samedi 10 janvier 2026

saperlipopette, ma salopette (7) – version frénétique

Saperlipopette, hurle Jean dans sa tête. Ou peut-être à voix haute, il ne sait plus. Il n’entend plus rien. Juste des sifflements dans ses oreilles et des tambours dans sa tête. La salopette. Sa salopette. Sa préférée. La seule qui était propre. Sauf que là, bam, une tache. Et pas n’importe laquelle, une bonne grosse tache de derrière les fagots. Pas une petite tachounette, non, une grosse tachasse. Une monstruosité. Une tache nucléaire en plein sur le devant. Un peu comme s’il était devenu une cible pour des joueurs de fléchettes. Jean bondit. Il rate le coin du lit. Il se cogne le genou. Il se vautre dans un juron et attrape une chaussette. Ce n’est pas la bonne. Il s’en fout ? Il ne sait pas. Il court vers l’évier, dans la cuisine. Il cherche une éponge. Trop sale. Du papier essuie-tout ? Le rouleau est vide. Il se rue sur une serviette de toilette. Il frotte comme un possédé en insultant la terre entière. Pas aujourd’hui. Pas le jour d’un rendez-vous important. Il transpire la rage et le désespoir. Et la vieillesse ennemie.

Jean tape frénétiquement sur l’écran de son téléphone. Astuce détachage ? La WiFi est trop lente. Il fait une autre recherche. Taches sur vêtement ? En se retournant, il renverse un bol. Il crie. Il rit. Tout ça, très nerveusement. Il va vérifier mais il sait qu’il n’y a pas d’autre salopette de propre. Il n’a que ça à mettre. La laver dans un programme court ? Bonne idée. Mais un programme court, ça prend quand même 35 minutes. Et elle ne sera pas sèche. Et porter la salopette avec la tache ? De toute façon, il va bien devoir le faire. Il ne peut pas rater ce rendez-vous important à son boulot. Oui, il va sortir comme ça. Il ouvre la fenêtre car l’air est lourd. Il referme car dehors, il fait trop froid. Il ouvre le frigo. Pourquoi ? Il ne sait plus. Il en referme la porte. Il bougonne.  Il n’aime pas ça quand il est comme ça. Combien de temps lui reste-t-il avant de partir ? Il est incapable de réfléchir. Il est obsédé par la tache. Il regrette d’avoir mangé cette pizza sous la pluie hier soir. Nul, les pizzas. Archinul, la pluie.

Il est cramponné à ce mauvais début de journée. Il peste dans sa tête. Il gueule tout fort. Il parle tout seul. Il s’insulte. Mais pas que lui. Tout le monde y passe. Les infos. Les politiciens. La météo. La société. Murphy et sa loi à la con. Il maudit Louis Lafont, l’inventeur de la salopette en 1844. Il aurait pu penser à la créer antitaches. Il se reproche sa maladresse. Il menace les autres tomates. Il en veut à la boue. Il promet à la lune qu’il se vengera. Et soudain, il s’arrête. Il fixe la tache. Elle le regarde, elle aussi. Il jure qu’elle a grandi depuis tout à l’heure. Il pleure. Il rit. Il enfile une veste par-dessus. Ça ne va pas ensemble. Tant pis. Il cherche ses clés. Il part sans son portable. Heureusement qu’il vient d’y penser. Jean transpire. Mais il est vivant. En guerre mais vivant. Il espère juste que ça ne se verra pas trop. Avec la veste. Et puis avec un peu de chance… Non, la chance, ça n’existe pas. Ça n’existe plus. Sinon, il n’aurait pas à subir tout ça. Et Jean sait que ça n’est peut-être pas fini. Y a des jours…

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vendredi 9 janvier 2026

promotions de la semaine à venir

Qu’on se le dise, à partir du 12 janvier et jusqu’au 18 janvier, seulement, veuillez noter les promotions suivantes sur le blanc (le linge, pas les gens) et tout ce qui touche aux bébés. Enfin, tout ce qui touche au bébé, c’est une formule, pas un geste douteux de la part d’un adulte envers un mineur non consentant. Envers un mineur tout court, d’ailleurs. Et j’ai sélectionné quelques-unes des offres les plus intéressantes car franchement, si moi, je ne bichonne pas mon lectorat, qui va le faire, hein ? Par exemple, page 2 : 3 tee-shirts pour bébé, 100% coton issu de l’agriculture écologique, du 3 au 48 mois pour le modique prix de 9.98€, soit 3.33€ pour les deux premiers et 3.34€ pour le troisième alors que le tee-shirt vendu seul est à 4.99€. Et en plus, on peut mélanger. Pas les bébés mais les motifs.

En page 5, le lit parapluie Doux rêves Bébéconfort, ultra léger (le lit) – 735kg seulement – idéal pour les déplacements en famille ou chez les amis, surtout ceux qui n’ont pas l’habitude des enfants en général et surtout des enfants des autres en particulier, avec une fenêtre filet pour voir le bébé et un matelas confortable pour un prix exceptionnel de 44.99€ avec 15€ de cagnottage sur votre compte fidélité. Le petit plus de ce lit parapluie ? Une bébéière à l’un des deux bouts. Une bébéière ? C’est comme une chatière mais pour les enfants en bas âge. On aurait pu appeler ça enfantenbasâgière mais c’était plus compliqué à écrire et à prononcer. Dans le lit parapluie Doux rêves Bébéconfort, votre nourrisson pourra dormir tranquille et faire des beaux rêves et vous laisser dormir mais, ça, sans garantie.

Page 32 : une sélection de bières à des prix défiant toute concurrence par rapport aux champagnes et autres vins pétillants. Quelques exemples : 5.70€ le pack de 12*25cl de 1664 blonde au lieu de 7.60€, soit 25%  de remise. Ou encore 6.55€ le même pack de 12*25cl de Stella Artois blonde au lieu de 9.35€, soit 30% de remise. Et 7.85€ le pack de 12*25cl de Pélican blonde au lieu de 11.90€, soit 34% de remise. Quel rapport avec les bébés ? Aucun mais parfois, dans les offres promotionnelles, on trouve de tout et n’importe quoi. Chez les nourrissons aussi. Si, si. Tout comme dans les saumons et les truites fumés. Il n’y a qu’à regarder à la page 24. Ou alors, c’est moi qui suis vraiment chonchon, ce matin et pourtant, ce n’est pas faute de vouloir bien faire. Comme quoi, on ne peut pas être toujours le meilleur.

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jeudi 8 janvier 2026

l’heure des comptes

Il y a longtemps que je n’ai pas fait le point sur mon blog. Sur le nombre de  billets publiés. Et sur le nombre de billets écrits. Attendez… Quand je parle de billets écrits et de billets publiés, sauf erreur de ma part ou sauf maladie neurologique en cours dont je n’ai pas encore conscience, il s’agit des mêmes billets car si j’en écris un, je le publie et donc, s’il est publié, c’est qu’il a été écrit. À la différence de tous ceux qui sont déjà écrits mais non encore publiés et je peux vous dire qu’il y en a. Notamment avec ceux qui forment une série. Et d’autres qui ne sont que partiellement créés car j’avais une idée que je jugeais bonne, à un moment T et je ne suis pas allé au bout de celle-ci et j’ai laissé en plan des choses que j’ai du mal à reprendre au bout d’un certain temps. Est-ce que ma phrase est compréhensible ?

Bon, pour faire les comptes de tout ça, je peux vous dire que ce matin, c’est le 4 668ème billet publié chez CanalBlog et le 685ème, chez Blogger. Je pense que vous le savez mais un jour, j’ai choisi d’utiliser deux canaux car j’avais trop de soucis avec l’historique. Et depuis, je continue de publier deux billets par jour. Attention, là encore, ne vous méprenez pas, ce sont les mêmes chez les deux hébergeurs. Je ne suis pas encore assez filou pour pondre deux billets différents par jour. En tout cas, pour un blog généraliste mais double. Ou l’inverse. Quant à l’autre, l’érotique, il est clair qu’aucun lecteur (et trice) de celui que vous avez sous les yeux, aujourd’hui n’a connaissance de l’autre, celui qu’on lit sous le manteau. Celui que je ne peux pas mettre dans toutes les mains. Et encore moins aux mineurs. Et pas non plus aux seniors XXL.

Mais justement, comme c’est très privé, je n’ai aucune raison de m’appesantir dessus et de donner des faux espoirs à ceux qui n’y auront jamais droit. Et revenons plutôt au sujet du jour. Et aux projections que je suis à même de faire ce matin. Là, vous êtes donc en train de lire le 4 668ème billet du blog historique et le 685ème du second. Normalement, c’est le 20 novembre 2026 que je fêterai le 1 000ème  du second et le 7 décembre prochain que je fêterai le 5 000ème du premier. Mais il n’est pas question que je fasse une double cérémonie, il ne faut pas pousser non plus. Après, est-ce qu’on sera encore dans un pays libre à ce moment-là ? Est-ce que Trump ne nous aura pas colonisés, en France ? Est-ce qu’il n’aura pas enlevé Macron pour le juger à New York ? Est-ce que Poutine ne nous aura pas envoyé des drones sur la gueule ?

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mercredi 7 janvier 2026

sous la Solitude

Ah, qu’elle était belle, cette adresse où j’ai vécu de fin 1988 à l’été 1994. Qu’elle était belle et combien j’étais fier de la donner quand on me la demandait. Souvent, mon interlocuteur ne bronchait pas mais parfois, on me regardait, un peu interrogatif et pourtant, on ne me demandait rien. Aucune explication sur cet étrange nom de rue. En plus, ce n’était même pas une rue mais une ruelle. Ah, on pouvait quand même y circuler en voiture mais il n’en reste pas moins que c’était bel et bien une ruelle. Et je me souviens, quand j’ai vu ce nom, ruelle sous la Solitude, j’ai tout de suite été séduit et je me suis dit, oui, je sens que c’est là que je vais habiter. Dès que ça sera possible. Et ça a été possible. Et j’ai (bien) vécu, là-bas. Merci de ne pas me demander de détails mais oui, j’ai (bien) vécu. Un peu à la campagne tout en étant à la ville, dans cette banlieue un peu éloignée.

La maison était à flanc de coteau et nous y avions une vue panoramique de toute la banlieue : d’Ermont-Eaubonne, à gauche jusqu’à la forêt de Saint-Germain-en-Laye, à droite. Et devant nous, en oblique, au lointain, la proche banlieue, la Défense et Paris, bien sûr. Depuis la terrasse, de notre colline, on plongeait dans une immensité d’urbanisation avec des touches de verdure. Et quand c’était le 14 juillet, on avait un spectacle magique : des feux d’artifice à ne plus savoir où donner des yeux et des oreilles. De la pyrotechnie proche, de la moins proche et de la lointaine. Dans tous les sens. Et même les habitants de Saint-Prix se mettaient devant le portail de la cour pour profiter du spectacle. C’est moi qui habitais là. Et j’ai fait mes premiers pas de jardinier, devant la maison. Maa première rocaille. Mes premières tulipes. Mes premières giroflées comme une revanche.

Et puis, j’ai quitté Saint-Prix. J’ai quitté la ruelle sous la Solitude. Je suis allé me faire voir ailleurs. Mais je n’ai jamais vraiment oublié cet endroit. Je n’ai jamais vraiment oublié cette maison qui est sortie de terre pour nous. La vie en a voulu autrement, no regrets, no tears, good bye (Pas de regrets, pas de larmes, au revoir…) Et, au fond de moi, je sais qu’un jour j’écrirai quelque chose qui s’appellera Sous la solitude. J’ai ça en moi depuis que j’en suis parti. Un poème ? Pourquoi pas en prose ‽ Un clin d’œil à Victor Hugo (sans aucune prétention) mais Sous la solitude, ça a un rapport avec lui. Sa maison était au-dessus de ladite ruelle. Connaissez-vous sur la colline qui joint Montlignon à Saint-Leu, une terrasse qui s’incline entre un bois sombre et le ciel bleu… * La maison, la forêt, Chatouille, la colline et tant de rêves, encore, à cette époque-là. C’était sous ma Solitude.

* Ô souvenirs ! printemps ! aurore ! (Les contemplations – 1856)

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mardi 6 janvier 2026

fleur de province

Dans mon pays, ça n’pouvait plus durer, je devenais une rosière mal arrosée. Depuis toujours, je rêvais de Paris, la salle Wagram, les grands boulevards et les Tuileries… Eh oui, moi aussi, je suis un provincial. Moi aussi, je viens de mon bled. Moi aussi, je suis monté à la capitale. J’avais à peine 20 ans. J’en suis reparti, je venais d’en avoir 40. Alors, j’ai quitté ma famille pour pas finir comme une vieille fille et me voilà, je sais qu’j’ai les pieds plats mais vous verrez, ça s’arrangera… Moi, je suis monté à Paris pour devenir le plus grand écrivain du monde. Comme si le monde n’attendait que moi. Et, au bout de deux ans, pour vivre, j’ai fini par travailler dans les composants électroniques et j’y ai fait mon trou. Là, on ne m’a pas demandé comment étaient mes pieds. Et j’ai fait des rencontres qui durent encore.

Vous allez voir ce que vous allez voir, dans pas longtemps, j’aurai ma photo dans France Soir. Je deviendrai la fille dans le vent, ça va les rendre un peu jaloux à Perpignan… C’est curieux mais si je ne suis pas devenu le plus grand écrivain du monde, j’ai toujours écrit malgré tout. Et avec l’âge, j’ai découvert le plaisir de « monter sur scène » pour faire « mon intéressant. » En gros, je suis un acteur-danseur cougar. Je serai la nouvelle coqueluche et j’aurai plein de fanfreluches mais pour l’instant, j’suis à la gare de Lyon avec mon sandwich au jambon… Et vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que je prends à écrire et à répéter en prévision de notre show du 28 mars prochain. Et si je suis ridicule ? Je reste persuadé qu’on ne meurt jamais de ridicule. On peut rougir. On peut avoir honte mais ça ne tue pas. Jamais. Donc, ça va.

Je suis une fleur de province, ni trop grande, ni trop grosse, ni trop mince. J’arrive avec ma valise car Paris c’est pour moi la terre promise… Et j’avais un rêve, depuis quelques années que j’organise toujours des spectacles pour des soirées amicales et/ou familiales, celui de chanter Fleur de province, de Charlotte Julian. Cette chanson, ce tube de 1972 (quelle tristesse de ne pas le connaître pour les plus jeunes ou les plus réfractaires à la chanson française), je l’avais en moi depuis si longtemps. Comme toutes les fleurs de province, moi je viens pour me trouver un prince, un petit prince charmant qui me fera beaucoup d’enfants… Bon, on n’ira pas jusque-là mais je suis si content de faire le premier couplet et le refrain de cette ritournelle bien franchouillarde… Et le 28 mars, je pense que ça devrait le faire.

https://www.youtube.com/watch?v=Y7PVHj1eU2c

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lundi 5 janvier 2026

le meilleur de 2026

Alors, comme c’est toujours en décembre (voire à la fin de ce dernier mois) que tout le monde fait le bilan de l’année écoulée, moi, vu que j’aime bien me démarquer du pékin moyen et du quidam idoine, je pense que je vais le faire aujourd’hui. C’est vrai, ça, au bout de trois jours, je peux déjà tirer quelques conclusions de cette année 2026. Commençons par le meilleur : mon foie gras maison était bon, tout le monde l’a apprécié à sa valeur (juste ou non ?) si ce n’est que moi, je l’ai trouvé un poil trop fade et pourtant, j’en avais mis, de la fleur de sel, dans ma terrine, avant la cuisson, la semaine dernière. Ensuite, je suis content parce que j’ai fait mes comptes et je n’ai relevé aucune activité douteuse sur mon compte en banque. Enfin, a priori. Et je suis également content car j’ai presque terminé le livre que je lis.

Dans les choses moyennes, je suis un peu contrarié de savoir que ma mère n’a que 16° dans la salle d’eau, le matin, vers 9h car franchement, à son âge, vivre dans une ambiance aussi peu chaude, est-ce bien raisonnable ? En même temps, compte tenu qu’elle aura 90 ans dans un peu moins de 4 mois et qu’elle est plutôt bien, toutes proportions gardées, je me dis que le froid, ça doit vraiment bien conserver. Et j’ai reçu mon courrier (hebdomadaires) presque normalement, pendant les fêtes et là, je me dis « waouh », parfois, La poste, elle peut montrer qu’elle est un peu capable. Sinon, beaucoup de gens à qui j’ai envoyé mes vœux m’ont déjà répondu. Une bonne proportion. Ça fait toujours plaisir. Et un merci particulier à celui qui se reconnaîtra et qui m’a envoyé les siens via un commentaire ici.

Dans les choses pas terribles : on a encore et toujours des choses hallucinantes et terrifiantes, en France comme cet antisémitisme devenu presque quotidien. On a toujours l’ombre de Mélenchon et de ses acolytes de LFI qui plane sur nous et ça, ça fait peur. On a aussi Bardella qui a les chevilles qui enflent, enflent, enflent. Et je ne comprends toujours plus le monde qui m’entoure, dans lequel je (sur)vis mais je ne vais pas me plaindre car je fais partie des probablement moins malheureux (ne souffrant pas de solitude ni de maladie incurable, c’est déjà ça…) Enfin, le pire de l’année 2026, pour moi, c’était ce déjeuner du premier janvier car vraiment, je n’ai toujours pas digéré ce qui s’est passé avec ces deux vieux mariés qui n’ont pas cessé de s’engueuler pendant tout le repas. Je vais essayer de roter, pour voir.

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dimanche 4 janvier 2026

omelette aux huîtres, la recette

Après quelques recherches, j’ai fini par trouver une recette d’omelette aux huîtres. Donc, ça existe bel et bien ‽ Mais quelle idée saugrenue, non ?  Enfin, comme je sais que parmi mon lectorat surnuméraire, il va bien s’en trouver pour me demander plus d’infos à ce sujet, le mieux est donc de vous donner la bonne méthode pour réussir parfaitement une excellente omelette aux huîtres. Même si tout le monde est capable de trouver cette recette en page 72 du numéro de janvier de Cuisine Actuelle (# 420 à 3.90€ seulement chez tous les marchands et de journaux et autres kiosquiers mais par pitié, n’achetez pas la presse dans les supermarchés, d’accord ?) mais comme je ne suis pas chien, je vais la partager avec vous, cette formule culinaire. Cet art d’accommoder les huîtres. Surtout vieilles.

Recette pour sublimer les restes dont une demi-douzaine d’huîtres qui traîne dans votre réfrigérateur : vous les faites pocher les 6 mollusques marins bivalves non ouverts pendant une minute dans une eau frémissante. Ensuite, il faut rapidement les égoutter et les ouvrir pour les décortiquer et les couper en morceaux. Après, il faut préparer sa base d’omelette en battant les œufs avec une cuiller à soupe de crème (mais pas une cuiller à crème de soupe, hein ‽) et quand c’est bien battu, il faut y plonger les morceaux d’huîtres avec du persil. Normalement, coupées comme elles l’ont été, les petites bêtes molles ne craignent plus rien. Elles ne chercheront pas à s’échapper, soyez tranquilles. Il faut également poivrer la préparation et faire cuire trois minutes dans une poêle graissée.

Voilà si, comme monsieur-dame (voir billet d’hier) vous aimez les omelettes baveuses aux huîtres, vous vous régalerez. Pourquoi préférer une cuisson baveuse pour cette recette ? Parce que ça permet de ne pas trop voir les huîtres. Enfin, leurs morceaux. Ça me fait d’ailleurs penser à une recette de cocktail : l’Ostrea Martini. Il faut verser 4 cl de whisky tourbé à la salicorne dans 2 cl de Martini rouge et l’eau d’une huître avec plusieurs glaçons et mélanger le tout délicatement en faisant tourner les cubes de glace. Après il faut enlever ces derniers et plonger le mollusque dans le verre afin qu’il flotte (ou pas) à la surface. On peut ajouter une branche de salicorne pour le décor. Et déguster. En espérant que personne n’a craché ou ne s’est mouché dans votre verre. Là, ça sera nettement moins délicieux.

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saperlipopette, ma salopette (7) – version frénétique

Saperlipopette, hurle Jean dans sa tête. Ou peut-être à voix haute, il ne sait plus. Il n’entend plus rien. Juste des sifflements dans ses o...