mercredi 30 septembre 2026

très sensible aux marqueurs du temps

Les plus fidèles et les plus observateurs d’entre vous ont déjà remarqué que je parle régulièrement d’un sujet qui est très présent dans ma vie : les marqueurs du temps. Celui qui passe. Et qui passe de plus en plus vite. Surtout depuis que je suis en retraite. Depuis que je suis pensionné. Parce que du temps, même si j’ai l’air d’en avoir à revendre, en réalité, j’en manque cruellement. À peine chaque matin est passé que déjà, c’est le soir qui tombe. À peine un jour est passé que c’est une semaine qui passe aux oubliettes. Et à peine une année est terminée qu’une autre fait déjà la cavalcade comme un animal sauvage qui ne veut surtout pas se faire attraper. Et ce matin, premier jour du mois d’octobre, forcément, pour moi, c’est une date un peu clé. Une date qui marque une fin et un début.

La fin, c’est la fin du troisième trimestre de 2026 et le début du quatrième, donc, le dernier. Et, par conséquence, l’ultime ligne droite vers 2027. Il nous reste un peu moins de cent jours avant de changer d’année, une année que je redoute, ce n’est un secret pour personne. Et quand je dis que je redoute 2027, si ça se trouve, 2026, que je n’ai pas beaucoup aimée, jusque-là, avec le recul, ça sera peut-être moins pire que ce que j’ai ressenti jusqu’à maintenant. Tout est une question de proportions, d’échelle de valeurs et de comparaison. Je ne peux pas dire que j’ai la sensation de lâcher la proie pour l’ombre car 2026 n’a rien d’une proie, à mes yeux. Mettons que c’est plutôt comme si j’étais un otage libéré sans savoir que j’allais me retrouver avec un bourreau encore pire.

Je sais, l’image est un peu violente mais c’est ce que je pense. Vous savez, je n’y peux rien si je suis un pessimiste dans ma nature profonde ; c’est un de mes aspects, une de mes définitions voire un de mes réflexes. C’est ainsi que je fonctionne et c’est peut-être aussi ça qui m’a toujours permis et qui me permet d’écrire car si j’étais quelqu’un d’insensible voire d’insouciant, je me foutrais probablement de tout. Alors voilà, si l’autre jour, je vous confiais que parfois, je compte les murs, je compte les silences et je compte mes amours, c’est aussi à cause de tout ça. Et je compte le temps qui passe. Et je note ses marqueurs. Aujourd’hui, c’est le premier jour du dernier trimestre de cette année en cours. On va dire que tout est normal histoire de ne pas se faire des nœuds au cerveau.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 29 septembre 2026

zut, on aurait pu dîner ensemble

Zut, le pape est parti et je me rends compte qu’on a raté quelque chose. Ben oui, on aurait pu dîner ensemble. Parce que c’est bien beau de partager les repas avec des gens de votre bord mais si ça se trouve, ce brave Léon (oui, je pars du principe qu’il est brave – déjà, il s’est fritté avec Trump, prrrrrt,  et rien que ça, ça me le rend très sympathique), ça lui aurait plu de passer un moment avec quelqu’un comme moi. Quelqu’un qui n’est pas acquis à sa cause. En tant qu’apostat (au fait, ça fait 8 ans en octobre que j’ai renié mon baptême, dans 2 ans, je ferai la fête pour les 10 ans – avec hosties à volonté – oui, des hosties mais attention, avec goût fromage, goût bacon, goût paprika, etc…), si ça se trouve, il aurait aimé qu’on échange nos points de vue. Parce que c’est ça qui est intéressant, ce sinon, si on est d’accord, c’est vite stérile.

C’est stérile et on tourne en rond. Vous imaginez le dîner du pape avec 7 cardinaux ? « J’aime beaucoup Jésus. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » « Moi aussi. » Ça n’en finit plus si tout le monde pense la même chose, si tout le monde est d’accord. Alors qu’avec moi, le pape, il aurait de la contradiction et moi, j’aurai la sienne et donc, ça ne pourrait être que productif même s’il y a peu de chances qu’il se rallie à mon point de vue et moi au sien. Moi, j’ai beau avoir mes têtes, je ne suis contre aucun déjeuner ou dîner avec qui que ce soit. Mais attention, il y a quand même des gens avec qui je resterai largement sur mes gardes. Par exemple, avec Marc Dutroux, je prendrai du mouton, j’aurais trop peur de ses pulsions si je prenais de l’agneau. C’est vrai, on ne sait jamais…

Tiens, si Mathilde Panot, spl-spllltch, veut me proposer un repas, j’éviterai de manger du cassoulet car déjà que je pète en prononçant ou en écrivant son nom, je n’ose imaginer dans quel état nous serions à la fin du repas. Ça me fait penser que quand un homme politique organise un meeting, normalement, tous les gens qui viennent le voir et l’écouter sont normalement acquis à sa cause et je me demande toujours pourquoi dépenser tant d’argent pour convaincre des déjà convaincus ? Non, ça aurait plus de gueule si dans l’assistance, il y avait des gens des autres bords. Parce que c’est facile pour Mélenchon, spllltch ou Marine Le Pen, prrrrrt, de se faire applaudir par des afficionados. Non, ils auraient plus de mérite à tenter de convaincre d’autres gens. Alors, Léon, vous revenez quand en France ? On s’appelle et on se fait une bouffe ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

ça y est, il est parti ?

Bon, normalement, Léon XIV doit être parti et on va pouvoir reprendre le cours normal de notre vie, en France. En revanche, normalement, Céline Dion est encore là pour environ trois semaines. Ou alors, c’est l’inverse. De toute façon, moi, je dois avouer que ce n’était pas très malin de les faire venir en même temps, les deux idoles parce que moi, niveau habillement, je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de différence, je n’ai jamais beaucoup aimé les tenues de la chanteuse alors que celles du pape non plus. À la limite, pour reprendre une vanne de Jessé dans Quelle époque (le 19 septembre), le soir de sa première, au Vatican, c’est un peu Drag Race tous les jours. Et Céline Dion aussi. Je trouve qu’elle a des tenues qui sont souvent excentriques et moi, même sur scène, je n’oserais pas les porter du tout.

En revanche, je serais capable de porter une robe papale. Oui, pour un sketch. Pour blasphémer. Et pour voir ce que ça fait d’avoir une érection dans aube ou assimilé. Est-ce que ça se voit ? Et comment on fait pour faire pipi, quand on est habillé en pape ? On soulève sa soutane blanche et on s’assoit et on se lâche ? Et est-ce que les papes (et les cardinaux) sont comme les écossais ? Ils n’ont peut-être pas de sous-vêtements, la tradition veut qu’ils n’en portent pas… Mais alors, elle va où la dernière goutte ? Oh la, la, toutes ces questions dès le matin… Et est-ce qu’un pape, il doit retirer sa calotte pour faire pipi (ou caca) ? Attendez, au lieu de penser que je ne cherche qu’à me moquer : et pour la mozette ? Non, ce n’est pas une spécialité vendéenne et non, ça ne fait pas péter avec un cheveu sur la langue.

La mozette, c’est la courte cape boutonnée sur le devant, généralement rouge. Comme pour le Père Noël mais en moins… mais en plus… Non, c’est juste différent. Alors voilà, j’espère que tout mon lectorat a dit au revoir à Léon XIV car au rythme des visites papales en France, je crois qu’il n’est pas prêt de revenir nous voir. En tout cas, je pense que de mon vivant… Ou alors, si, ça va arriver plus vite qu’une éclipse totale de soleil au-dessus de nos têtes, dans l’hexagone. Est-ce que ça me rend triste que le pape soit parti ? Non. Est-ce que ça m’a rendu heureux qu’il vienne chez nous ? Non. Alors, qu’est-ce que j’ai ressenti ? Si je veux être honnête, je m’en suis foutu. À part que ça m’a donné du grain à moudre pour mon blog mais sinon, bof… Après, ce n’est pas parce que je n’aime pas la religion que je dois…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

dimanche 27 septembre 2026

messe à Metz

Aujourd’hui, le pape doit dire une messe à Metz et je suis étonné que personne n’ait fait le rapprochement dans les journaux télévisés ou radiophoniques parce que ça, si ça n’est pas un super clin d’œil de la part du souverain pontife… Vous imaginez la préparation de son voyage en France ? « Votre Sainteté, après Paris et Lourdes, vous avez un autre projet en France ou vous prévoyez de rentrer au Vatican ? Euh, Jean-Eudes, j’aimerais bien aller à Metz. Ça me ferait très plaisir de dire une messe à Metz. Vous trouvez cette ville symbolique ? Ah oui alors, une messe à Metz, ça me réjouit l’auréole. De toute façon, ça aurait eu nettement moins d’allure si j’avais choisi d’aller dire une messe à Nancy. Alors que ces deux villes sont proches, si je ne m’abuse. Vous ne vous abusez pas, votre Sainteté, vous ne vous abusez pas. Alors que d’autres, on a des doutes… »

Dans ces cas-là, comme je ne suis pas le dernier à faire des jeux de mots, des meilleurs aux pires, si on m’avait demandé, moi, j’aurais pu soumettre des idées au Saint-Père (qui n’est pas le mien, de Père car moi, j’ai quitté la religion catholique par un acte d’apostasie, il y a quelques années de cela mais quand il s’agit de rendre service, je ne suis jamais le dernier. Pardon ? Dieu me le rendra ? Pfffft…) comme : aller parler de sa foi à Foix. Oui, je sais, celui-ci, il n’est pas nouveau-nouveau mais bon, il est très opportun. Chacun a l’espèce de comptine en mémoire : il était une fois une marchande de foie qui vendait du foie dans la ville de Foix qui se dit ma foi, c’est la première fois et la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix. Euh, et ça lui arrive d’avoir des crises de foie, au souverain pontife, des fois ? Non, mais juste des fois, au cas où…

Il aurait aussi pu aller faire un saut à la Flèche, dans la Sarthe afin de voir si Saint-Sébastien n’y était pas. Ça fait longtemps qu’il n’a pas eu de nouvelles de ce martyr. Il aurait aussi pu décider d’aller consulter un dermato à Pau parce que vu les délais pour un rendez-vous, comme son voyage est prévu depuis plusieurs mois… Ou aller faire un tour à Tours. Ça me rappelle en juin 1998, j’y étais pour le week-end et j’y croise Garcimore qui me demande son chemin. Il est parti en me disant « ce n’est pas la première fois que je rate un tour. » Après, comme j’ai l’esprit un peu tordu pervers, j’imagine ce cher Léon XIV qui cherche à fausser compagnie à son service d’ordre (pour en avoir un, il est entré dans les ordres) afin d’aller faire un plan à Troyes ou pire (ou mieux, ça dépend si on aime ça ou pas), un plan à Sète. Mais Metz vaut bien une messe, non ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

samedi 26 septembre 2026

je compte les murs

La nuit, quand je ne dors pas, au lieu de compter les moutons (puisque c’est avéré que ça ne sert à rien), je compte les murs. Parce que déjà, rien que dans ma chambre, si je compte certains angles un peu morts quand on n’y entre pas carrément dedans, il y en a plusieurs et rien que ça, ça m’occupe un moment et ça m’empêche de penser à des choses qui pourraient me donner le tracassin. Heureusement, si je réussis à compter les murs comme je le souhaite, souvent, je me rendors aussitôt. Et si ça n’est pas le cas, je compte d’autres murs. Comme ceux de la place Lemoine, en bas de chez nous, côté pièces de jour. Et là, entre les restaurants, le collège, les immeubles d’en face et j’en passe peut-être, j’en ai plein de murs, à compter. Et là, comme ça a des chances de m’ennuyer un peu, je me rendors très vite. La plupart du temps.

La nuit, quand je fais des rêves qui m’agacent ou qui me barbent, je me réveille, je vais faire pipi et quand je me recouche, je compte les silences. Parce que c’est très intéressant de faire attention aux silences qui nous entourent. Et il y en a bien plus qu’en apparence. Il suffit juste de leur être très attentif. Et moi, ça, je pense que je sais bien le faire car je suis capable d’en compter plusieurs, voire plein, des silences. Bien sûr, pour ça, il ne faut pas que mon sommier grince, ni que je toussote, ni que je renifle, ni qu’un noctambule alcoolisé hurle si fort dans une rue voisine que je l’entends jusque dans ma chambre, pourtant bien protégée de l’espace public. Il ne faut pas non plus que le président ronfle mais ça va, il ronfle si peu, désormais… C’est justement depuis qu’il ne ronfle presque plus que je me suis mis à compter les silences.

La nuit, quand je me réveille inopinément, je pense à mes amours. À mes amours d’antan, à mes amours passées, à mes amours présentes et à celles de demain, les futures, les probables. Je pense à ceux que j’ai aimés, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie mais jamais pas du tout. Je pense à qui m’a fait rêver, fantasmer, fondre. Je pense à tout ce que j’ai pu écrire pour quelques-unes de ces amours, qui ne l’ont jamais su car j’ai toujours tout gardé pour moi. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie mais jamais pas du tout. Et j’effeuille les marguerites de mes souvenirs amoureux souvent érotiques, parfois pornographiques mais aussi platoniques. Et ça me fait du bien car ça, c’est mon ciné-club personnel. Personne d’autre que moi. J’aurais aimé les inviter, tous ces amours ? Peut-être. Peut-être pas. Un peu, beaucoup, à la folie.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 25 septembre 2026

viens, viens, c’est une prière

Viens, viens, c´est une prière ; viens, viens, pas pour moi mon père ; viens, viens, reviens pour ma mère ; viens, viens, elle meurt de toi… J’aimais beaucoup cette chanson de Marie Laforêt, également interprétée par les Compagnons de la Chanson (injustement oubliés, quel dommage) et quelques rares autres artistes, autour de 1973. Cette chanson avait fait un carton et Marie Laforêt y mettait juste un peu trop de mélo mais que c’était beau à écouter. On y croyait. Il faut dire qu’elle était magnifique, qu’elle chantait divinement bien et que la chanson parlait d’un sujet assez inédit pour l’époque. Un peu comme Les divorcés d’un autre regretté : Michel Delpech. Et moi, ce matin, je dédie cette chanson à Léon XIV. Parce que ça lui va bien : viens, viens, c’est une prière ; viens, viens, pas pour moi mon père…

C’est ma priè-ère, je viens vers toi ; c’est ma priè-ère, je suivrai ta loi ; c’est ma priè-ère, un jour viendra : c’est ma pri-ère et le monde changera… Là, on est avec un chanteur regretté (encore ?), Mike Brant et sa chanson, son tube de 1972. Ah ça, on peut dire qu’on l’aura entendu, ce titre, dans les radios, dans les émissions de télévision et les filles étaient folles de lui. Il faut dire qu’il avait de l’allure, le mec. Et du coffre. Aujourd’hui, il serait boycotté par une gauche un peu extrême car juif et ma foi, heureusement pour lui, il n’aura pas connu ça de son vivant. Un autre regretté (décidément), c’est une autre chanson avec le même titre, celle de Tino Rossi. Pas du tout le même style : penser à toi, n’aimer que toi et vivre pour toi, c’est ma prière… Et moi, ce matin, j’aimerais dédier les deux au pape, ça le changera un peu.

Là, on va parler de chanteuses pas regrettées car encore vivantes. Ça nous changera un peu. Tiens, justement, évoquons cette artiste discrète qu’est Axelle Red et sa chanson ma prière, en 1996 : moi qui aurais tant voulu un monde qui évolue, je cherche mais je ne trouve pas un pays qui me va ; moi qui aurais tant aimé, me sens paralysée, j’ai traversé la terre entière, écoute ma prière, écoute ma prière… On est nettement moins dans la chansonnette de variété pure et dure mais j’aime les deux, alors… Et parce qu’on ne peut pas parler du pape sans citer Céline Dion, si on écoutait Prière païenne : c’est ma prière païenne, mon credo, ma profession de foi ; c’est ma supplique terrienne, j’y mets tout ce que j’espère et tout ce que je crois. La dernière partie ne me semble pas correcte d’un point de vue syntaxique mais bon...

https://www.youtube.com/watch?v=6HUW2Zcpdlk Marie Laforêt

https://www.youtube.com/watch?v=2eM1X6eH7_Y Mike Brant

https://www.youtube.com/watch?v=Pcuy5PgU2i0 Tino Rossi

https://www.youtube.com/watch?v=bP6OMkxDHBM Axelle Red

https://www.youtube.com/watch?v=1KtPpmmM0Bs Céline Dion

 

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

jeudi 24 septembre 2026

habemus papam

Je vous préviens, dans ce billet, il ne sera question que du pape et il y aura plein de jeux de mots dignes de l’almanach Vermot. Et il ne sera fait aucune allusion à Céline Dion. Ah ben si, je viens de le faire mais je vous jure que ça sera la dernière pour cette fois. Car en plus, je n’ai rien contre elle. Je n’ai rien pour et je n’ai rien contre. Je la trouve sympathique quand elle ne braille pas et quand elle ne me fait pas peur physiquement mais autrement… Non, j’avais dit que je m’apprêtais à faire un festival papal. Alors, désolé, je me reprends en main et je me mets sur Léon XIV. Attention, ce n’est qu’une image, hein, je ne veux pas qu’on s’imagine qu’il puisse se passer quoi que ce soit entre lui et moi. Je ne suis pas de ce genre-là, moi. Donc, le pape Léon XIV est  en France et… Ah, vous ne le saviez pas encore ? Je ne sais pas où vous habitez ni d’où vous venez mais ne pas le savoir, c’est un peu étrange, non ?

Alors, le pape arrive donc ce matin à Orly et tout à l’heure, on pourra dire qu’en France, le pape y est. Reste à savoir s’il est d’Arménie, buvard ou toilettes (petit clin d’œil à Régine.) Comment ça il est où, le pape ? Il est à Saint-Denis. Le pape où ? En Nouvelle-Guinée ? Non, en France. Après, c’est dommage que Rika Zaraï soit décédée, elle aussi (autre clin d’œil à Régine) car on aurait pu lui faire rencontre le souverain pontife et ça aurait donné pape-Rika. La rencontre aurait pu être un peu épicée, allez savoir. En tout cas, personne n’a oublié (dans ma génération, en tout cas) que La chanteuse israélienne s’était convertie dans les médecines naturelles et qu’elle avait prôné les bains de siège, dans les années 80. D’ailleurs, le pape, lui, quand il se trempe les fesses dans une bassine, ce n’est pas un bain de siège mais un bain de Saint-Siège. Et on y revient au pape y est pour se les essuyer, les fesses…

Dans le premier paragraphe, je me suis un peu offusqué que vous puissiez imaginer qu’il se passe quelque chose entre Léon XIV et moi quand j’ai dit que je mettais sur lui. J’aurais dû préciser que dans l’autre sens, je suis capable de le faire car ça ne me dérange pas de me mettre sous pape. Ça dépend pour faire quoi. En plus, c’est plutôt le rôle d’un cardinal que d’être sous pape. Moi, je me contente de vivre dans la résidence Le Cardinal. Rien à voir. Après, quand on aura retiré le pape du Stade de France, on pourra dire qu’on a le pape ôté. Mais attention à ne pas lui faire mal car sinon, le pape aïe. Et vous savez comment on ramasse les papes aïe ? Avec une fou-fourche, elle commence à dater, celle-là mais elle est totalement de circonstance, je trouve. Euh… Je me demande si je ne devrais pas m’arrêter là parce que sinon, je crois que ça va devenir de pire en pire. Et puis moi, le pape, je suis comme Dieu…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 23 septembre 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (21)

Dieu ? Hmmm, oui, mortel ? Toi qui sais tout, tu sais qui vient, demain, en France ? Céline Dion ? Mais non, Dieu, Céline Dion, ça fait douze jours qu’elle a commencé ses shows sur Paris. Ah ben si ce n’est pas Céline Dion, je ne vois pas de qui il s’agit. Tu sais, Mortel, Moi, Je suis censé tout savoir mais Je ne connais pas forcément tous les potins de votre vie terrestre. En vérité, Je te le dis, Je ne connais que l’essentiel sur ta façon de vivre et, bien sûr, tous les péchés que tu commets. Donc, tu ne sais pas qui arrive demain chez nous, en France ? Tu sais, mortel, tu ferais mieux de Me dire tout de suite de qui il s’agit car Moi, les devinettes, ce n’est pas vraiment Ma tasse de thé. Bon, alors, écoute-moi bien, Dieu, demain, en France, il y a le Pape qui arrive à Paris et qui va se produire au Stade de France, à Saint-Denis.

Qui ça, mortel ? Comment ça, qui ça, Dieu ? Je n’ai pas compris de qui tu parlais, mortel. Du Pape, Dieu. Je te parle du Pape. Tu sais bien, ton représentant sur terre. Ah oui, c’est lequel, déjà ?  C’est Léon… Léon Marchand ? Mais non, Dieu, Léon XIV, comme notre roi Louis, du même numéro. Léon XIV ? Je ne vois pas, Je suis désolé. Tu ne connais pas Léon XIV, Dieu ? Eh bien non, mortel. Il n’est pas encore venu me voir. Mais il dit qu’il est ton représentant… Tu sais, mortel, des gens qui se disent parler pour Moi, il y en a eu pléthore depuis plus de 2000 ans, alors, Moi, sauf quand ils viennent Me rendre visite, Je n’ai aucune raison de les connaître. Mais s’ils te rendent visite, Dieu, c’est qu’ils sont morts ? J’attendrai que ce Léon XIV décède pour parler avec lui. Sinon, non, Je ne le connais pas, ce Léon-là.

En revanche, J’ai bien aimé son prédécesseur, François quelque chose… Non, François tout court, il était charmant. J’aimais bien sa devise, aussi : Miserando atque eligendo. Je ne sais pas ce que ça veut dire, moi, Dieu. Ça ne M’étonne pas, mortel. Le latin et toi, ça fait deux, hein ? Et la devise de Léon XIV ? Malheureusement, comme Je ne le connais pas, Je ne la sais pas non plus. Mais si tu veux, Je peux te citer la devise de Céline Dion : Ibo quo ibis. Ce qui veut dire ? « J’irai où tu iras. » C’est bien, c’est un peu comme les rois mages quand ils suivaient l’étoile du berger. Sheila le disait, elle aussi : je te suivrai, où tu iras j’irai. Tu connais ça, toi, Dieu ? Oh, Je n’ai aucun mérite, Je ne connais pas les dernières chansons à la mode mais dès que ça tombe dans le domaine public, oui. Ah ben ça alors, Dieu…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 22 septembre 2026

enfin l’automne

Enfin l’automne, du moins, en théorie. Enfin, on peut espérer que ces canicules estivales auront pris la poudre d’escampette juste avant l’arrivée de ce nouvel automne. Enfin, les jours raccourcissent tellement qu’on s’en rend merveilleusement compte. Désolé pour les gens qui sont seuls et qui n’aiment pas se retrouver enfermés chez eux quand il commence à faire nuit avant une heure décente mais là, mon confort personnel va passer le bien-être des autres. Et cette arrivée d’un automne nouveau, alors que nous en parlions avec Teresa, chez le patron, je disais que ça me ravissait et elle, non. Mais moi, je lui ai dit que ce qui était dommage avec l’automne naissant, annonciateur d’un hiver proche est également l’augure d’un printemps suivant et d’un nouvel été qu’on annonce déjà au moins aussi pénible que celui de cette année.

Donc, au vu de cette crainte, moi, ce matin, je dis que chouette, peut-être, c’est l’automne de 2026 mais vivement celui de 2027. Parce que, en plus, comme on aura peut-être connu une révolution de la bêtise et de la méchanceté entre temps, on peut espérer que quelques mois après la présidentielle, les choses se seront éventuellement un peu calmées. Oui, en effet, n’oublions pas que nous risquons d’avoir un choix impossible, le 2 mai prochain, entre prrrrrt et spllltch (maintenant, je pense que vous êtes habitué(e)s aux odeurs que j’émets quand on parle de celle et celui à qui je pense), je crains que la dernière partie du printemps et l’été qui va s’ensuivre, ce soit double peine entre les canicules/sécheresse et l’une des deux extrêmes au pouvoir. Et qu’on ne va pas avoir chaud que dans nos corps mais dans nos esprits, aussi. On aura chaud partout.

En attendant, je peux vous annoncer officiellement que je compte bien en profiter, de ce nouvel automne et que je suis ravi de penser que bientôt, je sortirai les foulards légers pour me protéger des premiers frais matinaux. Et ensuite, ce sera peut-être les premiers pulls pour mettre par-dessus un tee-shirt. Et les gros blousons molletonnés. Et le bonnet. Et les gants. Oui, parfois, un bonnet, ça peut paraître élégant alors que les gants sont rarement beau nez. Mais bon, quoi qu’il en soit et tant pis si je me répète mais c’est l’automne et moi, ça me fait presque jouir. Et même deux fois puisque ça me réjouit. Mon seul problème, c’est que très rapidement on va commencer à nous bassiner avec Noël… En attendant, je me sens bien, là, ce matin. Je suis content et moi, quand je suis content, je ne pète pas. Autant vous dire que ça sent donc très bon, autour de moi, là.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

lundi 21 septembre 2026

Rómeó og Júlía

Je viens de découvrir une chanson de la variété islandaise, des années 80 (1988, je crois, pour être précis, le plus précis possible) qui s’intitule comme le billet de ce matin : Rómeó og Júlía. Alors, même sans avoir aucune notion de la langue islandaise, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’une chanson qui parle de Roméo et Juliette. Sauf si l’auteur (compositeur et interprète), Bubbi Morthens a voulu parler de son chien et de sa chatte mais bon, ça serait tout de même assez étrange. D’ailleurs, on va tout de suite vérifier s’il s’agit des deux héros shakespeariens ou de deux éventuels animaux domestiques. Uppi í risinu sérðu lítið ljós, heit hjörtu, fölnuð rós. Matarleifar, bogin skeið, undan oddinum samviskan sveið. Là, vous l’aurez tous compris, il est bel et bien question d’un couple de jeunes et non pas de qui ou quoi que ce soit d’autre.

Mais on est loin des Roméo et Juliette, les deux héros ultra-romantiques de Shakespeare car là, on est plutôt dans des homonymes qui se droguent. Il est question d’aiguille, de pompe et de seringue, entre autres accessoires de personnes qui se shootent : nálaroddur, dælan var að sjúga, sprauta… Et quand Bubbi Morthens chante : Trúðu á drauma, myrkrið svalt, draumarnir tilbáðu þau. Rómeó, Júlía, Rómeó, Júlía… On sent toute la dramaturgie de la situation. Je vais vous traduire pour que vous comprenez les derniers mots, les plus forts : Roméo, Juliette, Roméo, Juliette… C’est incroyablement puissant, non ? Cette chanson est un des plus grands standards de la variété islandaise. Tout le monde la connaît. Ce qui ne veut pas dire que tout le monde l’aime mais comme nul n’est parfait… En tout cas, vous pouvez l’écouter avec le lien à la fin de ce billet matinal.

Et plus on avance dans la chanson, plus ça devient triste, à la limite du mélodrame. J’en veux pour preuve l’antépénultième couplet : Þegar kaldir vindar haustsins blása naprir um göturnar, sérðu Júlíu standa, bjóða sig hása í von um líf í æðarnar. Et l’avant dernier n’est pas en reste : Því Rómeó villtist inn á annað svið, hans hlutverk gekk ekki þar. Of stór skammtur stytti þá bið inni á klósetti á óþekktum bar. Parce que franchement, quand on imagine Juliette errant dans les rues, la nuit, sentant la vie couler dans ses veines pendant que Roméo se tape une overdose dans les toilettes d’un bar inconnu… Il aurait mieux valu pour lui de se taper un inconnu dans les toilettes d’un bar car au pire, il aurait eu une MST alors qu’une overdose. Non, en général, je n’aime pas les œuvres qui parlent des drogués, ça ne m’intéresse pas. Mais là, bon, pourquoi pas ?

https://www.youtube.com/watch?v=NyP_22m7GOQ

 

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

dimanche 20 septembre 2026

nos cousins avec accent

Il y a des accents que je trouve séduisants voire sexy. Bon, évidemment, une personne anglaise qui parle français, ça peut me faire craquer. Et si en plus, cette personne a un bun, alors là, en plus de craquer, je peux fondre. Bien sûr, aussi, une personne d’origine allemande qui parle français, ça me parle au creux de l’oreille et dans le cœur. Ça a un rapport avec mon plus vieux meilleur ami, Arnold. Et les quelques autres de ses compatriotes que j’adore (Natti, Robert, Lisa, Peter… pour ne citer qu’eux…) Les accents belge et suisse me racontent aussi beaucoup de choses plaisantes. Je vais rapidement citer celui des italiens et même des espagnols. Ouais, au vu de tout  ça, on ne peut pas dire que je ne suis pas un européen, voire un européaniste, convaincu. Mais il en est d’autres, des accents, avec lesquels j’ai nettement plus de mal.

Un des pires, pour moi, c’est l’accent canadien. Celui de nos cousins, pour certains, partis de chez moi, du Poitou-Charentes (je n’ai pas toujours été bordelais, je me suis fait naturaliser en 2000), ces descendants de nos lointains ancêtres. Ah mais qu’on ne se méprenne pas, je les trouve charmants, amusants, intéressants mais quand ils parlent québécois, non, je n’arrive pas à m’y faire. Je trouve leur façon de parler même à la limite du supportable. Parce que je ne les comprends pas ou tellement moins que ceux dont j’ai parlé dans le premier paragraphe… Et puis, je n’oublie pas qu’ils nous ont envoyé Céline Dion en résidence à Paris et qu’on en a soupé de cette info. Ah bon, toi qui me lis, tu n’étais pas au courant qu’elle était venue chanter à Paris ? Pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir parlé partout. Même dans mon blog, je crois.

En revanche, je suis très agréablement surpris de cette nouvelle apprise le 17 septembre, celle que le Canada pourrait devenir le premier membre associé de la Communauté Européenne. À vrai dire, je ne sais pas trop ce que ça signifie mais l’idée me plaît bien parce qu’elle fait chier Trump, prrrrrt. Ah, désolé. Mais je vous avais prévenu, à chaque fois que j’entends ou que je prononce son nom, je pète. Comme d’autres mais je ne vais pas vous en mettre plein les narines dès ce matin. Non, revenons-en à nos moutons canadiens, encore une fois, je suis ravi de les accueillir comme membres associés de l’Union Européenne et ma foi, pourquoi pas à l’Eurovision 2027 ? Tant qu’à faire, hein ‽ Et si je puis me permettre, on peut mettre une clause dans le contrat : on n’est pas obligés de naturaliser Céline Dion en tant qu’européenne, on est d’accord ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

samedi 19 septembre 2026

en France, vous êtes sûr ?

Pardon ? Qui ça ? Elle est en France, vous êtes sûr ? Mais comment se fait-il que je ne sois pas au courant, moi ? Je suis toujours le dernier informé. Alors qu’en tant que propriétaire-gestionnaire de ce blog, ce serait quand même plutôt moi qui devrais être au courant des dernières nouvelles. De ce qui se passe en France, chez nous et dans le reste du monde. Parce que franchement, moi, là, ce matin, j’apprends qu’elle est en France et personne ne m’a rien dit. Je ne comprends pas non plus pourquoi personne n’en a parlé. Un tel événement, je ne comprends pas que ça soit passé sous un tel silence. C’est du grand n’importe quoi. Comme le reste. Non, je ne suis pas ronchon, je suis juste vexé comme un pou de n’avoir rien su au sujet de cette extraordinaire nouvelle. Céline Dion est en France ‽

Je sais maintenant que je suis la dernière roue du carrosse et que je compte pour du beurre. Céline Dion est en France et personne ne m’a rien dit. Si j’avais su, j’aurais mis un slip propre. Et je me serais coupé les ongles des pieds. Ce qui me rend fou, c’est que je suis obligé de l’apprendre par la bande. Une dame chez Jocteur qui disait au patron : « Céline Dion, il paraît que son spectacle était époustouflant. Donnez-moi une baguette tradition, s’il vous plaît, merci. » Alors moi, quand Greg m’a demandé comment j’allais, avant de lui réclamer deux petites brioches à tête, je lui ai dit « vous saviez, vous, que Céline Dion était en France pour un spectacle époustouflant ? » « Ben oui, Stéphane, pas vous ? » Je n’ai rien laissé paraître mais encore une fois, je me suis senti vexé. Mal aimé. Délaissé.

Pourquoi on ne m’a rien dit ? Parce qu’on a eu peur que je me moque d’elle ? Pffft, tu parles, Charles. J’essaie juste d’être objectif. C’est la plus grande chanteuse du monde mais elle me met mal à l’aise et je n’aime pas tout ce qu’elle fait. En revanche, je la trouve sympathique. Rien à voir avec Donald Trump, prrrrrt ou Poutine, brrrrrt. Et je ne vous parle pas de Mathilde Panot, spl-spllltch. Non, Céline Dion, elle a plus de classe qu’eux. Même si je n’adore pas tous ses looks vestimentaires. En tout cas, merci à tous ces journalistes et journaleux de nous dire combien ils ont aimé le show, samedi dernier. Ça fait à peine élitiste, ça. « Nous, on y était et pas vous, nanana, nananère. » Céline Dion est en France, non, moi, personnellement, je n’y crois pas. Je pense que c’est une fake news. Et la terre est plate.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 18 septembre 2026

j’ai fait un cauchemar

J’ai fait un cauchemar. Ça ne m’arrive pas souvent mais j’ai fait un cauchemar terrible. Je sais que je rêve beaucoup et j’ai même l’impression que je rêve plus qu’auparavant. L’âge ? Mais même si je fais des rêves un peu chiants, un peu lourds ou un peu désagréables, je cauchemarde rarement. Sauf que là, cette nuit, je ne vous dis pas. D’ailleurs, je ne vais pas vous en parler car c’était vraiment trop horrible. Trop moche. Et j’ai peur que ça en perturbe trop, parmi toutes celles et tous ceux qui me lisent. Je m’en voudrais tant de vous contaminer avec mes propres angoisses et mes propres terreurs. Non, non, n’insistez pas, je ne vais pas vous raconter de quoi j’ai mal rêvé, cette nuit. Non, c’est trop horrible. Et quand je vois dans quel état je me trouve, ce matin, je n’ai pas envie de ça pour vous. Mieux vaut éviter.

Je peux juste vous donner un ou deux indices. Par exemple, le premier (et pas le plus petit) : je n’étais pas en érection, à mon réveil, ce matin. Donc, si ça, ça n’est pas une preuve que ce rêve était plus que pénible. Ben oui, je ne vois pas pourquoi j’aurais bandé alors que je faisais un cauchemar. Je ne suis pas masochiste. En tout cas, pas à ce que je sache. Pardon ? Vous pensez que je pourrais l’être sans le savoir ? Non, je ne crois pas. Non, merci sans façon. Et le deuxième indice, c’est… Ah, mais, c’est quoi, déjà le deuxième indice ? Un rapport avec les bananes ? Non, j’ai dit que je n’avais pas la trique. Un rapport avec les chignons ? Non, je ne crois pas. Et puis ça ne pourrait pas être un mauvais rêve. Quand même, allons, enfin… Zut, c’est ballot mais j’ai oublié le deuxième indice. Un truc avec un citron ? Non plus.  

Un canari ? Mais non, vous vous imaginez cauchemarder à propos d’un canari, vous ? Moi non plus. Attendez, laissez-moi réfléchir quelques secondes, ça va forcément me revenir… Canicule ? Non. Intelligence Artificielle ? Non.  Morpion ? Non… Je suis vraiment désolé mais ça ne me revient décidément pas. Pourtant, je l’ai sur le bout de la langue, le deuxième indice. Comment ? Vous dire carrément de quoi parlait mon cauchemar ? Non, vous ne vous rendez pas compte du choc que ça pourrait vous faire, à vous aussi. Vous insistez ? Non, je ne veux pas avoir ça sur ma conscience.  Vous persistez dans votre insistance ? OK mais surtout, ne venez pas vous plaindre, après. Et nous sommes bien d’accord, vous ne m’attaquerez pas pour agression mentale ? Alors voilà, cette nuit,  j’ai rêvé du retour des gilets jaunes.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

jeudi 17 septembre 2026

Ringer

Il y a trois jours, j’apprenais que Catherine Ringer venait de mourir, victime elle-même d’une saloperie de tumeur. En plus, elle a succombé à un cancer foudroyant tout comme son compagnon, Fred Chichin, parti il y a bientôt vingt ans. On est loin de la longue maladie puisque ces dernières les a fait tomber en un presque claquement de doigts. Je ne sais pas quoi penser. Catherine Ringer était une femme que j’admirais un peu en secret. J’avais tous les albums des Rita Mitsouko. J’ai même vu le groupe sur scène, au début de ma vie bordelaise mais je n’étais pas resté car c’était un spectacle où tout le monde était debout et où tout le monde buvait de la bière et où tout le monde fumait de l’herbe voire plus. Et je n’avais pas aimé l’ambiance dans le public. Et je l’ai toujours regretté car je n’ai quasiment rien vu. Comme tant d’autres.

Catherine Ringer avait tout mon respect car c’était probablement l’une des plus belles voix, l’une des interprètes les plus intéressantes en France. Un choix de chansons toujours exigeant et une capacité d’occuper la scène comme peu d’artistes savent vraiment le faire. Certes, elle avait un peu disparu de l’espace public mais ce n’était pas la première fois et je ne me suis pas inquiété de ne plus la voir car à chaque fois que ça se produisait, elle revenait, toujours surprenante, toujours parfaite ou presque. Là, elle nous a fait bien plus qu’une surprise ou alors, une surprise d’un goût plus que douteux. On avait presque le même âge. C’est jeune, non ? J’espère qu’elle a été heureuse de sa vie, en apparence très riche. Une vie bien remplie. Je sais qu’elle pouvait agacer, que certains la trouvaient vulgaire mais non, pas du tout. Juste une apparence.

Peut-être une posture car au fond, elle était généreuse, elle était aimante et elle était vivante. Si vivante… Comme ta bouche est immense quand tu souris et quand tu ris, je ris aussi ; tu aimes tellement la vie… Quel est donc ce froid que l'on sent en toi ? Mais c'est la mort qui t'a assassinée Marcia ; c'est la mort, tu t'es consumée Marcia ; c'est le cancer que tu as pris sous ton bras… Rarement paroles de chanson n’auront été aussi… comment dire ? Prémonitoires ? Je ne sais pas si c’est le bon mot mais c’est celui que je vais laisser. Parce que je n’en trouve pas d’autres, ce matin. Catherine, vous faites partie des personnalités que j’aurais aimé rencontrer. Avec qui j’aurais aimé passer une soirée, devant un repas et je suis sûr que nous aurions eu plein de choses à nous dire. Mais vous êtes partie, tant pis. Tant pis pour moi.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 16 septembre 2026

il fait moins chaud mais je sèche

C’est fou, hein ? Ce matin, il fait nettement moins chaud que ces derniers mois et pourtant, je sèche. Attention, je n’ai pas dit que je m’asséchais, non, je sèche, tout simplement. Je suis devant la page blanche de ma page Word (page 12 du fichier de ce mois de septembre 2026 – pas totalement blanche puisque les deux premières lignes sont la fin du troisième paragraphe du billet d’hier, plus les liens pour les deux adresses de ce blog – Canalblog et Blogspot), donc, c’est un peu mensonger de parler de page blanche. Surtout quand on fait du remplissage comme moi, aujourd’hui. Et ça m’amuse, de penser à ce que j’écris : une page blanche avec un café noir. Surtout que comme pour ma page qui n’est pas immaculée, mon café n’en est pas un non plus vu qu’il s’agit principalement de chicorée avec juste un peu de café.

Bon, tout ça n’a que peu d’importance mais ça m’a déjà permis de finir un premier paragraphe et il m’en reste encore deux à terminer. Non pas que ça soit une corvée, ça ne l’est jamais pour moi, d’écrire, surtout le matin mais bon, je me dois, je me doigt (digitodermatophage ?) de mener chaque billet à son terme. Sinon, franchement, à quoi bon, hein ? Mais ce matin, alors que j’en suis presque à la moitié du deuxième paragraphe, je ne sais toujours pas de quoi je vais parler. Et je ne vais quand même pas aller chercher un verre de rosé pour me mettre un peu de peps dans les neurones, hein ‽ Non, je n’en suis pas arrivé là. Tiens, en écrivant « arrivé là », ça m’a fait tout de suite penser à Marinella, la chanson de Tino Rossi. Lui aussi, il parlait de chevelure féminine (vous avez vu l’à-propos sur mes précédentes publications ?)

Non, c’est faux, ce que je viens de dire. C’est faux depuis que je suis adulte. Mais c’était vrai quand j’étais enfant et que j’entendais cette chanson : Marinella, reste encore dans mes bras, avec tes cheveux jusqu’au cou, dans cette rumba d’amour… Tu parles, Charles, ce cher Tino (dont le véritable prénom était Constantin – waouh, quel autre à-propos avec une encore autre publication récente, je m’épate moi-même), il n’a jamais chanté ça. C’est juste ce que moi, je comprenais. Les paroles exactes, c’est : Marinella, reste encore dans mes bras, avec toi, je veux jusqu’au jour, danser cette rumba d’amour… Il faut toujours rétablir la vérité quand elle est incontestable comme là. Les complotistes peuvent aller se rhabiller. N’est-ce pas, monsieur Trump ? Prrrrrt. Ah, un dernier à-propos bien senti, celui-ci. Pas mieux.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 15 septembre 2026

chevelures (3) et fin

Je ne peux décidément plus le cacher, j’aime les chignons, c’est largement plus qu’officiel. Et depuis cet été, encore plus qu’auparavant. Mais attention, je n’aime pas tous les chignons. Par exemple, celui de Céline Dion, en ce moment, je trouve que ça fait trop mémère et ça fait trop strict. Mémère stricte. Oui, ou vieille secrétaire de direction. Et quand on a un visage un peu anguleux, ça rigidifie encore plus les choses. Et je n’aime pas non plus les chignons que je trouve ratés mais là, je le reconnais, c’est totalement subjectif de ma part. Un chignon raté ? Je crois que c’est surtout chez les mecs que j’en trouve. Un chignon qui est peut-être un cache-misère. Qui peut juste faire illusion pour ne pas qu’on puisse voir que les cheveux sont sales. Ou un chignon qui détonne avec le reste du visage ou de la silhouette.

Après, si moi-même j’ai tenté d’avoir un petit catogan dans mes dernières années Sonépariennes (et travailler chez Sonepar, Sonéparien, justement, surtout à l’époque) mais j’avais une toute petite queue (de cheval) et chez moi, à chaque fois que j’ai tenté d’avoir les cheveux longs, comme ils ont alors tendance à onduler, ça fait assez vite moche. Comme chez certains dont je trouve les chignons ratés. En revanche, un beau chignon, faussement négligé ou non, alors là oui, que ça soit chez vous, mesdames ou chez vous, messieurs, pour un peu, ça me ferait bander. C’est une image. Je ne suis pas un pervers sexuel non plus, hein ‽ Et ça fait partie de certains regrets au niveau de mon physique : j’aurais aimé être plus grand et plus costaud (impressionner un peu plus les autres, par exemple) mais aussi avoir une tête à chignon.

En revanche, j’ai de la peine pour certaines personnalités ou certains personnages de la littérature qui eux, n’ont jamais pu et n’auront jamais de chignon. Tiens, par exemple, Jean-Noël Barrot, notre ministre actuel des affaires étrangères, l’homme au beau regard. Bon, il n’est pas chauve mais il n’a pas assez de cheveux pour se les nouer.  Et Juppé non plus. Même Éric Ciotti, beurp, le pauvre. Michel Blanc et Fabien Barthez sont logés à la même enseigne. Même pas besoin d’avoir une brosse ni un peigne. Ou alors, juste pour des girafes s’ils en ont chez eux. Mais le personnage le plus emblématique de cette liste non exhaustive, c’est une femme. Oui, une femme qui n’aura jamais la possibilité de se faire un chignon et ce, de toute éternité. Il s’agit de la Cantatrice Chauve. Non, je n’ai pas parlé de Céline Dion, du calme, SVP.

P.S. Catherine Ringer a eu régulièrement des coiffures (entre autres, des chignons) qui m’ont fasciné…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

Catherine...


 

lundi 14 septembre 2026

onycophage, dermatophage ou pygodermatophage

Tu es stressé ? Pas plus que d’habitude, tu es sûr ? Parce que là, quand je te vois, tu me sembles dans un état un peu compliqué. Tu n’arrêtes pas de mettre un doigt à la bouche. Et jamais le même, en plus. Tant qu’à faire, tu devrais en terminer un avant d’en attaquer un autre, non ? Mais dis-moi, qu’est-ce qui se passe dans ta vie pour que tu sois nerveux comme ça. Tu as des problèmes de cœur ? Des problèmes de boulot ? Des soucis d’argent ? Tu me sembles loin d’être apaisé. Ou alors, tu t’ennuies et tu as besoin de t’occuper les mains. Ou tu manques de confiance en toi. Franchement, il t’en reste encore, des ongles ? Ah c’est vrai, tu as encore les doigts de pied qui peuvent te servir. Avec un peu de souplesse. Mais c’est plus difficile à faire en extérieur, je le reconnais. N’empêche que tu es un sacré onycophage, toi. 

Dis-moi, je te trouve bien nerveux, là. Encore plus que d’habitude. Tu es anxieux ? Pas plus qu’hier et moins que demain ? Bon, parce que quand je te vois, même à la dérobée, qu’est-ce que tu peux mettre tes doigts à la bouche. Et je ne comprends pas parce que tes ongles semblent normaux, tu ne les ronges pas. Ou alors, je me trompe. Fais voir ? Ah oui, ce sont les petites peaux. Mais tu te manges les doigts jusqu’au sang ? C’est pour ça que tu mets des pansements, parfois ? C’est pour éviter d’aggraver la situation et cicatriser plus vite, je comprends. Et tu ne manges que les peaux au bout des doigts de tes mains ? Tu as essayé les pieds ? À ton âge, on est souple… Attention, quand même aux éventuelles infections. Comme le panaris, oui. En tout cas, tu es un sacré dermatophage. Un digitodermatophage, même.

Hé, dis donc, tu es en manque ou quoi, toi ? Pas plus que d’habitude ? Eh ben, on ne le dirait pas parce que franchement, je t’ai rarement autant vu en boule, comme ça.  Couché les papattes en rond et vas-y que je te… Que je te fasse quoi, au fait ? Pardon ? Tu te manges les peaux mortes ? Excuse-moi mais je pense que j’ai mal compris, tu peux me répéter ce que tu viens de me dire ? Non, c’est bien ça, tu te manges les peaux mortes. Mais les peaux mortes de là où tu as la bouche ? Sur les fesses ? Je te savais capable de contorsions mais de là à aller te ronger le cul pour enlever les peaux mortes, je n’avais encore jamais vu ça. Et ça t’apporte quoi ? Tu as faim ? Tu es désœuvré ? Ça t’est venu avec le yoga ? Waouh, dis donc. Et comment on va te définir, toi, là ? Attends, pygodermatophage, ça t’irait. C’est bien, non ?

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/


dimanche 13 septembre 2026

bip-bip (billet énervant)

Neuf heures. Bip-bip. J’ai passé neuf heures aux urgences de Saint-André, bip-bip, près de chez moi, vendredi dernier, bip-bip. Je n’avais pas spécialement besoin, bip-bip,  ni envie de consulter pour un problème de santé, bip-bip, non, j’étais juste accompagnant, bip-bip, de quelqu’un de proche. Bip-bip, je ne vais pas dire qui, bip-bip, car je ne sais pas s’il aimerait que je parle, bip-bip, de sa vie personnelle, bip-bip, comme ça, le patron. Donc, disons que c’est un de mes proches, bip-bip, qui est dans le tiercé de tête. Bip-bip, si vous êtes un peu perspicace, bip-bip, vous pouvez assez facilement devenir de qui il s’agit, bip-bip. Voilà, ça, c’est pour le préambule, bip-bip. Je voudrais juste ajouter que, bip-bip, ça m’a permis de me faire une idée, bip-bip, de comment ça se passe, bip-bip, aux urgences, bip-bip.

Déjà, à la base, bip-bip, on est venu dans l’optique de passer un scanner, bip-bip, abdominal car c’est ce qui m’avait été conseillé, bip-bip, au 15, par téléphone, bip-bip. Et on s’est retrouvés, bip-bip, dans un box comme une chambre individuelle, bip-bip et on est venu lui prendre la tension, bip-bip, l’oxymétrie, bip-bip, lui faire une prise de sang, bip-bip et une analyse d’urine, bip-bip. Et on a attendu, attendu, bip-bip, attendu, attendu, attendu qu’un créneau se libère pour un scanner, bip-bip et en attendant, on avait une machine, bip-bip, que les intervenants n’éteignaient jamais, bip-bip, après s’en être servi, bip-bip et cette dernière n’arrêtait pas de faire bip-bip. Autant vous dire, bip-bip, que pour dormir (pour le patron), bip-bip, ou pour lire, pour moi, c’était quasiment mission impossible, bip-bip.

À deux reprises, bip-bip, on a demandé si on pouvait éteindre l’appareil, bip-bip, mais ça ne durait jamais bien longtemps car dès qu’il y avait, bip-bip, une mesure de tension, bip-bip, ça recommençait. C’était assez pénible, bip-bip. Cela dit, on s’est rendu compte que contrairement, bip-bip, à ce qui a été dit cet été, bip-bip, tous les hôpitaux ne sont pas des bouilloires thermiques, bip-bip. Je peux même vous dire que j’ai eu froid, bip-bip. Heureusement j’avais un petit blouson de soie, bip-bip, ce qui en soi, est très pratique, bip-bip. Après le scanner, on nous a mis dans le couloir, bip-bip et là, il y avait beaucoup de va-et-vient, bip-bip, et d’autres appareils qui faisaient plutôt des biiiip un peu plus espacés, bip-bip. En même temps, bip-bip, on ne va pas se plaindre, bip-bip, ils ont tous été très gentils, bip-bip.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

samedi 12 septembre 2026

chevelures (2)

Le 3 septembre dernier, mon goût, mon amour pour la poésie a encore sévi. Et ce matin, je voudrais clore le sujet sur les chevelures. Après Pierre Louÿs, là, nous allons évoquer les cheveux féminins à travers Baudelaire, Samain, Verlaine et Mallarmé. Un beau quatuor d’auteurs. Et commençons par Baudelaire dans le poème éponyme, publié dans les Fleurs du mal : Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! / Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! / Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure / Des souvenirs dormant dans cette chevelure, / Je la veux agiter dans l’air comme un mouchoir ! Incantation, théâtralité, exaltation… L’auteur ne se prive d’aucun point d’exclamation et on le sent très excité (peut-être physiquement aussi) dans les cinq premiers vers avant qu’il ne parte en voyage à travers la chevelure de son amante.

Chez Samain, le poète le moins connu dans ceux que je cite aujourd’hui, il y a : Le silence descend en nous, / Tes yeux mi-voilés sont plus doux ; /Laisse mon cœur sur tes genoux. … Sous ta chevelure épandue / De ta robe un peu descendue / Sort une blanche épaule nue… (Silence dans le recueil Au jardin de l’infante en 1893) et ces vers ne sont pas sans rappeler la prose de Pierre Louÿs, fluides, doux et à la limite du murmure. Chez  Mallarmé, on quitte la sensualité pour l’abstraction, toujours avec un style complexe, très musical mais aussi souvent hermétique : La chevelure vol d’une flamme à l’extrême / Occident de désirs pour la tout éployer / Se pose (je dirais mourir un diadème) / Vers le front couronné son ancien foyer…  (La chevelure vol dans le recueil Poésies.) Avec Mallarmé, on sent que la chevelure de la femme éclaire ses nuits.

Enfin, chez Verlaine, on est dans le presque érotique (à l’époque, c’était même du tout érotique) et là, qu’il ne s’adresse pas à Rimbaud, on le sent très émoustillé par les chevelures féminines : Et je mords à ta chevelure / Longue ou frisée, en haut, en bas, / Noire ou rouge et sur l’encolure / Et là ou là — et quels repas ! / Et je bois à tes lèvres fines / Ou grosses, — à la Lèvre, toute ! / Et quelles ivresses en route, / Diaboliques et divines !... (Autre, dans le recueil Chair.) Mais ce n’est pas tout, moi aussi, j’ai envie de dire mon plaisir solitaire pour de nombreux chignons, féminins ou masculins. Plaisir des yeux. On touche avec le regard. On a envie d’y mettre la main pour le caresser. Un peu comme le pompon sur le béret des marins. Quand j’étais petit, j’aimais les deux. Les chignons et les bérets des marins. Ça m’est resté. Les deux. 

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 11 septembre 2026

all by myself

En ce moment, il paraît que tout ce qui touche (c’est une image) à Céline Dion rapporte de l’argent. On a vu les tee-shirts Céline Dion. On a vu les casquettes Céline Dion. On a vu les sacs Céline Dion. On a vu les mugs Céline Dion. On a vu les posters Céline Dion. On a vu les bijoux Céline Dion. On a même vu les macarons Céline Dion chez Pierre Hermé, le pâtissier. Alors dans ce cas, pourquoi pas de la brandade de morue Céline Dion ? Pourquoi pas du champagne Céline Dion ? Pourquoi pas des tripes à la mode de Céline Dion ? Parce que Céline Dion, elle chante avec. Ses tripes. Et même la salade de gésiers Céline Dion. Parce que Céline Dion, quand elle chante fort (tout le temps ou presque), on voit son gosier. Et sa luette. Ah, sa luette, je la plumerai. Oui, Céline Dion, par-ci ; Céline Dion, par là. Attention à l’overdose.

Alors moi, vous me connaissez, je ne suis pas vénal mais si je peux me faire trois sous en faisant de la publicité pour Céline Dion, je ne vais pas me priver. Mais il faut que je trouve la bonne idée qui me rapporte gros sans en faire trop. Je réfléchis. Et si je faisais un poème sur la chevelure de Céline Dion ? Comme ça, on resterait dans le ton d’hier. Parce qu’elle a souvent changé de coiffure. Tiens, à la cérémonie d’ouverture des J.O., il y a deux ans, elle avait un chignon mémère. Oh, le petit chignon à sa mémère. Le petit chignon Céline Dion. Non, ce n’est pas ce genre de chignon qui va m’exciter. Surtout quand sous le chignon, il y a La vie en rose chantée du haut de la Tour Eiffel. Non, je plaisante mais j’avais trouvé la prestation plutôt intéressante même si visuellement, quelque chose m’avait beaucoup dérangé.

Et si je tentais de faire un paragraphe entier dans citer une seule fois Céline Dion ? Ah ben non, justement, c’est raté. C’est très difficile, en ce moment. Alors, on a passé deux mois à ne parler que de canicule et là, pif, paf, pouf, on va en avoir jusqu’à l’indigestion, du Céline Dion. Bon, je critique, je critique, mais qu’est-ce que je pourrais faire pour gagner un peu d’argent sur son dos ? Écrire un billet avec uniquement les lettres du nom de Céline Dion ? Bof, non, pas ce matin. Trop compliqué et là, pour le coup, ça me rapporterait quoi ? Rien. Non, je vais encore étudier le sujet et je reviendrai en parler ici dès que j’aurai trouvé quoi. En tout cas, pour All by myself, je préfère nettement la version de Shirley Bassey. Que voulez-vous, moi, la Dion, je l’aime uniquement quand elle chante doucement. Pas souvent, donc.  

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

 

 

jeudi 10 septembre 2026

Constantin Balsan (je sais où habite)

Je sais qui est Constantin Balsan. Et plein de gens le connaissent sans forcément savoir comment il s’appelle car c’est un acteur qui joue dans… Ah tiens, justement, il est un peu connu mais pas assez pour qu’on se souvienne dans quoi on a pu le voir jouer. On sait vaguement qu’on a dû le voir à la télévision et aussi peut-être au cinéma mais bon sang, dans quoi, déjà ? Et là, on se rend compte que la célébrité, parfois, elle est loin d’être totale. Et que si ça se trouve, des gens qui le croisent pensent qu’ils l’ont déjà croisé, point, alors qu’en réalité, ils l’ont vu sur un écran, petit ou grand. Et c’est exactement le cas de Constantin Balsan. Et si je vous dis La garçonne, Le daron, Dunkerque… Ouais, moi non plus, je ne les ai pas vus, ces films. Emily in Paris, non plus. J’aurais probablement aimé voir Un de moins, un court métrage dans lequel il a un grand rôle.

Je connais un peu Constantin Balsan car je l’ai déjà croisé dans les rues de Bordeaux, autour de la mairie, principalement. Je me souviens très bien, la première fois, c’était rue Élysée Reclus, en allant vers le Cours d’Albret et je l’ai croisé, il remontait vers la cathédrale Saint-André, place Pey Berland et moi, j’allais en sens inverse. Je me suis dit « tiens, je connais ce mec. Il ressemble à un acteur. Ou alors, c’est l’acteur. Mais que fait-il ici, à cet instant précis ? » Je n’ai jamais eu aucun réponse à ces questions mais je ne m’en suis jamais plus mal porté pour autant. Puis, je l’ai croisé de nouveau, à deux autres reprises. Et là, je me suis dit que si c’était vraiment lui, ça ne pouvait plus être une coïncidence. C’est qu’on est fait pour se rencontrer. Oui, d’accord, mais moi, qu’est-ce que je vais lui dire, moi, à ce monsieur ? J’aime beaucoup ce que vous faites ?

Je sais où habite Constantin Balsan. Il habite dans l’hyper-centre de Bordeaux mais je n’en dirai pas plus. Ou alors, il faudra y mettre le prix. Je sais exactement quelle est la porte d’entrée de son immeuble. Je sais exactement à quel étage il vit. Je connais son balcon depuis la rue. Et je sais que quand il entre chez lui avec la poussette et son fils, la porte n’est pas assez large et ce n’est pas si facile que ça. Surtout d’une main. Oui, c’est le feuilleton de France3, Un si grand soleil qui l’a fait connaître par bien plus de monde. Depuis quatre ou cinq ans. Il y joue le rôle de Yann Cross, un flic un peu ténébreux. Ouais mais moi, je sais où il habite, j’ai mené ma petite enquête.  Et je sais même où habite Gregory Lacolonge mais ça, c’est une autre histoire. Car si des gens le connaissent, ils ne sont pas légion. Et puis lui, Greg, il n’est pas acteur du tout, alors…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 9 septembre 2026

laisse-moi vivre ma vie

Laisse-moi vivre ma vie ; non, je ne regrette rien, je ne veux plus être celui qui ne connaît que des chagrins… Pourquoi ai-je cette chanson dans la tête, un peu, beaucoup, souvent ? Hein ? On ne peut pourtant pas dire que ça soit une de mes chansons préférées. Ou alors, c’est totalement inconscient, chez moi. Inconscient ou totalement perdu dans les méandres de ma mémoire. Ce vieux titre de 1972, j’avais douze ans, a dû me marquer plus que de raison. Et sa musique lancinante et obsédante…

Laisse-moi vivre ma vie ; si tu m'aimes encore un peu, ferme ta porte cette nuit, ça vaut mieux pour tous les deux… Si on prête très attention aux paroles de cette chanson, il y a des phrases ambiguës, je trouve. Non ? Écoutez, quand même : ferme la porte cette nuit, ça vaut mieux pour tous les deux… Ça sous-entend quoi, ça ? En même temps, j’ai du mal à imaginer Frédéric François en pervers psychopathe mais bon, comme on ne sait plus à quel saint se vouer… Si ça se trouve, si. Alors laisse-la vivre sa vie…

Laisse-moi vivre ma vie et redevenir un homme ; je ne sais plus où j'en suis, je ne connais plus personne… Ah là, le discours est un peu moins inquiétant pour ne pas dire angoissant voire effrayant. Parce que si le gars, là, il veut redevenir un homme c’est que quelque part… Ou alors, je me fais des idées et je vois le mâle partout. Non, ce titre, il faut le prendre pour ce qu’il a été et pour ce qu’il est toujours : une chanson d’amour interprétée par ce qu’on appelait un chanteur à minettes. De l’eau de rose, c’est tout.

Que de temps perdu depuis que nous vivons ensemble, pourtant au début, tu me disais comme on se ressemble… Après, chanteur à minettes ou chanteur à Minouche, ce n’est pas la même chose mais comme personne ne s’est posé la question, ce n’est pas moi qui vais développer ce point. En tout cas, ces quatre vers me parlent plus que les précédents car avec moi, c’est évident qu’il y a toujours beaucoup de temps perdu. Et comme ce dernier ne se rattrape guère, ne rattrape jamais, c’est tant pis pour moi.

Laisse-moi vivre ma vie, ne me retiens surtout pas ; si je reste encore une nuit, je n'aurais plus confiance en moi… Et c’est à ça qu’on voit le talent du séducteur professionnel car il a le chic pour retourner la situation à son avantage. Tout dans le reproche, gentiment formulé, certes mais néanmoins très culpabilisateur. Mais personne ne faisait attention à ça, à l’époque. Pardon ? Il n’y a pas de malaise, Frédéric ? Oh, je suis d’accord avec vous. Et vous savez quoi, je vous aime bien. Alors, sans rancune, hein ‽

https://www.youtube.com/watch?v=HFAQ3uJNVZc

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 8 septembre 2026

tentative d’épuisement d’un lieu bordelais

Hommage à Georges Perec.

Je n’aime pas les prises de sang. Je n’aime pas les piqûres. Tout le monde sait ça même le plus lointain inuit et le plus lointain pygmée. Et quand j’ai besoin de m’en faire faire une, j’y vais au moins vingt minutes avant l’ouverture car je préfère attendre dehors que dedans. Pourquoi ? Pour être le premier à passer et être débarrassé au plus vite de cette corvée. Et parce que le fait d’attendre dedans, avec tous les autres qui viennent se faire piquer (ou faire pipi), ça veut dire que je vais éventuellement ressentir leur stress, entendre leurs plaintes ou voir leur air satisfait et tout ça, ça me dérange à un point que personne ne peut imaginer. Et l’autre matin, justement, j’étais là à 6h35, devant la porte close, celle du laboratoire et j’ai attendu. Et j’ai passé le temps. Et j’ai regardé. Écouté. Entendu.

Déjà, le café qui fait l’angle avec la rue des 3-Conils, quand les employés sortent les tables et les chaises pour leur immense terrasse, ils font du bruit. Et on entend la musique qu’ils mettent à un niveau sonore un peu fort pour une heure aussi matinale. Et j’ai vu un camion de livraison faire une marche arrière, j’ai entendu le radar de recul et le tire-palettes qui fait un bruit infernal. Une femme est passée à vélo. Un homme la suivait de peu en faisant son jogging encore un peu nocturne. Vers 6h45, une dame entre deux âges est arrivée et m’a salué. Moi, j’ai répondu du bout des lèvres. Et j’ai continué d’observer, tous mes sens en éveil. Un trottinetteur est passé à toute vitesse, sans casque. S’il tombe, tant pis pour lui. Moi, j’applaudirai peut-être. Un monsieur s’est approché de nous et s’est mis à attendre, lui aussi.

Je l’ai salué d’un mouvement de tête. Il m’a répondu de la même façon. Et j’ai continué de me mettre à l’affût de la ville qui s’éveillait. Une femme et un enfant sont passés devant nous, en silence, la probable mère sur son téléphone portable et son probable fils marchait la tête basse, sens doute un peu délaissé. Un autre camion de livraison est arrivé et il a klaxonné dans la nuit pour saluer son confrère qui s’apprêtait à repartir. De nouveau, un tire-palettes bruyant. Des fûts de bière presque jetés sur le sol. Un quatrième patient est arrivé pour attendre avec nous. Il était 6h55. Plus que cinq minutes à attendre. J’étais toujours le premier. Bordeaux continuait de s’éveiller. D’une façon plutôt bruyante. Mais je m’en foutais, ça me faisait penser à autre chose. Sauf que je n’ai rien réussi à épuiser. À part moi.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

lundi 7 septembre 2026

les gens sont des cons

Les gens sont des cons. Voilà. C’est dit. Et c’est même écrit. Les gens sont des cons. Je le dis et je le répète. Comprenne qui pourra mais ce matin, j’ai la colère, j’ai la haine, j’ai le bouilli. Et moi, quand j’ai le bouilli, comme je suis baraqué comme un flan, je ne peux pas me permettre d’aller me bagarrer à mains nues et comme les duels n’existent plus en France depuis 1626, si ma mémoire est bonne, autant vous dire que je ne vais pas prendre le risque de me faire choper en train de vouloir venger mon honneur dans un pré parce que si je me fais gauler, je risque la peine de mort. Comme le comte de Montmorency-Bouteville en 1627. Ah mais non, au fait, suis-je sot, la peine de mort est abolie en France depuis 1981. D’ailleurs, le bourreau, à l’époque, il s’est retrouvé au chômage ? Il avait cotisé pour ça ?

Les gens sont des cons. Voilà. C’est de nouveau dit. Et c’est même de nouveau écrit. Je le redis et je le rerépète. Oui, je suis en colère. Et depuis hier soir, ça ne m’a pas quitté. Parce que je suis tombé sur un gens, sur un con, sur un gens con. Oui, hier soir, je suis tombé sur un spécimen. Et en plus, non seulement d’être con, il était moche. Petit. Rougeaud.  Et il puait la connerie à plein nez. Ça sentait si fort que même les dauphins et les baleines dans tous les océans du monde pouvaient la sentir. Même sous l’eau. La connerie est-elle soluble ? À un tel niveau, je ne pense pas. D’ailleurs, pourquoi serait-elle soluble ? Elle n’est pas lyophilisée. Ah tiens, ce serait un truc à développer, ça, de la connerie en poudre. Parce que ceux qui sont des cons intégraux, ils pourraient la piler et la revendre. Non, c’est con ce que je dis.

Les gens sont des cons. Voilà. C’est encore dit. Et c’est même encore écrit. Je le re-redis et je le re-rerépète. Parce que, si ça se trouve, la connerie, elle est contagieuse. Et si ça se trouve, je suis contaminé. Parce qu’il n’existe aucun vaccin contre la connerie. Ni la plus faible, ni la monumentale. D’ailleurs, à un certain niveau, elle pourrait même devenir exemplaire. Un monument à la gloire de la connerie, un truc universel. J’en connais des pays qui vont se battre pour en avoir la plus belle représentation. Et en France, j’en connais des gens qui vont vouloir être sur le podium. Oui, je suis super en colère, ce matin. Depuis hier soir. Parce que la connerie, il y a un moment où elle est totalement incurable. Et ça, c’est bien dommage. Sauf que si on imagine un monde sans aucun con, ça risque de devenir très triste.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

dimanche 6 septembre 2026

on peut dire que ça démange vraiment

Ah ça oui, on peut dire que ça démange vraiment. Et ça ne s’arrange pas depuis une bonne dizaine de jours. Parce que vraiment, ça commence à devenir limite obsessionnel. Je ne vous dis pas. Enfin si, je vous dis (ou plutôt, je vais vous dire) mais ça me chatouille et ça me gratouille de remettre Les vamps fatales sur scène et même si je n’ai pas encore d’occasion en vue (j’en ai vaguement une pour fin avril 2027 mais il me faudrait l’accord de la personne qui sera alors notre principale cible et là, si d’aventure ça pouvait se faire, on aurait le temps de tout écrire et de répéter car il nous faut bien au moins six mois pour mettre tout ça au point), je commence déjà à lister des chansons et je peux vous dire que depuis quelques temps, je suis tombé sur des pépites. Des chanteuses méconnues voire totalement oubliées et des chansons incroyables.

J’ai fait des recherches pour trouver des titres qui soient amusants ou carrément mélodramatiques, avec des doubles-sens, si possible et je crois que le meilleur qualificatif pour ces morceaux, c’est fantaisistes. C’est ça, je cherche des chansons un peu fantaisistes. Et en fouillant dans les années qui vont de 1920 ou 1930 à 1970, autant vous dire qu’il y a des trésors. L’autre jour, je suis tombé sur Paola (P.A.O.L.A.), qui n’a fait qu’une dizaine de 45 tours avec des titres soit très drôles, soit très glamour. Et je crains de n’avoir que l’embarras du choix quand viendra le temps de la sélection de la quinzaine de titres maximum qu’on pourrait faire sur scène. Et il nous faudra alterner les morceaux célèbres avec ceux, totalement inconnus de la plupart d’entre nous. Parce qu’il faut que le public puisse chanter un peu avec nous, de temps en temps.

J’ai déjà dans l’idée les trois tableaux que nous pourrions faire, avec, encore une fois, deux changements de costumes. Là, cela pourrait être intéressant de commencer de façon apparemment très stricte en étant deux veuves avec voilette. Et pourquoi ne pas avoir une tenue noire du genre robe qui va aux pieds afin que notre deuxième costume soit dessous sans qu’on ait besoin d’aller en coulisses pour se changer. Pour le deuxième tableau, nous aurons nos tenues de vamps fatales, mi-parisiennes, mi-pétasses et enfin, nous ferions un final avec un changement sans être vus par les spectateurs pour arriver en tenue de french-cancan, comme en mars dernier sauf que là, nous aurions des accessoires de majorettes en plus. Voilà ce qui se construit dans ma tête. Lentement mais sûrement. Si seulement, ça pouvait se faire…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

samedi 5 septembre 2026

mais qui êtes-vous, monsieur-dame (11)

Comme chaque matin, il y a quelque chose que je ne tarde jamais à faire, c’est aller à la selle. Ou, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas cette expression, je vais faire caca. À ce sujet, vous devez savoir que je suis à peu près réglé comme du papier à musique, c’est-à-dire que jusque-là, ça va bien, merci. Et si pendant longtemps, je suis allé m’asseoir sur le trône des WC du couloir (les WC publics, chez nous), depuis quelques mois, je vais sur celui de ceux qui se trouvent dans ma petite salle d’eau (mes WC privés, du coup), comme ça, après avoir fait ma petite (ou grosse) affaire, je n’ai qu’un pas à faire pour entrer dans ma douche et faire mes ablutions et ma mise en beauté. Comme ça, tout le monde connaît tous mes petites routines et tous mes petits secrets. Et encore une fois, de ce côté-là, ça va, merci.

Sauf qu’hier matin, ne me voilà-t-y pas en train de fermer les yeux pour bien me concentrer car quand on est attentif à ce qu’on fait, on le fait bien voire mieux et une fois que j’ai expulsé mes matières dans la cuvette, évidemment, je m’essuie. Mais là, j’ouvre les yeux car je ne sais pas si vous avez déjà essayé de vous essuyer les yeux fermés… C’est vrai qu’aveugle, ça comporte des inconvénients de ce genre-là, aussi… Bref, j’ouvre les yeux et qui ne vois-je pas sur mon côté droit, entre la porte et le lavabo ? Oui. Monsieur, dame. Bien sûr, je ne les ai pas salués mais difficile de les ignorer dans cette petite pièce privée qui n’est pas destinée à recevoir plus d’une personne à la fois. D’ailleurs, ça m’a fait un effet bizarre d’être trois dans ce petit espace. J’ai été limite de me sentir claustrophobe.

« Ça sent un peu. » « Mais c’est normal que ça sente. » « Oui, le contraire serait étonnant. » « Il s’essuie à l’envers. » «  On ne lui a peut-être pas appris. » « Tu crois qu’il faut qu’on lui dise ? » « C’est comme pour les suppositoires, les gens le mettent toujours à l’envers. » « Lui, non, je l’ai vu faire une fois, il sait comment s’y prendre. » « Il utilise beaucoup de papier, non ? » « Pourtant, c’est du 4 épaisseurs. » Ça va ? Je ne vous gêne pas ? Faites comme si je n’étais pas là. « On dirait qu’il est énervé, non ? » « Je crois qu’un rien l’énerve. » « Pourtant, il a fait caca, il ne devrait pas. » Non mais vraiment, ça m’indispose, ces intrusions sans savoir qui sont ces gens. « Bon, là, sur le sujet des selles, on a ce qu’il faut. » « Oui, allons mettre notre rapport au propre. » Et pffffft, ils ont disparu. Et soudain, je me senti seul.

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

vendredi 4 septembre 2026

printemps au parking

Avant-hier, j’ai parlé de ce livre que j’ai retrouvé, que j’avais acheté quand j’ai eu 17 ans (ça va bientôt faire 50 ans – un demi-siècle, incroyable, je trouve…) mais c’était surtout pour aborder le poème La chevelure de Pierre Louÿs. Là, depuis, j’ai un peu, beaucoup réfléchi à ce bouquin que j’avais adoré quand je l’avais lu la première fois. Que j’avais certainement encore beaucoup aimé si je l’ai relu quelques années après et cette fois, si je l’ai trouvé intéressant à plusieurs points,  je dois avouer que je n’ai pas pu aller au bout. Parce qu’il m’est tombé des mains. Parce que je n’ai plus l’âge de l’époque. Parce que mes goûts ont changé. Parce que j’ai lu d’autres livres que je trouve désormais bien meilleurs. Mais celui-ci, je vais pourtant continuer de le conserver comme un trésor. Comme une relique. Comme une pièce à conviction.

Parce que, cette fois, si le style m’a dérangé, si j’ai eu du mal à ré-entrer dedans à cause de cette façon un peu trop libre ou libérée d’écrire de Christiane Rochefort, je me rends compte que quand on n’a plus 17 ans (on n’est pas sérieux, à cet âge-là), c’est vite indigeste. Alors, j’ai laissé tomber les 15 dernières pages sur 190. Et si j’ai été d’accord sur une partie de ce que j’avais pu souligner au stylo, à l’époque (quelle horreur, je déteste ça, maintenant), je m’en voudrais presque d’avoir oublié une phrase que je trouve essentielle dans la relation entre le fugueur et l’adulte qui ont fait connaissance : … je jouissais de ta violence parce que je m’étais interdit de jouir de ta tendresse. Pourquoi ça m’est passé au-dessus de la tête, à l’époque ? Pourquoi ça m’a frappé, cette fois-ci ? Eh bien justement parce que de l’eau a coulé sous les ponts. 

Pourquoi ce livre est-il néanmoins resté si important pour moi ? Parce qu’il m’a construit. Parce que cette fois, j’ai compris que le style Christiane Rochefort m’avait alors inspiré. Je n’en avais jamais eu conscience jusqu’à maintenant. Mais ce style, je ne l’ai pas conservé longtemps. Uniquement pendant mes années de jeune adulte. Jusqu’à ce que je me trouve tout seul. Parce que d’autres m’ont également inspiré, comme Duras et Prévert mais eux, ça pourrait encore être vrai. Ce bouquin reste essentiel, dans ma vie. Il fait partie intégrante de moi. Pourtant, je sais que je ne le relirai plus. C’est certain. Nonobstant, je vais continuer de le conserver. Absolument. Et j’ai presque l’envie d’y mettre une annotation, au début : attention, ce roman contient des traces de ma jeunesse. Nostalgie, nostalgie, tu sais que quand tu nous tiens, hein…

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

jeudi 3 septembre 2026

d’un meilleur niveau, quand je veux

Oui, c’est vrai. Je reconnais que quand je succombe à la poésie comme avec Anna de Noailles, cet été et avec Pierre Louÿs, dans le billet d’hier, je vous propose des écrits d’un meilleur niveau. Comme quoi, quand je veux, je peux ne pas donner dans le trivial mais à ma décharge (publique), ce n’est jamais moi qui ai commencé. Tiens, si je prends Donald Trump, prrrrrt, moi, j’étais bien, dans mon coin, je repensais agréablement à mes deux séjours aux États-Unis  (1983 et 1986) et un sale jour, il est arrivé dans la vie des américains et dans la mienne aussi et depuis, je tombe sans arrêt des nues devant tant de bêtise crasse.  Alors comment voulez-vous faire des écrits d’un bon niveau avec une telle matière ? Prendre du recul ? Difficile. S’en foutre ? Pareil. Se moquer ? C’est une hypothèse. Péter ? C’est totalement indépendant de ma volonté.

Alors oui, c’est vrai aussi que cet espace d’expression privée dans un endroit public, il est mien et j’en suis le seul patron et donc, le seul responsable alors, forcément, même si parfois, j’ai conscience d’exagérer un peu, de provoquer un peu plus que de raison, là encore, ce n’est pas totalement de ma faute. Moi, j’étais bien, là, tranquillement installé dans ma vie, au calme (ou presque) et soudain, on a vu apparaître un autre mouvement extrémiste prendre de l’ampleur : celui de gauche. Comme pour faire pendant à celui de droite. Et je n’y peux rien si dans les deux camps, je trouve qu’ils ont tous et toutes des têtes de gens malsains. Tiens, Mathilde Panot, spl-spllltch, la mère fouettard ou même encore Manon Aubry (pas de renvoi ?), ce n’est quand même pas moi qui ai décidé de les trouver vulgaires ‽ Elles n’ont eu besoin de personne pour ça.

Et ce n’est pas sur elles qu’on peut compter pour relever quelque niveau que ce soit. Si, peut-être celui de l’agressivité et du grand n’importe quoi. En tout cas, je n’aimerais pas être leur mari. Non, être leur fils. Parce que je peux vous dire que mon Œdipe se serait mal passé. Quant à droite toute, Bardella (pas de renvoi, là non plus ? Pas encore), lui, ce n’est pas un problème de vulgarité, non, il fait très propre sur lui. Mais à l’intérieur, ça me semble d’un niveau plutôt… Non, peut-être pas tant que ça. Le vrai problème, avec Jordan, c’est que c’est l’emballage qui compte, pas ce qu’il y a dedans. Et ça, ça me fait autant peur que quand c’est l’inverse comme les deux femmes citées plus haut. Tiens mais c’est vrai, ça, il ne me fait pas péter ni roter, Bardella ? En tout cas, il semble que la campagne présidentielle a bel et bien commencé. Je n’ai pas fini, hein ‽

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mercredi 2 septembre 2026

chevelures (1)

Comme quoi, on peut en apprendre avec un livre qu’on est en train de relire presque cinquante ans après la première lecture qu’on en a faite. Je parle d’un petit livre de Christiane Rochefort, Printemps au parking, acheté en 1977 et que j’ai toujours avec moi depuis car il m’a suivi dans tous mes déménagements. Je vais passer outre le fait que je suis nettement moins emballé à la relecture que je viens d’en faire qu’à l’époque mais autres temps, autres mœurs. Et, à un moment, l’un des protagonistes parle d’un poème de Pierre Louÿs qui dit, entre autres, que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine… Et moi, cette fois, j’ai voulu en savoir plus. Que ce texte mis en musique par Debussy est une des plus belles déclarations d’amour mais comme je ne connaissais pas la poésie de Pierre Louÿs, j’ai fouillé, chiné, farfouillé, lu et ressenti… Quand j’ai eu connaissance du titre de ce poème, La chevelure, j’ai d’abord pensé à celui, de Baudelaire, dans Les fleurs du mal.

Alors qu’en réalité celui dont il est question dans le bouquin, il est de Pierre Louÿs et je peux vous dire que je ne suis pas le seul à avoir fait cette confusion, elle est même monnaie courante et c’est même encore mieux que ça, ce thème de la chevelure, surtout chez les femmes, il est récurrent dans la poésie et même dans la littérature mais de ça, on y reviendra dans un autre billet. Ce matin, j’ai juste envie de vous faire connaître ce poème en prose car il est très beau et je vais même vous joindre le lien pour en écouter la version chantée, sur une musique de Debussy, comme je l’ai déjà dit plus haut. Après, vous aurez le droit d’aimer cette version mais moi, je dois vous dire que j’ai eu un peu de mal… Peu importe ce que je pense de la « chanson », ce qui m’a intéressé, c’est de découvrir un poème et même mieux, un poète car je le connaissais peu et de voir que la chevelure a été une grande source d’inspiration, proche de l’érotisme dans la littérature.

La Chevelure

Il m’a dit : « Cette nuit, j’ai rêvé. J’avais ta chevelure autour de mon cou. J’avais tes cheveux comme un collier noir autour de ma nuque et sur ma poitrine.

« Je les caressais, et c’étaient les miens ; et nous étions liés pour toujours ainsi, par la même chevelure la bouche sur la bouche, ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.

« Et peu à peu, il m’a semblé, tant nos membres étaient confondus, que je devenais toi-même ou que tu entrais en moi comme mon songe. »

Quand il eut achevé, il mit doucement ses mains sur mes épaules, et il me regarda d’un regard si tendre, que je baissai les yeux avec un frisson.

Pierre Louÿs (Chansons de Bilitis)

https://www.youtube.com/watch?v=WmV0dfSzwOo

 

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

mardi 1 septembre 2026

Jule (prononcer Iule) – 2

Bon, après avoir fait les présentations de Jule et de ses congénères aux mille-pattes ou presque, aujourd’hui, je vous propose de les compter, ces fameuses pattes. En espérant tomber sur un nombre impair puisque je vous rappelle que ce sont mes préférés. Eh bien, figurez-vous, ma bonne dame et mon  bon monsieur, qu’un mille-pattes standard, ordinaire, n’en a pas mille, des pattes. Dans la vraie vie, ils en possèdent entre 18 et 752. Zut, que des nombres pairs, pas de chance… Et là, moi, je me demande si ça joue dans la hiérarchie de ces petits rampants. En effet, est-ce qu’un mille-pattes qui en a 752 est plus haut, plus connu et plus respecté qu’un autre, qui n’en a que 18 ? Eh bien, il se trouve que personne n’a su me répondre sur ce point précis. Alors, il reste ouvert à toute suggestion d’information sérieuse.

Après, je crois savoir que ceux qui en ont 752, ce ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui en ont 18. Dans le lot, il y a les illacme plenipes, ceux qui en ont beaucoup et les autres modèles. Mais je pense que ce n’est pas forcément utile d’entrer dans ce genre de détails. En revanche, il faut savoir qu’en Australie, on a découvert un mille-pattes qui en avait 1 306 (un mille-trois-cent-six-pattes), qui plus est, une espèce minuscule. Autant de pattes dans un si petit corps, est-ce que ça fait rêver ? Non. Ensuite, il est peut-être utile de connaître ce qui suit : certains lémurs noirs mordillent les iules pour les faire baver et après, s’étalent le venin toxique sur le pelage pour éloigner les moustiques. Pas con. Est-ce que ça pourrait s’appliquer aux humains ? J’avoue que je n’ai pas trop envie d’essayer le venin de mille-pattes sur ma peau.

D’autres, des gros iules, un peu feignants, vivent en parfaite harmonie avec de minuscules acariens qui montent sur leur dos afin de faire le ménage à leur place. Pas con, non plus. Surtout si les acariens en question ne sont pas déclarés… Maintenant, on va revenir un peu sur Jule (prononcer Iule) car une chose est intéressante : quand il était petit, il ne savait pas encore compter jusqu’à plus de 100 et donc, il était incapable de compter toutes ses pattes. Et encore moins ses doigts. Et aujourd’hui, s’il y parvient aisément, le plus chiant, pour lui, c’est quand il doit se couper les ongles des pieds, ça lui prend un temps fou… Et quand il met des chaussures à lacets, imaginez le nombre d’heures à les faire toutes… Non, vraiment, je ne me vois pas revenir sur terre dans la peau d’un mille-pattes. Même dans celle de Jule (prononcer Iule.)

https://cestecritbysibal33.blogspot.com/

http://sibal33.canalblog.com/

la police tutelle

C’est la question que tout le monde se pose, sauf les gens de gauche : la police tutelle et la police tue-t-elle ? Pour les gens énamourés d...