vendredi 8 mai 2026

Herbert (ou presque)

J’avais totalement (ou presque) oublié ce chanteur principalement connu dans les années 70 (mes meilleures années, en terme musical, à mes oreilles) mais hier, je me suis retrouvé face à lui et face à ma nostalgie et tout (ou presque) m’est revenu et ça m’a fait autant plaisir que ça m’a un peu rendu triste car c’est vrai que même si j’ai préféré être adulte qu’adolescent, ce type, cet homme-là, il a bercé mes années d’environ 16 à 18 ans. Et ça n’est pas rien. Je me souviens en particulier du double album 33 tours, Mégalopolis, une espèce d’opéra-rock, très précurseur de Starmania mais passé inaperçu (ou presque) sauf pour quelques afficionados (dont j’ai fait partie, alors) ou quelques initiés et même si je pense que ça a probablement vieilli, ça reste très visionnaire. Mégalopolis est sorti en 1972 mais je ne l’ai connu qu’après, forcément.

On y trouve des chansons qui racontent une société hyper-urbanisée, plutôt technocratique et de plus en plus déshumanisée, sur un ton pas forcément très positif mais aussi quelques titres très romantiques, chaleureux voire festifs. Le problème, chez ce chanteur, auteur-compositeur, c’est que certains de ses titres ne seraient plus audibles de nos jours car le politiquement correct a tout bouffé et qu’un mec parle des femmes comme il a pu le faire, avec respect mais avec un certain… Comment dire ? Je vais reformuler : Herbert avait tant de convictions humanistes (écologie, justice sociale, paix…) que la cause des femmes semble être toujours passée au second plan, chez lui. À mon sens, ce n’est pas grave car c’est aussi vraiment une autre époque.

Et ça n’enlève rien au plaisir d’écouter ses chansons. Et puis après tout, si certaines femmes ne sont pas capables de remettre les choses dans leur contexte… Personnellement, j’ai un faible énorme pour un 45 tours que j’avais acheté, sur une face, une chanson « à boire » (ou presque) : Chanson pour les hommes, que j’ai toujours aimée et Concerto pour Venise, que j’ai toujours admirée et à travers ces deux titres, on trouve tout de cet artiste. Un chanteur engagé qui aurait mérité de passer à une plus grande postérité. Son style, je le résumerais à : chanson, poésie et théâtre. Et je parle de ce cher Herbert Pagani, né en 1944, décédé en 1988 (je l’ai découvert hier) et si ça vous tente de le découvrir ou de le redécouvrir, ne boudez pas votre plaisir, vous allez entendre des petites pépites même si certaines pourront vous sembler datées (ou presque.)

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