Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu vas me présenter ta femme ? Eh, tu ne t’es pas regardé, gros con.
Un lundi pas tout à fait comme les autres mais pas fondamentalement différent non plus. Un lundi de contradiction, je sens que c’est ce que je vais vivre, aujourd’hui. Un lundi sans aucun rendez-vous, sans aucun objectif, un lundi de routine. Je m’en suis un peu douté, quand je me suis levé, tout à l’heure, j’avais une espèce de vide dans mon emploi du temps. Comme un vide sidéral. Comme si quelque chose avait foiré. Comme des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Pffft, qui a pu y croire, à ça, hein ? Non pas à la guerre en Iran mais au fait que ça ne serait pas une journée de routine ? Ouais, il faut savoir prendre du recul et ne donner de l’importance qu’à ce qui en a vraiment.
Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu aimes ça, finalement ? Non, je m’en suis pris du blanc pour moi.
Et se lever en se disant qu’on n’a rien de prévu, ça fait tout bizarre mais ça ne me fait pas peur pour autant car je ne sais pas ce que ça veut dire que s’ennuyer. Au pire, si je n’ai rien à faire, je peux lire, je peux écrire, me mettre sur le canapé devant la télé ou à mon bureau devant mon ordinateur, ou sortir dans la rue, aller chez Mollat, me mettre en cuisine ou pleurer dans mon coin. Donc, je n’ai jamais rien à faire puisque de toute façon, je suis toujours occupé. Et comme je ne sais pas mettre mes neurones sur pause, suivez mon regard… Cette dernière phrase est un peu étrange, surtout à la fin, mais c’est fait exprès, n’ayez pas peur, je n’ai pas encore bogué. Vive la rose. Oui, vive la rose et le lilas.
Tiens, voilà du boudin. Ah ? Je t’ai tant contrarié que tu dois faire la tête ? Je suis désolé.
Oui, c’était un week-end de boudin(s), là, ces deux jours qui viennent de passer. Parce que samedi, j’ai préparé du boudin aux pommes, du boudin noir pour le patron et le président pendant que moi, je me suis régalé avec deux boudins blancs forestiers aux pommes aussi. Parce que je n’aime pas le boudin noir. Depuis tout petit. Et j’ai un souvenir très désagréable de certains jeudis après-midis, quand je restais devant mon assiette de boudin froid. Le boudin, c’est caca. Et je n’aime pas le chocolat non plus. Mais je ne vais pas m’énerver pour si peu, c’est un lundi calme qui s’annonce, pourvu que ça dure. Un lundi de routine calme. Et sans boudin. En tout cas, de ma part. Les autres, je m’en fous.
Tiens, ça finit un peu en eau de boudin, ce billet. En même temps, il n’a ni queue, ni tête, alors...
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