lundi 26 octobre 2026

Léon, intime (2)

Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir… Oh pardon, Votre Sainteté, je pensais que vous aviez terminé de faire vos ablutions. Ne t’excuse pas, Edgard Iván, tu m’as déjà vu sans soutane, ça ne me dérange pas. En revanche, j’espère que tu ne m’as pas entendu chanter ? Cher Primat d’Italie, oui, je vous ai entendu chanter mais vous me connaissez, je vous ai entendu mais je ne vous ai pas écouté et j’ai déjà tout oublié. C’est bien, Edgard Iván, tu es vraiment le plus fidèle de tous mes fidèles et Dieu sait combien j’en ai, des fidèles. … Je peux vous faire une confidence, très cher Saint-Père ? Bien sûr, Edgard Iván, bien sûr, je t’écoute. Je ne sais même pas si c’est une confidence ou une confession que je vais vous faire, cher successeur du Prince des Apôtres. Je suis là pour ça, Edgard Iván, je t’écoute.

Mon Saint-Père, je ne peux pas continuer de vous dire que je ne vous ai pas entendu chanter et ça n’était pas la première fois depuis que je vous ai rapporté votre baladeur, il y a deux semaines. Et je me dois de vous dire que si votre idolâtrie envers cette femme, que Dieu me pardonne, m’a d’abord beaucoup étonné, au fil des jours, j’ai pris du plaisir à vous entendre chanter en écoutant ses plus grands succès. Il s’agit de Michèle Torr, Edgard Iván, la grande Michèle Torr, certainement la plus grande voix de la chanson française. Une voix comme celle de Notre Seigneur, impénétrable tant elle est belle, tant elle est forte, tant elle est puissante… Je comprends, grand Serviteur des serviteurs de Dieu, je comprends. Et tout à l’heure, quand je suis entré dans vos appartements et que vous étiez sur le point de terminer vos ablutions…

Oui, Edgard Iván, je t’écoute. Pardon, mon Saint Père adoré mais je suis encore troublé… Ah pardon, je ne me suis toujours pas rhabillé, excuse-moi, Edgard Iván. Non, ce n’est pas votre petite tenue qui me trouble, mon Pontife, non, je suis habitué, maintenant… Mais qu’est-ce donc, alors, Edgard Iván ? Alors, cher Primat d’Italie, c’est la chanson que vous chantiez quand je suis entré. Ah ? Emmène-moi danser ce soir ? Oui, je ne la connaissais pas et ça m’a fait des choses de vous entendre… Joue contre joue et serrés dans le noir ? Oui, aussi, très cher Saint-Père. Mon bon Edgard Iván, désormais, nous sommes unis par une nouvelle chose, Michèle Torr. Ça nous en fait des liens, Edgard Iván, non ? Oui, mon Pontife, ça nous en fait des liens et vous savez que s’il ne doit en rester qu’un, je serai celui-là. Je le sais, Edgard Iván, je le sais fort bien.

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dimanche 25 octobre 2026

nuit d’hier, heure d’hiver (billet énervant)

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai fait comme tout le monde, je suis passé à l’heure d’hiver. À mon corps et à mon esprit défendants. Parce que je déteste ça. Tout comme l’heure d’été mais je ne vais pas en faire des tonnes à ce sujet parce qu’on va encore dire que j’en fais des tonnes. Et je ne vais pas encore râler sinon, on va dire que je vais encore râler. Non, je vais simplement vous raconter mon expérience de ma nuit de samedi à dimanche, nuit un peu agitée avec le changement d’heure.

Déjà, j’avais modifié toutes les pendules, les horloges, les réveils et autres appareils autour de la télévision dès 16 heures, pendant que les manifestants manifestaient, que certains casseurs cassaient et que d’autres, plus ou moins pilleurs, pillaient. Et quand je suis allé me coucher, j’ai bouquiné et j’ai éteint. Il était 22h, à l’heure d’été. Soit 23h, à l’heure d’hiver et moi, passé 10 heures du soir, j’ai du mal à m’endormi car normalement, je me couche avec les poules. Et certains coqs.

Mais bon, premier réveil pour faire pipi vers 23h45 heure, heure d’hiver, soit 22h45… Non, soit 00h45, heure d’hier (de la veille)… Non, à chaque fois, c’est pareil. Je n’y arrive jamais. La veille de l’heure d’hiver, il était 22h45 ou 00h45 ? Voyons, réfléchissons un instant : si j’ai reculé ma montre, à 3h du matin, il était de nouveau 2h (toujours du matin), ça veut donc dire que je me suis levé pour faire pipi à 22h45, heure d’hier alors que mon réveil affichait 23h45. Donc, je n’ai pas éteint à 22h…

Si, j’ai éteint à 22h, heure d’hier parce qu’il était 23h, sur mon réveil. Bref, je me suis levé à 23h45, heure d’hiver (ou de la veille ?) et là, en regardant ma montre connectée, je me suis demandé quelle heure il était réellement. Et je me suis recouché en me disant qu’il me restait au moins 5 heures de sommeil avant de me lever le lendemain matin. 5 heures de sommeil, d’accord mais 5 heures d’hiver ou 5 heures d’hier ? Pfou… J’en ai plus que ma claque de ne pas savoir à quelle heure d’hiver me fier.

Je me suis levé de nouveau vers 3h (heure d’hiver) donc, 2h (heure d’été – c’était l’heure d’hier), en réalité (ou dans mes rêves)… À moins qu’en vrai (ou dans mes cauchemars), il n’ait été 4h (heure d’été ?)… Non, si à 3h (heure d’hiver), il était 2h (heure d’était), quand je me suis levé à 3h (heure d’hiver), il était bien 2h (heure d’hier) ou alors, il faut qu’on m’explique parce que moi, là, tous les six mois, c’est le même problème. Je ne m’y ferai probablement certainement jamais. Pas envie non plus.

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samedi 24 octobre 2026

une longue après-midi

Nous avions pris nos précautions. Nous avons déjeuné plus tôt, hier, chez le patron, avec le président et les chiens car le président voulait rentrer le plus rapidement possible chez nous. Il est rentré vers 14h, moment où le cortège devait s’élancer, place de la Bourse, ça lui a laissé un peu de temps sans stresser. Si ce n’est que moi, j’étais resté pour aller promener les chiens pendant que ça ne pétait pas. Nous sommes partis pendant une trentaine de minutes, nous avons ramassé un peu de pluie (quel dommage qu’il n’ait pas plus plu) et nous sommes rentrés, pépères peinards. Et là, dans le doute, je n’ai pas attendu que les choses se rapprochent et s’aggravent et je suis rentré chez moi. La ville était étonnamment calme. Anormalement calme. Dangereusement calme. Ça m’a un peu troublé.

Devant la mairie, les forces de l’ordre et du maintien de la paix avait fait comme un camp retranché avec des véhicules, des espèces de grilles de protection (anti-émeutes ?), des lances à eau, etc… Là aussi, ça faisait bizarre et ça mettait mal à l’aise. J’ai salué quelques policiers en leur souhaitant bon courage car si nous ne le faisons pas de temps en temps, ça voudra dire que les manifestants, casseurs et pilleurs réunis auront raison de dire que les policiers sont des assassins. J’ai pris les deux rues commerçantes pour rentrer chez moi, tout était barricadé à quelques magasins près (savaient-ils qu’il y avait un risque ? Quand même…) et ça m’a vraiment troublé, ces rues presque désertes, ces magasins confinés derrière des panneaux de bois et un quasi-silence. Qu’est-ce que ça cachait, hein ? Trop calme.

Et le temps a longuement passé. Et j’ai été surpris de ne pas entendre de bruit comme celui de l’explosion d’une grenade assourdissante. Et je suis allé plusieurs fois sur la terrasse pour regarder s’il se passait quelque chose. Rien. Nada. Que tchi. Alors, on a fini par comprendre que peut-être, la manifestation allait rester calme. Comme quoi, quand on veut, on peut… Et au moment de dîner, j’ai fermé le site de Sud Ouest avec les informations en direct et je suis allé lire au lit. En espérant que la nuit allait être normalement calme. Ce matin, je découvre que ça s’est nettement mieux passé que la semaine dernière, partout en France. Faut-il s’en réjouir ? Pour quelqu’un comme moi qui n’est jamais satisfait, non, bien sûr. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Si ça se trouve, samedi prochain, ça va recommencer.

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vendredi 23 octobre 2026

des raisons qui ne justifient rien

Aujourd’hui, il doit pleuvoir. Ça me plaît bien. Qu’on interdise les capuches et les parapluies.

Sur le site Philomag, j’ai lu qu’il y avait trois raisons au fait que les révoltent ont lieu à quelques mois de la présidentielle et je ne suis pas forcément d’accord avec tout. En premier, on parle des angoisses et des colères d’une grande partie de la population. Parce que les canicules, parce que les incendies, parce que les prix de l’essence, parce que la difficulté à vivre de son travail (et à vivre sans travail ?), parce que la disparition des services publics, parce que les déserts médicaux, parce que la génération Z sacrifiée à l’autel de la Covid… Excusez-moi mais pourquoi les jeunes seraient-ils plus traumatisés que les autres par la Covid ? Parce qu’on les a contenus et qu’ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient quand ils voulaient ? Ils avaient pourtant les réseaux sociaux pour les occuper (in)intelligemment…

Si c’est la faim qui les motive, les casseurs et les pilleurs, qu’on leur donne leur 4 heures à l’heure.

Ensuite, Macron, en fin de règne, n’écoute pas le peuple de son pays. Il n’aurait pas lu les cahiers de doléances des gilets jaunes (et casseurs réunis) première époque, organise des conventions citoyennes dont il ne met aucune proposition en œuvre et donc, les gens qui, majoritairement lui en veulent, ne voudraient pas le laisser partir comme ça. Oui, d’accord, tout cela est vrai mais en Italie, en Espagne, en Grèce, en Albanie et bientôt en Allemagne, ce n’est pas Macron qui dirige. En Italie, c’est même une première ministre d’extrême-droite, si je ne m’abuse. Alors, cet essaimage des révoltes en Europe, n’est-ce pas plutôt symptomatique d’un problème plus lié à Internet et aux réseaux sociaux qu’à autre chose. L’IA angoisserait les jeunes ? Je demande à voir car ils savent bien l’utiliser et souvent, même…

Cet après-midi, je voudrais bien promener les chiens en toute sérénité avant de rentrer chez moi.

Enfin, la troisième raison, Philomag l’appelle « la discordance des temps. » Parce que tout le monde (ou presque) pense que rien ne sera résolu après la prochaine présidentielle. Certains pensant que le RN au pouvoir risque d’aggraver les choses (mais avec un bel enrobage démocratique), d’autres que LFI au pouvoir aggraverait aussi la situation car nos libertés seraient limitées et les derniers pensent que ceux du centre (de gauche ou de droite), s’ils restaient au pouvoir, continueraient de ne pas se soucier des vrais problèmes des français. Alors moi, je demande : quels sont-ils, ces vrais problèmes ? J’aimerais en avoir une liste précise et argumentée, en effet, comment les gens dépensent leur argent ? Parce qu’il faut arrêter de se voiler la face, c’est plus un problème de vouloir d’achat que de pouvoir d’achat, il me semble.

Bon, alors, ce soir, vous pensez que nous serons encore en vie, ici, à Bordeaux centre ? J’espère.

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jeudi 22 octobre 2026

avoir confiance (ou pas)

« Il y a eu un 17 octobre, il n’y en aura pas deux. Il faut avoir confiance dans les services d’ordre et les jours qui viennent vont le prouver. » Ce sont, peu ou prou les mots de notre ministre du commerce, l’autre soir, sur France 5, dans C à vous. Et il a même ajouté (je cite de mémoire) qu’ « il n’y aura pas de saccage et de pillage samedi prochain. » « Vous êtes sûr ? » « Oui, je suis sûr. » Ah ben alors, tout va bien. C’est sans doute parce que c’est la mode que dans beaucoup de rues de Bordeaux (et apparemment aussi dans d’autres villes de France), on protège les magasins avec des panneaux en bois et même encore plus incroyable (quel talent), même le bâtiment de la police, dans la rue du patron, une petite rue qui abrite le siège de la Police Municipale, l’école de formation interne et la base opérationnelle (notamment pour la brigade de nuit et celle de proximité du centre-ville.)

Oui, oui, je vous jure. Hier matin, des ouvriers sont venus découper des grands panneaux en bois pour les mettre à dimension de toutes les ouvertures vitrées alors qu’il n’y en a aucune au rez-de-chaussée. Quand j’ai vu ça, je peux vous dire que ça m’a totalement rassuré. Je me suis dit que tout allait bien et que, effectivement, samedi, on n’allait rien craindre. Rien du tout. Il aurait peut-être été plus simple et moins anxiogène de bloquer la rue avec des blindés. Encore que… Une si petite rue… Avec des si gros blindés… Pas sûr que ça rentre sans préliminaires. Bon, sinon, on a appris que beaucoup de commerçants et de restaurateurs avaient choisi l’option d’acheter des armes non létales pour se défendre. Ouais, ça aussi, c’est une idée mais moi, je ne l’aime pas. Risquer d’aller en prison pour avoir protégé son bien ou sa maison, ça n’en vaut peut-être pas tant la peine que ça.

Dans les pires bêtises de la semaine, les pires conneries post 17 octobre, il y a cet article de L’humanité qui a titré : « La faim a pris le dessus. » Oui, oui. Certes, personne ne s’en est vraiment douté mais peut-être que les saccageurs et les pilleurs étaient juste des gens affamés qui n’avaient pas de quoi se nourrir. Même les mineurs que j’ai vus sur la place en bas de chez moi. Ils devaient avoir vraiment très, très, très faim, alors. Mais c’est vraiment dommage qu’ils n’aient pas eu l’idée de tout simplement manger les vitrines au lieu de les lécher et de tout voler. Ce n’est pas forcément très digeste, le verre mais bon, quand on a faim, hein… Et quand ils revendent ce qu’ils ont volé sur Internet, c’est pour avoir de l’argent et s’acheter à manger. Bien sûr. Non, non, je vous jure, on peut avoir confiance. Totalement confiance. Il ne se passera rien, samedi. C’est un ministre qui l’a dit.

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mercredi 21 octobre 2026

habiter à Royan

Vous devriez venir habiter à Royan, il y a des maisons superbes qui vous conviendraient. Habiter Royan, mais tu es fou ? Quelle idée saugrenue… Quand j’ai entendu ça, j’ai bondi de mon siège, j’ai fait un vol plané et je me suis écrasé sur le sol. Heureusement, je me suis retrouvé sur le tapis. Ça aurait pu être pire. Mais vraiment, j’ai failli me pincer pour savoir si je ne rêvais pas. Non, me pincer, ça n’aurait pas été suffisant, j’ai failli me mordre. Sauf que là, je ne l’ai pas fait car je ne suis pas masochiste non plus. Alors, je me suis plutôt pincé de nouveau. Et il m’a répété ce qu’il venait de me dire : vous devriez venir habiter à Royan, il y a des maisons qui vous plairaient, elles sont superbes » Et là, de mon côté, je n’ai pas pu m’empêcher de lui réitérer la même chose : mais quelle idée saugrenue. Tu es devenu fou ?

Pourquoi je n’ai pas du tout l’intention d’aller habiter Royan, un jour, n’importe lequel ? Parce que je n’ai pas besoin ni envie qu’on décide pour moi. Parce que je n’ai aucune attache spéciale là-bas. Parce que je suis bien à Bordeaux (malgré tout ce qui s’y est passé samedi dernier et ce qui va se passer de nouveau dans les semaines et les mois à venir.) Parce que j’ai tous mes proches ici, dans un périmètre assez restreint et que m’expatrier à Royan, ça voudrait dire me couper de tout le monde. La preuve ? Quand celui qui m’a soumis cette idée va y vivre définitivement, d’ici deux ans, à quelques mois près, moi, j’en profiterai peut-être pour couper les ponts. D’abord lentement. Puis franchement. Et pourtant, Royan, j’en ai déjà parlé dans ce blog. Rarement mais quelques fois malgré tout. Pour différentes raisons.

D’abord parce qu’à l’époque, je croyais qu’il y avait un prince, là-bas. Ensuite parce que j’y ai quelques vagues souvenirs de quand j’étais jeune mais tout a tant changé, depuis… Et parce que j’étais allé assister au spectacle de cabaret travesti d’un ancien voisin d’en face, une fois.  Mais de là, à m’imaginer émigrer en Charente-Maritime, il y a un pas que même un cul-de-jatte hésiterait à faire… Après, il y a peut-être un argument qui pourrait faire pencher la  balance du côté de Royan, c’est que mon toubib, le généraliste, y a une maison, une résidence secondaire qu’il retape avec son mari et que ça serait l’occasion de s’y voir quand il sera lui-même en retraite. Mais franchement, est-ce que ça suffit pour me faire envisager d’aller vivre à Royan ? Même dans une belle maison ? Non, je me tâte. Je me palpe dans le vide.

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mardi 20 octobre 2026

excessivité, report et dictature

À cause de tout ce qui vient de se passer, à cause de mon état mental et physique un peu délabré (j’aime bien exagérer un peu car, entre nous, je ne vais pas si mal que ça, j’ai des douleurs partout mais ça va), je me retrouve à reporter (sine die ?) plusieurs billets que j’avais écrits et, actualité oblige… Mais non, mais oui, je ne pouvais pas continuer comme si de rien n’était. Alors, nécessité faisant loi, j’ai réagi. J’ai même sur-réagi mais je crois que je suis loin d’être à la hauteur des casseurs et des pilleurs. Alors, bien évidemment que les manifestants avec des revendications véritables et claires ont le droit de défiler mais compte tenu de l’état du pays, ne serait-il pas sage de ne pas en ajouter chaque semaine puisqu’on sait que les nuisibles vont recommencer à mettre les villes à feu et à sac, en espérant, pas à sang.

Bien sûr que je suis excessif, que j’en fais des tonnes sur LFI mais excusez-moi du peu, ce n’est pas moi qui suis ambigu, qui se réjouit du chaos (puisque le parti a déjà annoncé qu’en cas de victoire du RN à la prochain présidentielle, ils seront dans la rue car, en bon démocrate qu’est ce parti extrémiste, on s’arroge le droit de ne pas reconnaître une élection – ça fait penser à un certain Donald, prrrrrt – d’aucuns m’ont demandé si ce n’était qu’une vue de l’esprit, tous mes gaz, quand j’écris certains noms, qu’ils se rassurent, je suis bien plus primaire que ça, je pète – ou je rote - réellement à chaque fois que je les prononce ou les écris) et ce n’est pas moi qui ai commencé. Parce que d’où tu te prends le droit de tout casser, hein ? Oui, je m’adresse à toi, le pilleur, le casseur. Le cailleur et le pisseur, presque, non ?

Enfin tout ça pour dire que j’ai plusieurs billets écrits d’avance qui attendent leur tour. Patiemment. Sans agressivité. Sans chercher à resquiller. Des billets normaux, quoi. Comme devraient être les gens. Parce que j’en ai un peu assez d’entendre « je suis contre la violence mais il faut bien que tout le monde s’exprime. » Non, ce n’est plus possible. Et donc – pardonnez mes fréquentes digressions – j’ai des textes à publier. Et jusqu’à samedi matin, je vais essayer de reprendre le cours normal de ce blog. Et dès demain, je vais essayer de retrouver mon sens de l’humour. Qui ne plaît pas à tout le monde mais je m’en fous, dans ma démocratie à moi, je fais ce que je veux. Ma démocratie ? Ma dictature, plutôt. Ah si seulement j’étais dictateur… Je ne me rendrais pas malade de tout ce bordel, non, au contraire, je m’en régalerais.

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Léon, intime (2)

Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir… Oh pardon, Votre Sainteté, je pensais que vous aviez terminé de faire v...