mercredi 25 mars 2026

41 ans

Forcément, fatalement (que je n’aime pas cet adverbe – je ne crois pas au destin), ça devait arriver. Ça devait arriver que tu atteignes les 41 ans. Mais que deviens-tu ? Quand je pense que quand nous nous sommes connus, je m’étais imaginé que nous resterions en contact et que je pourrais te souhaiter un bon anniversaire pour tes 41 ans. Marquer le coup. Quand nous nous sommes connus, c’était dans une espèce d’euphorie et je me souviens d’un jour où tu m’as demandé : « où crois-tu que tu seras dans dix ans ? » En gros, j’avais pris cette question pour « serons-nous toujours amis dans dix ans ? » Et je t’avais répondu que je serai toujours là. Sauf que depuis au moins trois ans, je ne suis plus là. Et toi non plus. Enfin, tu n’es plus là, dans ma vie et moi, je ne suis plus dans la tienne. Sauf que ça ne veut pas dire que tu n’es jamais dans mes pensées.

Forcément, fatalement (je n’aime toujours pas cet adverbe), ça devait arriver. Un jour, tu allais atteindre les 50 ans. Bon, d’accord, ce n’est pas pour tout de suite, c’est pour dans un mois et demi mais comme je suis dans les célébrations, dans les hommages, ce matin, tu fais partie de ceux que j’avais envie d’honorer. 50 ans, eh bien dis donc. Quand je pense que je t’ai vu naître (ou presque), que je t’ai langé, que je t’ai donné à manger, que j’ai joué avec toi avant d’aller vivre ma vie à Paris. Quand je pense que tu es toujours là, toujours le même mais devenu si différent, si grand, si adulte, si papa. Quand je pense que je ne m’étais jamais imaginé qu’un jour, tu aurais 50 ans. Tu restes un enfant à mes yeux et pourtant, le résultat est bien différent de ce que j’ai dans ma tête, tu es devenu un autre que celui que j’ai toujours connu. Et je suis fier de toi, si, si.

Forcément, fatalement (je peux arrêter avec cet adverbe, oui ou non ?), ça devait arriver. Ou pas. Ça pouvait arriver, plutôt mais ça aurait très bien pu ne jamais se produire. Dans pile un mois, tu auras 90 ans et ça, ça reste un événement. Ça restera un des événements de cette année 2026. Quand même, 90 ans, ça en jette, non ? Tu es devenue une vieille dame mais qui peut se douter que tu entames bientôt une nouvelle dizaine ? Une nouvelle décennie. Qui peut se douter que tu as déjà vécu tout ça ? Ça me paraît tellement abstrait, là, ce matin. Un peu irréel. Et pourtant, tu y arrives à ces nonante années de faites. Bon, je suppose qu’on en reparlera dans quatre semaines mais en attendant, moi, ce matin, j’ai trois anniversaires dans la tête. Ah mais de qui parlé-je ? Chacun, chacune se reconnaîtra. Ou pas. Surtout si l’un de vous ne me lit plus.

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