vendredi 30 octobre 2026

comme un arracheur de dent (au singulier)

J’aime beaucoup mon dentiste, il est gentil, doux, attentionné et il s’intéresse toujours un peu à moi : quand il vient me chercher dans la salle d’attente, comme je suis (presque) toujours (sauf hier) avec un bouquin, il me demande toujours ce que je suis en train de lire. Par exemple, quand c’était Zola, il y a deux ou trois ans, il m’en parlait parce que son fils aîné avait dû travailler deux romans de l’auteur pour son bac français. Et ça fait bien presque vingt ans qu’il est mon dentiste attitré. Et jusqu’à il y a deux ans, je le voyais tous les six mois pour un détartrage en bonne et due forme. Sauf que depuis cette date, on n’a plus le droit qu’à une seule fois par an. Moi y compris. Et comme j’ai tendance à avoir des dents qui ne veulent pas salir le parquet, elles se déchaussent poliment, lentement mais sûrement.

Moi, je n’ai jamais rien eu aux dents jusqu’à l’an passé. Et que mes dents se déchaussent, ça me contrarie beaucoup parce que je sais que c’est irréversible. Mais depuis un mois, une nouveauté, je me suis offert un abcès du côté gauche, en haut. Et je peux vous dire que j’ai eu mal. Très mal. Très mal. Et après deux sessions d’antibiotiques à trois semaines d’intervalle, comme rien n’évoluait dans le bon sens, j’ai relancé, j’ai envoyé des mails, j’ai téléphoné et je me suis déplacé et bien m’en a pris, hier matin car il a semblé à la secrétaire qu’il y avait comme une urgence. Et j’ai eu un rendez-vous dans l’heure qui a suivi. Et là, Romain (c’est mon dentiste) m’a dit « Vous avez bien fait de venir, vous avez une dent qui est fracturé. Ça ne m’étonne pas que votre abcès ne disparaisse pas, vous avez bien fait de venir.

C’est une véritable autoroute à toutes les bactéries et autres petites choses désagréables. Mais je vais devoir vous la retirer, la dent et ensuite, je ferai un drainage de l’abcès. » Je peux vous dire que j’ai fortement dégluti car déjà qu’un simple détartrage, ça me stresse, imaginez l’idée de l’anesthésie et du reste, j’ai eu une grosse suée et je lui ai dit que tant pis, banco. Heureusement, ça s’est fait dans l’instant sinon, je n’ose imaginer mon état s’il on avait programmé cette intervention un ou plusieurs jours à l’avance. Et j’ai eu droit à mon premier arrachage de dents. Il a été très gentil, son assistante aussi (elle m’a beaucoup tenu la main) et j’ai versé quelques larmes car je n’y peux rien, je suis douillet. Pas David mais encore plus douillet que lui. Et depuis hier, j’ai une dent en moins mais pas une contre lui.

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jeudi 29 octobre 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (22)

Dieu ? Oui, mortel ? Tu réponds vite, ce matin, ça change. Pourquoi es-tu toujours dans le reproche, mortel ? Je ne suis pas dans le reproche, je constate. La plupart du temps, tu me laisses patienter mais là, on dirait que tu n’attendais que mon appel. Pas du tout, J’étais en train de Me reposer en parcourant la Bible.  Ah bon, toi, tu lis la Bible, Dieu ? Quand Je n’ai rien à faire, ça M’arrive, oui, pourquoi ? Je ne sais pas, je ne t’aurais jamais imaginé en train de lire la Bible. C’est un peu ta vie, ton œuvre, non ? Ah ne crois pas ça, mortel, ce n’est pas du tout Ma vie, Mon œuvre… Non, il faut prendre du recul, ce n’est qu’une création de mortels très anciens et Moi, si tu veux tout savoir, ça me fait souvent sourire, ce que Je lis. Ça Me distrait et Je ne prends pas cette lecture pour autre chose.

Ça te distrait ? Oui, ça Me fait passer le temps d’une façon plutôt amusante. Mais c’est un livre sacré, la Bible, Dieu ‽ Un livre sacré, Chet-Chet-Chet Ani Met, un livre sacré. Tu crois encore à ce genre de bêtises, toi, mortel ‽ À l’ère des smartphones et de l’intelligence artificielle, tu Me fais bien rire, tiens, ce matin, Chet-Chet-Chet Ani Met. Ça veut dire quoi, Dieu, Chet-Chet-Chet Ani Met ? Tu n’as jamais entendu ça ? Non, Dieu. Chet-Chet-Chet Ani Met, ça pourrait se traduire par ahahah, Je suis mort de rire, en hébreu. Je ne savais pas que tu pouvais avoir le sens de l’humour, Dieu, tu me surprends toujours. C’est un peu pour ça que J’existe, pour te surprendre. En tant qu’être supérieur… Alors ça, Dieu est capable de rire. Dieu qui rit. Comme la vache, oui. Chet-Chet-Chet Ani Met. Bon, à part ça ?

Et ça ne t’ennuie pas, la Bible, Dieu ? Si, globalement, c’est un peu pénible à lire. Tiens, quand tu M’as appelé, J’étais sur le Deutéronome 1:1 : « Ce sont ici les paroles que Moise dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatseroth et Di-Zahab. » Oui, c’est vrai, c’est un peu chiant. Surtout pour moi mais toi, Dieu, tous ces gens, tu les connais, tu les as connus ? Ce ne sont pas que des gens, ce sont aussi des lieux mais Je ne suis pas là pour faire guide touristique. Tu Me voulais quoi, mortel ? Oh rien de spécial, Dieu, juste passer un moment avec toi mais je vais te laisser lire, je ne voudrais pas te déranger. Tu ne M’as pas dérangé, tu sais. Si, si, je vais te laisser, j’avais oublié mais j’avais un autre truc important à faire. C’est vrai, ça ?

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mercredi 28 octobre 2026

ça commence à prendre vaguement forme

Ça fait déjà plusieurs petites semaines (à ne pas confondre avec des grosses semaines) que j’ai commencé de jeter les bases de notre troisième spectacle des Vamps Fatales. J’ai d’abord commencé par une idée que je trouvais amusante, celle de nous voir arriver en pleureuses, deux commères en deuil qui vont passer plus de temps à critiquer l’assemblée réunie pour des funérailles que par la cérémonie en elle-même. Sans oublier que leur principale préoccupation, c’est que la messe soit vite terminée pour aller se rassasier de canapés et de petits fours avec une bonne coupette de champagne. Mais finalement, je pense que si le visuel pouvait être intéressant, je me demande si on n’aurait pas rapidement tourné un peu en rond. Et puis, les enterrements, ça peut ne pas être drôle pour tout le monde.

Après avoir discuté avec mon acolyte Bernard, j’ai vite tout remis à plat car lui, comme il ne tient pas à ce qu’on fasse le même genre de choses que les deux premières fois (moins de chansons, plus de texte), on va devoir être encore un peu plus sélectifs car moi, je veux quand même quatre ou cinq chansons. Il va falloir conserver notre hymne, Chacun son homme (Annie Girardot et Brigitte Bardot) et j’aimerais bien intégrer Demain tu te maries (arrête, arrête, ne me touche pas…) et On a toutes besoin d’un homme (Sylvie Vartan et Mireille Mathieu en duo… Oui, oui…) parce que, on a beau dire mais les chansons, ce sont aussi des respirations dans les dialogues que nous allons jouer. Normalement, s’il n’y a pas la révolution à ce moment-là, ça se passerait le samedi 8 mai 2027. Dans un peu plus de 6 mois.

Ça serait pour fêter les 60 ans d’un ami (à son corps défendant car il ne le saura que le soir-même), ça se passera chez le patron car ça permettra à ce dernier de renouer avec une vingtaine d’amis qu’il a peu ou prou perdus de vue depuis son deuil, en 2023. Et finalement, nous pourrions être deux femmes de ménage qui viennent à une cérémonie (à définir) et qui, comme par hasard, auraient travaillé chez chacun des invité(e)s de la soirée. Avec beaucoup de secrets à dévoiler dont beaucoup d’inavouables. Et nous terminerions en femmes qui ne veulent pas vieillir. La preuve ? Nous porterons chacun une mini-jupe comme si nous n’étions pas ridicules, avec ça. Voilà en gros la trame. Il y a du travail d’écriture qui nous attend et d’expérience, je sais que ça va nous prendre environ trois à quatre mois…

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mardi 27 octobre 2026

Shen Yun

Il n’y a pas que les pubs Comme j’aime, Carglass et autres bêtises du même acabit qui sont agaçantes. J’ai déjà évoqué ce sujet dans des billets un peu anciens mais là, je trouve qu’il y a une publicité qui est réellement insupportable tant par sa teneur que par son matraquage. Au moins une fois par jour. Alors oui, je pourrais ne pas allumer mon téléviseur et ne pas la subir mais je ne vais pas renoncer à une vie que je considère normale sous prétexte que des gens ont envie de nous laver le cerveau. Bon, je ne vais pas continuer de ne pas citer le nom de la marque car de toute façon, il est dans le titre de ce billet, alors… Alors, il faudrait vraiment avoir du confit d’oignons dans les yeux pour ne pas l’avoir vu et de la compote de coing dans le cerveau pour ne pas avoir compris. Sans méchanceté.

Shen Yun. Ah la, là, rien que d’écrire le nom, j’ai mes trois poils sur les bras qui se hérissent et mon anus qui se referme comme une coquille Saint-Jacques qu’on vient déranger alors qu’elle est en train de prendre un bain de fond-marin. Ou comme une huître qui n’a pas envie qu’on vienne l’ouvrir de force. Shen Yun. Vous avez entendu les arguments qu’on nous balance à chaque diffusion du spot publicitaire actuel ? Un spectacle qui compte vraiment. Ah oui ? Vraiment ? J’aimerais qu’on me dise qui compte pour qui ou qui compte sur qui parce que là, en l’état, moi, je ne vois pas. Pour chacun d’entre nous. Non merci, sans façon. Moi, on ne m’a pas demandé mon avis mais je vais le donner quand même, je ne suis pas intéressé. Donc, si c’est sans moi, ce n’est pas pour chacun d’entre nous, CQFD.

On l’attendait depuis si longtemps. Ah bon ? Encore une fois, pas moi. Je n’ai jamais attendu Shen Yun de toute ma vie et si je devais attendre quelqu’un ou quelque chose dans le domaine culturel, je préfèrerai patienter pour Godot. Ou même Bojangles mais c’est tout. Là, au moins, ça a de la gueule. Ce n’est pas un produit calibré dans un seul but mercantile. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie. Mais puisque je vous dis que ça ne m’intéresse pas, pourquoi vous insistez, monsieur Yun ? Y a des fois où vous êtes plus que pénible, vraiment. Vous êtes carrément chiant. Et si vous n’arrêtez pas je me demande si je ne vais pas organiser une manifestation contre votre publicité invasive. Laissez-moi juste le temps de voir si les casseurs et pilleurs réunis sont disponibles à une date qui me convient.

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lundi 26 octobre 2026

Léon, intime (2)

Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir… Oh pardon, Votre Sainteté, je pensais que vous aviez terminé de faire vos ablutions. Ne t’excuse pas, Edgard Iván, tu m’as déjà vu sans soutane, ça ne me dérange pas. En revanche, j’espère que tu ne m’as pas entendu chanter ? Cher Primat d’Italie, oui, je vous ai entendu chanter mais vous me connaissez, je vous ai entendu mais je ne vous ai pas écouté et j’ai déjà tout oublié. C’est bien, Edgard Iván, tu es vraiment le plus fidèle de tous mes fidèles et Dieu sait combien j’en ai, des fidèles. … Je peux vous faire une confidence, très cher Saint-Père ? Bien sûr, Edgard Iván, bien sûr, je t’écoute. Je ne sais même pas si c’est une confidence ou une confession que je vais vous faire, cher successeur du Prince des Apôtres. Je suis là pour ça, Edgard Iván, je t’écoute.

Mon Saint-Père, je ne peux pas continuer de vous dire que je ne vous ai pas entendu chanter et ça n’était pas la première fois depuis que je vous ai rapporté votre baladeur, il y a deux semaines. Et je me dois de vous dire que si votre idolâtrie envers cette femme, que Dieu me pardonne, m’a d’abord beaucoup étonné, au fil des jours, j’ai pris du plaisir à vous entendre chanter en écoutant ses plus grands succès. Il s’agit de Michèle Torr, Edgard Iván, la grande Michèle Torr, certainement la plus grande voix de la chanson française. Une voix comme celle de Notre Seigneur, impénétrable tant elle est belle, tant elle est forte, tant elle est puissante… Je comprends, grand Serviteur des serviteurs de Dieu, je comprends. Et tout à l’heure, quand je suis entré dans vos appartements et que vous étiez sur le point de terminer vos ablutions…

Oui, Edgard Iván, je t’écoute. Pardon, mon Saint Père adoré mais je suis encore troublé… Ah pardon, je ne me suis toujours pas rhabillé, excuse-moi, Edgard Iván. Non, ce n’est pas votre petite tenue qui me trouble, mon Pontife, non, je suis habitué, maintenant… Mais qu’est-ce donc, alors, Edgard Iván ? Alors, cher Primat d’Italie, c’est la chanson que vous chantiez quand je suis entré. Ah ? Emmène-moi danser ce soir ? Oui, je ne la connaissais pas et ça m’a fait des choses de vous entendre… Joue contre joue et serrés dans le noir ? Oui, aussi, très cher Saint-Père. Mon bon Edgard Iván, désormais, nous sommes unis par une nouvelle chose, Michèle Torr. Ça nous en fait des liens, Edgard Iván, non ? Oui, mon Pontife, ça nous en fait des liens et vous savez que s’il ne doit en rester qu’un, je serai celui-là. Je le sais, Edgard Iván, je le sais fort bien.

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dimanche 25 octobre 2026

nuit d’hier, heure d’hiver (billet énervant)

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai fait comme tout le monde, je suis passé à l’heure d’hiver. À mon corps et à mon esprit défendants. Parce que je déteste ça. Tout comme l’heure d’été mais je ne vais pas en faire des tonnes à ce sujet parce qu’on va encore dire que j’en fais des tonnes. Et je ne vais pas encore râler sinon, on va dire que je vais encore râler. Non, je vais simplement vous raconter mon expérience de ma nuit de samedi à dimanche, nuit un peu agitée avec le changement d’heure.

Déjà, j’avais modifié toutes les pendules, les horloges, les réveils et autres appareils autour de la télévision dès 16 heures, pendant que les manifestants manifestaient, que certains casseurs cassaient et que d’autres, plus ou moins pilleurs, pillaient. Et quand je suis allé me coucher, j’ai bouquiné et j’ai éteint. Il était 22h, à l’heure d’été. Soit 23h, à l’heure d’hiver et moi, passé 10 heures du soir, j’ai du mal à m’endormi car normalement, je me couche avec les poules. Et certains coqs.

Mais bon, premier réveil pour faire pipi vers 23h45 heure, heure d’hiver, soit 22h45… Non, soit 00h45, heure d’hier (de la veille)… Non, à chaque fois, c’est pareil. Je n’y arrive jamais. La veille de l’heure d’hiver, il était 22h45 ou 00h45 ? Voyons, réfléchissons un instant : si j’ai reculé ma montre, à 3h du matin, il était de nouveau 2h (toujours du matin), ça veut donc dire que je me suis levé pour faire pipi à 22h45, heure d’hier alors que mon réveil affichait 23h45. Donc, je n’ai pas éteint à 22h…

Si, j’ai éteint à 22h, heure d’hier parce qu’il était 23h, sur mon réveil. Bref, je me suis levé à 23h45, heure d’hiver (ou de la veille ?) et là, en regardant ma montre connectée, je me suis demandé quelle heure il était réellement. Et je me suis recouché en me disant qu’il me restait au moins 5 heures de sommeil avant de me lever le lendemain matin. 5 heures de sommeil, d’accord mais 5 heures d’hiver ou 5 heures d’hier ? Pfou… J’en ai plus que ma claque de ne pas savoir à quelle heure d’hiver me fier.

Je me suis levé de nouveau vers 3h (heure d’hiver) donc, 2h (heure d’été – c’était l’heure d’hier), en réalité (ou dans mes rêves)… À moins qu’en vrai (ou dans mes cauchemars), il n’ait été 4h (heure d’été ?)… Non, si à 3h (heure d’hiver), il était 2h (heure d’était), quand je me suis levé à 3h (heure d’hiver), il était bien 2h (heure d’hier) ou alors, il faut qu’on m’explique parce que moi, là, tous les six mois, c’est le même problème. Je ne m’y ferai probablement certainement jamais. Pas envie non plus.

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samedi 24 octobre 2026

une longue après-midi

Nous avions pris nos précautions. Nous avons déjeuné plus tôt, hier, chez le patron, avec le président et les chiens car le président voulait rentrer le plus rapidement possible chez nous. Il est rentré vers 14h, moment où le cortège devait s’élancer, place de la Bourse, ça lui a laissé un peu de temps sans stresser. Si ce n’est que moi, j’étais resté pour aller promener les chiens pendant que ça ne pétait pas. Nous sommes partis pendant une trentaine de minutes, nous avons ramassé un peu de pluie (quel dommage qu’il n’ait pas plus plu) et nous sommes rentrés, pépères peinards. Et là, dans le doute, je n’ai pas attendu que les choses se rapprochent et s’aggravent et je suis rentré chez moi. La ville était étonnamment calme. Anormalement calme. Dangereusement calme. Ça m’a un peu troublé.

Devant la mairie, les forces de l’ordre et du maintien de la paix avait fait comme un camp retranché avec des véhicules, des espèces de grilles de protection (anti-émeutes ?), des lances à eau, etc… Là aussi, ça faisait bizarre et ça mettait mal à l’aise. J’ai salué quelques policiers en leur souhaitant bon courage car si nous ne le faisons pas de temps en temps, ça voudra dire que les manifestants, casseurs et pilleurs réunis auront raison de dire que les policiers sont des assassins. J’ai pris les deux rues commerçantes pour rentrer chez moi, tout était barricadé à quelques magasins près (savaient-ils qu’il y avait un risque ? Quand même…) et ça m’a vraiment troublé, ces rues presque désertes, ces magasins confinés derrière des panneaux de bois et un quasi-silence. Qu’est-ce que ça cachait, hein ? Trop calme.

Et le temps a longuement passé. Et j’ai été surpris de ne pas entendre de bruit comme celui de l’explosion d’une grenade assourdissante. Et je suis allé plusieurs fois sur la terrasse pour regarder s’il se passait quelque chose. Rien. Nada. Que tchi. Alors, on a fini par comprendre que peut-être, la manifestation allait rester calme. Comme quoi, quand on veut, on peut… Et au moment de dîner, j’ai fermé le site de Sud Ouest avec les informations en direct et je suis allé lire au lit. En espérant que la nuit allait être normalement calme. Ce matin, je découvre que ça s’est nettement mieux passé que la semaine dernière, partout en France. Faut-il s’en réjouir ? Pour quelqu’un comme moi qui n’est jamais satisfait, non, bien sûr. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Si ça se trouve, samedi prochain, ça va recommencer.

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comme un arracheur de dent (au singulier)

J’aime beaucoup mon dentiste, il est gentil, doux, attentionné et il s’intéresse toujours un peu à moi : quand il vient me chercher dans la ...