vendredi 7 août 2026

gros mots mais pas grossiers

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais il y a une espèce de snobisme parisien et francilien à ne plus appeler les choses par leur nom d’origine. J’en veux pour preuve que depuis quelques années, on ne parle plus de régions, en France mais de territoires. Dans les territoires. Ce n’était pourtant pas un gros mot que celui de région, non ? En plus, moi, je le trouvais nettement plus parlant que territoire. Parce que territoire, ça fait objectif d’un lieu à conquérir alors que région, ça fait penser à l’histoire, au patrimoine, à la géographie. C’est comme la province mais les élites parisiennes doivent trouver ça trop provincial. « Vous partez où en villégiature, cette année, Marie-Amélie ? » « Nous irons passer une huitaine dans le territoire occitan, Anne-Charlotte. » Ouais, ça vous convainc, ça, vous ? Non, hein ?

Attendez, ce n’est pas tout mais pendant les grands incendies de Gironde et des Landes, tout le monde le sait (ou alors, ceux qui ne le savent pas sont indécrottables), il y a eu plus de 220 000 évacués et ces personnes ont donc été obligées de quitter leur collectivité. Et ont été accueillies dans d’autres collectivités qui n’étaient pas touchées par les gigantesques feux. Ah bon, c’est nouveau, ça, on ne peut plus parle de village ou de ville non plus, maintenant ? Décidément, tout fout le camp ! J’imagine l’émission de Stéphane Bern, le village préféré des français qui va bientôt s’appeler la collectivité préférée des français… Ou alors, on trouvera des panneaux à son entrée et à sa sortie : « Saint-Aubin du Médoc, belle collectivité fleurie. » Je t’en foutrai, moi des collectivités. Ou communautés ?

Bientôt, je suppose qu’on ne parlera plus de monuments historiques mais d’édifices inoubliables ou d’assemblages remarquables. Et pour les maires, on va revenir à l’ancien mot édile ? Et on dira que Thomas Cazenave est l’édile de la collectivité de Bordeaux ? Non, le magistrat principal, c’est plus chic. Et puis on ajoutera confrérie pour collectivité et circonscription pour le territoire. Thomas Cazenave, le magistrat principal de la collectivité de Bordeaux dans le territoire circonscriptionnel de Nouvelle Aquitaine de la puissance européenne française. Nan, je ne suis toujours pas convaincu. Comment ? Circonscriptionnel, ça n’existe pas ? Et alors, je n’ai pas le droit de l’inventer ? Non mais qu’est-ce que ça veut dire, bande de villageois provinciaux de la contrée françoise. Eh ben ouais, ça me fait râler, ça aussi.

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jeudi 6 août 2026

je cherche après Titine (les mots les plus longs – 3)

 Dans la série des mots les plus longs, je voudrais vous parler de Titine. Mais, allez-vous me demander, qui est Titine ? Mais si, tout le monde connaît la chanson : je cherche après Titine, Titine ô ma Titine, je cherche après Titine mais ne la trouve pas… Eh bien, vous aurez tous faux et même archifaux. Parce que dans le cas qui nous importe ce matin, Titine, c’est la plus grande protéine connue. Mais Titine, ce n’est que son petit nom, son surnom car son vrai nom, autant que vous le sachiez, c’est un nom scientifique, un nom très savant. La preuve, c’est le plus long mot du monde, tous pays et toutes langues confondus. Il y a deux et trois jours, nous avons évoqué des mots qui avaient entre 51 et 195 lettres ou caractères mais là, ce matin, ça ne va pas être énorme, ça va être énormissime.

Après, cet extraordinaire record n’est pas détenu par la France mais par l’Angleterre. En effet, le mot anglais qui désigne la dénomination chimique de la titine contient 189 819 lettres (oui, presque 190 000…) mais avant de vous en parler plus en détails, sachez aussi que la titine est également appelée connectine (mais on n’en gérait pas chez Scaib, même au département passifs – clin d’œil) et il s’agit donc de la plus grande protéine connue du corps humain. Elle est composée de 27 000 acides aminés et a une importance essentielle dans l’élasticité des muscles dits striés. Ou alors, pour le dire plus simplement, c’est une gigantesque protéine constituée de 244 régions repliées individuellement d’une protéine liée par une séquence non structurée de peptides. Je suis sûr que c’est plus clair comme ça, non ?

Maintenant que vous savez tout ça, vous allez enfin pouvoir faire connaissance avec le mot le plus long du monde. Je vais vous en livrer une partie du début et une partie de la fin car vous le copier-coller dans son intégralité, ouh la, la… Figurez-vous que le simple fait de l’écrire dans un fichier Word, avec la police Segoe UI (taille 11,5), ça prend 19 pages et demi. Imaginez un peu dans un livre scientifique… Enfin, bon, voilà le moment tant attendu, le début et la fin de ce mot le plus long du monde : methionylalanylthreonylserylarginylglycylalanylserylarginylcysteinyl… prolylmethionylleucylarginyltyrosylthreonylasparaginylglycylprolylprolylprolylleucine. S’il y en a parmi vous qui sont intéressé(e)s pour avoir le fichier Word (ou PDF) avec le mot en entier, il est à votre disposition sur simple demande.

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mercredi 5 août 2026

je laisserai la forme unique de mon cœur (Anna de Noailles – 5)

Je ne pouvais décemment pas laisser Anna de Noailles partir sans un dernier hommage. Et pour finir en beauté, aujourd’hui, je vais carrément vous présenter deux poèmes. Parce que quand on aime, on ne compte pas. Et parce que c’est comme ça, dans cet espace, mon blog, c’est moi qui décide et si je veux publier de la poésie, même classique, eh bien, je publie de la poésie classique.

Je m'appuierai si bien et si fort à la vie, d'une si rude étreinte et d'un tel serrement qu'avant que la douceur du jour me soit ravie elle s'échauffera de mon enlacement.

La mer, abondamment sur le monde étalée, gardera dans la route errante de son eau le goût de ma douleur qui est âcre et salée et sur les jours mouvants roule comme un bateau.

Je laisserai de moi dans le pli des collines la chaleur de mes yeux qui les ont vus fleurir et la cigale assise aux branches de l'épine fera crier le cri strident de mon désir.

Dans les champs printaniers la verdure nouvelle et le gazon touffu sur les bords des fossés sentiront palpiter et fuir comme des ailes les ombres de mes mains qui les ont tant pressés.

La nature qui fut ma joie et mon domaine respirera dans l'air ma persistante odeur et sur l'abattement de la tristesse humaine je laisserai la forme unique de mon cœur.

Je suis évidemment désolé de ne pas savoir vous présenter ces deux magnifiques textes dans leur forme originale, avec les vers, les sauts à la ligne et tout ce qui les fait poèmes mais je pense que le plus important, c’est de se laisser porter par la musicalité d’un auteur, par les images de sa pensée, celles de son cœur et s’approprier ses mots car forcément, il y a des choses qui nous parlent.

Je méditais ; soudain le jardin se révèle et frappe d’un seul jet mon ardente prunelle.

Je le regarde avec un plaisir éclaté ; rire, fraîcheur, candeur, idylle de l’été !
Tout m’émeut, tout me plaît, une extase me noie, j’avance et je m’arrête; il semble que la joie était sur cet arbuste et saute dans mon cœur !
Je suis pleine d’élan, d’amour, de bonne odeur, et l’azur à mon corps mêle si bien sa trame qu’il semble brusquement, à mon regard surpris, que ce n’est pas ce pré, mais mon œil qui fleurit et que, si je voulais, sous ma paupière close je pourrais voir encor le soleil et la rose.

Je voudrais remercier sincèrement Anna de Noailles d’avoir existé et eu autant de talent mais aussi et surtout, de ne jamais avoir quitté un petit coin dans ma tête depuis mes années collège et lycée. Et ce petit coin, aujourd’hui, après quelques semaines de relecture et de travail sur la vie de cette femme, je peux affirmer que c’est un coin de paradis. Elle m’a fait du bien, rendu heureux.

L'empreinte (Le cœur innombrable – 1901) et Surprise (Les éblouissements – 1919)

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mardi 4 août 2026

belle Marie-Paule

Moi, j’ai été sidéré, hier, en apprenant la nouvelle. Je venais de recevoir Télérama en temps et en heure (comment se fait-il que la Poste soit capable de bien distribuer le courrier la première semaine d’août mais pas en temps normal ?) et je me suis jeté sur les premières pages et là, j’ai découvert que Marie-Paule Belle était morte. Ça m’a fait un choc. Parce que même si elle n’était pas une idole, elle aussi m’a accompagné et pas seulement parce qu’elle a peu ou prou raconté mon histoire dans La parisienne, en 1976 (alors que moi, je ne suis devenu parisien que trois ans plus tard mais cette femme talentueuse avait également des dons de voyance – un comble pour quelqu’un comme moi qui n’y croit pas.) mais aussi parce qu’elle a écrit bien d’autres chansons moins emblématiques.

Son écriture faisait penser à une poétesse car si on oublie les textes amusants, il y avait une véritable plume dans son écriture. Elle était capable de me toucher. A contrario de Barbara, elle ne m’a jamais fait pleurer mais malgré tout, elle m’a ému. Et j’ai eu la chance de la voir sur une scène bordelaise, il y a une quinzaine d’années et elle m’avait emporté. Seule avec son piano, elle attrapait toute la salle d’une main de maître. Il suffit d’écouter attentivement Celui ou J’ai l’âme à la vague pour comprendre que Marie-Paule Belle n’était pas qu’une chanteuse humoriste, une artiste de cabaret. Elle avait tant de choses à dire. Peut-être a-t-elle souffert de voir son œuvre réduite à quelques tubes pourtant joliment tournés. Marie-Paule a été une artiste simple, un peu comme une cousine.

Mais si vous avez envie de vous amuser, vous pouvez aussi écouter Mais où est-ce qu’on les enterre ?, une chanson sur les cimetières qui sont remplis d’épitaphes évoquant des gens parfaits, vertueux voire extraordinaires et la question qu’elle se pose, c’est où enterre-t-on les autres, les méchants et les pervers. Un petit bijou de drôlerie avec une musique bien enlevée. Moi, malgré tout, j’ai un complément d’histoire avec son tube, la Parisienne car je l’ai fait chanter à trois copines le jour de mon mariage, en juin 2014 et la chanson nous a servi, à Bernard et à moi, pour le premier entracte de notre dernier spectacle en mars dernier. Comme quoi, quand une chanson vous colle à la peau, c’est comme un tatouage mais en mieux. Madame Belle, oui, vous allez aussi me manquer.

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lundi 3 août 2026

les mots les plus longs (2)

C’était prévisible. Avec des mots aussi longs, je n’allais pas pouvoir faire des billets d’une taille normale. Et pourtant, je suis le premier à toujours crier que ce n’est pas la taille qui compte. Mais l’odeur ? Ou le goût ? Je ne sais plus. Allez, revenons à nos mots démesurément longs. Nous arrivons dans un pays que j’aurais vraiment aimé visiter mais je sais que ça ne se fera jamais et c’est pourquoi je n’ai plus besoin de le retenir, ce mot de 64 lettres, qui nous vient d’Islande : vaðlaheiðarvegavinnuverkfærageymsluskúraútidyralyklakippuhringur qui décrit « un anneau sur un porte-clés pour la porte extérieure du cabanon à outils utilisé par les ouvriers chargés de l’entretien des routes sur la colline de Vaðlaheiði. » En même temps, même si j’étais allé en Islande, est-ce que je serais allé siffler sur la colline de Vaðlaheiði ? Rien ne peut le prouver à cet instant T. Alors, hein…

Ensuite, allons dans l’hémisphère sud, en Nouvelle Zélande où on peut trouver un mot de 85 lettres : taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu qui se réfère à une autre colline : « le sommet où Tamatea, l’homme aux gros genoux, l’arpenteur, le grimpeur de montagnes, le marcheur qui voyagea jusqu’ici, joua de sa flûte à sa bien-aimée. » C’est probablement le mot le plus long dans une langue qui utilise l’alphabet latin. Après, on va descendre en Afrique du Sud pour trouver un mot de 136 lettres : tweedehandsemotorverkoopsmannevakbondstakingsvergaderingsameroeperstoespraakskrywerspers-verklaringuitreikingsmediakonferensieaankondiging, il fait allusion à une conférence de presse relative au discours d’un responsable de syndicat chez un concessionnaire de voitures à propos d’une grève.

Presque enfin, le deuxième mot le plus long du monde est un mot sanskrit de 195 caractères, date du XVIème siècle dans un récit de la reine Tirumalãmbã, il équivaudrait à 428 lettres de notre alphabet latin, il décrit la région de Tamil Nadu en Inde et je ne peux résister à vous le reproduire dans sa version originale  निरन्तरान्धकारित-दिगन्तर-कन्दलदमन्द-सुधारस-बिन्दु-सान्द्रतर-घनाघन-वृन्द-सन्देहकर-स्यन्दमान-मकरन्द-बिन्दु-बन्धुरतर-माकन्द-तरु-कुल-तल्प-कल्प-मृदुल-सिकता-जाल-जटिल-मूल-तल-मरुवक-मिलदलघु-लघु-लय-कलित-रमणीय-पानीय-शालिका-बालिका-करार-विन्द-गलन्तिका-गलदेला-लवङ्ग-पाटल-घनसार-कस्तूरिकातिसौरभ-मेदुर-लघुतर-मधुर-शीतलतर-सलिलधारा-निराकरिष्णु-तदीय-विमल-विलोचन-मयूख-रेखापसारित-पिपासायास-पथिक-लोकान् . C’est beau, hein ? Enfin, moi, je trouve. Ah oui, dernière précision, là encore, comme hier, ça se prononce comme ça s’écrit. Et rendez-vous bientôt pour un autre encore plus long.

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dimanche 2 août 2026

les mots les plus longs (1)

Comme annoncé hier, ce matin, on va parler des mots les plus longs mais, comme je suis très gentil, je vais vous faire une confidence, ce que vous allez lire aujourd’hui, peut-être, je dis bien « peut-être » que ce que vous allez découvrir aujourd’hui n’est rien en regard de ce que vous allez pouvoir lire demain ou dans quelques jours. Ça dépend juste de si j’ai envie de vous faire mariner ou pas. Et de si je suis sûr que ça vous intéresse ou pas. En attendant, je voudrais vous présenter les mots les plus longs du monde. Chacun sait qu’en France, hors termes techniques, c’est « anticonstitutionnellement » qui bat le record avec 25 lettres mais nous sommes vraiment des petits joueurs au regard de nombreux autres pays. Tiens, par exemple, les néerlandais ont un mot de 49 lettres pour définir les activités préparatoires du défilé du carnaval des enfants : kindercarnavalsoptochtvoorbereidingswerkzaamheden. Ça se prononce comme ça s’écrit, bien sûr.

De certaines langues, surtout non-latines, on dit qu’elles sont agglutinantes. En effet, les mots sont constitués de plusieurs mots mis bout à bout. Surtout au nord et à l’est de l’Europe. Tiens, autre exemple : speciallægepraksisplanlægningsstabiliseringsperiode. Ce mot de 51 lettres est danois et littéralement, il désigne une période de stabilisation du projet pour un cabinet médical spécialisé. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je vous l’ai traduit car tout est clair, quand on le lit sans bafouiller. Chez les hongrois, on monte encore en nombre de lettres : 55, avec legeslegtöredezettségmentesíthetetlenebbeskedéseitekért que vous aurez déjà traduit par « plus haut facteur de non fragmentation », chose dont on parle tous les jours, de façon très usuelle. Tiens, justement, moi, la semaine dernière, dans un dîner eh bien, non mais ça aurait très bien pu. Bon, je reconnais que dans tous ces mots, on est beaucoup dans des termes un peu professionnels.

Comme chez les finnois, avec ce mot de 61 lettres : lentokonesuihkuturbiinimoottoriapumekaanikkoaliupseerioppilas. Là, comme je sais que peu de mon lectorat parle le finnois, je vous offre la traduction : il s’agit du métier de sous-officier mécanicien spécialiste des moteurs à réaction d’aéronefs… Tout le monde sait que je suis très germanophile et voilà un mot allemand que j’aurais très bien pu prononcer avec mon ami Arnold sauf qu’il ne me l’a jamais demandé sinon, moi, je l’aurais fait, je suis globalement de bonne composition : Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz, 63 lettres pour un mot qui fait référence à une loi relative à la délégation du contrôle des labels de viande de bœuf. Cette loi a été abrogée en 2013 mais le mot existe toujours parce que les mots ne meurent jamais vraiment. Mais  le problème avec ces mots, c’est qu’ils sont longs et je vais devoir faire un chapitre deux, demain.

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samedi 1 août 2026

ça va être énorme

Mesdames et messieurs, préparez-vous car le billet de demain, ça va être énorme. On n’aura jamais vu ça dans aucun blog. Ni même dans aucune revue de presse. Et encore moins à la télévision. Quand vous saurez de quoi il retourne, vous comprendrez aisément qu’en plus, ça n’a jamais pu être présenté en radio vu que c’est très visuel et forcément, la radio, ça ne l’est pas. Même si depuis quelques années, là aussi, c’est souvent filmé… Oui d’accord mais alors, c’est encore de la radio, si c’est filmé ? Je ne sais pas, je dis ça, je ne dis rien mais permettez-moi d’être un peu dubitatif (et quand je dis « dubitatif », je ne fais aucun reproche à un mec qui jouirait trop vite, hein ‽) oui parce que ce matin, plus que jamais : un doute m’habite. Et moi, quand un doute m’habite, eh bien… Non.

Non, je ne vais pas vous dire ce qui se passe quand pour moi, un doute m’habite. Je vous en prie, je vous en supplie, laissez-moi seul avec mes perplexités, je me débrouillerai, comme d’habitude, ne vous en faites-pas pour moi. Non, non, ne cherchez aucun jeu de mots avec « habitude », il n’y en a pas ou alors, s’il y en a un, il ne peut pas être de mon fait. Bon. Revenons à mon annonce. Je vais faire comme à la télé, désormais, je vais jouer la carte du suspense et tenter de vous allécher en vous promettant monts et merveilles pour le billet du lendemain. Surtout, ne ratez pas le billet de demain car je vous jure que ça va être énorme. Personne n’a jamais vu ça. À part moi, bien sûr. Et quelques spécialistes qui sont déjà au courant mais pour le vulgum pecus, non, je suis le seul. L’unique. Ouais.

OK d’accord, Stéphane, mais tu ne peux pas nous donner un indice ? Un seul ? Même un tout petit. Non, je peux juste vous dire que ça va être énorme. Et que ça n’a aucun rapport avec quelque particularité physique que ce soit. Ni de mon honorable mais néanmoins propre personne. Ni de quiconque autre. Pourquoi ça va être énorme ? Parce que ça ne va pas pouvoir entièrement entrer dans le cadre de mon espace blog. Je vais être obligé de vous joindre un document PDF pour vous permettre de constater combien c’est énorme. Et encore, le mot est faible. En réalité, ça va être colossal. Titanesque. Ou alors, je pourrai vous joindre un lien et vous laisser vous débrouiller tout seuls. Mais je ne suis pas comme ça, moi. Et s’il y en a un peu plus, je vous le mets quand même, hein ‽

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gros mots mais pas grossiers

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais il y a une espèce de snobisme parisien et francilien à ne plus appeler les choses par leur nom d...