vendredi 28 août 2026

où en suis-je ?

Damned, c’est déjà presque la fin du mois d’août et donc, des vacances scolaires (vacances, j’oublie tout…) et je me rends compte que j’avais plusieurs projets de séries d’été que je n’ai pas mené au bout ou que j’ai carrément laissé à l’état d’ébauche. Oui, je sais, je suis un d’ébauché mais je fais ce que je peux. En gros comme en cent… Non, en gros comme en mille… Non, en gros comme Émile… À moins que ça ne soit : en  gros comme Vincent ? Bon, peu importe, en grosso comme en modo, j’avais prévu de parler des verbes défectifs, des furoncles, de la vieillesse, des hémorroïdes (aucun rapport entre les deux derniers, du moins, aucun rapport systématique), des mots les plus courts et j’en passe et des probables meilleurs et nous sommes le 29 août et rien de tout cela n’a encore été publié.

Mais qu’ai-je donc fait de mon été à part transpirer et respirer de la fumée ? Oui, je sais, manger, dormir, marcher, lire, faire des courses, cuisiner des plats froids, me laver, repasser (la femme de ménage est partie 15 jours en vacances), écrire mais je n’ai pas tout publié. Comment se fait-ce ? Qu’a-t-il donc eu ? Où est passé ma discipline ? Qu’il est loin le temps où je pouvais dire à qui de droit : tu la sens ma rigueur ? Aujourd’hui, je ne serais donc plus que l’ombre de qui j’ai été ? Mais non, je vais me remettre. Et en plus, l’été n’est pas encore terminé. Ce n’est pas parce que les vacances scolaires sont presque finies que l’été va disparaître en même temps. Heureusement, il y a une autre, une vraie vie en dehors des cadences de l’éducation nationale. Et il y a l’été indien à venir, lui aussi.

Il me reste donc encore près de trois semaines (un peu plus) pour me mettre à jour avec tous ces sujets ou alors, je vais faire comme l’an passé, procrastiner d’une année sur l’autre. Car en 2025, j’avais eu autant de projets inaboutis : le feuilleton d’un chien abandonné puis recueilli à la SPA ; la preuve par 9 ; les pets ; les renversements de situation ; les expressions françaises comprenant un aliment ou un plat… Tout ça, ça dort dans un coin de mon ordinateur, ça n’attend que d’être enfin proposé à mon public qui est loin d’être surnuméraire mais je me dis que ce n’est pas grave car si je ne vous avais pas confié que j’avais tous ces sujets sous le coude, vous n’en auriez jamais rien su. Alors, s’il vous plaît, faites comme si et le jour où ça sortira, jouez-moi la surprise, ça me fera grandement plaisir.

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jeudi 27 août 2026

pas me faire livrer, non

Dans son commentaire du 25 août à 15h19, environ, Mymy me faisait part d’une remarque tout à fait  pertinente mais néanmoins congrue comme quoi, au lieu de me casser la tête (et les jambes) avec une tirette à commissions mais moi, outre que j’aimerais la remercier de se soucier de mon bien-être, je voudrais surtout lui dire que moi vivant, je ne me ferai jamais livrer mes courses alimentaires. Même moi mort, je ne le ferai pas non plus, alors… Pourquoi ? Parce que comme c’est moi qui m’y colle, à la recherche des idées de menus et à la cuisine, je ne veux pas que qui que ce soit d’autre que moi aille m’acheter des produits qui, de toute façon, n’iront pas comme quand c’est moi qui les achète. Je me connais et je connais les autres. Quand on ne prépare pas à manger soi-même, on ne regarde pas les fruits et légumes de la même façon.

Et c’est la même chose pour la viande ou les poissons. Moi, je veux voir ce que j’achète. Je veux éventuellement changer d’idée en cours de route en fonction de ce qui est sous mes yeux. En fonction des éventuelles promotions. Parce que moi, si un magret de canard me fait de l’œil alors que j’avais prévu de la dinde, autant vous dire que je ne vais pas me priver. Et si c’est un tournedos qui tente de m’aguicher alors que j’avais prévu de la chipolata… Non, ce terrain-là devient trop glissant, je m’arrête ici pour les exemples. Alors, pour revenir à nos moutons, je préfère faire mes courses moi-même. En plus, ça ne m’a jamais vraiment dérangé de m’occuper de ça. Pour moi, c’est loin d’être une corvée. Et il y a un autre argument de poids en faveur du fait que je ne me fasse pas livrer : ça me fait marcher et ça, c’est bon pour moi.

OK, ça me fait surtout piétiner mais je préfère nettement faire des petits pas incessants dans les rayons d’un supermarché (surtout que j’y vais toujours à l’ouverture pour éviter l’affluence) que de rester devant mon ordinateur et/ou de mon téléphone. Encore que « et/ou de mon téléphone », je n’en suis même pas encore là. Non, si je devais faire mes achats via Internet, je ne le ferais que depuis mon ordinateur portable car sur mon smartphone, ce serait vraiment trop peu confortable. Bref, au vu de tous ces arguments, madame Mymy (ça fait un peu madame Irma, ça, non ? Ou madame Claude, je suis désolé, c’est un peu déplacé mais c’est toi qui as commencé… Non, je retire ce que je viens d’écrire. Comment ? C’est à l’encre indélébile ? C’est débile), je voudrais juste te dire que non, je ne donnerai pas suite à ton conseil du 25 août.

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mercredi 26 août 2026

finalement, tirer

Alors ça y est. J’ai fait mon choix. Ce dernier s’est finalement porté sur un modèle à tirer. J’ai mon  nouveau chariot de courses, mon nouveau caddie ou ma nouvelle poussette à commissions. Ah ben non, ce n’est pas une poussette mais une tirette à commissions et comme j’ai une capacité de 59 litres (10 de plus qu’avec la précédente), je pourrai faire plein de grosses commissions. Bien sûr, ce trait d’esprit (un peu graveleux, je vous le concède) ne fait sourire que moi. Non, pas rire, il ne faut pas exagérer non plus, hein ‽ Maintenant, je vous imagine en plein suspense, à vous demander si j’ai opté pour un modèle à quatre roues ou à six roues. C’est là que je vais me gausser car ni quatre, ni six, j’ai finalement jeté mon dévolu sur un deux roues mais attention, pas deux roulettes, non, deux roues avec pneumatiques, des roues énormes. Même si tout le monde sait que ce n’est pas la taille qui compte. Sauf que là, si.

J’ai un peu honte mais j’ai choisi une marque allemande. Je sais, j’aurais pu prendre un modèle « made in France » mais je n’en ai trouvé aucun sur place, à Bordeaux. Et prendre ma décision seulement sur Internet, j’ai vraiment eu peur de me tromper. Et là, je peux vous dire que j’y ai mis le prix (j’ai doublé la somme que j’avais budgétisée) mais je pense avoir vraiment pris ce qui se fait le mieux dans le domaine (même teuton) et j’ai plein d’options : la première, le chariot se plie et si on enlève le sac, il se transforme en diable pour porter des colis lourds. Jusqu’à cinquante kilos. Oui, je sais, ça ne fonctionnera pas pour certaines personnes de mon entourage mais on ne dira pas qui car j’ai promis de ne jamais attaquer sur le physique. Du moins, en donnant des noms. N’est-ce pas, Sophie ? Non, non, ne t’inquiète pas, je ne parlerai jamais de tes problèmes de régime. Pas ici, pas devant tout le monde. Ben non.

Dans les autres options, j’ai un truc inédit, la caméra de recul. Comme ça, si ça me prend de vouloir marcher à l’envers, je n’aurai pas besoin de me retourner pour voir où je mets les pieds et les deux grosses roues. J’ai également des airbags latéraux (un de chaque côté) et au niveau des creux poplités. Tiens, il n’en est pas prévu pour mes lombaires ni pour mes fesses. Franchement, pour le prix, ils auraient pu. J’ai également une possibilité de le recharger avec des piles. Ça ne le fait pas avancer mais avec une capacité de 59 litres, je peux le garnir de piles de toutes les sortes, je peux vous dire que ça en fera beaucoup. Et enfin, le top du top du must, j’ai des essuie-glaces devant et derrière. Non, pas à mon chariot, à ma voiture, évidemment. Et je m’en servirai demain pour la première fois. Il est trop beau, bleu et gris. Ma seule véritable inquiétude, c’est que d’autres l’aime trop, comme moi et cherchent à me le voler.  

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mardi 25 août 2026

Dialogues : Dieu, l’homme et son image (20)

Dieu ? Hmm, oui, mortel ? Est-ce que je peux te poser une question indiscrète mais très sérieuse ? Tu peux toujours mais avant tout, mortel, ta question, elle est plus indiscrète ou plus sérieuse ? Je ne sais pas, Dieu, c’est toi qui vas me le dire. D’accord, je t’écoute, mortel. Alors voilà, Dieu, j’aimerais savoir s’il existe vraiment un paradis ou pas ? Et,  parce que dans ma question, il y en a plusieurs, s’il y a un enfer et si le diable existe. Ah oui, tout ça d’un coup ‽ Je t’avais prévenu, Dieu. Oui, c’est vrai mais Je ne m’attendais pas vraiment à ça de ta part. Pas du tout, même. Alors, Dieu, le paradis, ça existe, la vie éternelle, les âmes qui se retrouvent, le jardin d’Eden et tout et tout ? … Bip, cette information n’est pas accessible au commun des mortels, bip. … Comment, Dieu ? Je suis désolé, mortel mais comme tu viens de l’entendre, Je ne suis pas habilité à répondre à cette question.

Mais enfin, tu peux juste me dire si ça existe ou pas, le Royaume des Cieux et tout ce qu’on nous raconte. … Bip, cette information n’est pas accessible au commun des mortels, bip. … Mais ce n’est pas toi qui décides de ce que nous pouvons savoir, nous, ici-bas ? Si mais il y a tant de choses qui te dépassent, mortel, que de toute façon, tu ne pourrais pas comprendre. Dis tout de suite que je suis un crétin, Dieu. Non mais tu ne peux pas comprendre. Si je réponds oui, à ta question, ça va t’avancer à quoi ? Ça m’intéresse et ça peut changer beaucoup de choses. Fais comme si ça existait vraiment parce que dans le cas contraire, tu serais tellement déçu. Et le diable ? Et l’enfer ? … Bip, cette information n’est pas accessible au commun des mortels, bip.L’enfer est pavé de bonnes intentions, mortel. Et l’enfer, c’est les autres. Tu parles d’une réponse, Dieu, non, pffft…

Bon, d’accord, tu ne veux rien me dire, Dieu… Mortel, Je ne peux rien te dire. Si tu as la foi, mais vraiment la foi, tu trouveras la réponse en toi. Tu parles, Charles… Mais alors, ton fils, Jésus, la multiplication des pains, le coup de marcher sur l’eau et tout et tout, là, tu peux me le dire, y avait un truc ? Il était magicien, en fait ? … Bip, cette information n’est pas accessible au commun des mortels, bip. … Et l’Ange Gabriel, comment il a fait pour que Marie soit fécondée, parce que franchement, hein… … Bip, cette information n’est pas accessible au commun des mortels, bip. … Ah toi, Dieu, quand tu ne veux pas, tu ne veux vraiment pas. Je te croyais… Tu peux croire en Moi, mortel, c’est très bien. Je te croyais plus honnête avec tes créatures. Honnête avec Mes créatures ? Tu te moques de Moi, mortel ‽ Tu as vu ce que tu as fait du beau monde que Je t’ai légué ?

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lundi 24 août 2026

pousser ou tirer

Avec mes digressions d’hier, je ne vous ai pas du tout expliqué le pourquoi de cet intitulé de billet « tirer ou pousser », je vous ai juste expliqué mon choix dans l’ordre de ces deux verbes et j’ai étalé un peu de ma culture sur une tartine afin de vous en faire manger un peu et j’ai évoqué Donald Trump, prrrrrt, ce qui a considérablement fait baisser le niveau de mon écrit. Mais aujourd’hui, ce matin, je sens, je sais que je vais me rattraper car dans moins de deux paragraphes, vous saurez tout et vous pourrez enfin envisager de passer à autre chose. Comme lire Le monde, par exemple même si ce quotidien n’arrivera jamais à ma hauteur. En effet, le quotidien ne mesure que 47cm de haut alors que moi, avec mon à peine mètre soixante-dix, je fais presque 4 fois sa taille (3,62 fois, pour être plus précis) alors, hein ‽

Je disais donc que ce matin, je vais vous dévoiler le pot aux roses concernant ces deux mots, pousser et tirer. D’ailleurs, ces deux verbes peuvent supporter le même préfixe : re. En effet, repousser et retirer, ça existe. Mais ça en change considérablement le sens. Pardon ? Je digresse encore ? Vous êtes sûrs ? Bon, je reviens à mes moutons : pourquoi pousser et tirer. Samedi 22 août, j’ai probablement cassé une partie de mon chariot de courses en voulant monter dans le tram. Une des six roulettes s’est coincée entre le quai et l’entrée dans la rame et j’ai eu beau rafistoler le tout avec de l’adhésif particulièrement collant, je me suis vite rendu compte que ça n’allait pas durer aussi longtemps que la carrière de Mélenchon, spllltch, hélas. Alors, j’ai prospecté pour m’en acheter un autre. Un neuf. Un tout neuf.

Oui, parce que moi, comme j’habite en plein cœur de ville, je vais faire mes commissions à pied (je ne parle pas de la grosse) et j’ai besoin d’un chariot de courses pour soulager mon dos et la question qui s’est posée à moi, brutalement, c’est : conserver six roues (pour tirer) ou n’en prendre que quatre (pour pousser) et je dois vous avouer que ma recherche m’a mené de site en site, de fabricants en revendeurs et que j’ai mis des jours et des jours à ne pas prendre de décision. En effet, si je tire, avec six roues, je peux monter des escaliers et prendre des trottoirs mais ça sollicite beaucoup mes épaules et peu ou prou mon dos déjà bien mal en point. Si je pousse, je n’ai aucun poids mais je ne peux franchir aucune marche ni même plusieurs. Le choix est cornélien. Comme disait Corneille dans… Non, pardon, j’arrête.

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dimanche 23 août 2026

tirer ou pousser

J’aurais très bien pu intituler ce billet « pousser ou tirer » mais j’ai fini par choisir « tirer ou pousser » car c’est ce qui m’a semblé le mieux. Et pourtant, je peux vous dire que j’ai procédé à plusieurs votes à main levée, j’ai toujours eu la majorité absolue dans un cas comme dans l’autre, j’ai procédé à plusieurs plouf-plouf. Le premier, ça a été : plouf-plouf, une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo, c’est toi le plus beau… Et c’est « tirer » qui a gagné. Dans le doute, j’en ai fait un autre : plouf-plouf, ce sera le roi qui sortira ou la reine ou la patate andouille, ce sera toi… Et là, c’est pousser qui a remporté la manche. Alors, j’ai fait la belle (oui, ça m’arrive, comme je n’arrive pas à faire le beau) et là, je suis allé sur le site https://www.ploufplouf.fr/ et là, c’est tirer qui est sorti. Si, vous devriez aller voir sur ce site, ça permet de choisir sans choisir. Un truc de feignant, ça me va très bien.

Ensuite, je me dois de vous expliquer pourquoi ces deux verbes du premier groupe. L’un pour remorquer, traîner ou tracter et l’autre, pour faire avancer devant soi : tirer et pousser. Alors, n’allez surtout pas vous imaginer que j’ai des idées derrière la tête quand je parle de tirer car il n’est aucunement question de tirer son coup, loin de moi une idée aussi grivoise. Et quand je parle de pousser, il n’est pas plus affaire d’aller se soulager les intestins. Bon, tout le monde sait que je ne suis ni comtesse, ni duchesse et encore moins princesse, donc, tout le monde se doute que je fais caca comme tout un chacun mais ce n’est pas une chose que j’ai envie d’évoquer dans les colonnes de ce blog. Un peu d’intimité, tout de même, non ‽ Aucun rapport avec Trump, prrrrrt, non plus. Et pourtant, faut pas pousser, Donald, alors tire-toi, ça, ça aurait vraiment de la gueule.

Non, non, rien de tout ça. Que nenni, comme aurait pu dire Balzac dans ses Contes Drolatiques : « Pensiez-vous qu'elle prît les clefs des champs ? Que nenni ; elle prit les clefs de la maison. » Ou même encore Zola dans le Ventre de Paris : « Tu crois qu’il va se gêner, peut-être ? Que nenni ! Il te mangera ton dernier sou... » Ce qui est une appropriation de cette négation car en réalité, l’expression exacte est nenni da. D’ailleurs, on la trouve chez Molière dans l’Étourdi : « Mascarille, est-ce toi ? — Nenni da, c'est quelque autre. » Voilà, si ça, ça n’est pas de la culture, je me demande ce qui en est. Parce que citer Balzac, Zola et Molière dans un seul billet qui n’a rien à voir avec eux, a priori, ça relève de l’exploit. On frôle le remarquable. Je tutoie l’exemplaire voir l’admirable. Mais bon, vous me connaissez, je suis plutôt du genre modeste et je ne vais pas changer ce matin, non.

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samedi 22 août 2026

deux comtesses et une duchesse

Même plusieurs jours après, je ne sais toujours pas comment je dois le prendre. Sur le coup, ça m’a fait sourire. Probablement parce que, contrairement aux apparences, je suis poli. Et parce que, toujours contrairement aux apparences, je n’ai pas forcément envie de me fâcher avec des gens que j’aime 1) beaucoup 2) un peu car les autres, finalement, tout compte fait, je m’en (contre)fous. Et là, quand il m’a dit ça, je l’ai fait répéter car je n’en ai pas cru mes oreilles. Ni mes neurones. Non, ni mes oreilles, ni mes orteils. Franchement : les comtesses et la duchesse. Mais il ne s’est pas regardé, lui, celui qui se prend pour un membre d’une famille royale alors qu’il n’est qu’assimilé fonctionnaire, plus souvent en arrêt maladie qu’à son boulot. Parce qu’il n’a aucun jour de carence, lui. Et dire qu’il n’aime pas qu’on dise qu’il a plein d’avantages. De privilèges…

En tout cas, ça m’a fait penser à une chose, on ne sait jamais comment les autres peuvent nous appeler, nous surnommer, dans leur intimité, avec leur conjoint ou leurs amis plus intimes que nous. Si ça se trouve, plein d’autres gens me donnent des petits noms qui m’agaceraient si j’en avais connaissance mais comme je n’en sais rien, quelque part, peu me chaut. Non, ce qui me dérange, c’est d’apprendre comment on parle de moi si je trouve que la façon ne me convient pas. Et c’est justement ce qui me chiffonne. Pffft. Moi, une comtesse ? Franchement, c’est bien avoir une mauvaise connaissance voire une méconnaissance de moi pour me surnommer ainsi. Je n’ai rien de snob. Je n’ai rien de nobiliaire et je ne suis absolument pas concerné par toutes les familles royales ni princières de France, d’Europe et même encore d’ailleurs.

En fait, je crois que c’est parce que, pour lui, je dois passer pour un nanti. Parce que je vis dans un plus grand appartement que le sien. Parce que je suis propriétaire et pas lui. Parce que j’en ai une plus grosse que lui. De voiture. Et l’un de mes amis les plus chers est plutôt très à l’aise. Et donc, il doit s’imaginer que je fais partie de ceux qui paient l’impôt sur la fortune immobilière. Mais vraiment, qu’ils nous surnomment les comtesses, le président et moi, je trouve ça vraiment très moyen. Et le patron, qu’il le surnomme la duchesse, idem. Avec les jours qui passent, allez savoir pourquoi, je trouve même ça désobligeant. Qu’il garde ses rêves de diadème pour lui. Et ses pauvres ambitions pour ses rêves nocturnes. Je ne suis pas comtesse.

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où en suis-je ?

Damned, c’est déjà presque la fin du mois d’août et donc, des vacances scolaires (vacances, j’oublie tout…) et je me rends compte que j’avai...