mardi 30 juin 2026

marronniers

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais moi, oui. Et je ne sais pas si vous en avez le souvenir mais moi, oui, là encore. Et heureusement car ça veut dire que j’ai encore assez de mémoire pour me rappeler de ce que je pense, de ce que je dis et de ce que je fais. Chaque année, aux mêmes moments, j’ai tendance à donner dans le marronnier. Pardon ? Un marronnier ? Ah oui, je vois. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un marronnier. Enfin, quand ça n’est pas l’arbre qui donne des marrons. Eh bien, sachez que dans le milieu du journalisme, un marronnier, c’est un (court) article ou un sujet qui revient chaque année : la rentrée scolaire, les intempéries comme Paris sous la neige et plein de voitures bloquées ou encore la canicule et plein de trains supprimés et tout et tout… Mais la bonne question qu’il aurait fallu me poser, c’est pourquoi un marronnier ?

Justement, je me remercie de l’avoir posée à votre place. Pourquoi un marronnier ? La petite histoire raconte que c’était un arbre du jardin des Tuileries et qui, chaque année, fleurissait au premier jour du printemps, pile poil. Jamais la veille et encore moins le lendemain. Et tous les ans, tout le monde en parlait, surtout dans la presse.  Et, au fil du temps, c’est devenu le marronnier, le sujet qui revient sempiternellement, année après année. Comme des choses dont personne ne se lasse. Tiens, j’avais oublié les embouteillages de départ en vacances, aussi, dans le style. Et la Saint-Valentin, les soldes, Noël, Halloween et j’en passe et pas des moindres. Bref. On croit que ça intéresse encore les gens mais en réalité, qui de nous n’a jamais dit « encore ? » face à un marronnier à la télé ou dans un quotidien ? Moi, personnellement, ça m’arrive de temps en temps. Souvent.

Que celui qui ne l’a jamais fait ne me jette pas la pierre car ce n’est pas de ma faute. Mais, allez-vous vous demander sans oser me poser la question : pourquoi parler des marronniers un 2 juillet ? Ahah… C’est bien ce que je pensais, vous avez la mémoire courte. Chaque année, je crois que parle toujours de la fin d’un trimestre et/ou du début d’un autre. Idem pour les semestres. Et je n’en mettrais pas ma main à couper mais je suis quasiment sûr que depuis le début de ce blog, j’ai dû évoquer ces passages d’un moment de l’année à un autre à tant de reprises que forcément, je me suis répété, ça ne peut pas en être autrement. Que forcément, je me suis répété, ça ne peut pas en être autrement. Alors, tant pis mais au cas où vous ne le sauriez pas et où je ne vous l’aurais jamais dit : on vient de terminer le premier semestre 2026 et on a entamé le second.

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lundi 29 juin 2026

sur le podium

Je ne sais pas  vous mais pour moi, le billet de ce matin fera certainement partie de mes  billets préférés de tous ceux que j’ai publiés dans ce blog depuis 2013 (et celui du jour, c’est le quatre mille huit cent quarantième (oui, 4 840 tième) billet que je ponds avec mes doigts et à la sueur de mon front assez peu populaire si je veux prétendre à la plus grande lucidité. Et si ce que j’ai écrit pour aujourd’hui ne figure pas dans les trois meilleurs textes depuis un peu plus de treize (13) ans, c’est que je ne m’y connais plus. Ou alors, c’est que la canicule que nous venons de subir m’a totalement ramolli ma libido. Euh, non, le cerveau, je voulais dire. Oui, c’est ça, ça m’a totalement ramolli le cerveau parce que la libido, ce n’est pas vraiment le sujet de l’instant. On en parlera en temps utile. Ou en temps voulu.

Enfin, dans un certain temps, quoi. Et si j’en ai envie. Ou alors, dans mon autre blog, celui dans lequel je raconte des choses bien plus intimes comme ma vie sexuelle, par exemple. Non, à vrai dire, ce matin, mon but, c’est d’aller sur le podium des meilleurs billets jamais publiés dans ce blog. Parce que j’ai un peu (beaucoup) besoin de reconnaissance et comme je n’arrive plus à m’en offrir à moi-même, peut-être que je pourrais envisager de compter sur tout ou partie de mon lectorat (et rate.) Après, je ne veux pas avoir l’air de quémander quoique ce soit, ce n’est pas mon genre. Vous imaginez un peu le truc ? « Un peu de reconnaissance, s’il vous plééééééé… » Non, je n’en suis pas encore rendu à faire de la mendicité pour être mieux dans ma peau. Je ne demande pas la lune, juste que quelqu’un, quelque part…

Oui, c’est ça, que quelqu’un quelque part vienne me voir et me dise « j’aime déjà beaucoup ce que vous faites mais alors là, ce matin, vous avez battu des records de talent. Vraiment, votre dernier billet mériterait d’être sur le podium. » Ah, vous voyez, ce n’est pas moi qui le dis, hein ‽ Comme quoi, il m’arrive parfois d’avoir toujours raison. CQFD. Non, comme tout le monde, je viens de passer une période un peu difficile car j’ai eu un peu beaucoup très chaud. Et comme tout le monde mais probablement moi, un peu plus que les autres, j’ai beaucoup souffert car ça a chauffé mes neurones et parfois, je n’ai pas maîtrisé ce que je voulais écrire. Ou parfois, encore, entre ce que j’ai dans la tête et ce qui sort de mes doigts sur le clavier, il peut y avoir un monde. Mais là, aujourd’hui, je suis en phase. Un billet excellent, je vous dis.

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dimanche 28 juin 2026

quelques spécialités de saison ou pas

Après mon billet sur la fin programmée de Bétharram et quelques tortures particulièrement cruelles au Moyen-Âge, je pense qu’il est de bon ton de continuer dans la même veine et ce matin, je voudrais vous parler de spécialités tripières dans le monde. Si on commence avec la panse d’agneau ou de brebis, dans ma génération et les précédentes, tout le monde a entendu parler du haggis, spécialité écossaise qui doit sa renommée française grâce au sketch de Jacques Bodouin, « la panse de brebis farcie » dans les années 60. Le véritable haggis est un hachis de cœur, foie et poumons de mouton avec de l’oignon, de la farine d’avoine, du suif, des épices et du sel mélangés à du bouillon et enfermés dans l’estomac de l’animal et bouillis. Hmmm, tout un programme. En Algérie, on peut manger de l’osbane, de la panse d’agneau farcie : un hachis de son foie, son estomac et ses intestins auquel on mélange de l’oignon, des pois chiches (qui se demandent ce qu’ils font là) mais aussi du riz, de la tomate et de la coriandre et du cumin.

Au Maroc, il y a la cervelle de veau qui est cuisinée avec plein de tomate, des herbes et des épices dont du piment. Ça fait rêver. En Turquie, avec de la cervelle d’agneau, on prépare le plat beyin salatasi avec du vinaigre, du citron, de l’huile, de l’ail, du persil et du piment. On va rapidement passer sur le bouillon de tête de cochon en Tchéquie (ovarový vývar) parce que je n’ai pas trouvé assez de détails sur les ingrédients et sur la soupe à la rate du Laos et/ou du Vietnam (car je n’ai pas trouvé son nom original) et aussi, pour cette dernière car c’est une recette particulièrement délicate à réaliser : en effet, si on ne la réussit pas, la soupe à la rate, on la rate. Et c’est bien dommage. Non, mais là, en ces temps de grosses chaleurs, je pense qu’il est largement temps de parler des tripes à travers le monde. Alors voilà, un peu en vrac mais surtout dans le désordre, il y a l’Ahkoud en Tunisie, des tripes avec le pénis de veau ou de taureau dans une sauce tomate. Mais attention, entre le pénis de veau ou le pénis de taureau, il peut y avoir une différence de taille. Et n’oubliez pas que le veau, c’est comme un enfant, chez les bovins, je dis ça…

L’annrisse arabe est un mélange de tripes et de fressure (poumons, cœur, thymus, foie et rate) bouillies avec du cumin, du poivre et des écorces d’agrumes. Heureusement qu’il y a les zestes, ça doit donner un parfum un peu plaisant… Le tahricht est un plat berbère à base de tripes, crépine, poumon et cœur de mouton, le tout enroulé avec les intestins sur un bâton de chêne et ensuite, cuit dans la braise. Chez les anglais, on mange les tripes aux oignons qui ont cuit longuement dans du lait avec des feuilles de laurier. Hmmm… En Chine, ce sont les tripes au caramel, tout un programme. On imagine les sucettes pour les enfants… En Espagne, on ajoute du chorizo aux tripes, du piment, de l’ail et du poivron rouge. Ça doit être très coloré. Dans les pays de l’est, il y a la tchorba bulgare (soupe de tripes avec des oignons, du poivron, de la tomate, de l’origan et du fromage râpé et la ciorbă de burtă en Roumanie, des tripes avec de la crème et du piment. Alors, qui est prêt pour un trip tripes ? Euh, pas moi, je peux faire appel à un ami ?

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samedi 27 juin 2026

quelques instruments de torture plutôt bien vus

Dans mon billet sur Bétharram, hier, j’ai évoqué l’araignée espagnole et rien qu’à voir vos têtes, j’ai bien compris que vous ne saviez pas ce dont il s’agissait. Alors voilà, l’araignée espagnole, ce n’est qu’un écraseur de tête. C’est très violent, très douloureux et même insoutenable car ça provoque l’explosion des dents et des mâchoires avant que la personne ne succombe. C’est l’une des tortures les plus atroces du Moyen-Âge. Dans certains milieux autorisés, il se dit que c’était principalement réservé aux femmes adultères. Mais à cette époque-là, il y avait d’autres supplices, d’autres tortures tout aussi effroyables et ma foi, si j’en ai une, je suis bien content de ne pas avoir vécu en ces temps légèrement difficiles. Tiens, par exemple, la manivelle intestinale : on attachait la victime sur une table et on incisait son abdomen. Ensuite, le bourreau utilisait un crochet relié à une manivelle pour accrocher un morceau d’intestin et le retirer lentement du corps de la personne. Insupportable, non ?

Et la cage en fer, on en parle ? D’accord. On enfermait le coupable dans une cage en fer étroite faite pour épouser le plus possible la forme de son corps. Ensuite, on suspendait la cage dans les airs en laissant la victime à son sort peu enviable. Le condamné devait y rester en étant exposé aux éléments jusqu’à ce que la mort survienne, soit par déshydratation soit par les corbeaux qui venaient se repaître de ses chairs. Il ne fallait pas être douillet. Et pour éviter la déshydratation, justement, il y avait un autre supplice qui s’appelait la cure par l’eau. On attachait une personne avec un écarteur de bouche pour lui faire ingérer des grandes quantités d’eau tout en lui pinçant le nez afin de la contraindre à tout avaler. Dans la plupart des cas, ça provoquait un éclatement de l’estomac et donc, la mort. Par noyade interne. Moi, ce que j’aurais fait, c’est d’abord, une séance de cage de fer et ensuite, une cure par l’eau parce que si la personne avait très soif, autant lui procurer un dernier plaisir.

En Espagne, ils n’avaient pas de pétrole mais beaucoup d’idées. La preuve ? La torture dite de l’âne espagnol. Pendant l’Inquisition, les accusés étaient contraints de s’asseoir sur une poutre équipée de petites piques en métal, les jambes étendues de chaque côté et lestées de poids lourds. Ça avait pour conséquence de provoquer une séparation douloureuse du corps. Cette punition un poil sadique causait des souffrances insoutenables et infligeait des blessures mortelles. En plus, si les victimes avaient des hémorroïdes, ça ne devait rien arranger. Une autre torture qui est remarquable dans le sens absolu du terme, c’est l’écraseur de tête. C’est un peu comme un étau. On plaçait le menton du coupable sur une barre inférieure alors que le sommet du crâne était maintenu par une pièce arrondie. La vis actionnée permettait de resserrer lentement et faisait éclater les dents, jaillir les yeux hors de leur orbite et laissait le cerveau s’échapper. Inutile de dire au bourreau « pas ce soir, j’ai la migraine. »

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vendredi 26 juin 2026

qui a le droit ? (hommage à Bétharram)

Comme annoncé en janvier dernier, n’oublions pas que l’école Notre Dame de Bétharram va fermer au courant de cet été. On ignore un peu la véritable raison de cette décision. Dans certains milieux autorisés, il se dit que c’est par manque d’élèves motivés, garçons ou filles. C’est dommage car dans cet établissement très bien situé, on y enseigne tout ce qu’un enfant doit apprendre : le français (si j’aurais baissé mon pantalon, il m’aurait fait encore plus mal – mauvaise réponse, au piquet !) ; le calcul (deux doigts plus deux doigts égale quatre doigts – bonne réponse, pour la peine, tu as droit à une caresse) ; l’histoire (date de l’Inquisition Médiévale ? 1321 ? mauvaise réponse, c’était 1231 – allez, une bonne araignée espagnole…), la géographie (dans quelle ville du Lot se trouve mon doigt ? Dans Montcuq ? Bonne réponse) et les épreuves physiques comme les genoux sur une règle carrée, la résistance aux claques et de quelle autre perversité encore ?

Non vraiment, c’est dommage de fermer un établissement qui a une si bonne réputation. Afin de tenter l’inverser le cours des choses et de les remettre à leur juste place, Patrick Bruel est venu soutenir cette institution qui ne doit pas disparaître et, chers enseignants, cher parents d’élèves, chers curés, chairs enfants et chers pédophiles, il va nous interpréter sa plus belle chanson, totalement de circonstance : Qui a le droit. « Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit, d’faire ça-a-a, à un enfant qui croit vraiment c’que disent les grands… » Merci monsieur Bruel mais je pense qu’on s’est trompés, ce n’est pas cette chanson-là qu’on aurait voulu entendre. Attendez un instant, on va vérifier dans les registres. Kévin-Paul ? Tu vas chercher le grand livre qui est dans mon bureau ? Merci. Non, tu n’es pas obligé de remettre ton slip, vas-y comme ça. On a déjà assez perdu de temps comme ça. Il faut tout leur dire à ces mômes. Aucune initiative, jamais.

Merci, Kévin-Paul. Alors, monsieur Bruel, ça vous embêterait de chanter un truc qui ne soit pas de votre répertoire ? Vous comprenez, en ce moment, les choses sont un peu tendues pour vous (enfin, quand je dis les choses, je me comprends), vous pourriez interpréter une chanson de quelqu’un de plus neutre ? Tiens, Yves Duteil, irréprochable, par exemple. C’est ça, Prendre un enfant par la main. Bien qu’on se demande pourquoi par la main. On vous écoute. « Prendre un enfant dans ses bras et pour la première fois sécher ses larmes en étouffant de joie, prendre un enfant dans ses bras… » Non, ça ne va pas non plus. Parce que pourquoi le prendre dans ses bras, autant le prendre tout court, non ? Vous en pensez quoi, vous monsieur Bruel ? Qu’on n’a pas le droit ? Comment ça ? Encore « qui a le droit ? » Vous ne manquez pas de culot, vous. Vous savez quoi, vous tous, vous pouvez vous les foutre au cul, tous ces enfants, merde, quoi, à la fin. Tant pis pour Bétharram.

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jeudi 25 juin 2026

et si on faisait un barbecue… (opéra de l’apéro)

Et si on faisait un barbecue ? (Chœur :) Oh ouaiiiiiis.  Bon alors d’accord, je pense qu’on va se faire un barbecue d’anthologie, un barbecue d’enfer. Reste à savoir où on va pouvoir l’organiser. Parce que là, ici, chez moi, c’est trop petit, si vous voulez tous venir, vous êtes tous invités, on ne tiendra pas. On sera trop serrés. Et avec cette canicule, en ce moment, c’est un peu chaud de se retrouver collés les uns contre les autres. Je veux bien faire un barbecue mais pas une back-room, non plus. (Chœur :) Oooooooh. Alors si quelqu’un a une bonne idée, je suis preneur, hein ? Ouais, où ça ? Chez toi ? Mais ce n’est pas plus grand que chez toi, ma belle. Non, quelqu’un d’autre a une meilleure idée ? Oui, je t’écoute. Où ça, tu dis ? Dans la forêt juste avant la plage ? Ah mais ce n’est pas bête. Ce n’est pas bête du tout, ça.

Tout le monde est d’accord pour la forêt près de la plage ? (Chœur :) Ouaiiiiiis.  Bon, c’est validé. Alors moi, je m’occupe des viandes et vous, vous vous occupez des boissons. Et surtout, pensez à de la bière. Et au rosé. Parce que comme il fait très chaud, on a besoin de se désaltérer en quantité. Y en a qui veulent boire de l’eau ? Personne ? Donc, de la bière et du rosé. (Chœur :) Ouaiiiiiis. Moi, je vais donc m’occuper des viandes mais j’aurai besoin d’un coup de main pour tout porter. Je prévois des saucisses ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Et des merguez ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Et du pain, aussi, non ? (Chœur :) Ouaiiiiiis. Vous voulez des légumes ? (Chœur :) Noooon. Bon, des saucisses et des merguez, je sens qu’on va bien s’amuser. Hein, les filles ? (Chœur des filles :) Ouiiiii. Hein, les filles ? (Chœur des filles :) Ouiiiiiiiiii. Ah les connes…

Toujours aussi hystériques, les filles, hein ? (Chœur des filles :) Ouiiiii. Ah ça, on peut dire qu’elles ne changent pas, les gonzesses, hein Jean-Pierre ? Bon, tu m’accompagnes chez Aldi ? Allez, on y va. Comment ? Tu as peur que ça soit dangereux qu’on fasse un barbecue dans la forêt avec cette canicule ? Mais non, ça ne craint rien. En plus, tu sais bien qu’ils exagèrent toujours à la météo. Si ça se trouve, il n’a même pas fait 40°, hein ? Allez, on va faire un méga-barbecue avec des saucisses et des merguez. Avec du rosé et de la bière. Et tu as vu, elles sont chaudes comme la braise, toutes les nanas… Tu as peur que ça dégénère. Eh bien reste chez toi si tu es une poule mouillée. Il n’y aura pas d’incendie. Avec l’océan juste derrière la dune, si besoin, on éteindra tout départ de feu. Même dans les petites culottes des nanas.

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mercredi 24 juin 2026

playlist de circonstance

Bonjour à tous nos auditeurs et trices, voici votre émission préférée, celle où c’est vous qui faites le programme avec les chansons dédicaces. Et on va commencer tout de suite par Anna Karina, dans Sous le soleil exactement, de la part du patron pour Stéphane : « Sous le soleil exactement… Pas à côté, pas n’importe où ; Sous le soleil, sous le soleil exactement, juste en dessous… » Très bon choix de monsieur Patron pour Stéphane. Et maintenant, de la part de sa maman pour Stéphane, Pierre Perret dans Quand le soleil entre dans ma maison : « Quand le soleil se pointe à l’horizon, tu m’égratignes le cœur avec tes épingles à cheveux et tu dis en bâillant, chéri, fais-moi l’amour. Fous ce réveil en l’air et fais-moi du café brûlant comme ta bouche ; quand le soleil entre dans ma maison-on-on-on… » Oh, je ne sais pas qui est ce Stéphane qui a déjà reçu deux dédicaces mais c’est un peu chaud de la part de sa mère, non ?

Maintenant, de la part du président pour Stéphane (encore lui ?), j’ai le plaisir de vous proposer Laurent Voulzy dans Le soleil donne : « L’envie que tout l’monde s’aime, le soleil donne ; Ce vieux désir super qu’on s’rait tous un peu frères, le soleil donne. Le soleil donne de l’or intelligent ; le soleil donne, la même couleur aux gens, la même couleur aux gens, gentiment… » Merci beaucoup monsieur Président pour cet excellent choix. Maintenant, de la part de Kali pour Stéphane (mais il n’y en a que pour lui, ma parole ‽ Éric Charden dans L’été s’ra chaud : « L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, dans les t-shirts dans les maillots. L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, d'la Côte d'Azur à Saint-Malo. L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, oooohhh… » C’est sympa qu’une petite chienne comme Kali ait un peu de culture musicale en termes de variétés françaises. Surtout ce que ce n’est pas un succès de son époque, à elle, à la petite chienne.

Maintenant, un autre titre de la part de Shuka pour Stéphane (oh non, mais que se passe-t-il ?), notre regrettée Brigitte Bardot dans Le soleil : « Le Soleil que c'est beau quand il joue avec les bateaux, sur la mer, dans le vent qui change l'eau claire en diamants. Ils pourront revenir, les blancs nuages, moi je vais m'endormir sur cette plage… » Merci Shuka, on te reconnaît bien là, s’endormir sur cette plage, c’est bien toi, ça. Dernière chanson dédicace, cette fois, c’est de la part de Stéphane pour Stéphane (non, mais quoi ? C’est le même qui s’aime tellement qu’il se dédie un titre tout seul ‽), cette fois, c’est Jenifer dans Au soleil : « Au soleil, m'exposer un peu plus au soleil, quand le cœur n'y est plus, au soleil. Brûler ce que l'on adore et réchauffer son corps au soleil (au soleil), m'exposer un peu plus au soleil quand le cœur n'y est plus, brûler ce que l'on adore et réchauffer son corps… » Ouais bon, je ne sais pas vous mais moi, j’ai un peu chaud, là.

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mardi 23 juin 2026

petite chienne

Ah zut, hier, j’ai publié un texte sur les dialogues entre Dieu (s’il existe) et un mortel au lieu de parler d’une actualité bien plus brûlante : la canicule. Déjà, pour bien comprendre ce dont il s’agit, il faut connaître l’étymologie de ce mot. En effet, canicule, ça vient du latin canicula qui veut dire « petite chienne » et on peut dire qu’on a eu de la chance car si on avait choisi le mot porcella, qui aurait donné porcellacula et donc porcellacule, ça voudrait dire petite cochonne et là, on aurait forcément vu les choses d’un autre œil. Mais passons puisque ce n’est pas le propos. Pourquoi petite chienne ? Il se pourrait que les romains aient remarqué que l’étoile Sirius, la plus brillante de la nuit, se levait en même temps que le soleil en été. Comme Sirius appartient à la constellation du Grand Chien, pour les jours les plus chauds de l’année, les romains évoquaient une petite chienne (dies caniculares.)

Pourquoi fait-il si chaud ? C’est simple, pour faire une bonne canicule, il faut installer un puissant anticyclone, il faut que le ciel soit bien dégagé et que le soleil tape sans relâche. De ces faits, l’air chaud stagne et la nuit n’arrive plus à rafraîchir l’atmosphère. Comment s’en rend-on compte ? Si on n’écoute pas les radios, si on ne regarde pas la télévision, si on ne lit pas les journaux et si on ne consulte pas les réseaux sociaux (chérie, Instagram nous alerte sur une canicule. Ah bon, il va faire chaud, alors ? Oui et ça a déjà commencé. Ah oui, tu as raison, il fait un peu chaud, là.), le meilleur moyen de réaliser qu’on est en pleine canicule, c’est quand on constate qu’il fait chaud. Non, qu’il fait très chaud. Non, qu’il fait trop chaud. On se déshydrate. Et on est fatigué. Et on peut avoir mal à la tête. Et on transpire. Et on dort mal. Et on a moins faim. Et on va quand même à la fête de la musique.

Ce qui est pénible, aussi, c’est que la végétation et les animaux souffrent aussi. Les sols s’assèchent, les rivières, quand elles sont toujours en vie, se réchauffent et les incendies menacent de prendre le pouvoir. Les poissons découvrent que vivre dans un jacuzzi géant, ce n’est pas si chouette que ça. Le béton et l’asphalte accumulent la chaleur toute la journée et comme ils sont gentils, ils nous la restituent la nuit. Et quand c’est canicule, même l’ombre semble avoir envie de déménager tant il fait chaud. Non, les gars (et même les filles), c’est quelque chose de sérieux. Et non, la bière n’a jamais désaltéré contrairement à ce que pensent tous ceux qui en boivent en terrasse avec 40° (ou plus) dehors. Le seul avantage d’une canicule, c’est que soudain, on a envie de réhabiliter les volets, que l’eau est peut-être enfin considérée comme un trésor et que vivement l’automne voire l’hiver, hein ?

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lundi 22 juin 2026

dialogues : Dieu, l'homme et son image (18)

Youhou, Dieu ‽ Pourquoi tu cries comme ça, mortel ? Parce que je suis content, Dieu. Ah, eh bien si tu es content, je le suis aussi et je vais m’en retourner à mes occupations. Oh attends, Dieu, je voudrais parler un peu avec toi. Pourquoi, tu t’ennuies ? Ah non, alors, je me sens super bien et j’ai juste envie de te dire que pour une fois, comme ça va bien, je voulais que tu le saches, Dieu. Mais ne t’inquiète pas, mortel, Je le sais que tu vas bien. Tu penses que Je ne le sais pas que tu as rencontré une petite avec qui tu es sorti deux fois ? Ah bon, mais tu sais vraiment tout, alors, Dieu. Oui, mortel, Je sais tout. Tu en doutais ? Ça m’était un peu sorti de la tête. Bon, alors, que voulais tu Me raconter que Je ne sache déjà ? Eh bien, je suppose que tu ne le sais pas mais je suis amoureux d’elle. On est sortis ensemble, on a même couché ensemble et tout se passe bien. Vous avez essayé de faire des enfants ?

Ah ben non, Dieu. Des enfants ? Pour quoi faire ? Ben, pour perpétrer la race humaine, parmoi. Oh, mais Dieu, tu as oublié que de nos jours, on ne fait plus l’amour juste pour faire des enfants. C’est aussi pour notre plaisir. Ah oui ? Et vos problèmes de consentement, c’est pour le plaisir ? Ah ben non, là, c’est l’inverse mais avec ma copine, on était tous les deux consentants. Tant mieux pour vous, alors. C’est tout ce que tu avais à me dire, mortel ? Ben non, je me demandais si je pouvais te poser des questions personnelles, Dieu. Des questions personnelles ? Mais quelle étrange idée... Je t’écoute. Toi, Dieu, tu as déjà fait l’amour juste pour le plaisir ? Moi, est-ce que J’ai déjà fait l’amour juste pour le plaisir ? Ahahahahahahah, que tu es drôle, mortel, quand tu t’y mets. Pourquoi tu ris comme ça, Dieu ?

Pourquoi Je ris comme ça ? Parce que tu n’as décidément rien compris, mortel. Je n’ai rien compris à quoi ? Tu veux que Je te rappelle que si je t’ai fait à mon image, je ne suis pas un être de chair, comme toi. Et je n’ai pas les mêmes besoins physiologiques que toi, mortel. Ah bon, donc, tu n’as jamais fait l’amour, Dieu ? Ça m’aurait servi à quoi ? À prendre du plaisir, tout simplement. Mais tu sais, mortel, ta notion de plaisir, purement physique, n’a rien à voir avec la Mienne, plus proche de la sérénité et de la béatitude. C’est très cérébral. Mais alors, euh… Oui ? Comment te demander ça, Dieu ? Me demander quoi ? C’est difficile à dire, je ne voudrais pas te choquer… Mais non, Je t’écoute, mortel. Tu n’as jamais connu la jouissance physique, Dieu ? Non. Et ça ne te donne pas envie ? Non. Même en plaisir solitaire ? Mortel, n’oublie jamais que Je suis le créateur et que Je suis unique. C’est tout. Je te laisse. Snif.

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dimanche 21 juin 2026

pou, pou, pidou

Joyeux anniversaire, pou, pou, pidou, joyeux anniversaire, président, re-pou, re-pou, re-pidou. Aujourd'hui c’est l’anniversaire du président, du mien. L’an passé, il a fait 80 ans et je lui avais offert un album avec un peu plus de 80 cartes faites maison et, pour la moitié d’entre elles, avec des photos d’amis qui ont accepté de lui souhaiter tous en chœur mais chacun de son côté. Un peu comme à l’époque de la Covid, vous savez, ce virus qui n’a jamais existé… Et ce matin, il va avoir une première surprise en trouvant un pain aux raisins d’anniversaire sur la table du petit déjeuner, chez le patron. Oui, parce que, au lieu d’être partis pour Biscarrosse, nous avons pris villégiature chez le patron, à 400 mètres de chez nous (nous avons fui le dance floor géant en bas de chez nous, hier soir, pour la fête du bruit.)

D’ailleurs, à l’heure où j’écris ce billet, je ne sais pas s’il y a eu beaucoup d’incidents à Bordeaux ou ailleurs, avec cette manifestation caniculaire stupéfiante par le fait qu’elle ait été maintenue malgré tous les risques sanitaires. Quelque part, j’aimerais bien afin de pouvoir crier haut et fort : « vous voyez, j’avais raison. » Sinon, évidemment, que je préfère qu’il n’y ait eu aucune victime de malaise ni même de mort et encore moins de vandalisme dans les rues… Même si on ne sait jamais avec tous ces gens bourrés et/ou shootés jusqu’à pas d’heure dans la nuit. Avec la chaleur en plus… Avec l’excitation en plus. Avec l’hypnose générée par ces musiques électroniques, bien souvent. Oh, je n’ai rien contre, j’aime plutôt ça, même mais en petit comité, c’est-à-dire, tout seul, chez moi, bien tranquillement.

Bref, c’est l’anniversaire du président, pou, pou, pidou et cette année, comme mon budget est un peu plus serré (depuis le temps, il s’est refait une virginité – !!!), ça m’a fait un peu, beaucoup réfléchir pour trouver un cadeau original, qui marque bien le coup et qui puisse lui faire extrêmement plaisir. Voyons voir, depuis ses nombreuses opérations, il est devenu frileux. Je ne vais quand même pas lui acheter un pull, surtout en ce moment. Plus j’avance, plus il recule, pourquoi acheter un pull ? Non, mais en revanche, avec la même rime un peu grivoise, il y a la canicule. « Tiens, président, ton cadeau t’attend dehors. Oui, tu sors sur la terrasse et tu me dis ce que tu ressens. Oui, c’est ça, il fait chaud. Pour tes 81 ans, je t’offre une grosse canicule même si ce n’est pas la taille qui compte.

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samedi 20 juin 2026

hypothèse d’annulation de la fête de la musique

Hier, dans C dans l’air, sur France 5, le sujet était : « canicule : faut-il annuler la Fête de la musique ? » et moi, même si on ne m’a pas demandé mon avis, je réponds oui, oui, oui. Mille fois oui. Je sais, là, je n’en ai écrit que 3, des oui mais dans l’idée, il y en a bien mille. Car ça me semble découler du moindre bon sens de ne pas maintenir ces festivités avec des températures flirtant avec les 40° (je parle surtout de Bordeaux) afin de limiter les malaises voire plus grave. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, on est loin des premières éditions de la Fête de la Musique au début des années 80… À l’époque, je me souviens, il y avait des quatuors à cordes, des orchestres symphoniques et surtout beaucoup d’acoustique. Depuis, c’est devenu électrique à 99% Et le slogan reste et restera : Fête du bruit. Mais pas que. Parce que fête de l’alcool et des substances qui rendent joyeux, aussi.

Et moi, j’en ai assez de voir ma ville devenir un dépotoir à gobelets, à emballages de McDo, à tessons de bouteilles en verre cassées, à voir d’éventuels dégâts (qui vont du vomi partout au vidage des poubelles et à de probables détériorations de l’espace public) parce que quand on se lève tôt et qu’on sort, le lendemain de la fête du bruit, c’est un spectacle désolant dans les rues et sur les places. Et moi, j’aimerais pouvoir ne pas subir ces DJ qui vont en mettre trop plein dans les oreilles et qui parfois, s’entrechoquent les uns les autres, d’une scène à l’autre. Bien sûr, c’est devenu une institution, cette fête du bruit et alors ? Cette année, c’est canicule. On a envie d’avoir des usagers de ces manifestations aux urgences ? On a de la place pour eux dans les hôpitaux ? Les pompiers n’ont rien d’autre à faire que de s’occuper de tous ces inconscients qui ne pensent qu’à leur plaisir ?

Bien sûr, ma voix ne compte pas mais j’ai du mal à imaginer que je sois le seul à ne pas aimer la fête du bruit. Le seul à avoir envie de fuir. D’estiver (difficile d’hiberner en cette saison.) Ou alors, il faudrait que ma voix compte plus que pour une seule. Tiens, mettons que je sois élu dictateur de France, si je décide que ma voix vaut 50 millions de voix, j’ai forcément gagné et on peut définitivement annuler, supprimer la fête de la musique de Jack Lang (qui n’a fait que copier Joel Cohen qui a eu l’idée en premier, 25 ans plus tôt, en 1976.) Pardon ? Je déteste la fête du bruit à ce point ? Oui. Et même plus que Noël, c’est dire. Fête de la musique, tu parles. Abrutissement de masse, oui. Ce soir, je serai aux abonnés absents. Là pour personne. Je ne dors pas chez moi, d’ailleurs.

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vendredi 19 juin 2026

pas Le petit prince mais le Petit prince

Je n’ai jamais aimé Le petit prince, le livre culte de Saint-Exupéry. Ça m’a toujours laissé froid voire agacé et j’ai rarement eu l’occasion de m’exprimer sur le sujet car comme c’est un livre qu’on se doit d’aimer, je passe encore une fois pour le vilain petit canard. En même temps, je préfère être un vilain petit canard qu’un renard mais ça, ça ne regarde que moi. Pourquoi j’en parle, alors. Pour mettre les choses dans leur bon contexte. Le petit prince, cette histoire d’aviateur échoué dans le désert qui rencontre un jeune garçon venu d’une autre planète… Mouais… Autres temps, autres mœurs. En revanche, j’aime le Petit Prince. Vous aurez remarqué que les majuscules ne sont pas placées au même endroit. Oh, le Petit prince, il peut y avoir plusieurs. Un que je n’aime pas. Un que j’aime…

Pffft, un roi, un businessman, un géographe, un allumeur de réverbères, un vaniteux… Peut-être du beau monde mais ce n’est pas le mien. En revanche, un petit chien fou (woof, woof), une chatte – tant pis si elle est un peu âgée (mraôô, mraôô) et des moments d’unisson, ça, ça me parle plus. Le petit prince est accessible à n’importe quel âge : une histoire simple pour les enfants, des symboles et une probable réflexion philosophique pour les plus grands… Un style si facile à lire que ça fait vraiment penser à un livre pour des tout petits. Un peu mièvre, non ? En revanche, les aventures du Petit prince, c’est nettement plus complexe. Ça va, ça vient. C’est surtout pour les grands. Voire pour  des adultes. Ou encore mieux, pour des gens vieux. Pas pour des envieux. Juste des gens plus vieux.

Dans Le petit prince, tout est trop explicite. Comme une espèce de mode d’emploi du politiquement correct et des leçons de morale à outrance. Et ce qu’on prend pour de la philosophie, ça n’a rien à voir avec tant d’autres ouvrages nettement plus profonds. Et c’est la même chose d’un point de vue littéraire pur. Et puis, Le petit prince, considéré comme chef d’œuvre universel, est-ce bien justifié ? Alors qu’avec le Petit prince, l’œuvre est en perpétuel mouvement. C’est une œuvre vivante. Bien ancrée dans son temps. Et moi, au côté un peu lisse, je préfère les aspérités d’un personnage bien plus complexe. C’est ce qui en fait tout son charme, j’imagine. Ce qui donne tout son sel aux échanges, écrits ou autres, qu’on peut avoir avec lui. Et le connaître, quelque part, oui, ça se mérite.

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jeudi 18 juin 2026

abcès, talon et président

Contre toute attente et contrairement à ce qui a été annoncé hier matin, nous ne sommes pas partis à Biscarrosse. Parce que comme je l’avais craint, ce n’était que dans l’hypothèse où tout serait bien allé. Rappelez-vous, j’avais commencé mon billet d’hier par « si tout va bien » eh bien, c’est raté. Car le président avait plutôt mal s’être fait renverser par une voiture, avant-hier et il a eu besoin de prendre rendez-vous chez notre toubib, ce qui aura lieu tout à l’heure à 11h. Et s’il faut qu’il passe une ou des radios, autant le savoir le plus tôt possible. Surtout deux jours après l’accident… Et en plus, nouveauté au programme, j’ai dû emmener Kali chez le vétérinaire où nous sommes restés plus de deux heures trente. Elle en avait marre et moi aussi. De toute façon, nous sommes fusionnels, elle et moi, alors…

Mademoiselle avait une espèce de boule, comme un abcès et quand il a fallu inciser pour voir ce qu’il y avait dedans (du pus et du sang – c’est une chienne pu-sang, pas comme les chevaux de course), comme c’était juste au niveau de son petit anus… Bref, je vous passe les détails et de fil en aiguille, si je puis m’exprimer ainsi, elle a eu droit à une prise de sang et à une échographie et à une prise d’urine et à une collerette qu’elle n’a pas gardée plus de deux minutes car elle est un poil trop grande et il lui a suffi de secouer la tête pour qu’elle tombe. Et le modèle juste en-dessous, c’était trop petit, ça l’aurait étranglée, elle n’a pas besoin de ça en plus. Bref, la série noire continue. Après Shuka mi-mai, Kali, mi-juin et le président et le patron et moi, et moi, et moi, non, ce n’est absolument pas le pied.

Pas le pied ? Justement si. Vous savez quoi ? J’aurais préféré le prendre mon pied plutôt que l’inverse car là, c’est lui qui me prend la tête. Il me fait trop mal le con. C’est un con-pied. Et surtout le talon. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir tout le temps faim. Normal, me direz-vous, j’ai peut-être l’estomac dans le talon et ceci explique cela. Mouais. Ou alors, j’ai l’estomac dans l’étalon. C’est qui l’étalon, c’est moi ? Comment je peux le savoir, ça ? Va encore falloir que je fasse un sondage pour connaître la réponse. Parce que si la solution à tous mes bobos c’est parce que je suis un étalon, au lieu de me demander si j’ai bien descendu l’escalier, je vais chercher à savoir si je l’ai bien monté. Pardonnez-moi toutes ces confidences et toutes ces bêtises mais moi, quand je suis stressé, je ne sais pas faire autrement qu’en dire plein.

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mercredi 17 juin 2026

bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse

Normalement, si tout va bien, tout à l’heure, en fin de matinée, nous partirons tous les cinq à Biscarrosse. Tous les cinq, ce sont Kali, Shuka, le patron, le président et moi. Je n’allais pas rester à Bordeaux, moi. Surtout pas tout seul. D’autant moins qu’à part le patron, les trois autres n’ont pas le permis et le patron, lui, il ne conduit plus. Alors… Alors, si tout va bien, nous déjeunerons là-bas, vers 13h. Je me répète mais je dis bien « si tout va bien » car pour l’instant, faites vos jeux, rien ne va plus. J’en veux pour preuve que Kali n’est pas en super forme, je pense qu’elle a pris un sacré coup de vieux, ces derniers temps et elle commence à devenir un peu incontinente. Ça me fait de la peine, jamais je n’ai été autant fusionnel avec un autre chien. Ensuite, Shuka, ça dépend des jours et on reste prudent, on n’oublie pas qu’il a été hospitalisé, mi-mai. Une chose est sûre et certaine, on ne fera plus de grandes promenades forestières d’une heure le matin et idem l’après-midi.

Ensuite, le patron nous fait malaise sur malaise, depuis samedi dernier. Je pense qu’il n’a pas vécu un seul jour en étant bien, depuis quelques jours. Le président ? Oh, le président, pour que je m’occupe un peu de lui, il n’a rien trouvé de mieux que se faire renverser par une voiture, hier midi. Sur un passage piétons, autrement dit, un passage protégé. L’automobiliste ne l’a pas vu et ils ont fait boum, tous les deux. Heureusement, plus de peur que de mal pour sa voiture, au mec et le président, lui, à part plusieurs contusions dont deux qui ont bien saigné (coude et genou droits), il a quelques bleus et surtout, ça l’a un peu choqué. Donc, du club des cinq, il ne reste plus que moi à être en état de marche. Pardon ? Vous plaisantez, j’espère, de penser ça ? Parce que moi, ce n’est pas parce que je ne dis rien que je n’ai pas de problèmes. Vous voulez qu’on parle d’aponévrosite ? Vous voulez que je vous dise que sur une échelle de 1 à 5, il n’y a pas assez de barreaux pour ma douleur ?

Hier, moi, j’ai passé deux examens pour mon talon gauche. Et personne ne m’a accompagné pour cette échographie et cette radiographie. Je me suis débrouillé tout seul. Sans me plaindre. Même si souvent, aïe, aïe, aïe, ouille. Mais moi, tout le monde connaît mon sens du sacrifice, je suis né pour absorber toutes les fautes des autres. Et toutes leurs douleurs. Heureusement, au milieu de tout ça, j’ai croisé Philippe Mercier, le masseur. En petit short vraiment petit. Et j’ai croisé Kévin, l’infirmier, qui semble aller mieux. Et le petit prince est revenu. Et nous partons à Biscarrosse. Enfin, si tout va bien. Comment ça, tout ne va pas bien ? Qui vous a dit ça ? Ah ben oui, il ne manquerait plus que je tombe en panne de voiture. Et que Trump ne dise pas de mal de la France ni de Macron après avoir été reçu à Versailles. En tout cas, pourvu qu’il n’ait pas envie de venir à Biscarrosse. Parce que là, vraiment, ça me gâcherait tout. Rien que d’y penser… Bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse.

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mardi 16 juin 2026

bac mathématiques 2025

Autant je suis capable de réagir vite sur les sujets de philosophie et/ou de français, autant pour tout ce qui est mathématiques, sciences et physique, je suis, comment dire ? Je suis nettement plus lent pour ne pas dire absent. La preuve (par 9), c’est que je n’ai toujours pas terminé de plancher sur l’exercice n°2 de l’an passé. Comme je pense qu’il y a peu de matheux dans mon lectorat (et lectorate), je vais vous épargner l’énoncé dans sa totalité mais je vais vous dire où j’en suis, dans mon travail personnel. Alors, en gros (comme en cent), voici où j’en suis au bout de douze mois. Énoncé : on considère une fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[. On admet qu’elle est deux fois dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[. On note f ′ sa fonction dérivée et f ′′ sa fonction dérivée seconde. Dans un repère orthogonal, on trace : • la courbe représentative de f , notée Cf sur l’intervalle ]0; 3]; • la droite TA, tangente à Cf au point A(1; 2); • la droite TB tangente à Cf au point B(e; e). On précise par ailleurs que la tangente TA passe par le point C(3; 0).

Moi, je l’ai relu au moins deux fois par jour pendant plusieurs mois. Parce que les mathématiques et moi, ça n’a jamais fait bon ménage. Cela dit, j’ai compris que le nombre dérivé 𝑓 ′ (1) correspond au coefficient directeur de la tangente 𝑇𝐴 en 𝐴(1; 2). On peut imaginer un graphique : 𝑓 ′ (1) = −1 2. Visuellement, on observe que la courbe représentative 𝐶𝑓 semble avoir 2 points avec une tangente horizontale sur l’intervalle ]0; 3], ce qui signifie que la dérivée s’annule en deux points. Donc l’équation 𝑓 ′ (𝑥) = 0 admet deux solutions sur ]0; 3] et tout ça, ce n’est déjà par rien, quand on connaît mon niveau. Mais j’ai des doutes, est-ce que le nombre dérivé correspond au coefficient directeur de la tangente ? Parce que si c’était l’inverse, je ne suis pas près d’avoir la moyenne en maths, moi. Imaginons un instant que ce soit le coefficient directeur de la tangente qui corresponde au nombre dérivé, hein ? Ou que le nombre directeur corresponde au coefficient dérivé ? Moi, j’ai peur de me perdre tout seul dans toutes ces équations.

D’après les corrigés de ce bac de l’an dernier, il semble que j’aie peut-être pris le bon chemin pour atteindre le résultat. Maintenant, reste à savoir si mon résultat sera juste ou carrément à l’ouest. Parce que si moi, je trouve que l’intégration par parties est : 𝑢 = ln𝑥, 𝑢 ′ = 1 𝑥𝑣 ′ = 𝑥, donc 𝑣 = 𝑥 2 2 Alors : ∫ 𝑥ln𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥 − ∫ 𝑥 2 2 1 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥 − ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥𝑥 2 4 + 𝐶 Donc : ∫ 𝑥 𝑒 1 ln𝑥 𝑑𝑥 = [ 𝑥 2 2 ln𝑥𝑥 2 4 ] 1 𝑒 À 𝑥 = 𝑒 : 𝑒 2 2 1 𝑒 2 4 = 𝑒 2 4 À 𝑥 = 1 : 1 2 0 − 1 4 = − 1 4 alors que c’est peut-être plutôt : 𝑥 𝑒 1 ln𝑥 𝑑𝑥 = 𝑒 2 4 + 1 4 = 𝑒 2 + 1 4 3. On veut calculer : 𝒜 = ∫ (𝑓(𝑥) − (2𝑥𝑒)) 𝑒 1 𝑑𝑥 On a : 𝑓(𝑥) = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥 + 2) 𝑓(𝑥) − (2𝑥𝑒) = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥 + 2) − 2𝑥 + 𝑒 = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥) + , comment savoir si j’ai bon ou si j’ai faux ? J’ai essayé d’appliquer la règle de la preuve par neuf mais rien ne me dit que c’était la bonne méthode. Y a-t-il quelqu’un qui me lit qui serait capable de me dire si je dois continuer ou m’arrêter là ? Et au passage, je remercie Colibri pour son commentaire d’hier mais qui se cache derrière ce pseudo ?

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lundi 15 juin 2026

concentré de sujets du bac philo 2026

Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?

Il me semble que la parole est une de nos libertés les plus fondamentales. L’art de bien s’exprimer : avant de parler, nous réfléchissons (ou pas) et nous décidons de ce que nous voulons dire. En ce sens, nous sommes bien maîtres de nos paroles et forcément, nous en sommes responsables. Cela dit, lors d’un moment de colère ou de stress, il est possible que notre bouche devant notre cerveau et on dit que nos paroles ont dépassé notre pensée. Ou on fait des lapsus. Alors la parole semble nous échapper. Comme si elle s’était affranchie de nous.

Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?

Au premier abord, il me semble tout à fait possible d’être heureux même quand les autres ne le sont pas. Tiens, par exemple, on a gagné le concours Eurovision de la Chanson devant 25 autres pays candidats et nous en sommes ravis alors que 25 autres peuples sont tristes. Bon, d’accord, ça n’arrive pas souvent mais c’est bien la preuve qu’on peut être heureux tout seul dans son coin. Mais si on est partis à la mer pendant que son meilleur ami est à l’hôpital, on est heureux mais peut-être un peu moins. C’est l’empathie. Être heureux en fonction des autres.

Débattre, est-ce chercher la vérité ?

Spontanément, je dirais que débattre est un moyen de rechercher la vérité car débattre, c’est confronter des idées donc, éventuellement affiner les arguments, rectifier des tirs et avoir une meilleure compréhension de la vie réelle. Le débat est un principe philosophique : personne n’a raison tout seul et chacun peut contribuer à trouver la vérité. Sauf si on veut avoir le dernier mot (comme moi) ou dans les réseaux sociaux où chacun reste sur ses positions de base.  Le débat est alors une compétition pour savoir quel est celui qui a la plus grosse (idée.)

La technique peut-elle être mauvaise ?

En soi, la technique n’est ni bonne, ni mauvaise puisque c’est un ensemble de moyens inventés par l’être humain pour agir sur le monde qui l’entoure. Un marteau participe à la construction de quelque chose mais il peut aussi tuer quelqu’un, tout dépend donc de l’usage qu’on en fait. Les progrès techniques ont amélioré nos conditions de vie mais ils ont contribué à une pollution plus rapide et plus intense et je pense que c’est la manière dont l’humain conçoit la technique qui peut rendre celle-ci dangereuse. Et je pense que c’est là qu’il faut s’interroger.

Conclusion 

Oui, nous maîtrisons ou nous pensons maîtrises nos paroles. Jusqu’au moment où elles décident de se faire la belle et nous passons le reste du temps à regretter ce que nous avons dit et à penser à ce que nous aurions pu ou dû dire. On peut être heureux tout seul mais c’est mieux à plusieurs. Parce que le bonheur, ça se partage. Tenter d’approcher la vérité par le débat, c’est bien si on est capable d’écouter l’autre, sinon, ça ne marche pas. Le grille-pain est une bonne invention mais ça peut cramer le pain et ce n’est pas de sa faute, il nous faut le surveiller.

 

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dimanche 14 juin 2026

membre actif

Hier, j’ai évoqué ces théories complotistes qui poussent comme de la mauvaise herbe et ça, c’est surtout depuis l’avènement du règne des réseaux sociaux car autrefois, jadis mais aussi naguère, quand on voulait tenter de convaincre plein de gens que ce vieil Elvis Presley n’était pas mort, il fallait faire des photocopies, préparer des enveloppes pour les envoyer avec un timbre à des gens. Ou alors téléphoner avec un poste fixe et ça coûtait horriblement cher. Et bon, autres temps, autres mœurs. Mais au moment de l’affaire DSK, en 2011, on était déjà submergé par tout et n’importe quoi via Internet. Et ce que m’a dit mon pote, il y a quelques jours, que DSK s’est fait choper car comme il allait être élu, il fallait le faire tomber avant. Déjà, c’est ça qui me dérange, dans son argumentaire : il allait être élu.

Ah oui, il allait être élu. Dix mois avant la date de la présidentielle de 2012 ?  Déjà que parfois, les sondages se trompent un mois avant… Et à qui cela aurait-il profité ? N’oublions pas que celui qui est devenu président, en lieu et place de Strauss-Kahn, c’est François Hollande, l’autre pays du fromage. Alors, on ne peut pas dire que ça puisse venir des russes car empêcher l’élection d’un socialiste alors que c’en est un autre qui a gagné… Ou alors, ça a été très mal géré, la manipulation. Et je ne parle que des magouilles de ceux qui auraient pu vouloir virer DSK. Parce que de son côté, lui, en termes de manipulations, il n’avait besoin de personne. Alors, OK, je veux bien admettre qu’il y a du complot partout mais qu’on me dise à qui profite le crime. À Flavie Flament ? À ma connaissance, DSK n’a rien tenté contre elle.

Qu’on ne se méprenne pas sur mes pensées et mes propos : je n’ai rien contre Flavie, au contraire, je la trouve très courageuse car elle sait qu’en parlant, elle va s’en prendre plein la gueule. Et là, si elle s’était retrouvée en tête-à-tête (hum) avec DSK, elle en aurait aussi pris plein la gueule mais dans ce cas, ça aurait été nettement moins imagé. Pardon pour ces paroles un peu osées mais on m’a tendu la perche… Dominique, tu peux tout remballer, j’ai fait mon jeu de mots, je suis soulagé.  Bref, moi, je pense qu’on pourrait créer un club avec tous ces présumés innocents : Gérard Miller, Depardieu, PPDA, Richard Berry, Tariq Ramadan, Patrick Bruel car ils ont tous un point commun : ce sont des hommes. Ce serait probablement une idée généreuse que de leur proposer une carte de membre actif de ce club

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samedi 13 juin 2026

coup monté

Je suis un peu sur le cul quand j’entends tant (Jean tant, tant ?) de gens dire que ce qui se passe autour de Patrick Bruel, c’est un coup monté. C’est exactement pareil que la même chose. Non, que Dominique Strauss-Kahn. Avant-hier, avec un ami, nous avons encore eu ce genre de discussion un peu tendue de chaque côté : Dominique Strauss-Kahn et Patrick Bruel, même combat. Les deux ont subi des machinations. Le premier parce que comme il allait être élu président de la République Française, il fallait le faire sauter avant. Lui, il a sauté de son côté. Et Patrick Bruel, tout ce qu’on raconte sur lui, c’est faux, c’est juste pour nuire à sa carrière. OK. Moi, je veux bien mais franchement, qui a intérêt à ce que sa carrière s’arrête ainsi ? Ne me faites pas rigoler, il ne dérange personne. En plus, c’est un mec de gauche, donc plutôt bien vu dans les médias. Sauf ceux de Bolloré, peut-être. Normal, chacun ses opinions, non ?

Et les arguments de son ami (on a ceux qu’on mérite ?) sont que toutes ces femmes ont voulu coucher avec lui, qu’elles n’en ont pas eu assez (de l’argent, un boulot, une bague aux doigts ?...) et que du coup, pour se venger, elles portent plainte. Parce que sa carrière dérange. Mais elle dérange qui ? Michèle Torr ? Arrêtez cinq minutes. Bernadette Chirac ? Elle est morte. Flavie Flament ? Oh ben si elle avait pu, elle l’aurait fait cesser plus tôt, sa carrière, à Patrick B. Parce que là encore, pour mon ami S., Flavie Flament, elle fait tout pour se rendre intéressante. En aucun cas, il ne se dit : « Et si c’était vrai ? » Ah ben non, comme elle a déjà eu une histoire avec Hamilton, le photographe, il veut bien admettre une fois mais deux fois, non, c’est totalement inventé. Ouais, c’est ça et la terre est plate. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on s’obstine à nous faire croire qu’elle est ronde. Et polluée. Et tout ce genre de choses.

Alors moi, en tant que propriétaire de cet espace personnel que certain(e)s viennent consulter, je dis haut et fort que la parole des femmes (et celle des enfants) doit être prise en compte. Prioritairement. Ensuite, les services concernés de police et de justice feront leur travail mais je ne mets pas en doute les plaintes de celles et ceux qui ont été agressé voire violés. Et pourquoi ils, elles ne l’ont pas fait avant, plus tôt ? Parce que ce n’est toujours pas facile d’aller raconter ça dans un commissariat ou une gendarmerie, pardi. Parce que si c’est pour s’entendre dire qu’on l’a peut-être un peu cherché en s’habillant d’une façon trop provocatrice… Parce que ça arrange tout le monde, parfois, de ne pas faire de vagues. Et parce que le pot de fer contre le pot de terre. Parce que la honte. Et parce que c’est si difficile de faire évoluer les mentalités. Mais pour Bruel, si c’est un coup monté, est-ce qu’il est bien monté, au moins ?

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vendredi 12 juin 2026

il fait beau dans mon cœur

Il fait beau dehors mais dans mon cœur, je ne vous dis pas. Non, parce que ça ne regarde personne d’autre que moi. Personne d’autre que nous. Parce que tu es mon soleil, tu es l’astre de mes nuits (disait la chanson) et tant pis si avec toi, c’est de nouveau la canicule, j’aime quand tu fais chaud dans mon cœur, dans ma tête et dans mon corps. Oui, parce que tu as ce talent de faire beau en moi. Ça me rappelle une phrase, une espèce de petit poème que j’avais écrit quand je sortais de l’adolescence : si j’avais été beau, je me serais vu dans tes yeux. Et c’est peut-être ce qui m’est arrivé, un jour, je me suis trouvé beau dans ton regard. Et les yeux dans les yeux… Et tes mains dans mes mains… Et comme j’ai aimé le son de ton corps, le soir, au fond de moi. Rhôôô, c’est osé mais ça ne manque pas d’humour ni de piquant.

Longtemps, en plus de me coucher de bonne heure, j’ai aimé dans le vide, j’en ai aimé qui ne l’ont jamais su. Ça me permettait d’écrire des poèmes, des nouvelles, des dialogues… Ça me faisait survivre, ça me faisait rêver et ça me faisait fantasmer. Et ça comblait des manques terribles. Et ça me faisait vibrer. Et j’ai espéré et je me suis (presque) toujours désespéré mais avec toi, quand nous nous sommes connus, tu ressemblais à toutes ces amours vaines sauf que toi, tu existais vraiment et sauf que nous avons vécu des belles choses ensemble. Oui, quand le vain est tiré… Non, pas avec toi, justement. Sauf qu’il y a eu ces absences, parfois longues et de temps en temps, je sors de ma cachette et toi aussi et alors, nous parlons, un peu, beaucoup, passionnément. Et alors, quand nous retrouvons, même par écrit, je renais.

Et alors, il fait  beau dans mon cœur. Et alors, je me sens pousser des ailes. Et alors, je me dis que si j’en avais le pouvoir, je volerais vers toi mais je ne sais plus où tu te trouves. Allez, je pourrais faire un effort même si je pense que le mot effort n’est pas le bon. Tu sais, où que tu sois, tout n’est qu’une question d’envie. Éventuellement de besoin. Besoin de rien, envie de toi (disait une autre chanson.) Et c’est étrange comme une absence, ses conséquences, s’évanouissent tout de suite dès qu’un signe apparaît. Y a-t-il un ange qui a voulu me prévenir que tu… À moins que toi, tu ne sois cet ange… Ah comme c’est bon de penser à toi, de te laisser me chauffer le cœur et de succomber aux plaisirs charnels de nos échanges. La chair n’est pas si faible que ça même si Mallarmé pensait le contraire. C’est moi qui suis faible. Tu me fais chaud.

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jeudi 11 juin 2026

emmène-moi danser ce soir

Bon, comme Mymy m’a prêté son Doudou, je vais bien le recevoir et je vais faire en sorte qu’il accepter de m’être prêté à d’autres reprises. Déjà, pour lui faire plaisir, je vais l’accueillir en lui interprétant moi-même une chanson qui devrait le sensibiliser à un très haut niveau : « Une vague bleue qui veut m’emporter, c’est comme un amour qui aurait existé ; c’est comme un soleil là-haut dans le ciel, ce n’est rien que moi tombant dans tes bras… » Tout en lui offrant un bouquet de fleurs. D’ailleurs, il faudra que je pense à demander à Mymy quelles sont celles qu’il préfère. Moi, ce sont les tulipes, je dis ça au cas où. Enfin sauf que s’il veut m’en offrir, ce n’est plus trop la saison. Ou alors, des pivoines, ça peut me plaire si elles ne sont pas trop ouvertes et pas trop de couleur pastel.

Ensuite, je lui préparerai un bon repas pour lui donner des forces car c’est la moindre des choses d’offrir le gîte et le couvert (il aura la chambre d’amis pour lui tout seul) et au moment de trinquer, à l’apéritif, je lui chanterai : « J'en appelle à la tendresse, à l'amour s'il nous en reste ; j'en appelle à tous les hommes, que leur volonté soit bonne. J'en appelle à la tendresse, en plein cœur je vous adresse une chanson d'espoir en somme, j'en appelle à tous les hommes… » À ta santé, Doudou. Tu permets que je te tutoie ? Merci. En tout cas, je suis ravi que Mymy ait accepté de te laisser passer deux jours avec moi. Ça va me changer. Tout va bien, pour toi ? Tu veux d’autre champagne ? Ah, tu fais toujours attention à ce que tu manges et à ce que tu bois. D’accord, de l’eau pétillante, alors ?

Après, nous nous installerons dans le salon, sur le canapé rouge (rien à voir avec Drucker) et nous parlerons mais moi, j’aurai peut-être surtout envie de sortir et pourquoi pas d’aller danser. Car ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé. « Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir, fais-moi la cour comme aux premiers instants, comme cette nuit où tu as pris mes dix-sept ans. Emmène-moi danser ce soir, flirtons ensemble enlacés dans le noir, timidement dis-moi Michèle je t'aime. Amoureusement, je suis restée la même… » Tu vois, Doudou, comme je savais que tu aimais particulièrement Michèle Torr, j’ai organisé toute la soirée et la journée de demain aussi en fonction. Comment ? Tu n’aimes pas spécialement Michèle Torr ? Je me suis trompé ? Ooups, pardon.

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mercredi 10 juin 2026

mais qui êtes-vous, monsieur-dame (9)

Hier, je suis allé chez mon médecin car l’autre fois (il y a moins de quinze jours), je suis allé le voir uniquement pour lui donner un tuyau. À propos du retour de mon aponévrosite plantaire. Et mes douleurs parfois insupportables. Et Loïc, mon kiné, depuis trois semaines, me faisait une espèce de bandage à l’endroit ad hoc avec du « strap » qui fait presque office de contention. Et du jour au lendemain, ça m’a enlevé toutes les douleurs et j’ai remarché normalement. Sauf que chez moi, marcher normalement, c’est 15 000 pas en moyenne par jour. Ce qui est trop quand on a ce problème au talon. Et depuis dix jours, malgré le saucissonnage de mon pied gauche, l’inflammation est toujours mal et bien là. Mais il est probable que le strap en question n’est pas assez épais. À voir.

Et hier, afin de dire à mon médecin que ça fonctionnait moins sur moi, contrairement à ce que je lui avais affirmé la fois précédente et nous avons fait le point sur mon cas. Après avoir parlé pendant un petit moment (pas seulement de mes problèmes au pied mais aussi de la pédophilie dans l’église et chez les entraîneurs sportifs, entre autres), il m’a demandé de le suivre sur la table d’auscultation sur laquelle je me suis assis. Ma tension était excellente (12.6) et il m’a écouté le cœur, palpé les mollets (pas les œufs – ni les œufs mollets, ni les œufs durs) et quand je me descendu de la table, j’ai aperçu le couple qui était limite de me harceler, l’automne et l’hiver dernies. Ils sont apparus comme par une espèce de mauvais enchantement. Silencieux. Ils observaient tout ce que le médecin faisait.

« Il a pris du ventre, Stéphane », a dit la femme à l’homme. « Le docteur aussi. » « Il n’y a pas de relation de cause à effet, j’espère ? » Bien sûr, comme les fois précédentes (entre novembre et février), il semble que moi seul pouvais les voir. « Moi, je l’aurais fait se déshabiller, pour l’ausculter » a dit la femme. Mais de quoi elle se mêle, celle-là ? Le docteur avec qui nous avions bien ri, avant l’auscultation, ne s’est évidemment rendu compte de rien. « On se retrouve dehors, dans la rue » m’a dit l’homme avant de disparaître avec sa femme. Je n’arrive pas à déceler s’ils ont un accent ou pas. Un accent russe ou extrémiste. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils viennent me rendre visite comme ça. Ça sert à quoi ? Ça rime à quoi ? En plus, comme je suis le seul à les voir, ça craint.

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mardi 9 juin 2026

retour à la normale

Bon, ça y est, le préavis de grève et la grève en elle-même sont levés et je pourrai reprendre le cours normal de mon blog à partir de demain matin car là, aujourd’hui, je dois juste faire le ménage, tout remettre en marche car même seulement 24 heures de fermeture, ça peut occasionner des dégâts. À commencer par l’équipe de jeunes nord-coréens qui pédalent pour moi dans mon sous-sol. Pourquoi ils pédalent ? Pour me donner de l’énergie car je ne suis pas relié à l’électricité de mon appartement et quand je me déplace chez maman ou à Biscarrosse, je n’utilise pas non plus leur électricité à eux. J’emmène tout mon petit groupe avec moi à chaque fois. Oh, ils ne sont pas nombreux, ils ne sont que six mais l’avantage, c’est qu’ils sont tout petits et très obéissants. Mais hier, je n’ai pas pu aller leur donner à manger, leur local était bloqué par les grévistes.

J’ai passé l’aspirateur partout, j’ai retiré les lettres inutiles, celles qui n’étaient pas bien visibles ou lisibles et j’ai fait du ménage dans la ponctuation : j’ai classé chaque signe et j’ai remis des étiquettes sur la façade de chaque boîte dans laquelle il y a les virgules, les points, les points d’interrogation, les points de suspension, les apostrophes et les points d’exclarrogation. J’ai également rangé tous mes dictionnaires par ordre alphabétique car c’était un peu le bazar dedans. Vous ne pouvez pas imaginer ce que 24 heures de débrayage, ça peut causer comme pagaille dans des dictionnaires. Par exemple, le mot avant qui normalement, est toujours après le mot après, là, il était avant. N’importe quoi... J’ai ravitaillé le coin pause pour pouvoir me faire du café, prendre des verres d’eau et j’ai détartré la bouilloire. Et j’ai changé les serrures et j’ai modifié les codes d’accès. 

J’ai aussi récuré les toilettes du blog car là, en une journée, sans que j’aie pu y avoir accès, je ne vous dis pas les traces dans la cuvette. Pardon ? Non, ce sont des toilettes privées. Elles ne sont pas accessibles aux gens qui me lisent. C’est uniquement pour mon usage personnel et à l’époque où j’avais des personnages, ça leur servait aussi. Mais c’était compliqué car il n’y avait qu’une cabine pour les femmes et pour les hommes. Parfois, c’était un peu limite. Donc, à partir de demain matin, je reprendrai le cours de mes écrits originaux. Pas toujours inspirés, je le reconnais mais faits à la main et avec tout mon cœur. Même quand je ronchonne, ce qui est la chose que je fais le plus, chaque jour. Je suis content de retrouver mon espace et je me rends compte que c’est fou comme il a pu me manquer en à peine plus de 24 heures. Un seul blog vous manque…

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lundi 8 juin 2026

suite à un mouvement de grève

Je suis désolé à un point que personne ne peut le soupçonner. Pourquoi ? Parce que le personnel de mon blog a déposé un préavis de grève, que quand je l’ai reçu, ça m’a fait sourire et j’ai largement haussé les épaules en disant « pffft, paroles, paroles » mais finalement, ils s’y sont mis pour de vrai, en grève. Et moi, ce matin, je suis devant le fait accompli. Je n’ai aucun moyen de publier quelque nouveau billet que ce soit. Donc, comme je n’ai pas le choix, je me vois dans l’obligation de vous faire cette information en moins de 10 lignes sur Word, police Calibri Corps, taille 11. De plus, comme je n’ai pas le droit d’écrire quelque texte inédit que ce soit, je vais être dans l’obligation de faire comme  à la télévision, une rediffusion mais là encore, dans le préavis de grève, je n’ai pas le droit de choisir ce qui va être publié de nouveau. Juste de vous en donner la date de parution originale : 4 juin 2014.

Hors-la-loi

Il m’est déjà arrivé de me moquer de certaines lois américaines. Et des principes de l’Ayatollah Khomeiny. J'ai quelques remords (avec moi, on ne sait jamais si je suis sérieux ou si je plaisante, c’est chiant, non ?) Aujourd'hui, pour faire pénitence, je vais parler de certaines lois françaises et européennes, certaines lois plutôt méconnues pour ne pas dire mal connues.

France :

* il est interdit de s'embrasser sur des rails.

* il est interdit d'appeler son cochon Napoléon.

Allemagne :

* Un oreiller peut être considéré comme une arme passive.

Danemark :

* il est interdit de faire démarrer votre véhicule si quelqu'un se trouve dessous.

Grande-Bretagne :

* deux hommes ne peuvent avoir de relations sexuelles si une tierce personne est présente sous le même toit.

* coller un timbre-poste représentant le roi ou la reine à l'envers est considéré comme une trahison.

* il est permis de tuer un Écossais avec un arc et une flèche tous les jours sauf le dimanche.

* il est illégal d'être en état d'ébriété en possession d'une vache.

Suède :

* la prostitution est légale mais il est interdit d'user des services d'une prostituée.

Pour l'Allemagne, si je prends un traversin pour dormir, je suis suspect ?

En tout cas, une chose est sûre : il reste beaucoup de chemin pour rattraper les américains.

Nul n'est censé ignorer la loi. Dont acte.

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dimanche 7 juin 2026

mais je ne les ai pas invités, ces gens-là

Samedi, j’avais anticipé mon déjeuner de dimanche. J’avais préparé mon gâteau de tomates-mozzarella afin que tout s’agglomère bien et j’avais précuit mes saucisses de Toulouse avec mes légumes de presqu’été : aubergines (beaucoup), poivrons rouges (deux) et courgettes (deux aussi) et j’y avais ajouté un bocal de sauce tomate aux olives et tant pis si cette dernière n’a pas été faite maison car je n’avais ni le temps, ni l’envie. Et j’avais cuit mon dessert, une espèce de cake de brioche perdue afin de pouvoir la réfrigérer au moins une nuit. Et hier matin, il ne me restait plus qu’à couper mes fraises pour en faire une espèce de salade sans rien ajouter dessus, pas même du sucre, ni du poivre, ni du basilic. Et tout s’est bien passé. Je suis rentré de la promenade des chiens, j’ai fait les finitions et mis mon ragoût à réchauffer, doucement mais sûrement.

Sauf que quand je suis revenu avec le patron, qui était invité à déjeuner chez nous comme tous les dimanches midis sauf que cette fois, il y avait ma mère en plus. Et quelle n’a pas été ma surprise de voir que le président avait mis la table pour 6 au lieu  de 4.  Moi, j’avais préparé mon repas pour 4. Bien sûr, j’avais de quoi servir de mon plat et de mon dessert pour 6 mais je n’avais invité personne. Alors, j’ai d’abord pensé qu’exceptionnellement, le président avait dû vouloir mettre une assiette pour les chiens aussi. Sauf que les chiens, chez le patron ou chez moi, ils ne se mettent jamais à table. Quand on les autorise à avoir deux ou trois bouchées pendant notre repas, ils restent à leur place, par terre. Mais jamais le museau sur la table. Donc, comme je n’ai pas voulu demander ce qu’il en était au président, j’ai attendu en me disant que je verrai bien en temps voulu. Sauf que le temps n’a jamais été voulu car quand j’ai vu ces deux personnes venir s’installer avec nous…

Je ne savais pas qui c’était. Ni d’où ils venaient. Je leur ai demandé « qui êtes-vous ? » et ils m’ont répondu « nous sommes Alban et Nélia et c’est le président qui nous a proposé de venir nous joindre à vous pour le déjeuner. » Bon, ben je vais voir avec lui afin qu’il m’explique de quoi il retourne. Mais  je ne peux décemment pas dire non maintenant que ces deux personnes sont arrivées, ça ne se fait pas. Ce serait très malpoli. Et quand le président est revenu dans le séjour avec deux chaises de plus pour la terrasse, je lui ai fait part de mon étonnement. « Tu connais ces gens, Alban et Nélia ? » « Ben non, je pensais que c’était toi qui les avais invités. » « Mais non, je ne les connais pas. » J’ai regardé ma mère qui m’a fait signe qu’elle ne savait rien me dire. Idem pour le patron. Ça m’a fait penser à cet étrange couple qui est venu me voir plusieurs fois (la dernière, c’était le 24 février dernier) mais ce n’étaient pas les mêmes personnes. On a quand même déjeuné avec eux.

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samedi 6 juin 2026

fourmi, pas prêteuse (espèce de syllogisme)

Dans la fable de La Fontaine, La cigale et la fourmi, il est dit que cette dernière n’est pas prêteuse. Reste à savoir de quoi on parle. Elle n’est pas prêteuse de quoi ? Et depuis quand ? Parce que si elle a toujours été comme ça, même petite (je veux dire, même enfant – d’ailleurs, je n’ose imaginer à quoi ressemble un bébé fourmi – infinitésimal ?) ou est-ce que ça lui est venu avec le temps, avec l’âge ? Si ça se trouve, déjà, quand elle est née, elle ne voulait pas partager sa mère avec les autres bébés de la fourmilière. Et encore moins ses poupées. Ni ses patins à roulettes. Et je ne vous dis pas son téléphone portable car oui, les fourmis ont bel et bien un téléphone portable mais il est intégré à leur corps… Je vois bien que vous ne me croyez pas mais réfléchissez juste un instant : à quoi leur serviraient leurs antennes, alors ?

Après, peut-être que la fourmi n’était pas non plus prêteuse quand elle était adolescente. Elle ne prêtait pas ses petits copains. Et quand elle a été adulte, elle n’a jamais eu le moindre de début d’une vague idée d’aider son prochain (ou sa prochaine) si celui-ci n’est pas lui-même une fourmi. Imaginez donc si un taureau vient voir une fourmi pour lui demander de quoi subsister, il est clair et net que notre petit insecte, tout en haussant les épaules, l’enverra bouler en lui disant que non, elle n’a rien pour lui, qu’il n’a qu’à se débrouiller et tout et tout. En revanche, quand la cigale vient lui demander de l’aide, elle pourrait avoir un minimum de compassion et lui venir en aide. Mais non, que nenni, là encore. Bref, pour résumer en trois mots, on peut dire que non, fourmi, pas prêteuse. Même sur gages. Et encore moins, main forte.

De cette démonstration brillante (on peut le dire), je vais en arriver à là où je voulais en venir, une conclusion haute en esprit (car je n’en manque pas) : si la fourmi n’est pas prêteuse (on vient de le voir), en revanche, on peut en déduire que Mymy n’est pas une fourmi. Car dans son commentaire sur mon billet du 31 mai (de peur qu’elle se doute de quelque chose), elle dit, je la cite : « Mymy est prêteuse, elle partage sans problème son doudou. L’important avec un doudou c’est de ne pas le perdre. Emoji sourire-clin d’œil. » Donc, pour résumer, la fourmi n’est pas prêteuse, Mymy est prêteuse, donc Mymy n’est pas une fourmi. Ça s’appelle un syllogisme. À ma sauce mais un syllogisme quand même. Et quelles sont les conditions de prêt de ton doudou, Mymy ? Oh pardon, là, ça vient de m’échapper, mille excuses.

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vendredi 5 juin 2026

harengs-pommes à l’huile

Mais, c’est quoi cette odeur, dans la cuisine ? Ça sent bizarre mais fort. Comment, tu penses que ça sent fort mais bizarre ? Moi, je dis que ça sent bizarre mais fort mais chacun sent comme il peut et fait avec ses moyens. Moi, je persiste à penser que ça sent bizarre mais fort. Une odeur un peu inhabituelle. Parce que celles de cuisine, on les connaît : l’oignon qui frit dans une sauteuse ou une cocotte ;  des crevettes qu’on vient d’éplucher et en plus, même mes doigts sentent comme elles ; un camembert qu’on laisse mûrir quelques jours avant de le déguster… Ouais, tout ça, je connais mais ce soir (hier soir), j’ai trouvé que c’était une odeur bizarre mais forte. Une odeur à laquelle je ne suis pas habitué. Comme s’il y avait un animal mort dans un coin de la cuisine. Un animal mort qui aurait pété. Oui, même mort, il aurait pété.

Et bon, je suis allé regarder la télé car dans C à vous, il y avait deux intervenants au sujet de l’affaire Lyhanna, la pauvre fillette dont on vient de retrouver le cadavre dans un silo et l’énormissime fiasco judiciaire qui commence à faire débat voire polémique. Et  même sur le canapé, dans le salon, j’avais cette odeur bizarre mais forte dans le nez. Moins forte que dans la cuisine mais tout aussi bizarre. Et à un moment, je me suis souvenu de quoi il s’agissait : j’avais préparé des harengs-pommes à l’huile et d’une part, il y a les morceaux de hareng qui sentaient… Qui sentaient le hareng, quoi. Il faut dire que le hareng, ça sent assez fort. C’est bon mais ça sent. Mais heureusement que ça sent le hareng et pas autre chose, sinon, on pourrait se poser des questions. Mais en plus, j’avais mis de l’échalote fraîche. Et des petits morceaux de carotte crue.

Cela dit, la carotte crue, ça ne sent pas grand-chose. Juste la carotte crue, une odeur presque imperceptible. Comme les patates. Dans l’huile. Au pire, ça sent l’huile. Mais le hareng et l’échalote, autant vous dire que ça refoulait dans la pièce. Mais qu’est-ce que c’était bon. J’en ai même mangé deux fois plus que maman et le président. Je n’allais pas gâcher. Mais surtout, pour digérer le tout, j’ai saucé toute l’huile de mon assiette. Et pour un peu, je me serais léché les doigts. Mais quand j’ai réalisé que j’avais autant mangé de hareng-pommes à l’huile, je me suis dit que ça devait sentir bizarre et fort dans mon ventre. Pardon ? Et ce matin, mon estomac et mes intestins viennent de me dire que, effectivement, ça sentait fort mais  bizarre. Ah non, ils ne vont pas s’y mettre, eux aussi. Je vous dis que ça sent bizarre mais fort. C’est tout.  

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jeudi 4 juin 2026

Valérie est partie

Je me souviens de Valérie, mon ancienne voisine, pendant une poignée d’années alors que nous venions d’emménager dans ce quartier excentré de Bordeaux, les Bassins à Flots. Mariée à Philippe, nous avons rapidement fait leur connaissance car nous étions vraiment très proches, nos portes en angle, près de l’ascenseur. Nous avions intégré cette résidence un 14 juillet et début septembre, les habitants avaient organisé un apéritif dînatoire convivial devant l’immeuble, sur une espèce de voie privée, sans aucune voiture et tous les deux, nos charmants voisins, s’étaient proposés pour nous servir de chaperon et pour moi qui suis, qui étais (un peu) sauvage, ça m’arrangeait bien. Et ensuite, nous avions pris une relative habitude de nous recevoir les uns chez les autres, c’était pratique et c’était sympa.

Je me souviens de Valérie qui disait toujours, quand elle nous invitait : « Ça sera une soirée conviviale. Sans prétention. » C’était son mot à elle, ça, « convivial » et ces réceptions mutuelles ont duré deux ou trois ans. Et un jour, on a appris qu’elle se séparait de Philippe. On n’a pas cherché à savoir pourquoi mais tous les deux, ils ont vendu leur appartement et nous nous sommes légèrement perdus de vue, avec Valérie. Un mail, un coup de téléphone, un SMS de temps en temps. Et sans que je me souvienne du pourquoi du comment mais pour la fête que j’avais organisée pour mes 60 ans, en décembre 2019 (avant la pandémie de Covid 19), je l’ai appelée l’après-midi, vers 17h pour avoir des nouvelles et quand je lui ai demandé si elle était libre pour le soir-même, elle m’avait répondu oui et je l’ai invitée.

Bien sûr, elle n’avait pas eu la charge d’apprendre une (ou plusieurs chansons) comme je l’avais demandé à chacun de mes convives mais elle s’était très bien intégré au milieu d’une vingtaine d’inconnu(e)s pour elle. Et je me souviens de son rire, elle est beaucoup restée à côté d’une amie, Fanny et les deux ont fait la paire. Et nous nous étions revus à deux ou trois reprises, en particulier, après le premier confinement et bon, je passerai sous silence son côté complotiste « la Covid n’existe pas, je suis contre les vaccins…) car je l’aimais bien. Elle est partie vivre à Dax et il s’est passé au moins 2 ans sans que nous échangions, tous les deux. Sauf le 7 mai, je l’ai contactée, elle m’a répondu, elle allait bien. Néanmoins, elle est décédée vendredi dernier. Je garderai le souvenir d’une femme solaire et souriante. 

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bonne mort

Qui que vous soyez, si vous êtes contre, c’est votre droit mais pas avec des arguments à trois sous. Ce n’est pas une loi qui permettra de s...