Je suis perplexe. Un journaliste de Paris Match, accrédité à L’Élysée, habitué à suivre le couple présidentielle depuis 2017 vient de sortir un livre intitulé Un couple (presque) parfait. Je suis perplexe car je l’ai entendu parler à la radio, un de ces derniers jours et j’ai été estomaqué d’entendre ce qu’il disait : il a interviewé Emmanuel et Brigitte Macron pour savoir un peu comment ça se passait au quotidien au niveau de leur couple par rapport à leur statut national et international. Et ils lui ont répondu mais ça n’a pas dû suffire au journaliste qui a interrogé des proches et de nouveau, ça n’a pas dû lui suffire car il s’est permis d’y mettre son grain de sel. Quand ça ne lui convenait pas, ce qu’on lui disait, il donnait son point de vue. En parlant au conditionnel, certes mais quand même.
C’est vrai, ça. Qui d’autre que les deux Macron savent le mieux ce qu’ils ressentent et ce qu’ils ont vécu (et ce qu’ils vivent) ? Ah ben oui, suis-je bête : le journaliste en question. Il sait forcément mieux qu’eux, pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Et en particulier, cette anecdote de la soi-disant gifle que Brigitte aurait donnée à Emmanuel, juste avant de sortir d’un avion, à Hanoï, il y a environ un an. Bien sûr que le journaliste sait exactement ce qui s’est passé. Et même si c’est différent de la version du couple concerné. Parce qu’il a dû partir du constat que les Macron n’avaient pas dit la vérité. Et alors ? Est-ce qu’on a besoin de tout savoir, de tout connaître d’un couple présidentiel ? Il me semblait qu’en France, on respectait son intimité contrairement à d’autres pays, comme chez les américains ou les anglais…
Alors moi, je me dis que cette anecdote de la probable gifle (pourquoi pas un autre geste ?), c’est exactement une tempête dans un verre d’eau. Ou alors, c’est moi qui n’ai pas le sens des priorités. Ou plus le sens des valeurs. C’est vrai, écrire un livre sur la base de cette pseudo-gifle présidentielle, ce n’est pas comme si le monde allait bien. S’il allait mal, encore, je pourrais comprendre qu’on ait besoin de se raccrocher à des anecdotes aussi futiles… Mais bon, ce n’est pas non plus comme si on avait la guerre en Ukraine, en Iran, au Liban ou que sais-je encore ? Ce n’est pas comme si des paquebots étaient plein de contaminés à l’hantavirus ou au norovirus (gastro-entérite virale…) Ce n’est pas comme s’il y avait des féminicides tous les deux jours en France. Ou des enfants violentés ou violés toutes les 3 minutes…
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