samedi 7 novembre 2026

manger la banane (billet énervant)

J’ai remarqué une chose étrange (mais pas pénétrante – il ne faut pas croire que je ne pense qu’à ça, j’ai bien d’autres obsessions, depuis quelques temps) qui m’arrive chaque matin, entre 9 et 11 heures, quand je mange ma banane du jour. Attention, déjà, ça n’est jamais la même. Je m’explique : celle du lundi, une fois qu’elle est mangée, elle est remplacée par celle du mardi et ainsi de suite. Sinon, la pauvre banane, si je mangeais la même tous les jours, il ne lui resterait plus grand-chose sur le dos. Enfin, sous la peau. Vous voyez ce que je veux dire, hein ‽ J’espère, sinon, je sens que ça aussi, ça va m’inquiéter. Et donc, maintenant que tout le monde sait que je mange une banane entre 9 et 11 heures, tous les jours (oui, je me fais un 9 à 11, rien à avoir avec un 5 à 7), j’aimerais vous expliquer cette chose étrange qui m’arrive de temps en temps. Et qui me surprend à chaque fois.

Par exemple, lundi dernier, j’ai mangé ma banane de la main gauche alors que je l’avais épluchée de la main droite. Et pour que tout soit clair, quand je l’épluche de la main droite, je la tiens quand même de la main gauche. Et comme je n’avais rien d’autre à faire en même temps que j’allais la déguster, je l’ai gardée dans ma main dextre parce que je suis ambidextre quand il s’agit de bananes (au pluriel, vous avez bien noté ?) Mais mardi matin, si je l’ai tenue de la main gauche pour l’éplucher de la main droite, comme j’avais autre chose à faire en même temps, je l’ai reprise dans ma main sénestre afin de la dévorer tout en faisant ce que j’avais à faire. Et là, j’ai constaté que la banane de mardi n’avait pas la même saveur que celle de la veille. Cela venait-il du fait que j’avais changé de main ? Parce que là, il fallait vraiment que j’en aie le cœur net. J’ai vivement attendu le lendemain.

Justement, mercredi, j’ai recommencé comme lundi, j’ai tenu la banane de la main gauche pour l’éplucher de la main droite et je l’ai conservée telle quelle. Et là, bingo, encore une fois, elle avait un goût différent. Alors, je me suis demandé si ça ne venait pas plutôt du fait qu’on avait changé de jour. Mais pour en être sûr, j’ai décidé que jeudi, j’allais faire autrement. J’ai pris la banane de la main gauche et j’ai essayé de l’éplucher de la même main en interdisant à la droite d’intervenir. J’ai dit à cette dernière d’aller se faire voir ailleurs, d’aller me gratter les fesses ou n’importe quoi d’autre mais de laisser la première faire son travail. Qui n’a pas fonctionné. J’ai alors découvert qu’on ne peut pas éplucher une banane de la même main qui la tient. Vendredi, j’ai fait comme lundi. Et ce matin, je vais voir. Une chose est sûre, je pense que ça vient surtout des bananes en elles-mêmes.

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vendredi 6 novembre 2026

solder la dette

Je me demande si je n’ai pas trouvé la seule bonne idée pour liquider la dette de la France. Ça m’est venu cette nuit alors que je rentrais d’un pipi, en me recouchant, le temps de penser à deux ou trois choses avant de m’endormir, en règle générale mais pas là, puisque je me suis mis à réfléchir à notre endettement et tout le tintouin. Eh bien, je pense que j’ai peut-être de quoi sauver le pays. Et je n’attends pas spécialement de mercis de la part de tous mes compatriotes, les cons et les patriotes, mais juste une légion d’honneur ou une rente à vie pour bons et loyaux services rendus à la nation. Je suppose qu’après ce préambule, vous avez hâte de savoir quelle est cette excellente idée nocturne qui m’est venue, qui a jailli de mes neurones pas tout à fait endormis, un peu comme une éjaculation d’adolescent. À mon âge, enfin, vous m’imaginez en train de refaire des cartes de géographie… À moins que… Oh non, quand même pas…

Au vu de toutes les incivilités quotidiennes qu’on peut constater (et que je constate du lundi au dimanche, chaque semaine, chaque mois et année après année), je me dis que si on verbalisait chacune d’elles à hauteur de 1 euro seulement (il faut penser aux pauvres, un peu de temps en temps) comme je crois vraiment qu’on arriverait à 20 millions de procès-verbaux par jour, ça ferait 20 millions d’euros à minuit et donc, 600 millions d’euros les mois de 30 jours et 7 300 000 000 euros le 31 décembre (si on commence le 1er janvier – bonne année, bonne santé et bonnes civilités à tout le monde…) Bon, d’accord, on est loin des 3 596 milliards de la dette mais 7,3 milliards, c’est déjà un bon début. Attendez, je vais revoir ma copie. Mettons déjà qu’il y a au moins 30 millions de français qui ne respectent aucune règle par jour, on arrive à 10 950 000 000, c’est un poil plus important. Attendez, je continue de chercher…

Le problème, c’est qu’on ne peut pas taxer 10 euros par incivilité non plus, si les gens se plaignent du coût de la vie et des impôts imposants que nous subissons en France, ils n’accepteront jamais… Dommage car 10 euros, ce n’est pas grand-chose, si on y regarde de plus près. Mais pour certains, c’est peut-être un Mac Do en moins ou deux pintes de bière en terrasse en moins. Ah zut, tout compte fait, je suis loin du compte. Oui mais si on compte que certains peuvent déclencher plusieurs incivilités par jour, est-ce que ça va me permettre d’approcher plus près de l’objectif ? … Non, j’ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je n’y arrive pas. Je ne sais pas qui a eu cette idée folle mais franchement, elle ne vaut pas tripette. Comment ? C’est moi qui en ai eu l’idée ? Arrêtez de m’accuser tout le temps de tout. Ou alors, taxer les pipis. OK mais on compte les cacas aussi, sinon, ça n’en vaut pas la peine.

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jeudi 5 novembre 2026

en infraction

Je ne prends pas souvent ma voiture car sur Bordeaux, en vivant dans l’hyper-centre, je n’en ai jamais besoin. Et comme je ne suis pas allé chez ma mère depuis juin et comme nous ne sommes pas allés du tout à Biscarrosse depuis l’année dernière (2025, oui), autant vous dire qu’elle ne roule pas beaucoup mais de temps en temps, je la sors malgré tout et je vais chez Jardiland, par exemple ou chez Ikea mais c’est si exceptionnel que… Et l’autre jour, justement, je suis allé dans le magasin suédois dont je tairai le nom car je ne veux pas lui faire de pub. C’est comme quand je vais chez le marchand de plantes et de bacs.  Après tout, si on ne me paie pas, je ne vois pas de raison à citer le nom des marques que je fréquente, même peu. Mais je reste ouvert à toute négociation, quelle qu’elle soit.

Bref, je roulais, en ville et je respectais la limitation à 30 km/h car je ne veux surtout pas me retrouver avec une amende pour excès de vitesse. D’autant que j’ai tous mes points sur mon permis alors, vous pensez bien que… À moins que ça ne me porte la poisse de parler de ça ?... Non, s’il vous plaît, faites en sorte que… Bref, je roulais à 30 et je trépignais car franchement, ça ne va pas vite, à cette allure-là. Mais j’ai fait contre mauvaise fortune, bon cœur et je suis arrivé à bon port. Je me suis pris des appels de phares par un automobiliste qui me suivait de près et je m’en suis foutu. Libre à lui de tenter le diable, moi, je me contente de le tirer par la queue, comme le Mickey dans les manèges, quand j’étais petit.  Et voilà, le pépère-retraité qui mène son petit train-train de vie en emmerdant les gens pressés.

Eh bien tant pis, c’est comme ça. En revanche, quand je marche, dans la ville, dans les rues ou plutôt sur les trottoirs, autant vous dire que là, les 30km/h, je ne suis pas sûr et certain de bien les respecter. OK, je me vante mais je suis connu pour marcher plutôt vite.  Voire très vite. Et pourtant, ça n’a pas empêché une dame qui me suivait à vélo sur le trottoir, l’autre matin, de devoir attendre derrière moi. Je ne l’ai pas entendue tout de suite, perdu dans mes pensées que j’étais mais à un moment, je me suis retourné et j’en ai fait des tonnes : Pardon, je n’avais pas vu que je marchais sur le trottoir, je suis désolé, je vais me mettre sur la chaussée, excusez-moi, je n’ai pas fait attention, je suis en infraction d’avoir abusé du trottoir alors qu’il est réservé aux vélos et aux trottinettes. Pardon, pardon, pardon…

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mercredi 4 novembre 2026

grève G

Aujourd’hui, c’est le grand jour, le jour G car c’est le jour de la grève générale. Le jour de la convergence des luttes. Le jour où tout le monde aura raison, surtout les manifestants (parfois, oui, ils ont raison mais il y a des limites) sauf ceux qui ne penseront pas comme eux. Le jour où on verra des responsables politiques plutôt du côté bâbord qui seront en tête de certains cortèges, toutes dents dehors (sauf si leur dentiste leur en a arraché une ou deux) en train de se dire que vraiment, la France est un beau pays, dans lequel on peut manifester à vau-l’eau car même avec une dette abyssale d’environ 3 600 milliards d’euros, il y a toujours moyen de trouver des sous pour aider qui de droit (ou qui de gauche ?) Les lycéens, les cheminots, les enseignants, les étudiants, les facteurs, les gens qui bossent dans l’énergie…

Non, je n’ai pas parlé des soignants car ce matin, je me pose une question : pourquoi autant d’administratifs dans les bureaux et pourquoi autant de cadres hospitaliers ? Ce sont eux qui bouffent la plus grande partie des subventions ? Non, je n’ai pas parlé des pompiers car ils restent les parents pauvres de tous ceux dont on a tant besoin. Et parce que ces derniers, ils ne peuvent pas faire grève, comme les soignants. Deux France, deux mesures. Alors, oui, je suis ravi que ce 5 novembre 2026 soit un jour de grève générale mais je me demande si ce n’est pas aussi et surtout un jour de grève G comme gogos. Car qui sont les dindons de la farce ? Ceux qui veulent étudier mais qui en sont empêchés. Ceux qui veulent circuler mais qui ne le peuvent pas. Ceux qui attendent un courrier important car non, il n’y aura pas.

Le jour de la grève G comme G ma claque de tant de revendications dont presque toutes sont impossibles à contenter. Ou alors, on va encore dépenser tant et tant et tant et tant et plus pour faire plaisir à quelques corporations (aux dépens des autres) et on augmentera encore la dette et pour tenter de compenser, on prélèvera encore de l’argent chez toujours les mêmes et un jour, on reprochera à ceux qui ont donné d’avoir donné (les bénéficiaires ont la mémoire courte – voire pendant la Covid…) car, d’un côté, ce n’était pas assez (pour soi) et de l’autre, c’était trop, c’était gaspillé (pour les autres) mais moi, aujourd’hui, je ne suis pas en grève car comme je n’ai jamais eu droit à rien, je ne suis plus privé depuis longtemps. C’est quand, déjà, la date de l’abolition des privilèges, en France ?  Ah, il y a prescription ?

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mardi 3 novembre 2026

plus rien d’avance

Avec tout ce qu’on vient de vivre, depuis plusieurs semaines (principalement les derniers samedis), j’ai été si obnubilé que j’en ai oublié d’écrire un peu tous les jours, faire quelques  billets d’avance et là, je me rends compte que des textes terminés, je n’en ai vraiment plus beaucoup. Peut-être deux ou trois, c’est guère, c’est un peu peu. Mais je me connais, je vais rebondir et tenter de reprendre un peu d’avance car sinon, je me connais, je vais perdre de fil de plein d’histoires, de plein d’idées et un seul fil (dentaire ?) qui pend, et tout peut se terminer en eau de boudin. Et moi, le boudin, je n’aime pas ça (s’il est noir – et je ne suis pas raciste, j’ai des amis arabes ou noirs – clin d’œil à Nadine Morano – tiens, au fait, que devient-elle, elle ?) De toute façon, je n’y peux rien si je n’aime que le boudin blanc.

Et là, je suis un peu comme la terre de notre pays, après ces plusieurs mois de canicule, c’est la sécheresse qui m’habite (rien à voir avec la sécheresse vaginale) et je me demande si, en perdant la dent qu’on m’a arrachée, vendredi dernier, je n’ai pas perdu une partie de mon inspiration, de ma capacité à me mettre devant la page blanche de Word, sur mon ordinateur et de partir comme ça, d’un claquement de plusieurs doigts. Est-ce que ça m’a fait beaucoup vieillir d’un coup, cette histoire de dent ? Est-ce que je pourrais avoir ça de commun avec Samson, de perdre toute ma force parce qu’elle était précisément dans cette dent qu’on m’a enlevée ? Non, Samson a raison, je ne vais pas couper les cheveux en quatre et me raisonner : je sais que la beauté intérieure est plus importante que l’extérieure…

Néanmoins, là, je préfère mes apparences externes à celles, internes, depuis qu’on m’a amputé de cette molaire, au numéro 27 ou 26. En réalité, je ne suis plus sûr. Mon dentiste m’a dit que c’était l’avant-dernière avant la dent de sagesse mais quand je mets le doigt dans ma bouche et que je vais au fond, pour moi, c’est plutôt l’antépénultième que l’avant-dernière. De toute façon, ça ne se voit pas sauf si on décide de me faire une gorge profonde (il faudrait que je sois d’accord, pour ça) mais quand même, moi, ça me manque, ça me perturbe et ça me désole. C’est un peu comme si j’étais le premier être humain à qui on avait arraché une dent. Il y a des fois où je n’ai vraiment pas envie d’être le premier. Bref, je ne sais pas trop de quoi je vais parler, ce matin. Il faut que je cherche une bonne idée de départ.

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lundi 2 novembre 2026

que je déteste (films) (2)

L’autre jour, je parlais des chansons qui m’insupportent et après publication, je me suis rendu compte que j’en avais oublié une. Et pas la moindre. Il s’agit de Belle, de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, en 1998 ou 1999, je ne sais plus trop mais c’était avant les années 2000… Aujourd’hui, je voudrais vous parler des films que je n’aime pas. Et curieusement, si je regarde la liste de ceux devant lesquels je n’ai pas pu tenir au point de partir au bout de moins d’une heure, ce sont surtout des films que je n’ai jamais vus que je n’aime pas. Je sais, ce n’est pas faire preuve d’intelligence que de déclarer que je déteste Avatar alors que j’ai toujours refusé de le voir. Ni le 1, ni le 2, ni le 3 (il y en a bien eu 3, hein ?) C’est comme ça, au vu des bandes annonces, j’ai su que ça ne marcherait pas sur moi.

Il en a été de même pour Titanic que je n’ai jamais vu non plus. Ni au cinéma, ni à la télévision. Ça ne m’intéresse pas. Et pour ce film (tiens, c’est encore du même metteur en scène…), ce qui m’a braqué, je dois le confesser, c’est le battage médiatique à l’époque (1997 – décidément…) car c’est le film que tout le monde voyait et que tout le monde devait voir. Non, pas tout le monde. Désolé. … Sur 699 films notés dans un fichier Excel, films vus au cinéma, 14 m’ont vu sortir avant la fin. Ça va. D’autant plus que parfois, c’était parce que je m’étais endormi, je le reconnais. Ce n’était pas forcément parce que ça m’agaçait. Ça devait juste m’ennuyer, ce qui n’est pas la même chose. Quand je n’aime pas un long métrage au point de partir, c’est parce que l’histoire me déplaît ou la façon de filmer aussi. Ou le jeu des acteurs.

Par exemple, Laurence anyways, de Xavier Dolan, que j’adore par ailleurs mais pas cette fois-là. Ça n’a pas pris. Les images me donnaient la nausée… J’avais détesté Si j’étais un homme d’Audrey Dana, que j’avais trouvé d’une vulgarité inutile. Dans la liste, il y a Underwater (Terrence Malick), Boutchou (Adrien Piquet-Gauthier), Astérix, l’empire du milieu (Guillaume Canet) et Les profs 2 (P.F. Martin Laval) pour ne citer que ceux-là. Je suis désolé pour les cinéastes concernés mais comme il en faut pour tous les goûts… A priori, je déteste aussi les bandes annonces de tous les Ducobu, donc, vous m’avez compris… Mais je voudrais aussi revenir un instant sur cette manie des bandes annonces de parfois nous montrer tout ce qu’il y avait à voir et quand on vient pour la séance, il n’y a plus rien. Dur d’être spectateur.

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dimanche 1 novembre 2026

remuer la salade dans le sens du poil

J’aime beaucoup la salade verte. Presque toutes les salades vertes. Et si je devais citer mes trois préférées en termes de goût et de texture, il y aurait la sucrine, la frisée et la romaine. Après j’aime aussi beaucoup la laitue (il faut savoir rester simple), l’endive (même si elle est blanche – et ce n’est pas un propos raciste, je vous le jure sur la tête des enfants que je n’ai pas), le pourpier et le cresson ainsi que le mesclun. Voilà bien du monde sur le podium mais plus on est de fous, plus on rit. Moi, la salade, j’en mangerais à quatre pattes dans un pré et je pourrais même me contenter de ne manger que des endives, lors d’un repas en solitaire (ah, les plaisirs solitaires, c’est original avec des endives, non ?) et j’aime beaucoup en manger avec du fromage. Ou avec de la pomme. Ou encore, du raisin.

Mais aujourd’hui, je voudrais surtout parler d’un acte délicat, celui de remuer la salade quand elle est triée, rincée, essorée (tiens, ça me ressemble, en ce moment, je suis tellement crevé que je me sens rincé et essoré) et qu’on vient de la faire tomber dans un saladier qui contient déjà de la vinaigrette et qu’on s’apprête à bien mélanger le tout. Remuer la salade (dans le sens du poil.) Brasser la salade. Tourner la salade. Autant de façons de décrire le geste. Mon seul problème, c’est que parfois (de plus en plus), je ne sais plus si je dois touiller la salade en tenant la cuillère en bois d’olivier idoine de la main gauche et son pendant, la fourchette de la main droite ou l’inverse. Parce que l’action n’est pas tout à fait la même. Alors parfois, je commence d’une façon et très vite, j’hésite et je change de main.

Après, qu’on ne vienne pas m’en raconter, moi, si j’aime la salade, je n’en suis tout de même pas au niveau de la radicalisation. Et je ne vais pas obliger les autres à aimer ça autant que moi. Parce que chacun ses goûts mais surtout, parce que ça en fait plus pour moi. « Vous reprendrez bien un peu de salade ? Non ? Dommage pour vous mais moi, je n’aime pas gâcher alors je vais la finir. » Je me souviens aussi des paniers à salade avant l’arrivée des essoreuses avec poignée… Ah les paniers à salade de mon enfance qui étaient aussi un des noms populaires pour les fourgons de police… En tout cas, une chose est sûre, si la beauté ne se mange pas en salade, je suis quand même capable de la reconnaître dans un plat même si elle est entourée de feuilles vertes. Je vous ai vendu les miennes.

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manger la banane (billet énervant)

J’ai remarqué une chose étrange (mais pas pénétrante – il ne faut pas croire que je ne pense qu’à ça, j’ai bien d’autres obsessions, depuis ...