dimanche 26 avril 2026

quelques brins

Chaque année, c’est la même chose, c’est la même chanson. Je viens chez maman pour son anniversaire et je rentre sur Bordeaux (ce matin, justement) et comme nous ne sommes pas encore le premier mai, impossible de trouver du muguet pour lui en offrir quelques brins en guise de porte-bonheur afin qu’elle tienne jusqu’à son prochain gros anniversaire, ses cent ans. Dans dix ans. Alors, contre mauvaise fortune, bon cœur, chaque année, désormais, je laisse un billet à mon frère aîné qui devient en charge d’en acheter le jour J, ou la veille ou, au pire, le lendemain. Que voulez-vous, il y a des traditions – laïques – auxquelles je suis très attaché. Ça ne me ressemble pas, je sais mais méfiez de vous de l’habit et l’eau ne fait pas le moine. Bref, là, comme je suis un peu tenace, je n’ai pas lâché le morceau.

Et hier matin (dimanche), il m’est venu une idée en tête. Pour une fois que j’ai une idée. Non, je plaisante, j’en ai même trop à la fois, d’une règle générale. J’ai donc eu cette idée folle, non pas d’inventer l’école mais d’aller voir en forêt s’il n’y avait pas quelques brins de muguet sauvage par-ci, par-là, cahin-caha et me voici en train de prendre ma voiture, tout seul pendant que maman et le président parlaient après leur petit déjeuner et qu’Alex et ses deux enfants dormaient encore. Et je suis allé dans la forêt de l’Hermitain, à quelques 6 ou 8 kilomètres, peut-être 7, tout reste à prouver car je n’ai rien vérifié. Je me suis arrêté à un endroit où d’autres voitures étaient stationnées et en particulier, une avec une famille qui en sortait. J’ai été plus rapide qu’eux et je me suis retrouvé dans un sentier un peu large.

Et là, j’ai aperçu une silhouette au loin, qui venait vers moi et quand elle s’est approchée, j’ai vu que c’était un homme avec quelque chose dans la main : un bouquet de muguet. Un gros. Je lui ai dit bonjour et je lui ai dit « on en trouve ? » « Il m’a fallu marcher longtemps pour en trouver, tout le monde est déjà passé par-là. » Pffft, je l’ai laissé dire, merci, bonne journée et tout et tout et j’ai pris des petits sentiers parfois à peine praticables et en moins de vingt minutes, j’ai ramassé ce qu’il y a sur la photo. Pas eu besoin de marcher des heures. Je n’ai eu plus qu’à me baisser pour ramasser mon butin. C’est toujours ça que je n’achèterai pas à des vendeurs de coin  de rue, très cher et trop fragile. Je suis content de moi. Après les champs de lin, le muguet sauvage. Décidément, c’est une période faste pour moi.

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