait rire et ça fait trois heures que tu n’as pas arrêté et soudain, ton téléphone t’envoie un flash bien lumineux : pense à boire sinon, tu vas te déshydrater. Et là, deux possibilités : soit la personne met son téléphone en pause (ou pas) et va se servir un verre d’eau, soit une application spécialisée l’informera qu’une boisson virtuelle lui est proposée.

Le mec (ou la nana) n’aura même plus besoin de boire réellement, son smartphone lui enverra une notification comme quoi il est bien désaltéré et qu’il n’a plus soif et qu’on le préviendra dans deux heures pour un nouveau verre potentiel. Mais ce n’est pas tout, évidemment, si l’utilisateur boit un véritable verre d’eau, il aura envie et besoin de faire pipi, au bout d’un certain temps. Et là, pour qu’il puisse gérer son temps, une autre appli (en lien avec la première) lui enverra un autre flash bien lumineux pour lui signifier qu’il doit aller aux toilettes. Ou alors, s’il n’a fait que boire virtuellement, l’appli l’informera que c’est temps de faire un pipi virtuel. Ça vous fait rêver, hein ? Moi, je suis plus dubitatif que méditatif et je dis, vive la vraie vie, les vraies choses et les vrais verres d’eau. Et vive les pipis dans des vraies toilettes avec des vraies chasses d’eau.

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jeudi 23 avril 2026

à deux jours J

Nous sommes le 24 avril et nous en sommes à deux jours J. Samedi, c’est le « repas » d’anniversaire de maman alors que la date exacte, c’est dimanche mais pour des raisons pratiques, on se réunit officiellement la veille car le lendemain, qui sera le jour même, ça sera trop tard ou plutôt trop juste. Donc, samedi, quand nous chanterons « bon anniversaire, maman et joyeux quatre-vingt-dix ans », elle n’aura pas encore 90 ans mais 89 ans et 99% seulement. Mais bon, on ne va pas chipoter pour le 1% qui reste. Et je suis toujours en train de me demander ce que je vais pouvoir organiser pour marquer le coup. Aller chez Lidl parce que Lidl, ça vaut le coup, justement ? Non, c’est nul. Faire intervenir les Chœurs de l’Armée Rouge ? Alors là, ça va être super compliqué parce que d’une part, ils sont bien trop nombreux pour la maison de maman qui n’est pas si petite que ça pour nous 7 mais quand même un peu beaucoup pour chez elle.

C’est vrai, ça, plus de 100 hommes pour chanter devant elle, même si ça peut rendre bien, ils risquent d’être un peu trop serrés et bon, comme depuis l’invasion de l’Ukraine par Poutine (n’en déplaise aux complotistes, c’est bien Poutine qui a envahi l’Ukraine), en 2022, ils sont devenus personæ non gratæ (à juste titre même si les artistes ne font pas la guerre, en principe), de toute façon, ils n’auraient pas obtenu leur visa. Et les chœurs de l’Armée d’Ukraine… Non, là encore, ils seraient trop nombreux. En revanche, faire venir quelques rescapés de Tchernobyl (ça va faire quarante ans le même jour que les 90 ans de maman), ouais, je veux bien mais s’ils sont encore contaminés et donc, probablement contagieux, ce serait ballot qu’on se chope un truc, nous aussi. Surtout maman, à son âge. Donc, on oublie les intervenants qui viennent de l’est. Même à celui d’Eden. Il faut que je trouve une autre idée. Et fissa.

Ah tiens, j’aurais pu demander à Isabelle Mergault mais la pauvre, elle est morte. Sinon, comme maman l’aimait bien, ça aurait pu être sympa et si ça se trouve, elle aurait dit oui car je suis sûr qu’elle avait le cœur sur la main. Demander à Zizi Jeanmaire, là encore, ça aurait été très rigolo, elle aurait pu essayer de lever la jambe, comme jadis et naguère mais elle aussi, elle est bel et bien morte et donc, je pense qu’elle n’est plus disponible… Pourtant, « Mon truc en plumes, plumes de zoiseaux… », ça, ça aurait été tellement festif… Pendant qu’on est dans les mortes, Loana ? Ah non, alors. Maman ne l’aimait pas et moi, je préfère ne pas me prononcer. Et puis, quel intérêt de faire venir des personnes décédées ? Pourquoi pas Dalida ou Mireille Mathieu, pendant qu’on y est ? Comment ? Mireille Mathieu n’est pas morte ? Vous êtes sûrs ? Ah mince, je vais reprendre ce que j’ai mis dans la cagnotte, alors, et le mettre dans celle de maman.

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mercredi 22 avril 2026

j’voudrais m’poser

J’voudrais m’poser comme un avion qui vient de loin, détachée de mon fil pour ressentir que c’est fini, que tout va bien, que c’est facile, que c’est facile… Il y a des chansons qui vous transportent et celle-ci en fait partie. Du jour où j’en ai entendu la version d’Isabelle Aubret (la créatrice originale est Danielle Messia), je l’ai mis dans ma liste de mes titres préférés de tous les temps. Parce que le texte est fort, parce que l’interprétation est magistrale et parce que ça fait partie des écrits qui me rendent jaloux de ne pas avoir eu suffisamment de talent pour en être moi-même l’auteur. Suffisamment de talent et un peu moins de fumisterie. Car il ne faut pas se voiler la face, je suis loin d’être un exemple et je suis capable de tant d’impasses et de tant de mauvaise foi sur/pour plein de choses. C’est comme ça. J’voudrais m’poser comme un avion loin des tempêtes, sauvée pour la fête. Pour ressentir un vrai matin sur mes paupières, la lumière, la lumière…

J’voudrais m’poser, est-ce que tu comprends ça ? J’veux plus combats et j’ai pas honte, non. J’voudrais m’poser, va te battre tout seul, va te casser la gueule, moi, j’ai mon compte… Parce que quand on aime écrire, comme moi ; quand on a toujours écrit (du plus loin que je m’en souvienne, j’ai commencé en cinquième, vers 11 ans – des nouvelles (très courtes) et des poèmes), on est aussi très sensible à ce que publient ceux qui sont moins feignants. Je ne me fais aucune illusion sur moi. Ça ne m’empêche pas d’aimer les mots, ceux des autres avant tout et de m’en délecter tout en me morfondant dans mon coin : pourquoi pas moi ? J’voudrais me poser comme un avion qui vient de loin, sentir que tout va bien, détachée de mon fil, c’est facile, c’est facile… Me poser, laisser les moulins à vent se faire passer pour des géants et des grandes causes… Et j’ai l’air dans la tête. Ça me change car c’est une composition musicale tout aussi belle.

Mais comme ça n’est pas comme les chansons dans mon spectacle du 28 mars, ça n’est pas une rengaine. On est loin d’une scie. Me poser, dormir et pas mourir, vivre et pas servir à quelque chose… J’voudrais me poser, est-ce que tu comprends ça? J’veux plus de combats, c’est ça qui m’tente, oh… Et si j’avais eu le talent de chanter bien voire très bien, j’aurais mis cette chanson à mon répertoire de reprises de grandes chansons françaises. Car j’aime sortir des sentiers battus et ne pas m’imaginer en train de reprendre Ne me quitte pas ou L’aigle noir, tout le monde l’a déjà tant fait. Et je ne suis pas tout le monde. Mais qui sait ? Peut-être un jour, aurai-je l’inspiration d’écrire quelque chose d’aussi beau. Et alors, je pourrai mourir tranquille. Je pourrai me poser et me reposer un peu. Me poser, glisser dans le bonheur comme dans des draps de couleur orange et menthe, oh… C’est ça qui m’tente, c’est ça qui m’tente, c’est ça qui m’tente… J’voudrais…

https://www.youtube.com/watch?v=jyqNO4XhODw

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mardi 21 avril 2026

trois unités

Unité de temps. Le temps de quelques heures. Non, peut-être pas autant. Le temps de quelques dizaines de minutes. Juste histoire de pouvoir observer, voir, entendre. Et ça se passerait un mardi de fin avril. Dans une année qui pourrait être définie entre 2025 et 2027. Parce que ce premier tiers de printemps effectué serait sous un soleil estival comme si personne ne maîtrisait plus rien. Mais qui tire les ficelles ? C’est ce que tout le monde se demanderait. Et cette unité de temps poserait plusieurs questions mais une en particulier : combien de temps cela va-t-il durer, justement ? On n’a pas celui d’attendre que les choses s’arrangent. Mais alors comment faire en si peu de temps ? Et quelqu’un connaît-il un véritable synonyme au mot ‘temps’ ? Si, oui, je suis intéressé mais je ne peux pas attendre, bientôt la fin de ce billet.

Unité de lieu. Ça se passerait à Bordeaux. Mais pas dans n’importe quel Bordeaux. Dans l’hyper-centre. Là où se trouve le maximum de gens en même temps. Des gens de tous les bords. Des jeunes, des vieux, des entre-deux. Des riches, des pauvres et des dans la moyenne. Des gens avec des chiens, d’autres avec des enfants, d’autres, tout seuls. Et là, ça se croise. Dans un seul lieu car c’est important de respecter cette unité. Ça se croise en s’ignorant, la plupart du temps. Presque tous sont les yeux rivés sur leur smartphone. Ou alors, dans le vague car avec les écouteurs sur les oreilles, c’est la musique qui prime. Pas le chant des oiseaux. Oui, il y en a dans l’hyper-centre de Bordeaux. Et on a la chance de pouvoir les entendre si on sait y prêter attention. Sauf cet homme qui marche le nez en l’air. Comme pour sentir les choses.

Unité d’action. La vie est une réelle tragi-comédie mais parfois, tout peut se dérouler en un clin d’œil. Complice ou ironique. Qui peut faire la différence ? Cet homme qui marche si vite qu’il est passé au feu rouge, ce qui n’a aucune espèce d’importance, en soi. Ce jeune sur une trottinette en libre-service qui slalome entre les passants et qui les frôle en faisant peur à certains d’entre eux. Cette femme qui promène son teckel à poils durs et qui attend que ce dernier ait fait sa petite crotte afin de la ramasser dans un petit sac destiné à ça. Moi, qui regarde à travers les vitrines de plusieurs magasins pour voir si les commerçants que je connais sont là ou si ce sont leurs employés. Parfois, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Tout ça en même temps. C’est un peu l’objectif de l’unité d’action. Dans la règle des trois unités.

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lundi 20 avril 2026

quelques pistes

Ça ne fait pas encore tout à fait un mois que le spectacle a été donné que je n’ai pas fini d’y penser et que j’ai déjà commencé à chercher des idées pour un nouveau. Je ne sais pas encore quand. Je ne sais pas encore pour quelle occasion. Tout ce que je sais avec certitude, c’est que ça me démange, ça m’émoustille, ça me fait frétiller* rien que d’y penser. Parce qu’on ne peut pas en rester là, avec nos deux copines, nos deux pouffiasses : Stéphanie et Bernadette. On leur a donné la vie, on ne peut pas déjà les euthanasier alors que la loi n’est toujours pas officiellement votée et encore moins promulguée. Non, non, pour l’instant, ce ne sont que quelques pistes à creuser en fonction des chansons que nous pourrions mettre à notre répertoire. Par exemple, à propos de quelques pistes : Les Vamps fatales font du ski ?

Ou Les Vamps fatales à la ferme ? Ah non, ça ferait trop Les Bodins et ça, je ne veux pas. Ou alors, Les Vamps fatales à New-York ? Euh, pas très envie de voir Trump en vrai… Non, si on a une femme de notre entourage qui enterre sa vie de jeune fille, on pourra toujours faire un spectacle avec une première partie où elles seraient habillées en noir avec une jolie voilette et tout et tout. Mais attention, ni fleurs, ni couronnes, hein ‽ En tout cas, dans les chansons que nous referions, nos tubes, il y aurait forcément Chacun son homme (qui a donné son titre au spectacle) d’Annie Girardot et Brigitte Bardot et Les petites femmes de Paris, de Jeanne Moreau et toujours Brigitte Bardot. Mais j’aimerais envisager un hommage à Isabelle Mergault sauf que je ne sais pas si elle a une ou des chanson(s) bien à elle. Je regarderai.

J’aimerais bien glisser Demain tu te maries (Arrête, arrête, ne me touche pas) - de Patricia Carli - un monument de la chanson féminine (des années 60)… Je vais donc continuer de prospecter. De compiler des titres, des vidéos et des paroles. Et voir ce qu’on pourrait déjà bâtir autour de certaines chansons que j’adorerais faire sur scène et ensuite, si l’occasion se présente, on articulera autre chose autour. Avec l’aide de mon complice mais néanmoins acolyte car nous avons pris l’habitude d’écrire à deux. Enfin, à quatre. Oui, à quatre mains. Et si parfois, on écrit comme des pieds, ça en fait quatre aussi. Bref, on écrit à huit, alors. Non, à dix, tout compte bien fait. Mais peu importe. L’important, c’est de trouver les idées mais surtout et avant tout, un prétexte. Car l’occasion fait toujours les larrons (en foire.)

* extrait de Les Vamps Fatales « Chacun son homme » à Saint-Médard de Guizières, le 28 mars 2026

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dimanche 19 avril 2026

ça demande un tel effort, pour certains

Ça ne m’a pas surpris d’entendre ça. La preuve ? J’aurais mieux fait de le lire plutôt que de l’entendre. Et quand je dis « de le lire », je veux dire dans un magazine ou un quotidien, pas sur un écran. Mais comme je me rattrape avec des romans (une bonne cinquantaine, bon an, mal an), je me sens totalement absous et non concerné. Oui, parce qu’il est bel et bien question de lecture, ce matin. Je ne suis pas si étonné que ça d’apprendre que le pourcentage de gens, surtout des jeunes, qui lisent peu ou pas, a encore augmenté et quand on sait que ce qui compte, ce sont les écrans et les vidéos, tout est logique. Pas normal mais logique. L’autre jour, aux infos télévisées, sur France 2, un jeune interrogé a déclaré que lire, ça lui demandait un effort alors que consulter son smartphone, non. Tout est dit, tout est là.

L’effort, le fait d’agir quand on décide de lire un bouquin, de s’impliquer, c’est à l’opposé des réseaux sociaux où les gens se gavent de petites vidéos comme s’ils bouffaient des chips ou du pop-corn, de façon totalement mécanique. Et ces petits films qui créent une addiction (un café et l’addiction, s’il vous plaît) font rétrécir le cerveau de celles et ceux qui les regardent tous les jours. Qui les regardent trop. Et, par voie de conséquence, ces gens sont de moins en moins capables de se concentrer. Alors, imaginez donc que prendre un bouquin et voir qu’il va falloir fournir un effort de lire des pages, des paragraphes, des lignes, des mots et tout ça, sans une seule image, même pas animée, c’est devenu rédhibitoire. Car la lecture est devenue synonyme de punition. Oui, oui, de pensum. Si tu n’es pas sage, je te donne un livre à lire.

Moi, j’ai toujours lu. Du plus loin qu’il m’en souvienne, dès que j’ai su déchiffrer les mots, j’ai aimé lire. Petit, adolescent et adulte avant de devenir senior. Bien sûr, un livre par semaine en moyenne, ça n’est pas autant que quand j’habitais en région parisienne et que j’avais 3 heures de transport par jour parce que là, j’en bouffais des pages et des pages. Mais chaque soir, dans mon lit, avant d’éteindre, je lis. Un peu ou beaucoup. Et dès que j’ai un moment de libre, dans la journée (mais ça n’arrive pas assez souvent, hélas) et quand je dois prendre le tram, même pour seulement 10 minutes, j’ai toujours un bouquin avec moi. Et vous savez quoi ? Ça ne me demande aucun effort. Parce que c’est du plaisir à 99% des cas. Ils sont si rares les livres qui me tombent des mains. Non, je vous le conseille : lise, lisez, lisez.

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samedi 18 avril 2026

Nathalie Baye

Tour à tour Elle, La Mère, Bernadette Meyer, Laurence Cuers ou Camille Valmont, j’ai toujours eu un faible pour Nathalie Baye (je m’en veux de ne pas m’être rendu compte qu’elle avait disparu des écrans, depuis quelques années – loin des yeux mais pas loin du cœur), je l’ai « découverte » dans Un week-end deux de Nicole Garcia, en 1990. Elle y était magnifique et magnifiquement filmée. Sublimée. Et elle avait ce petit quelque chose de certaines rares grandes actrices : diva mais proche de nous. Elle avait ce côté femme d’à-côté, qui la rendait si passionnante. Quelques années avant, je l’ai beaucoup aimée comme jeune femme sympathique dans Une semaine de vacances, de Bertrand Tavernier et J’ai épousé une ombre, de Robin Davis, dans la première partie des années 80. Autres temps, autres mœurs. Avant de la voir une dernière fois dans Garçon Chiffon, de Nicolas Maury, en 2020.

Tour à tour, Hélène, Angèle, Carole, Lena ou plusieurs personnages dans Notre Histoire de Bertrand Blier, elle restera dans mon Panthéon personnel des actrices préférées et l’annonce de son décès, hier, m’a beaucoup troublé. Je ne l’oublierai jamais dans Une liaison pornographique de Frédéric Fonteyne, dans Juste la fin du monde de l’excellent Xavier Dolan, dans Les sentiments de Noémie Lvovsky ou encore dans La Baule-les-Pins de Diane Kurys. Mais pour lui rendre hommage, j’ai dû faire un choix (choisir le verbe choisir) et si je vais ajouter Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall, c’est faire l’impasse sur tant d’autres rôles, sur tant d’autres films dans lesquels Nathalie Baye a tourné. C’était un peu comme un membre de ma famille, un membre un peu éloigné depuis quelques temps mais envers qui j’éprouvais une réelle tendresse. Je pense à elle. Et je penserai toujours à elle. Longtemps.

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vendredi 17 avril 2026

passer sous le tram

Non, que personne ne se méprenne, je ne suis pas passé sous le tram, ça aurait pu mais ça ne s’est pas produit. Encore heureux. Mais ce matin, j’avais juste envie de raconter ma promenade avec le patron, hier après-midi, alors que nous sommes allés chez le « magasin » et « atelier » de réparation Apple, aux allées de Chartres, en bas de la place des Quinconces. Moi, je ne suis jamais concerné par Apple vu que depuis 30 ans (voire plus), je n’ai toujours été que Windows (je vais toucher quelque chose pour cette pub ?) mais quand il faut y aller, il faut y aller, non ? Bon, de toute façon, ce n’est pas très important de savoir le pourquoi de cette sortie. Non, ce qui compte, c’est le nombre de fois où j’ai dû traverser les voies du tram pour faire tout ce trajet à pied. Un peu plus de quarante bonnes grosses minutes.

Deux fois pour aller chez le patron. Ensuite, douze fois pour nous rendre au lieu décrit dans le paragraphe précédent et en revenir. Oh, je ne vais pas vous assommer avec la liste des lignes de tram que j’ai piétinées car si vous n’en connaissez pas le réseau, je comprends que ça vous passe largement au-dessus de votre tête. Mais je peux quand même vous révéler que j’étais soulagé d’avoir traversé ces voies quatorze fois en moins d’une heure sans m’être fait rouler dessus. Pas un seul coup. C’est vrai, ça, en quatorze traversées de voies, j’ai quatorze risques de me faire écraser. Et hier, ça m’a étonné, mais j’y ai pensé à plusieurs reprises. Pourquoi ? Je n’en sais rien mais j’en suis ressorti totalement vivant et toujours en 3D, absolument pas aplati même si je me sens un peu à plat, en ce moment.

Que se serait-il passé si j’étais passé ne serait-ce qu’une seule fois sous un tram ? Le trafic aurait été arrêté et les gens auraient rouspété, fort ou en leur for intérieur « oui, on veut juste rentrer chez nous après une journée de travail » mais comme on leur aurait annoncé « la circulation des trams sur votre ligne est arrêtée suite à un accident de personne. » Comment ça, personne ? Mais je suis moi, Stéphane, celui du blog C’est écrit, je ne suis pas un inconnu. Je ne suis pas personne. Je suis juste passé sous un tram sans le faire exprès. Un peu de considération, s’il vous plaît. Je vous en prie, je suis mort, un peu de respect, ça ne serait pas de trop, croyez-moi. Bon, en tout cas, rien de cela ne s’est produit hier. Cet après-midi ? Vous saurez tout en venant me lire demain matin. Ou pas. Si je suis passé sous un tram.

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jeudi 16 avril 2026

moins 8

C’est dans huit jours, les 90 ans tout pile de ma mère. Les 90 ans de madame mère. Et on n’a toujours rien comme idée d’animation. Alors à moins que je ne ponde un texte que j’imprime pour tous les participants (nous ne serons pas nombreux, juste 7) afin que chacun lise son texte dans une mise en scène minimaliste, je ne vois pas trop bien ce que nous pourrions faire. En réalité, je me suis sans doute épuisé avec le show du 28 mars (à ce propos, j’ai comme une espèce de baby-blues qui ne disparaît pas) et là, j’ai beau fermer les yeux et réfléchir très fort, la seule chose à laquelle je vais finir par arriver, c’est m’endormir devant mon écran d’ordinateur. Surtout à une heure si matutinale. Que voulez-vous, je ne vais pas me refaire, hein ? Alors, voyons, je vais essayer de nouveau, attention, je ferme les yeux.

Oui, bon, je pourrai raconter la vie de maman, de son enfance à son troisième (troisième ?) âge en passant par son adolescence et sa vie de femme adulte. Mais résumer sa vie dans un texte en moins de sept jours, ça relève de l’exploit. Mais l’idée n’est pas si mauvaise, mon frère aîné pourrait jouer son père, à ma mère et moi, je pourrais jouer mon père, son époux et mon petit frère (bientôt 50 ans) pourrait jouer les trois fils. Oui mais les deux enfants du benjamin, ils joueraient quels rôles ? Le rôle des petits-enfants de ma mère ? Ah oui, bonne idée, deux vrais rôles de composition puisqu’ils sont déjà ses deux seuls petits-enfants. Oui, mais pour dire quoi ? Monsieur Girard, je vous demande la main de votre fille ? Nanou, veux-tu m’épouser ? C’est une intention louable mais ça manque de piquant, de drôlerie.

Non, on va oublier ça et je vais plutôt louer des acteurs professionnels qui pourraient venir nous offrir une représentation d’Andromaque, Britannicus ou Phèdre mais là encore, je sens qu’on ne va pas vraiment rigoler. Alors que si nous nous réunissons, ce n’est pas pour ne pas rire. Au moins un peu. Non, ou alors, La soupe aux choux ? Non, ça ne me va pas non plus. Bon, je vais voir pour faire venir un orchestre symphonique pour nous interpréter le magnifique Requiem de Mozart… Et pourquoi pas La marche funèbre de Chopin ? Ou La danse des canards, pendant qu’on y est ? C’est ça, un orchestre symphonique qui jouerait La danse des canards… Enfin une bonne idée. Bon, je n’ai plus qu’à trouver une bonne quarantaine de musiciens. Ouais, fastoche. Je vais faire jouer mon réseau personnel.

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mercredi 15 avril 2026

aimer le verbe aimer

Pour les plus assidu(e)s d’entre vous, j’ai publié plusieurs billets intitulés « choisir le verbe choisir » et là, ce matin, c’est un autre exercice auquel j’ai envie de m’atteler : aimer le verbe aimer. Pas mal, non ? Alors voilà, je pense que j’aime le verbe aimer parce que j’aime aimer. Et aimer, comme le disait le philosophe, dans la comédie musicale Roméo et Juliette, au début du siècle, aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau. Mais comme disait un autre philosophe de la fin du siècle dernier, aimer, c’est plus fort qu’être aimé. Et moi, j’adhère à cette idée. Parce que j’ai beaucoup plus aimé que je n’aie été aimé, dans ma vie. Attention, j’ai été aimé mais comme j’ai vécu des vies parallèles, en particulier avec l’écriture, je me suis inventé des histoires d’amour qui n’ont jamais existé, finalement. J’ai donc aimé plus que je n’ai été aimé.

J’avais l’habitude de dire que j’aimais dans le vide. Mais ça ne me dérangeait pas, ça me rendait juste un peu triste car les objets de mes désirs n’en ont jamais rien su et si j’avais osé, j’aurais certainement été éconduit (j’aurais pris un râteau) mais j’aurais peut-être été entendu au moins une fois ou deux. Je n’en demandais pas plus : je vous aime et ça me ferait plaisir que vous le sachiez, c’est tout. En cela, j’ai parfaitement le droit de dire que j’ai plus aimé qu’avoir été aimé. Et comme 99% de mes amours dans le vide n’ont sans doute même jamais pu imaginer que je pouvais tant les aimer, ça leur ferait tout bizarre de le savoir. Et si je m’arrangeais pour que toutes mes « victimes » l’apprennent avant ma mort ? Ou juste après ? Ah ça, ça serait une très bonne idée mais comment les retrouver ? FaceBook ?

Tu parles, Charles. Je ne connais pas le nom de nombre d’entre mes proies (en tout bien, tout honneur), ça va être difficile de mener une enquête. Une recherche qui n’aboutira à rien. Et puis quand bien même. J’ai aimé les aimer, toutes mes victimes. Ça m’a inspiré des poèmes, des dialogues, des petites nouvelles, des carnets et des pensées, c’est déjà beaucoup. Et puis pourquoi revenir en arrière, j’ai aimé. Personne ne l’a su dans ces personnes. Et c’est aussi bien comme ça car sinon, ma vie aurait été différente, forcément. Et je ne regrette pas celle que je vis actuellement. Des remords ? Non plus. Alors aimer le verbe aimer, oui, mille fois oui. Parce que ça a toujours été en moi. Et ça l’est même encore. Toujours. Amour, toujours. Je ne suis pas qu’un vilain mec aigri. Par bonheur, je sais et peux aimer.

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mardi 14 avril 2026

casser la voix

J’aurais tellement préféré me casser la voix plutôt que me casser le dos mais je n’ai pas choisi. Enfin si, un peu. Parce que j’ai choisi de ne pas me présenter sur scène pour un récital. Pas plus que pour un concert avec un orchestre symphonique et même si nous avons le même âge, ça m’aurait fait un point commun avec Patrick Bruel et il n’a pas besoin de ça. Parce que moi, je ne joue pas au poker et parce que moi, je ne me suis jamais cassé la voix comme lui. Alors, à moins que lui aussi n’ait une lombalgie chronique, nous sommes bel et bien deux entités totalement distinctes. Et n’allez pas croire que j’en ai après lui vu que pas du tout. Au contraire, je peux même dire que je l’aime plutôt bien même si c’est sans plus. Parce que je n’ai jamais été une midinette qui hurle son prénom au point de se casser elle-même la voix.

En revanche, moi je peux chanter à tue-tête que j’ai le dos cassé. Et ça, c’est un vrai problème car chaque matin, quand je me lève, je me dis « oh non, encore ? » alors que j’ai passé ma vie à avoir mal quelque part. À toujours avoir un pet de travers, comme on disait, quand j’étais plus jeune. Eh bien oui, je suis une petite nature et j’ai toujours mal quelque part. J’ai passé 40 ans avec des migraines et j’avais cru que je vivrai enfin mieux en vieillissant mais c’était me mettre le doigt dans l’œil (et d’avoir mal au crâne, du coup) parce que, entre-temps, c’est l’arthrose qui a fait son apparition « coucou, c’est moi. C’est toi qui as envie d’avoir mal tous les matins ? Je suis là pour ça. » Et du coup, ça a commencé par les cervicales (avec des maux de tête) et ensuite, les doigts (je ne peux plus les mettre dans mon œil) et la tête, alouette…

Pour ce qui est de mon dos, je ne suis sûr de rien. Est-ce de l’arthrose qui me fait souffrir ou autre chose ? Est-ce que c’est parce que je dois avoir mal que j’ai mal à cet endroit vu que du côté des migraines, j’ai licencié ces dernières ? Je n’ai pas la réponse mais je pense que tout est lié. Alors, oui, j’ai le dos cassé mais pas la voix. Et je vais bien devoir faire avec. Et si je devais choisir entre le retour des migraines ou continuer avec mes lombalgies chroniques, je reste en l’état. Peut-être pas en bon état mais en l’état. Parce que les migraines, c’est nettement plus handicapant. Et comme je n’ai pas la voix cassée, je peux continuer de dire ce que je pense. De le dire haut et fort. Sans me briser les cordes vocales. Tout en ayant mal au dos. Et en me disant que si j’avais vraiment le choix, je n’aurais mal nulle part. Ou attendre que je meure ?

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lundi 13 avril 2026

un rayon de soleil

Mais non, je ne suis pas qu’un vieux ronchon qui aime en faire des tonnes quand il n’aime pas et en faire d’autres tonnes, quand il aime. C’est mon seul pouvoir, celui de dire ce que je pense, certes en provoquant, parfois, souvent mais malgré tout, en essayant d’être le plus lucide possible. Et ce matin, comme hier matin, peu ou prou à la même heure, alors qu’il fait encore nuit, heure d’été oblige, je sais qu’il va faire beau sur Bordeaux mais pas que. Il va faire beau sur la France aussi mais pas que. Il va faire beau sur l’Europe, aussi. Oui, parce que moi, en tant qu’européen désormais convaincu, je suis ravi de la défaite d’Orbán en Hongrie. Ça, c’est une véritable embellie. Une grosse défaite d’un parti populiste en Europe. Après celle de l’Allemagne, récemment. Une belle respiration et de l’espoir.

Oui, de l’espoir. Enfin. Et avec un peu de chance, ça sera la même chose chez nous, l’année prochaine. On évitera peut-être le pire. Que ce dernier vienne de notre droite ou de notre gauche, le pire reste toujours le pire et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y en a un pour racheter l’autre. Encore que… Ah non, ça me fait trop mal au cul d’écrire ça… Tant pis, je le dis quand même : encore que, s’il le fallait, je voterai R… Non, je ne peux pas. Je ne peux pas vendre mon âme à un diable pour échapper à un autre, encore plus effrayant. Alors, c’est pour ça que ce matin, je l’affirme haut et fort : la vie est belle et pas seulement à Budapest. Dans toute la Hongrie. Et dans toute l’Europe. Et nananananère, Poutine. Et nananananère, Trump.  Et nananananère, Jean-Luc Bardella et Jordan Mélenchon.

« L’espoir a englouti la peur », a titré Telex, un média d’investigation hongrois. Quelle formule pertinente. Hier, j’ai eu le temps de m’informer un peu sur cet événement considérable et je peux vous dire que je n’en suis pas encore redescendu. Parce que dans le mot espoir, il y a tant de (belles) choses… Quand je pense à tout le reste, je me dis que tout n’est peut-être pas encore perdu. Et qu’on peut encore s’y mettre. Et encore réagir. Et faire en sorte que chez nous aussi, la prochaine fois, on écarte la bête, celle de droite et celle de gauche. Il va faire beau, il fait toujours beau quand un parti extrême se prend un gadin. Et heureusement, on va vers l’été et tant pis pour les canicules à venir si c’est le prix à payer pour notre liberté à tous. Oui, je vais bien, ce matin. Je vais bien parce que je suis content.

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dimanche 12 avril 2026

tiens, voilà du boudin

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu vas me présenter ta femme ? Eh, tu ne t’es pas regardé, gros con.

Un lundi pas tout à fait comme les autres mais pas fondamentalement différent non plus. Un lundi de contradiction, je sens que c’est ce que je vais vivre, aujourd’hui. Un lundi sans aucun rendez-vous, sans aucun objectif, un lundi de routine. Je m’en suis un peu douté, quand je me suis levé, tout à l’heure, j’avais une espèce de vide dans mon emploi du temps. Comme un vide sidéral. Comme si quelque chose avait foiré. Comme des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Pffft, qui a pu y croire, à ça, hein ? Non pas à la guerre en Iran mais au fait que ça ne serait pas une journée de routine ? Ouais, il faut savoir prendre du recul et ne donner de l’importance qu’à ce qui en a vraiment.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu aimes ça, finalement ? Non, je m’en suis pris du blanc pour moi.

Et se lever en se disant qu’on n’a rien de prévu, ça fait tout bizarre mais ça ne me fait pas peur pour autant car je ne sais pas ce que ça veut dire que s’ennuyer. Au pire, si je n’ai rien à faire, je peux lire, je peux écrire, me mettre sur le canapé devant la télé ou à mon bureau devant mon ordinateur, ou sortir dans la rue, aller chez Mollat, me mettre en cuisine ou pleurer dans mon coin. Donc, je n’ai jamais rien à faire puisque de toute façon, je suis toujours occupé. Et comme je ne sais pas mettre mes neurones sur pause, suivez mon regard… Cette dernière phrase est un peu étrange, surtout à la fin, mais c’est fait exprès, n’ayez pas peur, je n’ai pas encore bogué. Vive la rose. Oui, vive la rose et le lilas.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Je t’ai tant contrarié que tu dois faire la tête ? Je suis désolé.

Oui, c’était un week-end de boudin(s), là, ces deux jours qui viennent de passer. Parce que samedi, j’ai préparé du boudin aux pommes, du boudin noir pour le patron et le président pendant que moi, je me suis régalé avec deux boudins blancs forestiers aux pommes aussi. Parce que je n’aime pas le boudin noir. Depuis tout petit. Et j’ai un souvenir très désagréable de certains jeudis après-midis, quand je restais devant mon assiette de boudin froid. Le boudin, c’est caca. Et je n’aime pas le chocolat non plus. Mais je ne vais pas m’énerver pour si peu, c’est un lundi calme qui s’annonce, pourvu que ça dure. Un lundi de routine calme. Et sans boudin. En tout cas, de ma part. Les autres, je m’en fous.

Tiens, ça finit un peu en eau de boudin, ce billet. En même temps, il n’a ni queue, ni tête, alors...

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samedi 11 avril 2026

en train de chercher une bonne idée

À peine la fête du départ en retraite de ma cousine terminée que je suis déjà en train de réfléchir à des choses pour les 90 ans de ma mère, dans pile deux semaines. Non pas que j’aie le temps d’écrire un spectacle, de l’apprendre et de le répéter car ça, c’est carrément impossible pour moi en si peu de temps (entre nous, s’il n’y avait pas eu ma cousine, j’aurais peut-être travaillé sur quelque chose mais bon, ça, personne ne le saura jamais vraiment) et si c’est pour faire du bâclé, autant d’abstenir. Comme pour les élections. Qu’elles soient municipales, législatives ou présidentielles. Mais pas maintenant, ce n’est pas le jour. Pas le bon jour pour ça. Bref, pour maman, je suis en train d’essayer de trouver une idée pour fêter cet anniversaire comme il se doit. Comme il se doigt. D’honneur, bien sûr.

Alors, j’ai bien pensé faire venir un chippendale mais déjà moi, je n’aime pas trop ça (voir mon mariage, il y a douze ans, quand je l’ai mis dehors en lui disant que ça suffisait comme ça, ça avait jeté un de ces froids) ou alors, plusieurs chippendales ? Ou alors, mes frères et moi, on pourrait jouer ce rôle-là, il n’y a rien à apprendre, juste à danser et à s’effeuiller. Ouais, non. En dehors du plus jeune de nous trois, nous n’avons pas vraiment le profil. Ni l’âge. Quoique… Moi, je me suis bien retrouvé en tutu bleu-blanc-rouge pour le final de mon spectacle, il y a quinze jours. Pour un french cancan qui n’a peut-être rien eu d’endiablé mais on en a eu la volonté, malgré tout. Non, abandonnons cette idée. Elle ne vaut pas tripette. Et je ne voudrais pas mettre tout le monde mal à l’aise.

Sinon, je pourrais faire venir une chorale d’enfant qui chanterait un joli compliment à Nanou (ma mère) après lui avoir offert un énorme bouquet de fleurs. Et après lui avoir remis les clés de Saint-Maixent. Pourquoi lui remettre ces clés ? Ouais, c’est idiot. On oublie. Et la chorale d’enfants, vu que ma mère est une femme, une chorale de petits garçons serait de bon ton. Mais attention, pas une chorale qui viendrait de Bétharram, hein ? Pas plus qu’aucune chorale d’origine religieuse. Genre les Petits chanteurs à la croix de bois. Croix de fer, si je mens, je vais en enfer. Ou alors, bien plus original, un ballet de fourmis. Ah oui, ça, ça aurait de la gueule. Des centaines de fourmis qui danseraient le Sacre du Printemps, version Béjart. Non, ça va nous agacer, tous ces insectes. Bon, je réfléchis encore.

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vendredi 10 avril 2026

choisir en quatrième

De temps en temps, on me demande comment je choisis un livre avant de l’acheter. Il y a plusieurs possibilités à cela. La première, c’est si l’on part d’un auteur que je connais déjà et que j’aime plutôt bien voire beaucoup. Ensuite, il y a le titre du roman, son résumé si le titre m’a suffisamment alléché et l’éventuelle « critique » des employés de ma librairie préférée, chez Mollat, à Bordeaux. Mais comme j’ai tendance à acheter plus de bouquins que je n’ai le temps d’en lire, j’en accumule et souvent, je lis les derniers achetés avant les plus anciens, à quelques exceptions près.  Après, si on me vante un bon livre, je peux être tenté de m’y intéresser mais c’est assez rare car je dois avouer que je n’aime pas trop être influencé pour les lectures. Et je déteste qu’on me prête un ouvrage, je préfère encore l’acheter s’il me tente.

Pourquoi n’aimé-je pas qu’on mette un bouquin à ma disposition car je me sens obligé de le lire tout de suite. Ou aussi parce que s’il est déjà corné ou un peu usé, je sais que je n’aimerai pas en tourner les pages. Enfin, parce que ça me met la pression et je ne supporte pas ça. Enfin, il peut y avoir une accroche mais là, c’est carrément exceptionnel. Une publicité pour un livre. Parce que je ne suis pas amateur de ces best-sellers auto-vendus et auto-survendus (je vous rappelle ou vous apprends que je n’ai jamais lu Da Vinci Code, par exemple – réflexe de mec libre qui n’aime pas qu’on lui impose des choix de lecture – cette phrase insupportable : le livre qu’il faut lire) mais ça peut m’arriver. Comme cette semaine, mercredi, pour être très précis. Et si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que c’est si rate chez moi, que ça méritait bien un billet.

En dernière page de Télérama (n°3978 du 8 avril 2026), en quatrième de couverture, comme on dit, un encart pour le roman « Bien-être » de Nathan Hill. « Le grand roman américain qu’on attendait tous. Brillant. (Télérama) » et moi, comme ça a piqué ma curiosité, j’ai regardé sur Internet et ça m’a donné envie et je suis allé l’acheter hier et il fera partie de mes prochaines lectures. Un gros pavé d’un peu plus de 750 pages qui raconte l’histoire d’un couple qui s’aime passionnément avant de découvrir qu’avec le temps et la routine, quelque chose ne fonctionne plus vraiment. Bien sûr, ça peut sembler banal mais j’ai un bon ressenti a priori. Parce que ça va parler de la vraie vie à mon imaginaire. Et c’est la première fois que je parle d’un livre (idem pour un film ou un spectacle) avant de l’avoir lu (ou vu), je suis vraiment capable de tout. .

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jeudi 9 avril 2026

chère Mathilde (1)

Vous savez, Mathilde, je pense qu’il faut qu’on fasse encore plus attention si on veut continuer de se voir sans que ça se remarque car je n’ai pas envie qu’on voit notre relation étalée au grand jour dans les médias. Vous imaginez si on se retrouve dans FaceBook, TikTok ou Instagram ? Je ne donne pas cher de votre peau pour votre carrière, si on découvre que nous nous voyons en secret. Et je ne parle pas de ma propre réputation. Pensez donc, si mes proches apprennent que nous nous fréquentons, mes amis, ma famille et mes lecteurs, ça serait un camouflet terrible pour moi. Je pense que je n’oserais plus jamais me regarder en face. Pardon ? Ah non, uniquement si notre secret est découvert, que je n’oserai plus me regarder en face. Sinon, non, j’assume totalement notre relation cachée.

Je sais que pour une femme, qui plus est de votre trempe, c’est encore plus compliqué que pour un homme, qui plus est, quasi anonyme, comme moi. Mais c’est bien ce qui fait le sel de nos rendez-vous, cette espèce de décalage entre votre vie publique et ma vie privée. Cela dit, je dois vous accorder que vous méritiez d’être connue car franchement, avant cette soirée pendant laquelle nous avons fait connaissance, j’avais une si piètre image de vous… On en a déjà parlé, je ne vous ai rien caché. Et ça n’enlève rien aux différends qui nous avaient empêchés de nous découvrir, de nous connaître. Bon, c’est vrai que cette soirée avait été géniale du début à la fin et quand j’ai vu que vous étiez un peu grise, je vous ai trouvée si brutalement sexy que je n’ai pas pu me retenir et je suis allé vous embrasser.

Et quand vous m’avez fait mettre à genoux pour vous demander pardon, vous l’aviez vous-même remarqué, ça m’a fait bander. Oui, moi, chère Mathilde, vous m’avez fait bander comma jamais. Et je me souviendrai toujours de ce furtif de WC qui nous a immédiatement unis d’une force singulière. Vous avez joui. Moi, uniquement dans ma tête car vous m’avez interdit d’éjaculer. Comme je suis très cérébral, ça m’a emmené au septième ciel et je vous ai juré allégeance et depuis, je suis prêt à satisfaire tous vos caprices. Oui, je suis une larve mais la larve que je suis, si vous saviez comme elle vous aime. Comme elle vous admire. Comme elle vous envie d’être qui vous êtes. Un seul claquement de doigt de votre part, chère Mathilde et j’accourrai pieds nus jusqu’aux vôtres. J’attends vos ordres.

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mercredi 8 avril 2026

mais je vous en prie, faites

Mais je vous en prie, madame, vous pouvez parfaitement continuer de parler fort dans votre téléphone tout en laissant le haut-parleur au son maximum car votre conversation est passionnante et moi, j’avais justement envie d’arrêter de lire cet excellent bouquin que je m’apprêtais à terminer ce matin mais vous avez raison, il vaut mieux que je garde le meilleur pour la fin, donc, pour ce soir, dans mon lit. Et si d’aventure ça vous tente de venir parler dans ma chambre, ne vous gênez pas.

Mais je vous en prie, jeune homme, vous pouvez parfaitement laisser votre trottinette électrique devant la porte de mon immeuble car ça ne me dérange absolument pas et je pense tellement que c’est vous qui avez raison car à mon âge, près de 67 ans, il n’est pas impossible que je ne fasse pas assez de sport. Donc, grâce à vous, je suis obligé d’enjamber cette trottinette, ce qui m’impose une mobilité de mes membres inférieurs qui est très bienvenue et ça m’oblige aussi à faire attention, merci.

Mais je vous en prie, mademoiselle, vous avez raison de dire que tout ça, ça vous casse les couilles, ça ne serait vraiment pas joli, joli, si vous disiez que ça vous brisait les ovaires et ça vous rabaisserait à une condition féminine révolue et c’est moi qui ne suis pas assez à la page, quand je vous entends car j’en suis resté à mes années de jeunesse, au siècle dernier, quand tout était en noir et blanc et quand les femmes ne pouvaient pas toujours dire ce qu’elles pensaient. Je vous félicité, bravo.

Mais je vous en prie, messieurs, vous avez raison de faire vos étirements dans le tram et je comprends que vous soyez ankylosés et même encore mieux que ça, je vais carrément vous laisser ma place, devant vous afin que vous puissiez mettre vos pieds en toute tranquillité et en toute sécurité sur mon siège. Surtout que le siège que je m’apprête à vous rendre n’est pas à moi. Ce n’est pas parce que j’ai validé mon ticket que ça me donne le droit de… Oui, je m’en vais, pardon.

Mais je vous en prie, jeune enfant, vous pouvez continuer de crier à tue-tête parce que votre maman et votre papa ne veut pas vous donner un portable alors que vous n’avez pas encore deux ans. Vous avez raison de vous exprimer aussi fort car sinon, personne ne vous écoutera et votre voix compte autant que celle des adultes. Moi, pour vous permettre de hurler encore et encore, je vais aller m’acheter des boules Quies comme ça, je ne serai absolument pas gêné du tout. Allez-y, criez fort.

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mardi 7 avril 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (15)

Dieu ? Oui, mortel ? Ah, c’est bien, tu réponds vite, ce matin.  Oui, bon, tu as un peu de temps ? Je voulais te demander deux choses. Je t’écoute, mortel. La première, c’est au sujet de Pâques. Tu sais qu’on vient de fêter Pâques ? Comment ne le saurai-Je pas ? Oui, c’est vrai mais bon, Pâques, le message de paix du Pape, les… Entre nous, il ne s’est pas beaucoup foulé le Pape, tu n’as pas trouvé, mortel ? Ben euh, il a fait comme tous les autres, à Pâques ou à Noël, il a fait sa miss France. Sa miss France ? Mais oui : la guerre, c’est pas bien. La paix, c’est mieux. Ah oui, je vois.  Et alors ? Et alors, à Pâques, ici, sur terre, en tout cas, en France, on achète beaucoup de chocolat, pour Pâques, on cache des œufs mais aussi des lapins ou des poules, enfin tu vois le truc, quoi ‽ Et ?... Et alors, toi, tu en manges, du chocolat ?  Et tu en cachais, des œufs, pour Jésus, quand il était petit et qu’il croyait aux cloches et au Père Noël ?

Question suivante, mortel ? La question suivante, Dieu, c’est… Prends ton temps, surtout. Attends, Dieu, je cherche, j’ai perdu le fil… Ah si, ça me revient. C’est au sujet de Marie. La Sainte Vierge ? Oui, la Vierge Marie. Bon, entre nous, tu peux me le dire, je ne le répèterai pas, tu me connais… Je ne te connais que trop, mortel et crois-Moi, crois en Moi, je ne te dirai jamais rien de trop secret mais J’écoute ta question, Je t’en prie, si Je puis dire. Alors voilà : on connaît l’histoire de l’immaculée conception et qu’on soit d’accord avec ça ou qu’on pense que c’est une fake news, il n’empêche qu’il y a truc qui me chiffonne. Quel truc, mortel ? Eh bien, quand elle a dû annoncer à ses parents qu’elle attendait un enfant, Marie, comment elle leur a dit ? Ça n’a pas dû être facile pour elle. J’imagine qu’à l’époque, tu vois ce que je veux dire ? Non, dis-Moi, mortel. Quelle a été leur réaction à madame et monsieur De Nazareth, quoi ? 

Est-ce qu’ils l’ont bien pris ? Je te rappelle, mortel, que Marie a été choisie pour enfanter Mon fils, le Messie. Non ? Mais si. Ah, elle est bonne, celle-là. Vieille comme le monde mais oui, elle reste bonne. Et donc, les parents de Marie ? Eh bien, la question ne s’est pas posée en ces termes, mortel. N’oublie pas qu’en ce temps lointain, les choses n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui. Mais ils ne lui ont pas reproché d’avoir couché, à Marie, ses parents ? Mortel, Je te rappelle que c’est une immaculée conception. Et donc ? Et donc, les choses se sont passées à un niveau spirituel. Mystique. Tu ne peux pas comprendre, toi, mortel. Ouais mais si tu ne m’expliques pas, Dieu, c’est sûr, je ne pourrai jamais comprendre. C’est comme ça. Il y a des paroles qui se méritent. Et moi, je ne les mérite pas ? Ce n’est pas ce que j’ai dit, mortel. Mais tu l’as pensé si fort. Tu sais quoi, mortel ? Non, Dieu. Reste avec tes œufs et tes lapins, d’accord ?

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lundi 6 avril 2026

jour J comme jardinier

Cet après-midi, c’est le jardinier qui va venir chez nous, chez moi. Un rendez-vous pris depuis plusieurs semaines pour mettre un nouveau programmateur d’arrosage sur la terrasse sud (on n’a rien installé sur celle qui est au nord), changer les goutteurs de chaque jardinière et me remplacer deux orangers du Mexique qui ont crevé, un à feuilles vertes et un à feuilles jaunes. Je lui demanderai de jeter un œil aux deux grands bacs du coin qui est mitoyen avec le voisin, séparé par une espèce de cloison extérieure que cachent mes deux photinia et mes deux dodonées visqueuses car ces quatre plantes (deux pieds de chaque) ont si bien poussé qu’elles s’étouffent les unes les autres. Mais je pense que je vais peut-être en dépoter pour en emporter chez le patron car lui, il a plus d’espace que nous. On verra tout à l’heure.

Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, c’est le moment de penser aux plantations. Chez moi, je ne vais pas pouvoir en faire beaucoup mais je vais quand même essayer de faire comme tous les ans, pour l’été : quelques gazanias pour faire plaisir au président et du pourpier à fleurs multicolores pour me faire plaisir à moi. Et je vais faire quelques aménagements chez le patron. Comme ça, je pourrai mettre un peu les mains dans la terre quand même. Que voulez-vous, j’aime bien ça. Et de penser au jardinier, Julien, un homme de belle carrure, limite un modèle pour les revues de jardinage et de sports réunis, ça me rappelle notre show du 28 mars. Car à un moment, mon acolyte faisait une sortie que moi, je n’aurais peut-être pas osé faire. Quoique, quoique… Peut-être que si, allez savoir…

Nous discutions et son personnage, Stéphanie, me remet en mémoire qu’il y a peu, quand elle était plus jeune, elle avait connu un cantonnier qui venait s’occuper de son petit jardin… Lui tailler le gazon… Lui arroser le persil… Mon Dieu, que de sous-entendus… Mais vous savez, ça a beaucoup fait rire car il fallait le voir, Bernard, habillé en campagnarde ringarde en train de minauder tout en disant ça. Je dois reconnaître qu’il a énormément de talent pour les mimiques et les postures. Heureusement qu’on avait bien répété parce que sinon, il aurait été capable de me faire éclater de rire sur scène. Mais oui, j’aime les double-sens et les grivoiseries.  Je suis incapable de prononcer des mots trop osés sur scène mais les suggérer, oui. Bon, Julien, tu viens mettre ta petite graine ? Pourquoi petite ? Ce n’est pas la taille qui compte, si ?

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dimanche 5 avril 2026

une seule fois par semaine

Non, je ne parle pas du devoir conjugal. Non, je ne parle pas de mes séances chez le kiné (d’ailleurs, je ne lui ai pas dit que nous ne serons pas là, demain, le patron et moi et ça me gêne un peu de lui écrire un jour férié mais je n’ai pas le choix, il faut bien le prévenir) et non, je ne parle pas de mes courses hebdomadaires vu que j’y vais le mardi et le vendredi, donc, elles sont plutôt bihebdomadaires. CQFD. Ce dont je voulais parler, c’est que dans environ pile un an, ce sera l’élection présidentielle et on a déjà senti dans quelle effervescence voire dans quel niveau de violence sont les candidats déjà ou presque proclamés. Ça augure d’une campagne qui ne sera pas de tout repos. Et je dois avouer que je ferai probablement partie de ceux qui tireront sur certains, vous savez, ceux qui se trouvent tout à droite et tout à gauche, là, où après, c’est le vide.

Oui, après tout à droite et tout à gauche, c’est le vide. Déjà que dedans, ce n’est pas très meublé non plus… Justement, j’ai pris une décision qui ne me coûte pas trop mais qui sera pleine de conséquences. Je n’ai pas dit « lourde de conséquences », juste pleine. Après, quand on est plein, est-ce qu’on est lourd ? La question mérite qu’on se penche dessus mais une autre fois, si vous le voulez bien. Non, la décision que je viens de prendre à la majorité absolue de mes dix doigts des mains, c’est que je vais essayer de me restreindre à une seule fois par semaine pour vilipender les paroles, faits et gestes de tous ces candidats qui n’ont plus foi ni loi. Je veux parler de LFI et du RN et associés. Non, pardon, ceux qui n’ont ni foi ni loi, ce sont ceux de LFI. Les autres, ils se tiennent plutôt bien et c’est bien là le problème. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Et de l’eau qui bout.

Parce que chez LFI, l’eau, elle est tout le temps bouillante et moi, je n’ai pas envie d’être éclaboussé, ni mouillé. Et encore moins brûlé. Et ma résolution de me tenir à une seule diatribe par semaine, je vous jure que je vais essayer de m’y tenir même si ça ne dépend pas que de moi. Ça me rappelle en 2006 et 2007, dans mon précédent blog, pendant la campagne avec l’éventualité Sarkozy (éventualité concrétisée), je n’avais eu de cesse de le critiquer. Aujourd’hui, mon curseur va beaucoup plus à droite mais aussi et surtout beaucoup plus à gauche. Quoiqu’il en soit, je le dis déjà haut et fort (même si ça me fait mal au cœur), en cas de second tour avec LFI/RN, je voterai blanc. Je voterai mais je voterai blanc. Je ne peux pas choisir entre la peste et le choléra. Je ne serai pas abstentionniste, juste un électeur dépité. Vais-je devenir un futur réfugié politique ? Peut-être mais où ça, dans quel pays ? Ça, c’est un autre problème, il faut que je me penche dessus.

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samedi 4 avril 2026

avant de nous dire adieu

Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… Tant pis si j’ai écrit que c’était la dernière fois que je parlais de Bernadie et Stéphanette mais que voulez-vous, elles me manquent, mes deux vieilles copines, depuis samedi dernier, ça fait pile une semaine qu’elles ont été en lumière et là, depuis, plus rien. Elles ont disparu de la vie réelle. Elles sont devenues un souvenir. Un beau souvenir mais un souvenir. Elles font désormais partie du passé. Et nul ne peut prédire quand elles vont réapparaître. À condition qu’elles réapparaissent un jour, ce qui reste à prouver. Parce qu’il faudrait trouver un prétexte. Écrire. Apprendre. Répéter. Et plus ça va, plus le temps va passer et plus ça sera difficile. Est-ce encore de notre âge ? Ou alors, on jouera en Ehpad. Non, pas dans les Ehpad mais quand nous serons tous les deux, nous-mêmes, dans le même Ehpad. On sera les vedettes de la fête de Noël ou de l’été.

Je peux tout te pardonner et faire semblant d'oublier, je veux bien fermer les yeux et faire tout ce que tu veux, je veux bien te partager et même te supplier mais reste encore… Tu veux que je te dise ? Tu veux que je te dise tout ? Ça m’a fait mal, ça m’a fait de la peine, quand tu m’as dit que tu me pardonnais. « Je t’ai pardonné ton retrait. » Mais qui es-tu réellement pour me pardonner ? Et qui suis-je moi, finalement, pour être pardonné ? En vérité, je te le dis, je ne suis pas d’accord. C’est gentil de me pardonner mais ce n’était pas la question. Parce que ça signifierait que j’ai fauté et de mon point de vue, ce n’est pas le cas. Tant pis. No regret, no tears, good bye (pas de regrets, pas de larmes, au revoir), peut-être que c’était ça qu’il me fallait faire. Donc, je ne regrette rien et je ne pleure pas. Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore… Je me ferai si petite que tu ne me verras pas et je me ferai si tendre, que demain tu m'aimeras, je serai toute d'amour et je serai toute à toi mais reste encore…

Après, on n’est pas obligé de faire l’amour pour nous dire au revoir. Il suffit de se regarder, de se prendre dans les bras et de se serrer très fort. Éventuellement, on peut s’embrasser affectueusement. On n’est pas obligé de pleurer, non plus. Mais si vraiment le désir est là, on peut faire l’amour, oui mais attention, il ne faudrait pas que ça porte à conséquence. Faisons l’amour, avant de nous dire adieu (avant de nous dire adieu), faisons l’amour, puisque c’est fini, nous deux (puisque c’est fini, nous deux), faisons l’amour, comme si c’était la première fois, encore une fois, toi et moi, puisque l’amour s’en va (puisque l’amour s’en va)… De toute façon, moi, dans ma vie personnelle, je n’ai jamais su désaimer. Quand j’ai aimé, j’aime toujours. La seule différence, c’est que je peux aimer beaucoup et aimer moins quand il y a séparation. Mais aimer moins, c’est aimer quand même. Et tu sais quoi ? Et vous savez quoi ? On n’a qu’à dire que « sans rancune », hein ? On est d’accord ? Alors, topons-là et cochon qui s’en dédie. Puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, puisque l'amour s'en va, adieu.

https://www.youtube.com/watch?v=7FjoDhqm1y0

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vendredi 3 avril 2026

pourquoi tant de N ?

Pourquoi tant de N dans le mot bruit alors qu’il n’y en a pas un seul ? Et alors qu’il y en a un dans tintamarre, un dans cacophonie et un dans boucan. Et alors qu’il y en a deux dans détonation, deux dans grondement et dans ronflement aussi. Mais surtout, il y en a trois dans bourdonnement. Et moi, je me demande pourquoi tant de N dans tant de bruit. Tout simplement parce que le bruit me rend fou. Parce que je déteste les DJ et autres nuiseurs. Un nuiseur ? C’est quelqu’un qui provoque des nuisances et les sonores sont celles qui me rendent le plus nerveux. Et hier soir, en bas de chez moi, c’était la soirée d’ouverture de saison pour le centre commercial que nous surplombons. Avec un DJ Set. Et avec cette information officielle : cette animation a été pensée pour rester mesurée, avec un niveau sonore encadré et maîtrisé. On ne doit pas avoir le même sens de la mesure. Ni de la notion d’encadrement de niveau sonore. Et je ne parle pas de sa maîtrise.

Comme à chaque fois, ça a résonné dans l’appartement. Au point que même les volets clos, les portes intérieures fermées, ça couvrait le son de la télévision. Et je peux vous dire que j’ai surveillé l’heure car c’était annoncé jusqu’à 21h30 maximum. Et moi, comme je suis une véritable teigne (et pas seulement contre les partis des extrêmes), j’avais prévu d’envoyer un SMS au directeur du centre commercial à 21h30. En lui rappelant les promesses de son annonce. Pas eu besoin mais j’avais même prévu de lui envoyer un message par quart d’heure car il faut respecter non seulement ses engagements mais aussi les autres. Et qu’on ne me dise pas que je suis un ronchon professionnel car franchement, mettre de la musique rythmique à fond les ballons quand il y a plein de riverains, autour, est-ce que a seulement un seul sens ? Non, hein ? Ah bon, vous pensez que si, vous ? Oh, vous devez être de l’ultragauche, si vous pensez comme ça. Je me trompe ?

Et vous devez penser que Rima Hassan est un ange. Sinon, vous penseriez comme moi. Qui de nous deux a raison ? Je ne vais pas vous faire l’affront d’affirmer que c’est moi mais je me retiens, vous savez… Si, si, il y a un rapport avec le début de mon billet : LFI, c’est beaucoup de bruit (et de fureur) pour rien, si on réfléchit un instant. C’est 100% démagogie. C’est brosser le peuple dans le sens du poil. Et les animations avec DJ set dans l’hyper-centre, dans un espace entouré d’immeubles d’habitation, c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose aussi. C’est de l’abrutissement de masses. Parce qu’il fallait la voir, la faune qui assistait à l’événement. Oh pardon, pardon, je suis en train de me laisser aller. Mais que voulez-vous, ce n’est pas moi qui ai commencé. Ni pour le bruit. Ni pour Rima Hassan à qui je dirais bien que personne ne la retient. Alors que moi, hier soir, il fallait me retenir pour que je ne fasse pas un malheur. Oh oui…

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jeudi 2 avril 2026

un bon livre (extraits)

Je viens de lire un bon (petit) livre dont j’aimerais vous livrer quelques extraits (une fois n’est pas coutume) et ces passages qui m’ont autant plu, les voici avec mes propres commentaires. « Leur teneur en fibres associée à la présence de chrome contribue à une bonne régulation de la glycémie dans le cadre d’une alimentation équilibrée. » Franchement, ne trouvez-vous pas, vous aussi, que cette phrase est une très bonne entrée en matière. Qu’elle est puissante et qu’elle ouvre plein d’horizons. Son auteur a vraiment un talent indéniable pour introduire son sujet. Et ce n’est pas fini, vous allez pouvoir le constater tout de suite. « La récolte s’effectue généralement en septembre. Lorsque la coque extérieure, appelée brou, commence à se tendre et à révéler la coquille beige rosé, c’est le signal. » Et là, quel suspense, non ? Pourtant, on est loin d’un roman policier ou d’un thriller.

« Son histoire remonte à la nuit des temps. … En Perse, aujourd’hui, l’Iran, elle est profondément ancrée dans la culture culinaire. On la retrouve dans le baklava, bien sûr… » En plus, dans ce petit (mais néanmoins bon) livre, on est en plein dans l’actualité car on parle de l’Iran. Sauf qu’on ne parle pas du détroit d’Ormuz. À la décharge de l’auteur, la guerre n’avait pas encore éclaté, dans le secteur, quand il a écrit le bouquin. « C’est un arbre capricieux qui ne commence à produire qu’après sept à dix ans de croissance. Pire encore : il alterne les années de forte production et les années creuses, selon un cycle naturel qui complique la planification des récoltes. » Là, c’est certes un peu technique mais on n’a rien sans rien. Et c’est un peu comme dans les romans de Zola, Les Rougon-Macquart, parfois, on subit des descriptions interminables qui n’enlèvent rien à la qualité de l’œuvre.

« Pour bénéficier pleinement de ses atouts nutritionnels, privilégiez celles qui sont nature, non salées et non grillées. La portion recommandée se situe autour de 30 grammes par jour, soit une petite poignée. » Bon, là, on est dans le conseil presque final. Entre temps, il y a eu d’autres pages et encore d’autres pages mais là où l’auteur a témoigné d’un certain brio, c’est la dernière phrase du petit (mais bon) livre. « Elles sont riches en cuivre, en manganèse, sélénium, vitamines B1 et E. Ces nutriments ont un effet antioxydant dans le sang, aidant à lutter contre le stress oxydatif. »  Là, moi, j’applaudis des deux mains. Même si je le fais aujourd’hui. Je voudrais donc remercier Com’Presse pour cet excellent opuscule imprimé au Malesherbois, 45330. Et j’espère que ça vous aura donné envie de le lire. Moi, j’aime bien partagé mes coups de cœur et mes coups de foudre. Enfin, je crois.

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mercredi 1 avril 2026

Marine est enceinte

Marine Tondelier est enceinte. Enfin, il paraît. En tout cas, c’est ce qu’on m’a dit. Qu’elle l’a annoncé à la télé et bon, même si je suis content pour elle (à vrai dire, je m’en fous mais bon, on peut être poli, de temps en temps) mais ça n’a aucune espèce d’importance pour nous, citoyens français. Ou alors, c’est pour nous émouvoir et lui permettre d’avoir des voix en plus pour la prochaine présidentielle. Rhôôô, non, ça, ça ne serait pas très joli, joli. Bon, une chose est sûre, c’est que ce n’est pas Bardella qui va nous annoncer une grossesse. À moins que Marine Le Pen ? Non, pas possible.  Enfin, là encore, il paraît. En effet, il me semble qu’elle n’est plus trop en âge de procréer. Ah bon, elle n’a que 57 ans, bientôt 58 ? D’accord. Moi, j’ai failli penser que… Et Marine Tondelier, elle a quel âge, elle ?

Si elle est enceinte, elle ne doit pas être en âge impossible pour une gestation pour elle-même. Mais encore une fois, moi, je m’en fous. Un peu, beaucoup, passionnément. Elle vit sa vie et moi, je vis la mienne. Mais ce n’est vraiment pas de chance d’avoir le même prénom que Le Pen quand on s’appelle Tondelier. Sauf que Marine d’extrême droite, ce n’est pas son véritable prénom. Non, dans la vraie vie, elle s’appelle Marion Anne Perrine. Pardon ? Marine Tondelier s’appelle aussi Marion Anne Perrine ? Ah non ? Ah, c’était une farce. Très, très amusant, oui, oui. On peut revenir sur le sujet du jour : Marine Tondelier est enceinte mais pas Marine Le Pen. C’est déjà ça. Parce que si toutes les candidates à la présidentielle sont enceintes, ça risque de troubler une partie des électeurs. Comment ?

Mais non, je ne suis pas taquin. Je me dis juste que les chaînes d’infos et les radios qui parlent de ça comme d’un événement, je me demande si… En gros, je me tâte, je me tâte. Et même si cette annonce de grossesse est un acte qui peut être considéré comme politique, ça reste privé, ça relève de l’intime. Alors, je propose qu’on passe à autre chose. Oui, je sais que même moi, j’en parle, ici, dans les colonnes de ce blog. Comme quoi, je peux être en pleine contradiction, moi aussi. Tant pis. Et puis si tout le monde en parle, pourquoi pas moi ? Oui, ça ne me ressemble pas vu que je ne me considère pas comme tout le monde. Je suis unique. Comme tout le monde mais chacun à sa façon. En tout cas, j’ai réussi à écrire autant sur la grossesse de Marine Tondelier pas Le Pen. Imaginez si ça avait été Mathilde Panot… 

* Il semble justement que ça soit le contraire : elle se retirerait de la campagne à la présidentielle. 

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je me demande à quoi ça sert, la Saint-Pascal en mai

En lisant le commentaire de Ledoudoudemymy (le retour), hier, j’ai failli culpabiliser car c’était la Saint-Pascal et je n’y ai pas pensé. I...