Unité de temps. Le temps de quelques heures. Non, peut-être pas autant. Le temps de quelques dizaines de minutes. Juste histoire de pouvoir observer, voir, entendre. Et ça se passerait un mardi de fin avril. Dans une année qui pourrait être définie entre 2025 et 2027. Parce que ce premier tiers de printemps effectué serait sous un soleil estival comme si personne ne maîtrisait plus rien. Mais qui tire les ficelles ? C’est ce que tout le monde se demanderait. Et cette unité de temps poserait plusieurs questions mais une en particulier : combien de temps cela va-t-il durer, justement ? On n’a pas celui d’attendre que les choses s’arrangent. Mais alors comment faire en si peu de temps ? Et quelqu’un connaît-il un véritable synonyme au mot ‘temps’ ? Si, oui, je suis intéressé mais je ne peux pas attendre, bientôt la fin de ce billet.
Unité de lieu. Ça se passerait à Bordeaux. Mais pas dans n’importe quel Bordeaux. Dans l’hyper-centre. Là où se trouve le maximum de gens en même temps. Des gens de tous les bords. Des jeunes, des vieux, des entre-deux. Des riches, des pauvres et des dans la moyenne. Des gens avec des chiens, d’autres avec des enfants, d’autres, tout seuls. Et là, ça se croise. Dans un seul lieu car c’est important de respecter cette unité. Ça se croise en s’ignorant, la plupart du temps. Presque tous sont les yeux rivés sur leur smartphone. Ou alors, dans le vague car avec les écouteurs sur les oreilles, c’est la musique qui prime. Pas le chant des oiseaux. Oui, il y en a dans l’hyper-centre de Bordeaux. Et on a la chance de pouvoir les entendre si on sait y prêter attention. Sauf cet homme qui marche le nez en l’air. Comme pour sentir les choses.
Unité d’action. La vie est une réelle tragi-comédie mais parfois, tout peut se dérouler en un clin d’œil. Complice ou ironique. Qui peut faire la différence ? Cet homme qui marche si vite qu’il est passé au feu rouge, ce qui n’a aucune espèce d’importance, en soi. Ce jeune sur une trottinette en libre-service qui slalome entre les passants et qui les frôle en faisant peur à certains d’entre eux. Cette femme qui promène son teckel à poils durs et qui attend que ce dernier ait fait sa petite crotte afin de la ramasser dans un petit sac destiné à ça. Moi, qui regarde à travers les vitrines de plusieurs magasins pour voir si les commerçants que je connais sont là ou si ce sont leurs employés. Parfois, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Tout ça en même temps. C’est un peu l’objectif de l’unité d’action. Dans la règle des trois unités.
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