lundi 13 avril 2026

un rayon de soleil

Mais non, je ne suis pas qu’un vieux ronchon qui aime en faire des tonnes quand il n’aime pas et en faire d’autres tonnes, quand il aime. C’est mon seul pouvoir, celui de dire ce que je pense, certes en provoquant, parfois, souvent mais malgré tout, en essayant d’être le plus lucide possible. Et ce matin, comme hier matin, peu ou prou à la même heure, alors qu’il fait encore nuit, heure d’été oblige, je sais qu’il va faire beau sur Bordeaux mais pas que. Il va faire beau sur la France aussi mais pas que. Il va faire beau sur l’Europe, aussi. Oui, parce que moi, en tant qu’européen désormais convaincu, je suis ravi de la défaite d’Orbán en Hongrie. Ça, c’est une véritable embellie. Une grosse défaite d’un parti populiste en Europe. Après celle de l’Allemagne, récemment. Une belle respiration et de l’espoir.

Oui, de l’espoir. Enfin. Et avec un peu de chance, ça sera la même chose chez nous, l’année prochaine. On évitera peut-être le pire. Que ce dernier vienne de notre droite ou de notre gauche, le pire reste toujours le pire et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y en a un pour racheter l’autre. Encore que… Ah non, ça me fait trop mal au cul d’écrire ça… Tant pis, je le dis quand même : encore que, s’il le fallait, je voterai R… Non, je ne peux pas. Je ne peux pas vendre mon âme à un diable pour échapper à un autre, encore plus effrayant. Alors, c’est pour ça que ce matin, je l’affirme haut et fort : la vie est belle et pas seulement à Budapest. Dans toute la Hongrie. Et dans toute l’Europe. Et nananananère, Poutine. Et nananananère, Trump.  Et nananananère, Jean-Luc Bardella et Jordan Mélenchon.

« L’espoir a englouti la peur », a titré Telex, un média d’investigation hongrois. Quelle formule pertinente. Hier, j’ai eu le temps de m’informer un peu sur cet événement considérable et je peux vous dire que je n’en suis pas encore redescendu. Parce que dans le mot espoir, il y a tant de (belles) choses… Quand je pense à tout le reste, je me dis que tout n’est peut-être pas encore perdu. Et qu’on peut encore s’y mettre. Et encore réagir. Et faire en sorte que chez nous aussi, la prochaine fois, on écarte la bête, celle de droite et celle de gauche. Il va faire beau, il fait toujours beau quand un parti extrême se prend un gadin. Et heureusement, on va vers l’été et tant pis pour les canicules à venir si c’est le prix à payer pour notre liberté à tous. Oui, je vais bien, ce matin. Je vais bien parce que je suis content.

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