Oui, j’avais évidemment prévu de publier autre chose mais comme je n’ai jamais eu autant de commentaires d’un coup sur un billet que sur celui d’hier, je trouve normal de remettre d’autres pendules à l’heure. Parce que comme le dit le titre de la publication de ce matin, faute avouée est à moitié pardonnée. Mais en réalité, si je n’avais rien dit, si ça se trouve, personne n’aurait rien remarqué. Et là, je me pose deux ou trois questions : est-ce que je suis devenu transparent ? Est-ce que je fais désormais partie des meubles ? Est-ce que mon lectorat (et rate) ne me regarde plus comme au début ? Bien sûr, je n’ai la réponse à aucune de ces questions existentielles mais je vais m’en remettre. Je m’en remets toujours. Et puis, je ne suis pas ici pour faire étalage de mes tas d’états d’âme.
Alors en gros, c’est quand je dis que j’ai fait une bourde que tout le monde (ou presque) réagit. Heureusement que les commentaires étaient gentils sinon, il n’est pas impossible que j’aurais pu légèrement mal les prendre. Après, j’aurais également pu comprendre que mon lectorat (et rate) soit un peu désabusé par cette double publication de billet. En effet, ici, c’est un espace de création et non pas la télévision, comme les chaînes publiques qui passent leur temps à rediffuser des téléfilms, des documentaires et même des jeux. Si, si, même des jeux. D’ailleurs, à ce propos, les gagnants touchent-ils leur gain une deuxième fois ? Moi, à leur place, je redemanderais… D’ailleurs, à ce sujet, comme le disaient les grands auteurs latins : programmata iterum iterumque ostensa memoriam fatigant, non animum recreant.
Je vous laisse traduire car comme j’ai cru deviner que le latin n’avait plus de secret pour vous non plus… Et pour en revenir au sujet du jour, pour cette faute à moitié pardonnée, j’ai juste envie d’ajouter qui sibi semper culpam adscribit, etiam umbram suam accusat. En tout cas, à peu près ça. Non, non, vous pouvez chercher sur Google, ce ne sont pas des citations que j’ai recopiées. Elles viennent de moi. Tout comme hier soir, quand je préparais mon clafoutis de ratatouille (c’est un indice), j’aurais très bien pu écrire un billet à venir sur la recette du clafutium cum ratatulia. Voire aller plus loin et vous dire que clafutium cum ratatulia coctum neque rusticos neque coquos persuadet mais là, j’ai un peu peur de vous perdre. Dommage car moi, c’est fou comme je m’amuse. Je m’amuse comme un fou.
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