mardi 21 avril 2026

trois unités

Unité de temps. Le temps de quelques heures. Non, peut-être pas autant. Le temps de quelques dizaines de minutes. Juste histoire de pouvoir observer, voir, entendre. Et ça se passerait un mardi de fin avril. Dans une année qui pourrait être définie entre 2025 et 2027. Parce que ce premier tiers de printemps effectué serait sous un soleil estival comme si personne ne maîtrisait plus rien. Mais qui tire les ficelles ? C’est ce que tout le monde se demanderait. Et cette unité de temps poserait plusieurs questions mais une en particulier : combien de temps cela va-t-il durer, justement ? On n’a pas celui d’attendre que les choses s’arrangent. Mais alors comment faire en si peu de temps ? Et quelqu’un connaît-il un véritable synonyme au mot ‘temps’ ? Si, oui, je suis intéressé mais je ne peux pas attendre, bientôt la fin de ce billet.

Unité de lieu. Ça se passerait à Bordeaux. Mais pas dans n’importe quel Bordeaux. Dans l’hyper-centre. Là où se trouve le maximum de gens en même temps. Des gens de tous les bords. Des jeunes, des vieux, des entre-deux. Des riches, des pauvres et des dans la moyenne. Des gens avec des chiens, d’autres avec des enfants, d’autres, tout seuls. Et là, ça se croise. Dans un seul lieu car c’est important de respecter cette unité. Ça se croise en s’ignorant, la plupart du temps. Presque tous sont les yeux rivés sur leur smartphone. Ou alors, dans le vague car avec les écouteurs sur les oreilles, c’est la musique qui prime. Pas le chant des oiseaux. Oui, il y en a dans l’hyper-centre de Bordeaux. Et on a la chance de pouvoir les entendre si on sait y prêter attention. Sauf cet homme qui marche le nez en l’air. Comme pour sentir les choses.

Unité d’action. La vie est une réelle tragi-comédie mais parfois, tout peut se dérouler en un clin d’œil. Complice ou ironique. Qui peut faire la différence ? Cet homme qui marche si vite qu’il est passé au feu rouge, ce qui n’a aucune espèce d’importance, en soi. Ce jeune sur une trottinette en libre-service qui slalome entre les passants et qui les frôle en faisant peur à certains d’entre eux. Cette femme qui promène son teckel à poils durs et qui attend que ce dernier ait fait sa petite crotte afin de la ramasser dans un petit sac destiné à ça. Moi, qui regarde à travers les vitrines de plusieurs magasins pour voir si les commerçants que je connais sont là ou si ce sont leurs employés. Parfois, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Tout ça en même temps. C’est un peu l’objectif de l’unité d’action. Dans la règle des trois unités.

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lundi 20 avril 2026

quelques pistes

Ça ne fait pas encore tout à fait un mois que le spectacle a été donné que je n’ai pas fini d’y penser et que j’ai déjà commencé à chercher des idées pour un nouveau. Je ne sais pas encore quand. Je ne sais pas encore pour quelle occasion. Tout ce que je sais avec certitude, c’est que ça me démange, ça m’émoustille, ça me fait frétiller* rien que d’y penser. Parce qu’on ne peut pas en rester là, avec nos deux copines, nos deux pouffiasses : Stéphanie et Bernadette. On leur a donné la vie, on ne peut pas déjà les euthanasier alors que la loi n’est toujours pas officiellement votée et encore moins promulguée. Non, non, pour l’instant, ce ne sont que quelques pistes à creuser en fonction des chansons que nous pourrions mettre à notre répertoire. Par exemple, à propos de quelques pistes : Les Vamps fatales font du ski ?

Ou Les Vamps fatales à la ferme ? Ah non, ça ferait trop Les Bodins et ça, je ne veux pas. Ou alors, Les Vamps fatales à New-York ? Euh, pas très envie de voir Trump en vrai… Non, si on a une femme de notre entourage qui enterre sa vie de jeune fille, on pourra toujours faire un spectacle avec une première partie où elles seraient habillées en noir avec une jolie voilette et tout et tout. Mais attention, ni fleurs, ni couronnes, hein ‽ En tout cas, dans les chansons que nous referions, nos tubes, il y aurait forcément Chacun son homme (qui a donné son titre au spectacle) d’Annie Girardot et Brigitte Bardot et Les petites femmes de Paris, de Jeanne Moreau et toujours Brigitte Bardot. Mais j’aimerais envisager un hommage à Isabelle Mergault sauf que je ne sais pas si elle a une ou des chanson(s) bien à elle. Je regarderai.

J’aimerais bien glisser Demain tu te maries (Arrête, arrête, ne me touche pas) - de Patricia Carli - un monument de la chanson féminine (des années 60)… Je vais donc continuer de prospecter. De compiler des titres, des vidéos et des paroles. Et voir ce qu’on pourrait déjà bâtir autour de certaines chansons que j’adorerais faire sur scène et ensuite, si l’occasion se présente, on articulera autre chose autour. Avec l’aide de mon complice mais néanmoins acolyte car nous avons pris l’habitude d’écrire à deux. Enfin, à quatre. Oui, à quatre mains. Et si parfois, on écrit comme des pieds, ça en fait quatre aussi. Bref, on écrit à huit, alors. Non, à dix, tout compte bien fait. Mais peu importe. L’important, c’est de trouver les idées mais surtout et avant tout, un prétexte. Car l’occasion fait toujours les larrons (en foire.)

* extrait de Les Vamps Fatales « Chacun son homme » à Saint-Médard de Guizières, le 28 mars 2026

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dimanche 19 avril 2026

ça demande un tel effort, pour certains

Ça ne m’a pas surpris d’entendre ça. La preuve ? J’aurais mieux fait de le lire plutôt que de l’entendre. Et quand je dis « de le lire », je veux dire dans un magazine ou un quotidien, pas sur un écran. Mais comme je me rattrape avec des romans (une bonne cinquantaine, bon an, mal an), je me sens totalement absous et non concerné. Oui, parce qu’il est bel et bien question de lecture, ce matin. Je ne suis pas si étonné que ça d’apprendre que le pourcentage de gens, surtout des jeunes, qui lisent peu ou pas, a encore augmenté et quand on sait que ce qui compte, ce sont les écrans et les vidéos, tout est logique. Pas normal mais logique. L’autre jour, aux infos télévisées, sur France 2, un jeune interrogé a déclaré que lire, ça lui demandait un effort alors que consulter son smartphone, non. Tout est dit, tout est là.

L’effort, le fait d’agir quand on décide de lire un bouquin, de s’impliquer, c’est à l’opposé des réseaux sociaux où les gens se gavent de petites vidéos comme s’ils bouffaient des chips ou du pop-corn, de façon totalement mécanique. Et ces petits films qui créent une addiction (un café et l’addiction, s’il vous plaît) font rétrécir le cerveau de celles et ceux qui les regardent tous les jours. Qui les regardent trop. Et, par voie de conséquence, ces gens sont de moins en moins capables de se concentrer. Alors, imaginez donc que prendre un bouquin et voir qu’il va falloir fournir un effort de lire des pages, des paragraphes, des lignes, des mots et tout ça, sans une seule image, même pas animée, c’est devenu rédhibitoire. Car la lecture est devenue synonyme de punition. Oui, oui, de pensum. Si tu n’es pas sage, je te donne un livre à lire.

Moi, j’ai toujours lu. Du plus loin qu’il m’en souvienne, dès que j’ai su déchiffrer les mots, j’ai aimé lire. Petit, adolescent et adulte avant de devenir senior. Bien sûr, un livre par semaine en moyenne, ça n’est pas autant que quand j’habitais en région parisienne et que j’avais 3 heures de transport par jour parce que là, j’en bouffais des pages et des pages. Mais chaque soir, dans mon lit, avant d’éteindre, je lis. Un peu ou beaucoup. Et dès que j’ai un moment de libre, dans la journée (mais ça n’arrive pas assez souvent, hélas) et quand je dois prendre le tram, même pour seulement 10 minutes, j’ai toujours un bouquin avec moi. Et vous savez quoi ? Ça ne me demande aucun effort. Parce que c’est du plaisir à 99% des cas. Ils sont si rares les livres qui me tombent des mains. Non, je vous le conseille : lise, lisez, lisez.

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samedi 18 avril 2026

Nathalie Baye

Tour à tour Elle, La Mère, Bernadette Meyer, Laurence Cuers ou Camille Valmont, j’ai toujours eu un faible pour Nathalie Baye (je m’en veux de ne pas m’être rendu compte qu’elle avait disparu des écrans, depuis quelques années – loin des yeux mais pas loin du cœur), je l’ai « découverte » dans Un week-end deux de Nicole Garcia, en 1990. Elle y était magnifique et magnifiquement filmée. Sublimée. Et elle avait ce petit quelque chose de certaines rares grandes actrices : diva mais proche de nous. Elle avait ce côté femme d’à-côté, qui la rendait si passionnante. Quelques années avant, je l’ai beaucoup aimée comme jeune femme sympathique dans Une semaine de vacances, de Bertrand Tavernier et J’ai épousé une ombre, de Robin Davis, dans la première partie des années 80. Autres temps, autres mœurs. Avant de la voir une dernière fois dans Garçon Chiffon, de Nicolas Maury, en 2020.

Tour à tour, Hélène, Angèle, Carole, Lena ou plusieurs personnages dans Notre Histoire de Bertrand Blier, elle restera dans mon Panthéon personnel des actrices préférées et l’annonce de son décès, hier, m’a beaucoup troublé. Je ne l’oublierai jamais dans Une liaison pornographique de Frédéric Fonteyne, dans Juste la fin du monde de l’excellent Xavier Dolan, dans Les sentiments de Noémie Lvovsky ou encore dans La Baule-les-Pins de Diane Kurys. Mais pour lui rendre hommage, j’ai dû faire un choix (choisir le verbe choisir) et si je vais ajouter Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall, c’est faire l’impasse sur tant d’autres rôles, sur tant d’autres films dans lesquels Nathalie Baye a tourné. C’était un peu comme un membre de ma famille, un membre un peu éloigné depuis quelques temps mais envers qui j’éprouvais une réelle tendresse. Je pense à elle. Et je penserai toujours à elle. Longtemps.

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vendredi 17 avril 2026

passer sous le tram

Non, que personne ne se méprenne, je ne suis pas passé sous le tram, ça aurait pu mais ça ne s’est pas produit. Encore heureux. Mais ce matin, j’avais juste envie de raconter ma promenade avec le patron, hier après-midi, alors que nous sommes allés chez le « magasin » et « atelier » de réparation Apple, aux allées de Chartres, en bas de la place des Quinconces. Moi, je ne suis jamais concerné par Apple vu que depuis 30 ans (voire plus), je n’ai toujours été que Windows (je vais toucher quelque chose pour cette pub ?) mais quand il faut y aller, il faut y aller, non ? Bon, de toute façon, ce n’est pas très important de savoir le pourquoi de cette sortie. Non, ce qui compte, c’est le nombre de fois où j’ai dû traverser les voies du tram pour faire tout ce trajet à pied. Un peu plus de quarante bonnes grosses minutes.

Deux fois pour aller chez le patron. Ensuite, douze fois pour nous rendre au lieu décrit dans le paragraphe précédent et en revenir. Oh, je ne vais pas vous assommer avec la liste des lignes de tram que j’ai piétinées car si vous n’en connaissez pas le réseau, je comprends que ça vous passe largement au-dessus de votre tête. Mais je peux quand même vous révéler que j’étais soulagé d’avoir traversé ces voies quatorze fois en moins d’une heure sans m’être fait rouler dessus. Pas un seul coup. C’est vrai, ça, en quatorze traversées de voies, j’ai quatorze risques de me faire écraser. Et hier, ça m’a étonné, mais j’y ai pensé à plusieurs reprises. Pourquoi ? Je n’en sais rien mais j’en suis ressorti totalement vivant et toujours en 3D, absolument pas aplati même si je me sens un peu à plat, en ce moment.

Que se serait-il passé si j’étais passé ne serait-ce qu’une seule fois sous un tram ? Le trafic aurait été arrêté et les gens auraient rouspété, fort ou en leur for intérieur « oui, on veut juste rentrer chez nous après une journée de travail » mais comme on leur aurait annoncé « la circulation des trams sur votre ligne est arrêtée suite à un accident de personne. » Comment ça, personne ? Mais je suis moi, Stéphane, celui du blog C’est écrit, je ne suis pas un inconnu. Je ne suis pas personne. Je suis juste passé sous un tram sans le faire exprès. Un peu de considération, s’il vous plaît. Je vous en prie, je suis mort, un peu de respect, ça ne serait pas de trop, croyez-moi. Bon, en tout cas, rien de cela ne s’est produit hier. Cet après-midi ? Vous saurez tout en venant me lire demain matin. Ou pas. Si je suis passé sous un tram.

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jeudi 16 avril 2026

moins 8

C’est dans huit jours, les 90 ans tout pile de ma mère. Les 90 ans de madame mère. Et on n’a toujours rien comme idée d’animation. Alors à moins que je ne ponde un texte que j’imprime pour tous les participants (nous ne serons pas nombreux, juste 7) afin que chacun lise son texte dans une mise en scène minimaliste, je ne vois pas trop bien ce que nous pourrions faire. En réalité, je me suis sans doute épuisé avec le show du 28 mars (à ce propos, j’ai comme une espèce de baby-blues qui ne disparaît pas) et là, j’ai beau fermer les yeux et réfléchir très fort, la seule chose à laquelle je vais finir par arriver, c’est m’endormir devant mon écran d’ordinateur. Surtout à une heure si matutinale. Que voulez-vous, je ne vais pas me refaire, hein ? Alors, voyons, je vais essayer de nouveau, attention, je ferme les yeux.

Oui, bon, je pourrai raconter la vie de maman, de son enfance à son troisième (troisième ?) âge en passant par son adolescence et sa vie de femme adulte. Mais résumer sa vie dans un texte en moins de sept jours, ça relève de l’exploit. Mais l’idée n’est pas si mauvaise, mon frère aîné pourrait jouer son père, à ma mère et moi, je pourrais jouer mon père, son époux et mon petit frère (bientôt 50 ans) pourrait jouer les trois fils. Oui mais les deux enfants du benjamin, ils joueraient quels rôles ? Le rôle des petits-enfants de ma mère ? Ah oui, bonne idée, deux vrais rôles de composition puisqu’ils sont déjà ses deux seuls petits-enfants. Oui, mais pour dire quoi ? Monsieur Girard, je vous demande la main de votre fille ? Nanou, veux-tu m’épouser ? C’est une intention louable mais ça manque de piquant, de drôlerie.

Non, on va oublier ça et je vais plutôt louer des acteurs professionnels qui pourraient venir nous offrir une représentation d’Andromaque, Britannicus ou Phèdre mais là encore, je sens qu’on ne va pas vraiment rigoler. Alors que si nous nous réunissons, ce n’est pas pour ne pas rire. Au moins un peu. Non, ou alors, La soupe aux choux ? Non, ça ne me va pas non plus. Bon, je vais voir pour faire venir un orchestre symphonique pour nous interpréter le magnifique Requiem de Mozart… Et pourquoi pas La marche funèbre de Chopin ? Ou La danse des canards, pendant qu’on y est ? C’est ça, un orchestre symphonique qui jouerait La danse des canards… Enfin une bonne idée. Bon, je n’ai plus qu’à trouver une bonne quarantaine de musiciens. Ouais, fastoche. Je vais faire jouer mon réseau personnel.

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mercredi 15 avril 2026

aimer le verbe aimer

Pour les plus assidu(e)s d’entre vous, j’ai publié plusieurs billets intitulés « choisir le verbe choisir » et là, ce matin, c’est un autre exercice auquel j’ai envie de m’atteler : aimer le verbe aimer. Pas mal, non ? Alors voilà, je pense que j’aime le verbe aimer parce que j’aime aimer. Et aimer, comme le disait le philosophe, dans la comédie musicale Roméo et Juliette, au début du siècle, aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau. Mais comme disait un autre philosophe de la fin du siècle dernier, aimer, c’est plus fort qu’être aimé. Et moi, j’adhère à cette idée. Parce que j’ai beaucoup plus aimé que je n’aie été aimé, dans ma vie. Attention, j’ai été aimé mais comme j’ai vécu des vies parallèles, en particulier avec l’écriture, je me suis inventé des histoires d’amour qui n’ont jamais existé, finalement. J’ai donc aimé plus que je n’ai été aimé.

J’avais l’habitude de dire que j’aimais dans le vide. Mais ça ne me dérangeait pas, ça me rendait juste un peu triste car les objets de mes désirs n’en ont jamais rien su et si j’avais osé, j’aurais certainement été éconduit (j’aurais pris un râteau) mais j’aurais peut-être été entendu au moins une fois ou deux. Je n’en demandais pas plus : je vous aime et ça me ferait plaisir que vous le sachiez, c’est tout. En cela, j’ai parfaitement le droit de dire que j’ai plus aimé qu’avoir été aimé. Et comme 99% de mes amours dans le vide n’ont sans doute même jamais pu imaginer que je pouvais tant les aimer, ça leur ferait tout bizarre de le savoir. Et si je m’arrangeais pour que toutes mes « victimes » l’apprennent avant ma mort ? Ou juste après ? Ah ça, ça serait une très bonne idée mais comment les retrouver ? FaceBook ?

Tu parles, Charles. Je ne connais pas le nom de nombre d’entre mes proies (en tout bien, tout honneur), ça va être difficile de mener une enquête. Une recherche qui n’aboutira à rien. Et puis quand bien même. J’ai aimé les aimer, toutes mes victimes. Ça m’a inspiré des poèmes, des dialogues, des petites nouvelles, des carnets et des pensées, c’est déjà beaucoup. Et puis pourquoi revenir en arrière, j’ai aimé. Personne ne l’a su dans ces personnes. Et c’est aussi bien comme ça car sinon, ma vie aurait été différente, forcément. Et je ne regrette pas celle que je vis actuellement. Des remords ? Non plus. Alors aimer le verbe aimer, oui, mille fois oui. Parce que ça a toujours été en moi. Et ça l’est même encore. Toujours. Amour, toujours. Je ne suis pas qu’un vilain mec aigri. Par bonheur, je sais et peux aimer.

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trois unités

Unité de temps. Le temps de quelques heures. Non, peut-être pas autant. Le temps de quelques dizaines de minutes. Juste histoire de pouvoir ...