dimanche 13 septembre 2026

bip-bip (billet énervant)

Neuf heures. Bip-bip. J’ai passé neuf heures aux urgences de Saint-André, bip-bip, près de chez moi, vendredi dernier, bip-bip. Je n’avais pas spécialement besoin, bip-bip,  ni envie de consulter pour un problème de santé, bip-bip, non, j’étais juste accompagnant, bip-bip, de quelqu’un de proche. Bip-bip, je ne vais pas dire qui, bip-bip, car je ne sais pas s’il aimerait que je parle, bip-bip, de sa vie personnelle, bip-bip, comme ça, le patron. Donc, disons que c’est un de mes proches, bip-bip, qui est dans le tiercé de tête. Bip-bip, si vous êtes un peu perspicace, bip-bip, vous pouvez assez facilement devenir de qui il s’agit, bip-bip. Voilà, ça, c’est pour le préambule, bip-bip. Je voudrais juste ajouter que, bip-bip, ça m’a permis de me faire une idée, bip-bip, de comment ça se passe, bip-bip, aux urgences, bip-bip.

Déjà, à la base, bip-bip, on est venu dans l’optique de passer un scanner, bip-bip, abdominal car c’est ce qui m’avait été conseillé, bip-bip, au 15, par téléphone, bip-bip. Et on s’est retrouvés, bip-bip, dans un box comme une chambre individuelle, bip-bip et on est venu lui prendre la tension, bip-bip, l’oxymétrie, bip-bip, lui faire une prise de sang, bip-bip et une analyse d’urine, bip-bip. Et on a attendu, attendu, bip-bip, attendu, attendu, attendu qu’un créneau se libère pour un scanner, bip-bip et en attendant, on avait une machine, bip-bip, que les intervenants n’éteignaient jamais, bip-bip, après s’en être servi, bip-bip et cette dernière n’arrêtait pas de faire bip-bip. Autant vous dire, bip-bip, que pour dormir (pour le patron), bip-bip, ou pour lire, pour moi, c’était quasiment mission impossible, bip-bip.

À deux reprises, bip-bip, on a demandé si on pouvait éteindre l’appareil, bip-bip, mais ça ne durait jamais bien longtemps car dès qu’il y avait, bip-bip, une mesure de tension, bip-bip, ça recommençait. C’était assez pénible, bip-bip. Cela dit, on s’est rendu compte que contrairement, bip-bip, à ce qui a été dit cet été, bip-bip, tous les hôpitaux ne sont pas des bouilloires thermiques, bip-bip. Je peux même vous dire que j’ai eu froid, bip-bip. Heureusement j’avais un petit blouson de soie, bip-bip, ce qui en soi, est très pratique, bip-bip. Après le scanner, on nous a mis dans le couloir, bip-bip et là, il y avait beaucoup de va-et-vient, bip-bip, et d’autres appareils qui faisaient plutôt des biiiip un peu plus espacés, bip-bip. En même temps, bip-bip, on ne va pas se plaindre, bip-bip, ils ont tous été très gentils, bip-bip.

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