Vendredi, après avoir quitté l’autoroute parce qu’on arrivait près de Saint-Maixent, nous avons traversé un peu de la belle campagne printanière près de chez moi. Et j’ai aperçu un champ bleu. Un champ tout bleu. C’était superbe sous le soleil qui éclatait. Et comme je n’étais sûr de rien, une fois les bagages déposés, les affaires fragiles mises au réfrigérateur, le rôti de porc mis en cuisson, quelques potins échangés et un bon gros pipi de derrière les fagots, je suis ressorti, j’ai repris ma voiture et j’ai roulé jusqu’à la campagne environnante à la recherche d’un autre champ bleu. Parce que ça n’était pas possible qu’on n’en trouve pas d’autres du côté de Fiol (en arrivant, nous venions du côté La brousse) et j’ai fini par en trouver, oui, oui et j’étais bien content car entre temps, j’ai cru que ça m’était revenu, le nom de ces petites fleurs bleues si jolies.
Mais j’ai quand même mis un peu de temps à trouver un autre champ bleu (j’en ai trouvé deux, face à face, chacun d’un côté de la petite route sur laquelle je m’étais engagé) mais j’ai réussi et je n’en étais pas peu fier, croyez-moi. Et ça m’a un peu ému car juste avant, je venais d’entendre un flash info à la radio, dans ma voiture ; un flash dans lequel on parlait de la cérémonie de funérailles de Nathalie Baye, le matin même. Et de Valérie Lemercier qui a chanté Mon amie la rose, de Françoise Hardy. Et ça m’a profondément touché. Et je me suis dit que peut-être la défunte actrice aurait aimé un bouquet de fleurs bleues sur son cercueil blanc. Mais bon, on a le droit de se faire ses propres films, ça ne fait de mal à personne. Et une pensée pour les gens qu’on aime ou qu’on aime bien, tout simplement, ça fait du bien aussi. Même s’ils ne le savent pas eux-mêmes.
Pour en revenir à mes champs bleus, bon sang mais c’était bien sûr, c’était des champs de lin. Nous sommes à la pleine saison de la floraison de cette plante cultivée pour ses graines et dont les fibres sont utilisées dans le domaine du textile. Honnêtement, je ne me souviens pas d’en avoir vu autant de champs, autant de surfaces entières toute de bleu vêtues mais c’est véritablement très, très beau. Et j’ai pris ça comme un signe car le bleu est une de mes deux couleurs ou teintes préférées (avec le gris – pour ce dernier, c’est mon côté optimiste qui parle) et je me suis soudain pris de passion pour cette plante. Bien sûr, il était hors de question d’en couper quelques tiges car la place de ces fleurs n’est évidemment pas dans un vase mais bel et bien dans la pleine nature. Voilà ce que j’avais à dire, ce matin. Que des champs bleus suffisent à mon bonheur quotidien.
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