mardi 30 juin 2026

marronniers

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais moi, oui. Et je ne sais pas si vous en avez le souvenir mais moi, oui, là encore. Et heureusement car ça veut dire que j’ai encore assez de mémoire pour me rappeler de ce que je pense, de ce que je dis et de ce que je fais. Chaque année, aux mêmes moments, j’ai tendance à donner dans le marronnier. Pardon ? Un marronnier ? Ah oui, je vois. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un marronnier. Enfin, quand ça n’est pas l’arbre qui donne des marrons. Eh bien, sachez que dans le milieu du journalisme, un marronnier, c’est un (court) article ou un sujet qui revient chaque année : la rentrée scolaire, les intempéries comme Paris sous la neige et plein de voitures bloquées ou encore la canicule et plein de trains supprimés et tout et tout… Mais la bonne question qu’il aurait fallu me poser, c’est pourquoi un marronnier ?

Justement, je me remercie de l’avoir posée à votre place. Pourquoi un marronnier ? La petite histoire raconte que c’était un arbre du jardin des Tuileries et qui, chaque année, fleurissait au premier jour du printemps, pile poil. Jamais la veille et encore moins le lendemain. Et tous les ans, tout le monde en parlait, surtout dans la presse.  Et, au fil du temps, c’est devenu le marronnier, le sujet qui revient sempiternellement, année après année. Comme des choses dont personne ne se lasse. Tiens, j’avais oublié les embouteillages de départ en vacances, aussi, dans le style. Et la Saint-Valentin, les soldes, Noël, Halloween et j’en passe et pas des moindres. Bref. On croit que ça intéresse encore les gens mais en réalité, qui de nous n’a jamais dit « encore ? » face à un marronnier à la télé ou dans un quotidien ? Moi, personnellement, ça m’arrive de temps en temps. Souvent.

Que celui qui ne l’a jamais fait ne me jette pas la pierre car ce n’est pas de ma faute. Mais, allez-vous vous demander sans oser me poser la question : pourquoi parler des marronniers un 2 juillet ? Ahah… C’est bien ce que je pensais, vous avez la mémoire courte. Chaque année, je crois que parle toujours de la fin d’un trimestre et/ou du début d’un autre. Idem pour les semestres. Et je n’en mettrais pas ma main à couper mais je suis quasiment sûr que depuis le début de ce blog, j’ai dû évoquer ces passages d’un moment de l’année à un autre à tant de reprises que forcément, je me suis répété, ça ne peut pas en être autrement. Que forcément, je me suis répété, ça ne peut pas en être autrement. Alors, tant pis mais au cas où vous ne le sauriez pas et où je ne vous l’aurais jamais dit : on vient de terminer le premier semestre 2026 et on a entamé le second.

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