Cet après-midi, c’est le jardinier qui va venir chez nous, chez moi. Un rendez-vous pris depuis plusieurs semaines pour mettre un nouveau programmateur d’arrosage sur la terrasse sud (on n’a rien installé sur celle qui est au nord), changer les goutteurs de chaque jardinière et me remplacer deux orangers du Mexique qui ont crevé, un à feuilles vertes et un à feuilles jaunes. Je lui demanderai de jeter un œil aux deux grands bacs du coin qui est mitoyen avec le voisin, séparé par une espèce de cloison extérieure que cachent mes deux photinia et mes deux dodonées visqueuses car ces quatre plantes (deux pieds de chaque) ont si bien poussé qu’elles s’étouffent les unes les autres. Mais je pense que je vais peut-être en dépoter pour en emporter chez le patron car lui, il a plus d’espace que nous. On verra tout à l’heure.
Avec le printemps et les beaux jours qui reviennent, c’est le moment de penser aux plantations. Chez moi, je ne vais pas pouvoir en faire beaucoup mais je vais quand même essayer de faire comme tous les ans, pour l’été : quelques gazanias pour faire plaisir au président et du pourpier à fleurs multicolores pour me faire plaisir à moi. Et je vais faire quelques aménagements chez le patron. Comme ça, je pourrai mettre un peu les mains dans la terre quand même. Que voulez-vous, j’aime bien ça. Et de penser au jardinier, Julien, un homme de belle carrure, limite un modèle pour les revues de jardinage et de sports réunis, ça me rappelle notre show du 28 mars. Car à un moment, mon acolyte faisait une sortie que moi, je n’aurais peut-être pas osé faire. Quoique, quoique… Peut-être que si, allez savoir…
Nous discutions et son personnage, Stéphanie, me remet en mémoire qu’il y a peu, quand elle était plus jeune, elle avait connu un cantonnier qui venait s’occuper de son petit jardin… Lui tailler le gazon… Lui arroser le persil… Mon Dieu, que de sous-entendus… Mais vous savez, ça a beaucoup fait rire car il fallait le voir, Bernard, habillé en campagnarde ringarde en train de minauder tout en disant ça. Je dois reconnaître qu’il a énormément de talent pour les mimiques et les postures. Heureusement qu’on avait bien répété parce que sinon, il aurait été capable de me faire éclater de rire sur scène. Mais oui, j’aime les double-sens et les grivoiseries. Je suis incapable de prononcer des mots trop osés sur scène mais les suggérer, oui. Bon, Julien, tu viens mettre ta petite graine ? Pourquoi petite ? Ce n’est pas la taille qui compte, si ?
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