À la relecture de mon billet d’avant-hier sur la chanson Parlez-moi d’moi, de Jeanne Moreau et Guy Béart, je me suis fait une réflexion : pourquoi ne suis-je pas allé au bout de mon propos ? Pourquoi n’ai-je pas tout raconté ? Parce qu’il y a une question qui ne peut pas ne pas être posée : pourquoi aussi longtemps après ? J’ai vaguement évoqué le fait que quand ce 45 tours est sorti, je n’avais rien pour l’écouter et quand j’ai eu la chance d’avoir une chaîne Hi-fi, peut-être que je n’ai pas cherché suffisamment pour trouver le disque mais une chose est certaine, c’est qu’à l’époque, une fois que la courte vie d’un disque aussi simple qu’un 45 tours était terminée, on ne revenait pas dessus. Ou alors, il fallait acheter le 33 tours. Mais je dois aussi reconnaître que ça m’était sorti de la tête car j’ai eu d’autres chats à ne pas fouetter.
J’ai eu l’occasion d’acheter des 45 tours sur des marchés aux puces ou dans des conventions de disques mais comme je n’ai jamais fouillé très ardemment… Non, il aurait fallu que je tombe dessus par hasard pour l’acheter quitte à y mettre le prix. Et puis le temps a passé. Et puis d’autres temps ont passé. Et je me suis inscrit à la bibliothèque principale de Bordeaux et là, j’ai emprunté des centaines de disques sur plusieurs années et si j’ai cherché cette chanson, chez Béart ou Moreau, ça a été désespérément car ça n’a jamais abouti. Et puis, un jour, je suis tombé sur un site Internet qui proposait du téléchargement « gratuit » et là, je me suis fait plein de petits plaisirs mais certaines chansons ont toujours échappé à mes recherches. Dont celle-ci. Et j’ai de nouveau oublié la chose. Comme si j’en avais fait mon deuil.
Sauf que récemment, en particulier pour préparer notre spectacle du 28 mars dernier, j’ai eu besoin de quelques titres un peu rares, peu connus et j’ai pu télécharger les vidéos sur YouTube et je les ai converties au format MP3 et j’ai pu faire les coupes dont j’avais besoin, puis les collages nécessaires et tout le toutim. Mais c’est tout récemment (la semaine dernière, en gros), que j’ai eu l’idée de chercher mes titres toujours perdus, jamais retrouvés. Et je suis tombé sur cette chanson. Autant vous dire que ma joie était profonde. Qu’elle a demeuré un certain temps. Et que ça m’a rassuré car désormais, je pouvais mourir tranquille. Pas tout de suite mais tranquille quand même. Voilà l’histoire de cette quête qui a fini par aboutir. J’en suis heureux. Car ça y est, on peut parler de moi car au fond, il n’y a que ça qui m’intéresse.
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