Bon, comme Mymy m’a prêté son Doudou, je vais bien le recevoir et je vais faire en sorte qu’il accepter de m’être prêté à d’autres reprises. Déjà, pour lui faire plaisir, je vais l’accueillir en lui interprétant moi-même une chanson qui devrait le sensibiliser à un très haut niveau : « Une vague bleue qui veut m’emporter, c’est comme un amour qui aurait existé ; c’est comme un soleil là-haut dans le ciel, ce n’est rien que moi tombant dans tes bras… » Tout en lui offrant un bouquet de fleurs. D’ailleurs, il faudra que je pense à demander à Mymy quelles sont celles qu’il préfère. Moi, ce sont les tulipes, je dis ça au cas où. Enfin sauf que s’il veut m’en offrir, ce n’est plus trop la saison. Ou alors, des pivoines, ça peut me plaire si elles ne sont pas trop ouvertes et pas trop de couleur pastel.
Ensuite, je lui préparerai un bon repas pour lui donner des forces car c’est la moindre des choses d’offrir le gîte et le couvert (il aura la chambre d’amis pour lui tout seul) et au moment de trinquer, à l’apéritif, je lui chanterai : « J'en appelle à la tendresse, à l'amour s'il nous en reste ; j'en appelle à tous les hommes, que leur volonté soit bonne. J'en appelle à la tendresse, en plein cœur je vous adresse une chanson d'espoir en somme, j'en appelle à tous les hommes… » À ta santé, Doudou. Tu permets que je te tutoie ? Merci. En tout cas, je suis ravi que Mymy ait accepté de te laisser passer deux jours avec moi. Ça va me changer. Tout va bien, pour toi ? Tu veux d’autre champagne ? Ah, tu fais toujours attention à ce que tu manges et à ce que tu bois. D’accord, de l’eau pétillante, alors ?
Après, nous nous installerons dans le salon, sur le canapé rouge (rien à voir avec Drucker) et nous parlerons mais moi, j’aurai peut-être surtout envie de sortir et pourquoi pas d’aller danser. Car ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé. « Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir, fais-moi la cour comme aux premiers instants, comme cette nuit où tu as pris mes dix-sept ans. Emmène-moi danser ce soir, flirtons ensemble enlacés dans le noir, timidement dis-moi Michèle je t'aime. Amoureusement, je suis restée la même… » Tu vois, Doudou, comme je savais que tu aimais particulièrement Michèle Torr, j’ai organisé toute la soirée et la journée de demain aussi en fonction. Comment ? Tu n’aimes pas spécialement Michèle Torr ? Je me suis trompé ? Ooups, pardon.
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