lundi 23 février 2026

mais qui êtes-vous monsieur-dame (8)

Pour les plus fidèles d’entre vous, vous savez que samedi dernier, chez le patron, j’ai reçu deux jeunes de 21 et 22 ans afin que nous fassions connaissance. Bon, ça, c’est déjà expliqué dans les deux derniers billets publiés. Ce que je n’ai pas encore révélé (je pense que je n’osais pas), c’est qu’il s’est passé quelque chose d’encore un peu étrange. Et ce n’est pas la première fois. Là encore, les plus fidèles savent de quoi je parle. Nous nous étions dit  bonjour, nous avions pris l’apéritif, nous avions déjeuné, nous en étions au café, que les deux gamins ont décliné et pendant que le président continuait de parler danse et danse et danse, le patron et moi, nous avons commencé à ranger. Et chez les deux jeunes invités, celui qui fait de la danse était habillé d’une drôle de façon : un pantalon très large au niveau des jambes.  

Quand je dis très large, ça sous-entend très, très, très large. Ce genre de pantalons s’appelle « wide leg » en français dans le texte anglais. Ils ne sont pas seulement « pattes d’éléphant » car ils sont larges de la taille jusqu’aux pieds. Et comme le jeune en question faisait très gaminot avec son physique de collégien alors qu’il a 22 ans, on s’est demandé si ce n’était pas pour masquer son côté fluet mais bon, ça ne nous regarde pas vraiment. C’est juste un commentaire que nous nous sommes fait. Et qui ne portait pas à conséquence. Sauf que, à un moment, alors que j’étais en train de laver les flûtes à champagne (une flûte de champagne, c’est autre chose), je les ai vus de nouveau, ces deux-là, cet homme et cette femme qui apparaissent de temps en temps dans ma vie. Et il semble qu’il n’y ait que moi qui les vois.

Non, non, ce n’est pas une hallucination. On s’est déjà touchés, surtout par inadvertance mais il n’en demeure pas moins que personne d’autre ne les voit. Et là, samedi, alors que je lavais ces fameuses flûtes, l’homme et la femme me sont apparus et m’ont observé pendant un certain temps avant de se tourner vers le jeune danseur et de revenir vers moi. La femme a haussé les épaules. « Ils sont un peu jeunes, non ? » m’a demandé l’homme. Je lui ai répondu que je ne m’appelais pas Morandini. « Il a une curieuse façon de s’habiller, celui-là »  a ajouté la femme. Son mari a acquiescé. Et moi, comme je savais que je passerais pour un fou si je leur répondais, j’ai continué de laver les flûtes. « On dit ça, on ne dit rien, nous… » a dit la femme. Que voulez-vous que je leur réponde, moi. Et ils ont disparu, le temps que je regarde Kali qui venait vers moi.

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