lundi 4 mai 2026

sur la mer calmée

Sur la mer calmée, un jour, une fumée montera comme un blanc panache ! Oui, ce matin, je suis comme la mer, je suis calmé mais je ne fume pas, je ne fume plus et donc aucune fumée comme un blanc panache ne montera de moi. Pas plus que je ne serai jamais élu pape. Rapport à la fumée blanche. Non, je voulais juste dire que je me suis (un peu) calmé depuis avant-hier et avant-avant-hier. Parce que même s’il m’a beaucoup énervé, mon pote Stéphane (un Stéphane peut en cacher un autre), ce n’est pas une raison pour tirer la tronche à tout le monde. Et encore moins de ruminer. On n’est pas des bœufs, tout de même. Mais je lui garde quand même un veau de ma chienne car je sais qu’à la prochaine discussion (houleuse ?) que nous aurons, ça va recommencer et je vais faire une migraine, ensuite et j’aurai envie de me jeter par la douche (il y a une marche pour entrer ou sortir de la mienne…)

Après, la question qui se pose, avec des amis ou avec son conjoint, c’est la possibilité de parler de sujets qui fâchent sans se fâcher. Et l’autre jour, à un moment, je lui ai dit à Stéphane : on n’a plus qu’à se réconcilier puisqu’on est en train de s’engueuler ? Ah bon, on ne s’engueule pas ? En tout cas, ça y ressemble. Bon, il n’y a pas un oreiller quelque part ? Sur lequel nous pourrions poser nos têtes, se faire des bisous et se taper sur la croupe en se disant qu’on s’aime (bien) quand même. Ou alors, qu’on fasse carrément une scène de ménage et que chacun casse des assiettes. Et les bibelots auxquels l’autre tient beaucoup. Sur la mer calmée-eu… Autour de moi, on me dit que cette relation avec Stéphane m’apporte plus de stress que de plaisir. Ah bon ? Je m’auto-stresserais ? Non, ce n’est pas comme si je ne me supportais pas du tout. Et lui aussi. Lui aussi ou lui non plus ? Ah tiens, j’ai un doute, c’est malin.

En même temps, on ne peut pas n’être ami qu’avec ceux qui nous ressemblent et qui pensent comme nous. Pareil pour être en couple. Sinon, ce serait d’une monotonie insupportable. Je vois le topo : tu es mon double et je t’aime. Tu es ma moitié et moi l’autre. Sans toi, je ne suis rien. Tu parles, Charles, l’amour et l’amitié, c’est tout l’inverse. Oui mais quand même, quand on est trop différents, surtout d’un point de vue politique, ça peut engendrer des conflits difficiles à gérer. Parce que s’il y a bien un sujet qui cristallise tout le monde, c’est bien celui de la politique dans le sens large du terme. Stéphane ? On n’a plus qu’à ne jamais en parler ensemble. On connaît déjà chacun la position de l’autre, remettre ça sur le tapis, ça ne fera avancer aucun Schmilblick... Ou alors, on n’en parle plus mais on peut s’écrire. Je m’imagine déjà : « Je t’emmerde car tu m’emmerdes. Signé : un ami qui te veut du bien. »

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