vendredi 22 mai 2026

ennuyeux (comme ce billet)

Ah, je me languis. Je ne sais pas si je m’ennuie mais je me languis. Car je suis tout mou et je n’ai rien de spécial à faire. Et je n’ai pas d’inspiration. Et je suis à la limite de l’ennui alors que c’est encore la nuit. Au lieu de dormir, je me sens las. Je suis là, tout las et j’ai cette espèce de langueur qui m’habite et m’empêche d’y voir clair. Je suis comme dans un tunnel dont je ne vois pas le bout. Pas encore de lumière. Pas encore d’éclaircie. Comme si je ne pouvais pas ouvrir les yeux. Je me sens comme mélancolique mais je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pourquoi je m’alanguis de la sorte. Comme si ma vie n’avait aucun sens. Comme si je n’avais aucun but. Ni pour cette journée à venir. Ni pour les autres jours qui vont suivre. Ni pour les mois. Ni pour les années. Ni pour les siècles. Ni pour l’éternité. Que ça va être long…

Ah, je me languis tant. C’est languissant. D’être tant alangui sans aucune envie. Je suis à deux doigts de m’ennuyer et comme ça ne m’arrive jamais, j’ai un peu peur de cette sensation de cafard qui enterre tout bien profond. Je redoute une certaine désolation car comme je ne suis déjà pas très optimiste de nature, tout le monde peut aisément comprendre que ça n’arrangerait rien pour moi. Si ce n’est de me donner la sensation de m’enfoncer encore plus dans ce spleen qui me semble insurmontable, ce matin. Je me sens abattu. Je commence à m’ennuyer. Ça commence à m’ennuyer. Parce que si je commence à m’ennuyer, je crains le pire. Comme je ne sais pas faire les choses à moitié… Mais je peux encore tenter de me ressaisir. Sauf que je pense que je n’en ai pas réellement envie. Du moins, en apparence.

Ah, je me languis si fort que cette fois, ça y est, je m’ennuie vraiment. Et ce qui est ennuyeux, dans l’ennui, même le jour, c’est que c’est justement très ennuyeux. Tout ça me préoccupe. Et tiens, justement, si je suis préoccupé, c’est que je suis un peu occupé et si je suis occupé, ne serait-ce même qu’un peu, c’est que je ne suis pas oisif et si je ne suis pas oisif, c’est que je ne nage pas dans l’ennui. Ou alors, je fais totalement fausse route. Mais j’y pense, c’est peut-être un coup de nostalgie. Oui, si ça se trouve, c’est ça qui m’a alangui. Qui me donne cette sensation de déplaisir permanent. Et si je ne ressentais plus jamais de plaisir ? Et si je terminais ma vie uniquement dans l’ennui ? En étant toujours alangui. À jamais. Mon Dieu comme cette perspective est ennuyant. Et si c’est ennuyant, c’est vraiment ennuyeux.

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