mercredi 30 septembre 2026

très sensible aux marqueurs du temps

Les plus fidèles et les plus observateurs d’entre vous ont déjà remarqué que je parle régulièrement d’un sujet qui est très présent dans ma vie : les marqueurs du temps. Celui qui passe. Et qui passe de plus en plus vite. Surtout depuis que je suis en retraite. Depuis que je suis pensionné. Parce que du temps, même si j’ai l’air d’en avoir à revendre, en réalité, j’en manque cruellement. À peine chaque matin est passé que déjà, c’est le soir qui tombe. À peine un jour est passé que c’est une semaine qui passe aux oubliettes. Et à peine une année est terminée qu’une autre fait déjà la cavalcade comme un animal sauvage qui ne veut surtout pas se faire attraper. Et ce matin, premier jour du mois d’octobre, forcément, pour moi, c’est une date un peu clé. Une date qui marque une fin et un début.

La fin, c’est la fin du troisième trimestre de 2026 et le début du quatrième, donc, le dernier. Et, par conséquence, l’ultime ligne droite vers 2027. Il nous reste un peu moins de cent jours avant de changer d’année, une année que je redoute, ce n’est un secret pour personne. Et quand je dis que je redoute 2027, si ça se trouve, 2026, que je n’ai pas beaucoup aimée, jusque-là, avec le recul, ça sera peut-être moins pire que ce que j’ai ressenti jusqu’à maintenant. Tout est une question de proportions, d’échelle de valeurs et de comparaison. Je ne peux pas dire que j’ai la sensation de lâcher la proie pour l’ombre car 2026 n’a rien d’une proie, à mes yeux. Mettons que c’est plutôt comme si j’étais un otage libéré sans savoir que j’allais me retrouver avec un bourreau encore pire.

Je sais, l’image est un peu violente mais c’est ce que je pense. Vous savez, je n’y peux rien si je suis un pessimiste dans ma nature profonde ; c’est un de mes aspects, une de mes définitions voire un de mes réflexes. C’est ainsi que je fonctionne et c’est peut-être aussi ça qui m’a toujours permis et qui me permet d’écrire car si j’étais quelqu’un d’insensible voire d’insouciant, je me foutrais probablement de tout. Alors voilà, si l’autre jour, je vous confiais que parfois, je compte les murs, je compte les silences et je compte mes amours, c’est aussi à cause de tout ça. Et je compte le temps qui passe. Et je note ses marqueurs. Aujourd’hui, c’est le premier jour du dernier trimestre de cette année en cours. On va dire que tout est normal histoire de ne pas se faire des nœuds au cerveau.

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