jeudi 18 juin 2026

abcès, talon et président

Contre toute attente et contrairement à ce qui a été annoncé hier matin, nous ne sommes pas partis à Biscarrosse. Parce que comme je l’avais craint, ce n’était que dans l’hypothèse où tout serait bien allé. Rappelez-vous, j’avais commencé mon billet d’hier par « si tout va bien » eh bien, c’est raté. Car le président avait plutôt mal s’être fait renverser par une voiture, avant-hier et il a eu besoin de prendre rendez-vous chez notre toubib, ce qui aura lieu tout à l’heure à 11h. Et s’il faut qu’il passe une ou des radios, autant le savoir le plus tôt possible. Surtout deux jours après l’accident… Et en plus, nouveauté au programme, j’ai dû emmener Kali chez le vétérinaire où nous sommes restés plus de deux heures trente. Elle en avait marre et moi aussi. De toute façon, nous sommes fusionnels, elle et moi, alors…

Mademoiselle avait une espèce de boule, comme un abcès et quand il a fallu inciser pour voir ce qu’il y avait dedans (du pus et du sang – c’est une chienne pu-sang, pas comme les chevaux de course), comme c’était juste au niveau de son petit anus… Bref, je vous passe les détails et de fil en aiguille, si je puis m’exprimer ainsi, elle a eu droit à une prise de sang et à une échographie et à une prise d’urine et à une collerette qu’elle n’a pas gardée plus de deux minutes car elle est un poil trop grande et il lui a suffi de secouer la tête pour qu’elle tombe. Et le modèle juste en-dessous, c’était trop petit, ça l’aurait étranglée, elle n’a pas besoin de ça en plus. Bref, la série noire continue. Après Shuka mi-mai, Kali, mi-juin et le président et le patron et moi, et moi, et moi, non, ce n’est absolument pas le pied.

Pas le pied ? Justement si. Vous savez quoi ? J’aurais préféré le prendre mon pied plutôt que l’inverse car là, c’est lui qui me prend la tête. Il me fait trop mal le con. C’est un con-pied. Et surtout le talon. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir tout le temps faim. Normal, me direz-vous, j’ai peut-être l’estomac dans le talon et ceci explique cela. Mouais. Ou alors, j’ai l’estomac dans l’étalon. C’est qui l’étalon, c’est moi ? Comment je peux le savoir, ça ? Va encore falloir que je fasse un sondage pour connaître la réponse. Parce que si la solution à tous mes bobos c’est parce que je suis un étalon, au lieu de me demander si j’ai bien descendu l’escalier, je vais chercher à savoir si je l’ai bien monté. Pardonnez-moi toutes ces confidences et toutes ces bêtises mais moi, quand je suis stressé, je ne sais pas faire autrement qu’en dire plein.

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mercredi 17 juin 2026

bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse

Normalement, si tout va bien, tout à l’heure, en fin de matinée, nous partirons tous les cinq à Biscarrosse. Tous les cinq, ce sont Kali, Shuka, le patron, le président et moi. Je n’allais pas rester à Bordeaux, moi. Surtout pas tout seul. D’autant moins qu’à part le patron, les trois autres n’ont pas le permis et le patron, lui, il ne conduit plus. Alors… Alors, si tout va bien, nous déjeunerons là-bas, vers 13h. Je me répète mais je dis bien « si tout va bien » car pour l’instant, faites vos jeux, rien ne va plus. J’en veux pour preuve que Kali n’est pas en super forme, je pense qu’elle a pris un sacré coup de vieux, ces derniers temps et elle commence à devenir un peu incontinente. Ça me fait de la peine, jamais je n’ai été autant fusionnel avec un autre chien. Ensuite, Shuka, ça dépend des jours et on reste prudent, on n’oublie pas qu’il a été hospitalisé, mi-mai. Une chose est sûre et certaine, on ne fera plus de grandes promenades forestières d’une heure le matin et idem l’après-midi.

Ensuite, le patron nous fait malaise sur malaise, depuis samedi dernier. Je pense qu’il n’a pas vécu un seul jour en étant bien, depuis quelques jours. Le président ? Oh, le président, pour que je m’occupe un peu de lui, il n’a rien trouvé de mieux que se faire renverser par une voiture, hier midi. Sur un passage piétons, autrement dit, un passage protégé. L’automobiliste ne l’a pas vu et ils ont fait boum, tous les deux. Heureusement, plus de peur que de mal pour sa voiture, au mec et le président, lui, à part plusieurs contusions dont deux qui ont bien saigné (coude et genou droits), il a quelques bleus et surtout, ça l’a un peu choqué. Donc, du club des cinq, il ne reste plus que moi à être en état de marche. Pardon ? Vous plaisantez, j’espère, de penser ça ? Parce que moi, ce n’est pas parce que je ne dis rien que je n’ai pas de problèmes. Vous voulez qu’on parle d’aponévrosite ? Vous voulez que je vous dise que sur une échelle de 1 à 5, il n’y a pas assez de barreaux pour ma douleur ?

Hier, moi, j’ai passé deux examens pour mon talon gauche. Et personne ne m’a accompagné pour cette échographie et cette radiographie. Je me suis débrouillé tout seul. Sans me plaindre. Même si souvent, aïe, aïe, aïe, ouille. Mais moi, tout le monde connaît mon sens du sacrifice, je suis né pour absorber toutes les fautes des autres. Et toutes leurs douleurs. Heureusement, au milieu de tout ça, j’ai croisé Philippe Mercier, le masseur. En petit short vraiment petit. Et j’ai croisé Kévin, l’infirmier, qui semble aller mieux. Et le petit prince est revenu. Et nous partons à Biscarrosse. Enfin, si tout va bien. Comment ça, tout ne va pas bien ? Qui vous a dit ça ? Ah ben oui, il ne manquerait plus que je tombe en panne de voiture. Et que Trump ne dise pas de mal de la France ni de Macron après avoir été reçu à Versailles. En tout cas, pourvu qu’il n’ait pas envie de venir à Biscarrosse. Parce que là, vraiment, ça me gâcherait tout. Rien que d’y penser… Bisque, bisque, rage, bisque, Biscarrosse.

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mardi 16 juin 2026

bac mathématiques 2025

Autant je suis capable de réagir vite sur les sujets de philosophie et/ou de français, autant pour tout ce qui est mathématiques, sciences et physique, je suis, comment dire ? Je suis nettement plus lent pour ne pas dire absent. La preuve (par 9), c’est que je n’ai toujours pas terminé de plancher sur l’exercice n°2 de l’an passé. Comme je pense qu’il y a peu de matheux dans mon lectorat (et lectorate), je vais vous épargner l’énoncé dans sa totalité mais je vais vous dire où j’en suis, dans mon travail personnel. Alors, en gros (comme en cent), voici où j’en suis au bout de douze mois. Énoncé : on considère une fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[. On admet qu’elle est deux fois dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[. On note f ′ sa fonction dérivée et f ′′ sa fonction dérivée seconde. Dans un repère orthogonal, on trace : • la courbe représentative de f , notée Cf sur l’intervalle ]0; 3]; • la droite TA, tangente à Cf au point A(1; 2); • la droite TB tangente à Cf au point B(e; e). On précise par ailleurs que la tangente TA passe par le point C(3; 0).

Moi, je l’ai relu au moins deux fois par jour pendant plusieurs mois. Parce que les mathématiques et moi, ça n’a jamais fait bon ménage. Cela dit, j’ai compris que le nombre dérivé 𝑓 ′ (1) correspond au coefficient directeur de la tangente 𝑇𝐴 en 𝐴(1; 2). On peut imaginer un graphique : 𝑓 ′ (1) = −1 2. Visuellement, on observe que la courbe représentative 𝐶𝑓 semble avoir 2 points avec une tangente horizontale sur l’intervalle ]0; 3], ce qui signifie que la dérivée s’annule en deux points. Donc l’équation 𝑓 ′ (𝑥) = 0 admet deux solutions sur ]0; 3] et tout ça, ce n’est déjà par rien, quand on connaît mon niveau. Mais j’ai des doutes, est-ce que le nombre dérivé correspond au coefficient directeur de la tangente ? Parce que si c’était l’inverse, je ne suis pas près d’avoir la moyenne en maths, moi. Imaginons un instant que ce soit le coefficient directeur de la tangente qui corresponde au nombre dérivé, hein ? Ou que le nombre directeur corresponde au coefficient dérivé ? Moi, j’ai peur de me perdre tout seul dans toutes ces équations.

D’après les corrigés de ce bac de l’an dernier, il semble que j’aie peut-être pris le bon chemin pour atteindre le résultat. Maintenant, reste à savoir si mon résultat sera juste ou carrément à l’ouest. Parce que si moi, je trouve que l’intégration par parties est : 𝑢 = ln𝑥, 𝑢 ′ = 1 𝑥𝑣 ′ = 𝑥, donc 𝑣 = 𝑥 2 2 Alors : ∫ 𝑥ln𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥 − ∫ 𝑥 2 2 1 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥 − ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = 𝑥 2 2 ln𝑥𝑥 2 4 + 𝐶 Donc : ∫ 𝑥 𝑒 1 ln𝑥 𝑑𝑥 = [ 𝑥 2 2 ln𝑥𝑥 2 4 ] 1 𝑒 À 𝑥 = 𝑒 : 𝑒 2 2 1 𝑒 2 4 = 𝑒 2 4 À 𝑥 = 1 : 1 2 0 − 1 4 = − 1 4 alors que c’est peut-être plutôt : 𝑥 𝑒 1 ln𝑥 𝑑𝑥 = 𝑒 2 4 + 1 4 = 𝑒 2 + 1 4 3. On veut calculer : 𝒜 = ∫ (𝑓(𝑥) − (2𝑥𝑒)) 𝑒 1 𝑑𝑥 On a : 𝑓(𝑥) = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥 + 2) 𝑓(𝑥) − (2𝑥𝑒) = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥 + 2) − 2𝑥 + 𝑒 = 𝑥(2(ln𝑥) 2 − 3ln𝑥) + , comment savoir si j’ai bon ou si j’ai faux ? J’ai essayé d’appliquer la règle de la preuve par neuf mais rien ne me dit que c’était la bonne méthode. Y a-t-il quelqu’un qui me lit qui serait capable de me dire si je dois continuer ou m’arrêter là ? Et au passage, je remercie Colibri pour son commentaire d’hier mais qui se cache derrière ce pseudo ?

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lundi 15 juin 2026

concentré de sujets du bac philo 2026

Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?

Il me semble que la parole est une de nos libertés les plus fondamentales. L’art de bien s’exprimer : avant de parler, nous réfléchissons (ou pas) et nous décidons de ce que nous voulons dire. En ce sens, nous sommes bien maîtres de nos paroles et forcément, nous en sommes responsables. Cela dit, lors d’un moment de colère ou de stress, il est possible que notre bouche devant notre cerveau et on dit que nos paroles ont dépassé notre pensée. Ou on fait des lapsus. Alors la parole semble nous échapper. Comme si elle s’était affranchie de nous.

Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?

Au premier abord, il me semble tout à fait possible d’être heureux même quand les autres ne le sont pas. Tiens, par exemple, on a gagné le concours Eurovision de la Chanson devant 25 autres pays candidats et nous en sommes ravis alors que 25 autres peuples sont tristes. Bon, d’accord, ça n’arrive pas souvent mais c’est bien la preuve qu’on peut être heureux tout seul dans son coin. Mais si on est partis à la mer pendant que son meilleur ami est à l’hôpital, on est heureux mais peut-être un peu moins. C’est l’empathie. Être heureux en fonction des autres.

Débattre, est-ce chercher la vérité ?

Spontanément, je dirais que débattre est un moyen de rechercher la vérité car débattre, c’est confronter des idées donc, éventuellement affiner les arguments, rectifier des tirs et avoir une meilleure compréhension de la vie réelle. Le débat est un principe philosophique : personne n’a raison tout seul et chacun peut contribuer à trouver la vérité. Sauf si on veut avoir le dernier mot (comme moi) ou dans les réseaux sociaux où chacun reste sur ses positions de base.  Le débat est alors une compétition pour savoir quel est celui qui a la plus grosse (idée.)

La technique peut-elle être mauvaise ?

En soi, la technique n’est ni bonne, ni mauvaise puisque c’est un ensemble de moyens inventés par l’être humain pour agir sur le monde qui l’entoure. Un marteau participe à la construction de quelque chose mais il peut aussi tuer quelqu’un, tout dépend donc de l’usage qu’on en fait. Les progrès techniques ont amélioré nos conditions de vie mais ils ont contribué à une pollution plus rapide et plus intense et je pense que c’est la manière dont l’humain conçoit la technique qui peut rendre celle-ci dangereuse. Et je pense que c’est là qu’il faut s’interroger.

Conclusion 

Oui, nous maîtrisons ou nous pensons maîtrises nos paroles. Jusqu’au moment où elles décident de se faire la belle et nous passons le reste du temps à regretter ce que nous avons dit et à penser à ce que nous aurions pu ou dû dire. On peut être heureux tout seul mais c’est mieux à plusieurs. Parce que le bonheur, ça se partage. Tenter d’approcher la vérité par le débat, c’est bien si on est capable d’écouter l’autre, sinon, ça ne marche pas. Le grille-pain est une bonne invention mais ça peut cramer le pain et ce n’est pas de sa faute, il nous faut le surveiller.

 

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dimanche 14 juin 2026

membre actif

Hier, j’ai évoqué ces théories complotistes qui poussent comme de la mauvaise herbe et ça, c’est surtout depuis l’avènement du règne des réseaux sociaux car autrefois, jadis mais aussi naguère, quand on voulait tenter de convaincre plein de gens que ce vieil Elvis Presley n’était pas mort, il fallait faire des photocopies, préparer des enveloppes pour les envoyer avec un timbre à des gens. Ou alors téléphoner avec un poste fixe et ça coûtait horriblement cher. Et bon, autres temps, autres mœurs. Mais au moment de l’affaire DSK, en 2011, on était déjà submergé par tout et n’importe quoi via Internet. Et ce que m’a dit mon pote, il y a quelques jours, que DSK s’est fait choper car comme il allait être élu, il fallait le faire tomber avant. Déjà, c’est ça qui me dérange, dans son argumentaire : il allait être élu.

Ah oui, il allait être élu. Dix mois avant la date de la présidentielle de 2012 ?  Déjà que parfois, les sondages se trompent un mois avant… Et à qui cela aurait-il profité ? N’oublions pas que celui qui est devenu président, en lieu et place de Strauss-Kahn, c’est François Hollande, l’autre pays du fromage. Alors, on ne peut pas dire que ça puisse venir des russes car empêcher l’élection d’un socialiste alors que c’en est un autre qui a gagné… Ou alors, ça a été très mal géré, la manipulation. Et je ne parle que des magouilles de ceux qui auraient pu vouloir virer DSK. Parce que de son côté, lui, en termes de manipulations, il n’avait besoin de personne. Alors, OK, je veux bien admettre qu’il y a du complot partout mais qu’on me dise à qui profite le crime. À Flavie Flament ? À ma connaissance, DSK n’a rien tenté contre elle.

Qu’on ne se méprenne pas sur mes pensées et mes propos : je n’ai rien contre Flavie, au contraire, je la trouve très courageuse car elle sait qu’en parlant, elle va s’en prendre plein la gueule. Et là, si elle s’était retrouvée en tête-à-tête (hum) avec DSK, elle en aurait aussi pris plein la gueule mais dans ce cas, ça aurait été nettement moins imagé. Pardon pour ces paroles un peu osées mais on m’a tendu la perche… Dominique, tu peux tout remballer, j’ai fait mon jeu de mots, je suis soulagé.  Bref, moi, je pense qu’on pourrait créer un club avec tous ces présumés innocents : Gérard Miller, Depardieu, PPDA, Richard Berry, Tariq Ramadan, Patrick Bruel car ils ont tous un point commun : ce sont des hommes. Ce serait probablement une idée généreuse que de leur proposer une carte de membre actif de ce club

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samedi 13 juin 2026

coup monté

Je suis un peu sur le cul quand j’entends tant (Jean tant, tant ?) de gens dire que ce qui se passe autour de Patrick Bruel, c’est un coup monté. C’est exactement pareil que la même chose. Non, que Dominique Strauss-Kahn. Avant-hier, avec un ami, nous avons encore eu ce genre de discussion un peu tendue de chaque côté : Dominique Strauss-Kahn et Patrick Bruel, même combat. Les deux ont subi des machinations. Le premier parce que comme il allait être élu président de la République Française, il fallait le faire sauter avant. Lui, il a sauté de son côté. Et Patrick Bruel, tout ce qu’on raconte sur lui, c’est faux, c’est juste pour nuire à sa carrière. OK. Moi, je veux bien mais franchement, qui a intérêt à ce que sa carrière s’arrête ainsi ? Ne me faites pas rigoler, il ne dérange personne. En plus, c’est un mec de gauche, donc plutôt bien vu dans les médias. Sauf ceux de Bolloré, peut-être. Normal, chacun ses opinions, non ?

Et les arguments de son ami (on a ceux qu’on mérite ?) sont que toutes ces femmes ont voulu coucher avec lui, qu’elles n’en ont pas eu assez (de l’argent, un boulot, une bague aux doigts ?...) et que du coup, pour se venger, elles portent plainte. Parce que sa carrière dérange. Mais elle dérange qui ? Michèle Torr ? Arrêtez cinq minutes. Bernadette Chirac ? Elle est morte. Flavie Flament ? Oh ben si elle avait pu, elle l’aurait fait cesser plus tôt, sa carrière, à Patrick B. Parce que là encore, pour mon ami S., Flavie Flament, elle fait tout pour se rendre intéressante. En aucun cas, il ne se dit : « Et si c’était vrai ? » Ah ben non, comme elle a déjà eu une histoire avec Hamilton, le photographe, il veut bien admettre une fois mais deux fois, non, c’est totalement inventé. Ouais, c’est ça et la terre est plate. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on s’obstine à nous faire croire qu’elle est ronde. Et polluée. Et tout ce genre de choses.

Alors moi, en tant que propriétaire de cet espace personnel que certain(e)s viennent consulter, je dis haut et fort que la parole des femmes (et celle des enfants) doit être prise en compte. Prioritairement. Ensuite, les services concernés de police et de justice feront leur travail mais je ne mets pas en doute les plaintes de celles et ceux qui ont été agressé voire violés. Et pourquoi ils, elles ne l’ont pas fait avant, plus tôt ? Parce que ce n’est toujours pas facile d’aller raconter ça dans un commissariat ou une gendarmerie, pardi. Parce que si c’est pour s’entendre dire qu’on l’a peut-être un peu cherché en s’habillant d’une façon trop provocatrice… Parce que ça arrange tout le monde, parfois, de ne pas faire de vagues. Et parce que le pot de fer contre le pot de terre. Parce que la honte. Et parce que c’est si difficile de faire évoluer les mentalités. Mais pour Bruel, si c’est un coup monté, est-ce qu’il est bien monté, au moins ?

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vendredi 12 juin 2026

il fait beau dans mon cœur

Il fait beau dehors mais dans mon cœur, je ne vous dis pas. Non, parce que ça ne regarde personne d’autre que moi. Personne d’autre que nous. Parce que tu es mon soleil, tu es l’astre de mes nuits (disait la chanson) et tant pis si avec toi, c’est de nouveau la canicule, j’aime quand tu fais chaud dans mon cœur, dans ma tête et dans mon corps. Oui, parce que tu as ce talent de faire beau en moi. Ça me rappelle une phrase, une espèce de petit poème que j’avais écrit quand je sortais de l’adolescence : si j’avais été beau, je me serais vu dans tes yeux. Et c’est peut-être ce qui m’est arrivé, un jour, je me suis trouvé beau dans ton regard. Et les yeux dans les yeux… Et tes mains dans mes mains… Et comme j’ai aimé le son de ton corps, le soir, au fond de moi. Rhôôô, c’est osé mais ça ne manque pas d’humour ni de piquant.

Longtemps, en plus de me coucher de bonne heure, j’ai aimé dans le vide, j’en ai aimé qui ne l’ont jamais su. Ça me permettait d’écrire des poèmes, des nouvelles, des dialogues… Ça me faisait survivre, ça me faisait rêver et ça me faisait fantasmer. Et ça comblait des manques terribles. Et ça me faisait vibrer. Et j’ai espéré et je me suis (presque) toujours désespéré mais avec toi, quand nous nous sommes connus, tu ressemblais à toutes ces amours vaines sauf que toi, tu existais vraiment et sauf que nous avons vécu des belles choses ensemble. Oui, quand le vain est tiré… Non, pas avec toi, justement. Sauf qu’il y a eu ces absences, parfois longues et de temps en temps, je sors de ma cachette et toi aussi et alors, nous parlons, un peu, beaucoup, passionnément. Et alors, quand nous retrouvons, même par écrit, je renais.

Et alors, il fait  beau dans mon cœur. Et alors, je me sens pousser des ailes. Et alors, je me dis que si j’en avais le pouvoir, je volerais vers toi mais je ne sais plus où tu te trouves. Allez, je pourrais faire un effort même si je pense que le mot effort n’est pas le bon. Tu sais, où que tu sois, tout n’est qu’une question d’envie. Éventuellement de besoin. Besoin de rien, envie de toi (disait une autre chanson.) Et c’est étrange comme une absence, ses conséquences, s’évanouissent tout de suite dès qu’un signe apparaît. Y a-t-il un ange qui a voulu me prévenir que tu… À moins que toi, tu ne sois cet ange… Ah comme c’est bon de penser à toi, de te laisser me chauffer le cœur et de succomber aux plaisirs charnels de nos échanges. La chair n’est pas si faible que ça même si Mallarmé pensait le contraire. C’est moi qui suis faible. Tu me fais chaud.

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