C’est un défi. Le défi du jour. Écrire un texte avec cent fois la lettre i, pas une de plus, pas une de moins et le tout en trois paragraphes et avec un maximum de 30 lignes au format Word avant la publication de ce billet dans le blog. Oui, parce qu’il y a des différences entre le traitement de texte et le site du blog. Mais ça, c’est mon business, ça ne regarde que mon ego. Pour vous, ça n’a aucune importance. Alors, bien sûr, la facilité, ce serait de vous lister des mots contenant beaucoup de i voire que des i comme voyelles, mais ça serait trop facile à mes yeux. Alors, je vais vous raconter mon début de journée et voir ce qu’il en est à la fin de mon texte. Je me suis levé, je suis allé faire pipi et je suis allé à la cuisine et j’ai fait chauffer de l’eau pour mon café et mon infusion (oui, les deux) et j’ai pris mes comprimés (médicaments et compléments alimentaires) et je suis allé allumer mon ordinateur portable et j’ai consulté mes mails, j’ai répondu à un et je me suis mis à écrire pour mon blog.
Entre temps, Popol a encore pleuré, à chaudes larmes et forcément, le café provoquant le sac à décharge rénale coulante pour la transvaser dans la cuvette des water-closets. Après, de nouveau sur le PC à regarder quelques blogs ou autres FaceBook pour être au courant de ce que font quelques camarades et autres potes avant de me rendre dans la salle d’eau, prendre une bonne douche, me sécher, me mettre du déodorant sous les bras, passer un boxer, endosser un polo et enjamber un pantalon. Alors, prêt à me laver les dents, à déclore les volets du séjour, m’a fallu commencer la nomenclature de toutes les courses à effectuer pour dans deux jours car je pars au marché, acheter à manger deux coups tous les sept jours. Et comme le temps passe, c’est le moment d’aller chez le patron pour m’occuper des toutous. Donner le cachet à ma chouchoute et m’assurer que Shuka arrose beaucoup les plantes dehors. Là, je me mets mon blouson sur le dos, je me chausse et je pars chez eux.
Alors, 64 i dans le premier paragraphe, ça m’a un peu contraint à n’en mettre aucun dans le deuxième. J’y suis parvenu mais je peux vous avouer que ça ne s’est pas fait sans mal, j’ai un peu galéré. Oh, je ne vais pas pleurer pour ça, si j’ai fait cet exercice, c’est parce que j’en ai eu envie, besoin et que ça m’a (un peu – beaucoup) amusé. Sauf que là, le compte à rebours a commencé, j’en suis déjà à 79 i et j’ai encore au moins entre quatre et sept lignes à écrire. Alors, autant vous dire que je commence déjà à faire très gaffe à ne plus en user de trop car sinon, je vais dépasser les cent que je me suis promis de ne pas aller au-delà. Un challenge est un challenge, tant qu’on peut le remplir au mieux, tout va bien. Sauf que tant que tout n’est pas achevé, on n’est pas en sûreté de supporter ses promesses. Comme n’en reste plus que cinq, je persévère à m’entêter de marcher sur des œufs sans les casser. Au départ, l’œuf ou la poule ? Bonne question, c’est sympa de la poser. Mission accomplie.
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