mardi 3 novembre 2026

plus rien d’avance

Avec tout ce qu’on vient de vivre, depuis plusieurs semaines (principalement les derniers samedis), j’ai été si obnubilé que j’en ai oublié d’écrire un peu tous les jours, faire quelques  billets d’avance et là, je me rends compte que des textes terminés, je n’en ai vraiment plus beaucoup. Peut-être deux ou trois, c’est guère, c’est un peu peu. Mais je me connais, je vais rebondir et tenter de reprendre un peu d’avance car sinon, je me connais, je vais perdre de fil de plein d’histoires, de plein d’idées et un seul fil (dentaire ?) qui pend, et tout peut se terminer en eau de boudin. Et moi, le boudin, je n’aime pas ça (s’il est noir – et je ne suis pas raciste, j’ai des amis arabes ou noirs – clin d’œil à Nadine Morano – tiens, au fait, que devient-elle, elle ?) De toute façon, je n’y peux rien si je n’aime que le boudin blanc.

Et là, je suis un peu comme la terre de notre pays, après ces plusieurs mois de canicule, c’est la sécheresse qui m’habite (rien à voir avec la sécheresse vaginale) et je me demande si, en perdant la dent qu’on m’a arrachée, vendredi dernier, je n’ai pas perdu une partie de mon inspiration, de ma capacité à me mettre devant la page blanche de Word, sur mon ordinateur et de partir comme ça, d’un claquement de plusieurs doigts. Est-ce que ça m’a fait beaucoup vieillir d’un coup, cette histoire de dent ? Est-ce que je pourrais avoir ça de commun avec Samson, de perdre toute ma force parce qu’elle était précisément dans cette dent qu’on m’a enlevée ? Non, Samson a raison, je ne vais pas couper les cheveux en quatre et me raisonner : je sais que la beauté intérieure est plus importante que l’extérieure…

Néanmoins, là, je préfère mes apparences externes à celles, internes, depuis qu’on m’a amputé de cette molaire, au numéro 27 ou 26. En réalité, je ne suis plus sûr. Mon dentiste m’a dit que c’était l’avant-dernière avant la dent de sagesse mais quand je mets le doigt dans ma bouche et que je vais au fond, pour moi, c’est plutôt l’antépénultième que l’avant-dernière. De toute façon, ça ne se voit pas sauf si on décide de me faire une gorge profonde (il faudrait que je sois d’accord, pour ça) mais quand même, moi, ça me manque, ça me perturbe et ça me désole. C’est un peu comme si j’étais le premier être humain à qui on avait arraché une dent. Il y a des fois où je n’ai vraiment pas envie d’être le premier. Bref, je ne sais pas trop de quoi je vais parler, ce matin. Il faut que je cherche une bonne idée de départ.

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