Hier, jour de la fête internationale du travail, c’était férié mais pas pour tout le monde. Surtout pour nombre de gens plutôt bien nantis avec des idées plutôt bien de gauche et d’une tolérance à toute épreuve. On a tous en tête les débats récents sur l’ouverture des boulangeries-pâtisseries et des fleuristes le 1er mai car d’un côté, les gens concernés voulaient qu’on leur en donne l’autorisation et de l’autre, les syndicons et les gens de bien à gauche (ce sont souvent les mêmes, d’anciens copains à moi) qui étaient contre au nom du fait que la fête du travail, c’est un « acquis sociaux » (sic) et qu’on ne touche pas aux acquis sociaux, surtout pour ceux qui en bénéficient le plus. Et donc, finalement, les boulangers et les fleuristes ont pu ouvrir mais moi, à leur place, j’aurais interdit l’entrée de mon magasin à ces gens qui pensent qu’on n’avait pas le droit d’ouvrir ce jour-là. Mais pas que.
Je serais même allé plus loin, puisque les syndicons et les gauchos pensent qu’il faut tout fermer le 1er mai (c’est un « acquis sociaux », je vous rappelle), OK, on ferme alors tous les restaurants, on arrête tous les trains et les avions et on ne reçoit plus personne dans les services d’urgences des hôpitaux. On interdit aux pompiers d’intervenir même en cas de gros incendie ou de gigantesque carambolage et on éteint Netflix. Comme ça, chacun peut rester chez soi à attendre impatiemment que tout rouvre. Oui, voilà. Quand je serai dictateur, j’aurai deux possibilités : tout fermer pour les jours fériés républicains ou interdire purement et simplement les syndicons. Je ne reviendrai pas sur le droit de manifester, un avantage de privilégiés d’une petite catégorie de travailleurs (ça reste à prouver en temps effectué) qui pensent penser pour les autres alors qu’eux seuls comptent.
Non, en revanche, les manifestations ne seraient plus possibles qu’en dehors de leurs heures de travail, donc, principalement les week-ends et les jours fériés et avec le droit unique de faire cuire des merguez arrosées de bière sur leur lieu de travail. C’est tout. Tu n’es pas content de tes conditions de travail ? Ta mutuelle ne te coûte que 17 euros par mois et elle te rembourse tout mais ce n’est pas assez ? Tu es souvent malade et tu n’as aucun jour de carence mais c’est encore trop ? Tu es systématiquement contre tout ce qui peut être productif et aider à la réduction de la dette ? Tu veux gagner plus en bossant moins ? OK, tiens, voilà 12 merguez et autant de canettes de bière, tu as une demi-journée pour tout avaler. Pendant ce temps-là, tu ne diras pas de conneries et surtout, tu n’empêcheras pas de travailler ceux qui veulent vraiment travailler. Pas d’accord. Va dans le privé.
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
http://sibal33.canalblog.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire