mercredi 17 juin 2026

bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse

Normalement, si tout va bien, tout à l’heure, en fin de matinée, nous partirons tous les cinq à Biscarrosse. Tous les cinq, ce sont Kali, Shuka, le patron, le président et moi. Je n’allais pas rester à Bordeaux, moi. Surtout pas tout seul. D’autant moins qu’à part le patron, les trois autres n’ont pas le permis et le patron, lui, il ne conduit plus. Alors… Alors, si tout va bien, nous déjeunerons là-bas, vers 13h. Je me répète mais je dis bien « si tout va bien » car pour l’instant, faites vos jeux, rien ne va plus. J’en veux pour preuve que Kali n’est pas en super forme, je pense qu’elle a pris un sacré coup de vieux, ces derniers temps et elle commence à devenir un peu incontinente. Ça me fait de la peine, jamais je n’ai été autant fusionnel avec un autre chien. Ensuite, Shuka, ça dépend des jours et on reste prudent, on n’oublie pas qu’il a été hospitalisé, mi-mai. Une chose est sûre et certaine, on ne fera plus de grandes promenades forestières d’une heure le matin et idem l’après-midi.

Ensuite, le patron nous fait malaise sur malaise, depuis samedi dernier. Je pense qu’il n’a pas vécu un seul jour en étant bien, depuis quelques jours. Le président ? Oh, le président, pour que je m’occupe un peu de lui, il n’a rien trouvé de mieux que se faire renverser par une voiture, hier midi. Sur un passage piétons, autrement dit, un passage protégé. L’automobiliste ne l’a pas vu et ils ont fait boum, tous les deux. Heureusement, plus de peur que de mal pour sa voiture, au mec et le président, lui, à part plusieurs contusions dont deux qui ont bien saigné (coude et genou droits), il a quelques bleus et surtout, ça l’a un peu choqué. Donc, du club des cinq, il ne reste plus que moi à être en état de marche. Pardon ? Vous plaisantez, j’espère, de penser ça ? Parce que moi, ce n’est pas parce que je ne dis rien que je n’ai pas de problèmes. Vous voulez qu’on parle d’aponévrosite ? Vous voulez que je vous dise que sur une échelle de 1 à 5, il n’y a pas assez de barreaux pour ma douleur ?

Hier, moi, j’ai passé deux examens pour mon talon gauche. Et personne ne m’a accompagné pour cette échographie et cette radiographie. Je me suis débrouillé tout seul. Sans me plaindre. Même si souvent, aïe, aïe, aïe, ouille. Mais moi, tout le monde connaît mon sens du sacrifice, je suis né pour absorber toutes les fautes des autres. Et toutes leurs douleurs. Heureusement, au milieu de tout ça, j’ai croisé Philippe Mercier, le masseur. En petit short vraiment petit. Et j’ai croisé Kévin, l’infirmier, qui semble aller mieux. Et le petit prince est revenu. Et nous partons à Biscarrosse. Enfin, si tout va bien. Comment ça, tout ne va pas bien ? Qui vous a dit ça ? Ah ben oui, il ne manquerait plus que je tombe en panne de voiture. Et que Trump ne dise pas de mal de la France ni de Macron après avoir été reçu à Versailles. En tout cas, pourvu qu’il n’ait pas envie de venir à Biscarrosse. Parce que là, vraiment, ça me gâcherait tout. Rien que d’y penser… Bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse

Normalement, si tout va bien, tout à l’heure, en fin de matinée, nous partirons tous les cinq à Biscarrosse. Tous les cinq, ce sont Kali, Sh...