Dans mon billet sur Bétharram, hier, j’ai évoqué l’araignée espagnole et rien qu’à voir vos têtes, j’ai bien compris que vous ne saviez pas ce dont il s’agissait. Alors voilà, l’araignée espagnole, ce n’est qu’un écraseur de tête. C’est très violent, très douloureux et même insoutenable car ça provoque l’explosion des dents et des mâchoires avant que la personne ne succombe. C’est l’une des tortures les plus atroces du Moyen-Âge. Dans certains milieux autorisés, il se dit que c’était principalement réservé aux femmes adultères. Mais à cette époque-là, il y avait d’autres supplices, d’autres tortures tout aussi effroyables et ma foi, si j’en ai une, je suis bien content de ne pas avoir vécu en ces temps légèrement difficiles. Tiens, par exemple, la manivelle intestinale : on attachait la victime sur une table et on incisait son abdomen. Ensuite, le bourreau utilisait un crochet relié à une manivelle pour accrocher un morceau d’intestin et le retirer lentement du corps de la personne. Insupportable, non ?
Et la cage en fer, on en parle ? D’accord. On enfermait le coupable dans une cage en fer étroite faite pour épouser le plus possible la forme de son corps. Ensuite, on suspendait la cage dans les airs en laissant la victime à son sort peu enviable. Le condamné devait y rester en étant exposé aux éléments jusqu’à ce que la mort survienne, soit par déshydratation soit par les corbeaux qui venaient se repaître de ses chairs. Il ne fallait pas être douillet. Et pour éviter la déshydratation, justement, il y avait un autre supplice qui s’appelait la cure par l’eau. On attachait une personne avec un écarteur de bouche pour lui faire ingérer des grandes quantités d’eau tout en lui pinçant le nez afin de la contraindre à tout avaler. Dans la plupart des cas, ça provoquait un éclatement de l’estomac et donc, la mort. Par noyade interne. Moi, ce que j’aurais fait, c’est d’abord, une séance de cage de fer et ensuite, une cure par l’eau parce que si la personne avait très soif, autant lui procurer un dernier plaisir.
En Espagne, ils n’avaient pas de pétrole mais beaucoup d’idées. La preuve ? La torture dite de l’âne espagnol. Pendant l’Inquisition, les accusés étaient contraints de s’asseoir sur une poutre équipée de petites piques en métal, les jambes étendues de chaque côté et lestées de poids lourds. Ça avait pour conséquence de provoquer une séparation douloureuse du corps. Cette punition un poil sadique causait des souffrances insoutenables et infligeait des blessures mortelles. En plus, si les victimes avaient des hémorroïdes, ça ne devait rien arranger. Une autre torture qui est remarquable dans le sens absolu du terme, c’est l’écraseur de tête. C’est un peu comme un étau. On plaçait le menton du coupable sur une barre inférieure alors que le sommet du crâne était maintenu par une pièce arrondie. La vis actionnée permettait de resserrer lentement et faisait éclater les dents, jaillir les yeux hors de leur orbite et laissait le cerveau s’échapper. Inutile de dire au bourreau « pas ce soir, j’ai la migraine. »
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