mercredi 6 mai 2026

chère Mathilde (2) (interdit aux moins de 16 ans)

Chère Mathilde, vous ne pouvez pas savoir comme j’aime quand vous m’observez de votre regard noir de chez noir, vos cheveux tirés et votre rouge à lèvres qui donne envie de vous entendre me crier dessus. J’aime quand vous me toisez de toute votre hauteur de femme de pouvoir car vous êtes une femme de pouvoir et vous le savez et si ceux qui sont en face de vous ne le savent pas, vous excellez dans l’art de leur faire comprendre. Vous êtes une véritable déesse. Des temps modernes, certes mais une déesse quand même. Pardon, vous ne trouvez pas ça flatteur d’être comparée à une voiture un peu ancienne ? Mais si, souvenez-vous, elles avaient de l’allure les DS. Parce que comme vous, c’étaient justement des déesses. Si j’avais parlé de BX ou de CX, j’aurais pu entendre votre courroux et accepter la punition que je méritais mais une déesse…

Non, non, pardon, vous avez raison, quelles que soient mes pensées, quels que soient mes dires, c’est vous qui savez et moi qui vous outrage car derrière chaque compliment, vous n’oubliez pas que je suis un homme et que comme tous les hommes, tous les autres hommes, forcément, il y a un prédateur qui sommeille, même moi. Oui, même moi, chère Mathilde et j’attends vos remontrances et les coups de martinet, la seule chose dont je suis digne et je l’accepte et je me prosterne devant vous. À plat ventre ? Et je me mets à plat ventre devant vous en n’oubliant surtout pas de bien lécher vos chaussures même si vous arrivez de dehors et que dehors, il pleut. Je sais que je vous appartiens corps et âme et que je ne suis plus que votre jouet. Vous êtes ma reine et je suis votre esclave. C’est tout à fait bien entendu comme ça. Je me repens, chère Maîtresse.

Et je regrette, oui, comme je regrette de vous avoir manqué de respect. Mais vous qui savez tout, vous ne pouvez pas ignorer combien je suis un être dénué de toute intelligence. De toute façon, personne ne peut vous arriver à la cheville. Que je vais m’empresser de lécher, elle aussi. La droite ou la gauche ? Oui, encore une preuve de ma faiblesse d’esprit, la gauche, forcément. Comment ai-je pu oublier que seule votre cheville gauche ?... Oh, vous avez comme un petit bouton, là, juste sur votre malléole gauche – vous avez vu, cette fois, j’ai bien retenu la leçon – et… Pardon, je dois vous le retirer avec ma bouche ? À votre service, chère Mathilde. J’aime tellement sucer vos boutons et là, à vue de nez et de langue, je pense qu’il s’agit d’une pustule. Et le pus qui en sort est jaunâtre. Je le mange ? Si tel est votre désir… Je peux avoir un grand verre d’eau ?

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