Ça ne m’a pas surpris d’entendre ça. La preuve ? J’aurais mieux fait de le lire plutôt que de l’entendre. Et quand je dis « de le lire », je veux dire dans un magazine ou un quotidien, pas sur un écran. Mais comme je me rattrape avec des romans (une bonne cinquantaine, bon an, mal an), je me sens totalement absous et non concerné. Oui, parce qu’il est bel et bien question de lecture, ce matin. Je ne suis pas si étonné que ça d’apprendre que le pourcentage de gens, surtout des jeunes, qui lisent peu ou pas, a encore augmenté et quand on sait que ce qui compte, ce sont les écrans et les vidéos, tout est logique. Pas normal mais logique. L’autre jour, aux infos télévisées, sur France 2, un jeune interrogé a déclaré que lire, ça lui demandait un effort alors que consulter son smartphone, non. Tout est dit, tout est là.
L’effort, le fait d’agir quand on décide de lire un bouquin, de s’impliquer, c’est à l’opposé des réseaux sociaux où les gens se gavent de petites vidéos comme s’ils bouffaient des chips ou du pop-corn, de façon totalement mécanique. Et ces petits films qui créent une addiction (un café et l’addiction, s’il vous plaît) font rétrécir le cerveau de celles et ceux qui les regardent tous les jours. Qui les regardent trop. Et, par voie de conséquence, ces gens sont de moins en moins capables de se concentrer. Alors, imaginez donc que prendre un bouquin et voir qu’il va falloir fournir un effort de lire des pages, des paragraphes, des lignes, des mots et tout ça, sans une seule image, même pas animée, c’est devenu rédhibitoire. Car la lecture est devenue synonyme de punition. Oui, oui, de pensum. Si tu n’es pas sage, je te donne un livre à lire.
Moi, j’ai toujours lu. Du plus loin qu’il m’en souvienne, dès que j’ai su déchiffrer les mots, j’ai aimé lire. Petit, adolescent et adulte avant de devenir senior. Bien sûr, un livre par semaine en moyenne, ça n’est pas autant que quand j’habitais en région parisienne et que j’avais 3 heures de transport par jour parce que là, j’en bouffais des pages et des pages. Mais chaque soir, dans mon lit, avant d’éteindre, je lis. Un peu ou beaucoup. Et dès que j’ai un moment de libre, dans la journée (mais ça n’arrive pas assez souvent, hélas) et quand je dois prendre le tram, même pour seulement 10 minutes, j’ai toujours un bouquin avec moi. Et vous savez quoi ? Ça ne me demande aucun effort. Parce que c’est du plaisir à 99% des cas. Ils sont si rares les livres qui me tombent des mains. Non, je vous le conseille : lise, lisez, lisez.
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
http://sibal33.canalblog.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire