Hier, dans C dans l’air, sur France 5, le sujet était : « canicule : faut-il annuler la Fête de la musique ? » et moi, même si on ne m’a pas demandé mon avis, je réponds oui, oui, oui. Mille fois oui. Je sais, là, je n’en ai écrit que 3, des oui mais dans l’idée, il y en a bien mille. Car ça me semble découler du moindre bon sens de ne pas maintenir ces festivités avec des températures flirtant avec les 40° (je parle surtout de Bordeaux) afin de limiter les malaises voire plus grave. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, on est loin des premières éditions de la Fête de la Musique au début des années 80… À l’époque, je me souviens, il y avait des quatuors à cordes, des orchestres symphoniques et surtout beaucoup d’acoustique. Depuis, c’est devenu électrique à 99% Et le slogan reste et restera : Fête du bruit. Mais pas que. Parce que fête de l’alcool et des substances qui rendent joyeux, aussi.
Et moi, j’en ai assez de voir ma ville devenir un dépotoir à gobelets, à emballages de McDo, à tessons de bouteilles en verre cassées, à voir d’éventuels dégâts (qui vont du vomi partout au vidage des poubelles et à de probables détériorations de l’espace public) parce que quand on se lève tôt et qu’on sort, le lendemain de la fête du bruit, c’est un spectacle désolant dans les rues et sur les places. Et moi, j’aimerais pouvoir ne pas subir ces DJ qui vont en mettre trop plein dans les oreilles et qui parfois, s’entrechoquent les uns les autres, d’une scène à l’autre. Bien sûr, c’est devenu une institution, cette fête du bruit et alors ? Cette année, c’est canicule. On a envie d’avoir des usagers de ces manifestations aux urgences ? On a de la place pour eux dans les hôpitaux ? Les pompiers n’ont rien d’autre à faire que de s’occuper de tous ces inconscients qui ne pensent qu’à leur plaisir ?
Bien sûr, ma voix ne compte pas mais j’ai du mal à imaginer que je sois le seul à ne pas aimer la fête du bruit. Le seul à avoir envie de fuir. D’estiver (difficile d’hiberner en cette saison.) Ou alors, il faudrait que ma voix compte plus que pour une seule. Tiens, mettons que je sois élu dictateur de France, si je décide que ma voix vaut 50 millions de voix, j’ai forcément gagné et on peut définitivement annuler, supprimer la fête de la musique de Jack Lang (qui n’a fait que copier Joel Cohen qui a eu l’idée en premier, 25 ans plus tôt, en 1976.) Pardon ? Je déteste la fête du bruit à ce point ? Oui. Et même plus que Noël, c’est dire. Fête de la musique, tu parles. Abrutissement de masse, oui. Ce soir, je serai aux abonnés absents. Là pour personne. Je ne dors pas chez moi, d’ailleurs.
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