jeudi 26 février 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (13)

Dieu ? Hmmm, oui, mortel ? Excuse-moi de te déranger, encore une fois mais bon, parfois, j’ai besoin de te parler. Je suis là pour ça aussi, mortel. Je te remercie, Dieu, de bien vouloir m’écouter. Je t’en prie et Je t’écoute. Alors voilà, ce matin, en me levant, je me suis posé une question qui m’a semblé importante… Ah ? Non, pas importante, essentielle. Je t’écoute, mortel. Sauf que là, je ne m’en souviens plus. Eh bien tu n’as qu’à faire ce qu’il faut pour t’en souvenir et revenir vers moi quand ce sera le moment ad hoc. Comme le capitaine ? … Elle est bonne, celle-là, Dieu, non ? … Dieu ? … Dieu, tu es parti ? … Dieu ? … Oui, mortel ? Tu étais parti ? En effet, J’étais parti. Sache que Je ne suis pas là pour écouter tes vannes. Tu Me fais perdre Mon temps. Je pensais que la notion du temps n’existait pas, chez toi.

Non, le temps n’a pas la même notion pour Moi que pour toi, mortel et justement, comme ça, tu ne peux pas le comprendre, autant que tu restes à ta place et que tu gardes tes jeux de mots pour tes congénères. Tu es un peu soupe au lait, ce matin, Dieu, non ? Je me trompe ? … Dieu ? … Dieu ? … Ohé, Dieu ? Oui, mortel ? Bon, allez, je te jure que je ne blaguerai plus. Tu as une question à me poser ? J’en ai plein, Dieu. Tu as une question pertinente à me poser, mortel ? Comment je fais pour savoir si mes questions sont pertinentes ? À mes yeux, elles le sont mais aux tiens ? Tu Me fatigues, mortel, tu Me fatigues. M’enfin, Dieu, je n’ai rien dit. Je ne t’ai pas titillé, à ce que je sache. Tu ne fais que ça, Me titiller. Sauf qu’on ne titille pas Dieu. Allez… Ou alors, il faut le faire intelligemment mais là, J’en doute.  

Ta question de ce matin t’est revenue, mortel ? Ben non, Dieu. Je ne comprends pas mais depuis quelques temps, j’oublie souvent des choses. Il te faudrait peut-être consulter, mortel. Tiens, l’autre jour, j’étais en train de m’engueuler avec ma femme et… Et ? Et je ne sais plus pourquoi. C’est intéressant. Et à un moment, je lui ai dit que… Tu  lui as dit quoi ? Ben justement, Dieu, je ne sais plus non plus. Décidément, mortel, tu t’améliores de jour en jour. Tu vas bientôt atteindre des sommets. C’est vrai, tu es sérieux, Dieu ? Mortel, sache que Dieu ne plaisante jamais. Ou alors avec des intentions et un humour qui ne peuvent que te dépasser. Je ne comprends pas ce que tu veux dire, Dieu. Tu vois, c’est exactement ce que Je te disais. Pourquoi tu me dis ça, Dieu ? Au fait, on parlait de quoi, déjà, au départ ?

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mercredi 25 février 2026

Epstein mais pas Einstein

Cette affaire Epstein n’en finit pas de faire des ronds dans l’eau et quand on entend Trump (comment faire pour ne pas l’entendre, au demeurant ?), on se dit qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume des aveugles ou les borgnes ne sont même pas des princes. J’en ai un peu assez de ces histoires où même malgré moi, je finis par devenir un peu complotiste : qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? C’est pire que dans mon blog où on ne sait pas toujours si je dis la vérité quand j’affirme que j’invente des choses mais pas que. Bref, on en voit pas le bout du tunnel (comme les aveugles, d’ailleurs, oui, encore eux) mais quelque part, il y a quelque chose de fascinant. Qui est réellement derrière tout ça, finalement ? Probablement pas Jack Lang. Ah si seulement sa démission de l’Institut du Monde Arabe avait également fait que la Fête de la Musique était abrogée…

Tout ça, c’est le reflet d’un monde qui n’en peut plus de marcher sur la tête mais à qui la faute ? On a les dirigeants qu’on mérite. On a les peuples qu’on mérite. Et qui sème… Tiens, par exemple l’autre jour, à Bron, près de Lyon, un jeune lycéen est grièvement poignardé par un autre jeune de 14 ans. Et quand j’ai vu et entendu d’autres jeunes de ce lycée professionnel interrogés par des journalistes, l’un d’eux, en parlant de la bagarre, a déclaré qu’il y avait eu un « réglage de compte » et non pas un règlement de compte. Hier soir, en rentrant chez moi, deux adolescentes hyper maquillées et lookées, à la limite d’être déjà refaites au niveau de leur visage, parlaient fort dans la rue : « je pense qu’on pourrait aller s’assir quelque part, je suis fatiguée. » Normalement, il n’y a que les enfants en bas âge qui ne savent pas que quand on est assis, c’est le verbe assoir et non pas assir, qui n’existe pas, hélas.

Oui, le niveau baisse. Mais pas que chez les jeunes. Ni chez Trump. Prenez Sophia Chikirou qui a lancé une diatribe contre les journalistes d’une rare violence. Mais où en est-on arrivés ? Ah oui, je sais, on est au bord du précipice et notre objectif c’est d’aller de l’avant. C’est sans doute ça. Tout ça pour dire qu’entre Epstein et Einstein, il y a quand même plus que trois lettres de différence et pas forcément i, n et p, non, peut-être c, o et n, aussi, pourquoi pas, hein ? Le monde est devenu un peu con, on est bien obligé de l’admettre ou alors, c’est moi qui suis si pessimiste que ça m’empêche de voir le bon côté des choses. Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est moi qui vois tout en noir. Dominique Pélicot ? Un ange. Trump et Poutine ? Des démocrates absolus. LFI ? Des Bisounours. Le RN ? De l’eau qui dort. Jack Lang ? Le plus honnête de tous les citoyens français. Ah, j’ai fait un bon pètement de plomb, ce matin.

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mardi 24 février 2026

note de frais

J’ai décidé d’arrêter de ne pas me rembourser les frais qui sont directement imputables à mon blog. Et depuis ce matin, j’annonce officiellement que dorénavant (et même désormais) je ferai des notes de frais. En gros, j’écris tous les soirs et tous les matins. Le soir, je jette beaucoup d’idées, je commence des billets (voire, je les termine) et le matin, je les achève. Et à chacun de ces deux moments, je suis amené à consommer : du café, de l’infusion, de l’eau plate ou pétillante et parfois, du grignotage et j’essaie de trouver un moyen de quantifier l’utilisation de mon imaginaire. Et l’usure de mes doigts sur le clavier. Et l’usage de mon ordinateur portable. Et le dictaphone de mon téléphone car quand j’ai une idée dans la rue, je me l’enregistre pour ne pas l’oublier car sinon, c’est sûr et certain, ça me sortira de la tête avant même que je n’ai le temps de faire mille autre choses.

Alors comme hier, j’ai fait des courses, je voudrais noter ce qui est directement imputable à mon blog : du café, du vinaigre blanc (si, si, ça peut me servir quand je n’arrive pas à connecter mes neurones, parfois, tôt le matin – en effet, ils sont probablement entartrés) et un avocat (on ne sait jamais, on n’est jamais trop prudent – en effet, en cas d’attaque pour diffamation ou mauvaise humeur, par exemple) que j’ai pris soin de choisir un peu mûr  mais pas trop non plus. Ensuite, j’ai acheté une baguette à la boulangerie. Si, si, quand j’ai un petit creux, je suis capable d’aller me beurrer une tartine mais je ne déclarerai pas le beurre, c’est cadeau, c’est offert parce que je suis gentil et pas profiteur pour deux sous. Pour mon ordinateur et mon téléphone, je considère que je les utilise à 30%  pour mon blog, je vais donc faire une règle de trois pour le coût de leur batterie.

Concernant mes doigts et l’arthrose qui les fait souffrir, compte tenu que je prends des granules de Chondrostéo-fort de chez Granions, je vais calculer à combien me revient un comprimé et comme j’en prends deux par jour, je ferai une note de frais pour un seul (j’ai été clair, là ? – moi, même, je ne peux pas garantir à 100% que je me suis auto-compris…) Enfin, je pense que le carton de champagne que je me suis fait livré en début d’année peut tout à fait entrer dans mes frais professionnels concernant le blog. Et le pack de trois slips aussi (après tout, je n’écris qu’en étant assis donc, usure de mes fesses et de ce qui les recouvre) et quoi d’autre ? Ah si, et tous les moments où, quand je me réveille la nuit, je me mets à turbiner dans ma tête et que je trouve des idées. Comment les valoriser ? Ne vous inquiétez pas, je vais trouver. Quitte à faire une cote mal taillée. Après tout, hein…

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lundi 23 février 2026

mais qui êtes-vous monsieur-dame (8)

Pour les plus fidèles d’entre vous, vous savez que samedi dernier, chez le patron, j’ai reçu deux jeunes de 21 et 22 ans afin que nous fassions connaissance. Bon, ça, c’est déjà expliqué dans les deux derniers billets publiés. Ce que je n’ai pas encore révélé (je pense que je n’osais pas), c’est qu’il s’est passé quelque chose d’encore un peu étrange. Et ce n’est pas la première fois. Là encore, les plus fidèles savent de quoi je parle. Nous nous étions dit  bonjour, nous avions pris l’apéritif, nous avions déjeuné, nous en étions au café, que les deux gamins ont décliné et pendant que le président continuait de parler danse et danse et danse, le patron et moi, nous avons commencé à ranger. Et chez les deux jeunes invités, celui qui fait de la danse était habillé d’une drôle de façon : un pantalon très large au niveau des jambes.  

Quand je dis très large, ça sous-entend très, très, très large. Ce genre de pantalons s’appelle « wide leg » en français dans le texte anglais. Ils ne sont pas seulement « pattes d’éléphant » car ils sont larges de la taille jusqu’aux pieds. Et comme le jeune en question faisait très gaminot avec son physique de collégien alors qu’il a 22 ans, on s’est demandé si ce n’était pas pour masquer son côté fluet mais bon, ça ne nous regarde pas vraiment. C’est juste un commentaire que nous nous sommes fait. Et qui ne portait pas à conséquence. Sauf que, à un moment, alors que j’étais en train de laver les flûtes à champagne (une flûte de champagne, c’est autre chose), je les ai vus de nouveau, ces deux-là, cet homme et cette femme qui apparaissent de temps en temps dans ma vie. Et il semble qu’il n’y ait que moi qui les vois.

Non, non, ce n’est pas une hallucination. On s’est déjà touchés, surtout par inadvertance mais il n’en demeure pas moins que personne d’autre ne les voit. Et là, samedi, alors que je lavais ces fameuses flûtes, l’homme et la femme me sont apparus et m’ont observé pendant un certain temps avant de se tourner vers le jeune danseur et de revenir vers moi. La femme a haussé les épaules. « Ils sont un peu jeunes, non ? » m’a demandé l’homme. Je lui ai répondu que je ne m’appelais pas Morandini. « Il a une curieuse façon de s’habiller, celui-là »  a ajouté la femme. Son mari a acquiescé. Et moi, comme je savais que je passerais pour un fou si je leur répondais, j’ai continué de laver les flûtes. « On dit ça, on ne dit rien, nous… » a dit la femme. Que voulez-vous que je leur réponde, moi. Et ils ont disparu, le temps que je regarde Kali qui venait vers moi.

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dimanche 22 février 2026

reçus par des vieux

Je pensais qu’on allait déjeuner chez le logeur de mon pote, un repas un peu formel avec plein de bonnes manières. Bon, j’avais vu deux ou trois tutos sur Internet pour être sûr de bien me tenir. Mon pote, il les connaissait déjà, les trois qui allaient nous recevoir mais moi, pas du tout. Finalement, j’ai été surpris par leur énergie. À eux trois, si j’ai bien retenu, ils ont plus de 75 ans de moyenne d’âge mais franchement, ça ne se voyait pas tant que ça. Et j’ai tout de suite remarqué qu’ils avaient mis les petits plats dans les grands. Et le champagne et le foie gras pour l’apéro. C’était cool. Après, on a eu un truc feuilleté en entrée mais j’ai laissé ma salade. J’ai bien vu le regard de Stéphane mais j’ai fait comme si. Il ne sait pas que la jeunesse ne se mesure pas au nombre de feuilles de salade dans une assiette. J’ai aimé les blagues, surtout sur l’âge. J’aimerais avoir leur peps et leur ironie quand je serai vieux comme eux. C’était touchant quand Stéphane a raconté qu’il s’était demandé ce que ça mangeait, deux jeunes.

Moi, j’avais déjà eu l’occasion de déjeuner avec eux mais là, c’était une invitation officielle. Pour que je leur présente mon meilleur pote. J’ai bien vu que la table était plus… Plus classe que l’autre fois. J’ai aussi remarqué qu’il y avait du foie gras et du champagne à l’apéro. Comme quoi, ils nous ont pris pour des mecs comme eux, les trois papys. Je dis ça mais ils ne font pas leur âge. Et en plus, ils sont très amusants et très intéressants. Et Stéphane a mis les petits plats dans les grands plats. Je savais que dans le doute, il avait évité de cuisiner du porc. J’ai aimé le clin d’œil avec les crêpes. Ils savaient, tous, que je les kiffe grave. Bon, j’ai fait comme mon pote, j’ai laissé la salade de l’entrée. Parce que ce n’était pas utile. Stéphane s’en est évidemment rendu compte mais il n’a rien dit. C’était touchant qu’il nous observe, les deux autres aussi, avec comme une espèce de regard un peu paternel. Nos trois presque tontons. Je nous ai sentis vraiment accueillis. Pas jugés. À égalité. Finalement, les gens âgés, ça ne se voit pas toujours.

Quand on est sortis après le déjeuner qui avait un peu traîné en longueur car on avait beaucoup parlé, on a ri de cette histoire de moyenne d’âge. « Tu as vu, on a grave fait baisser leurs statistiques ? » « Ouais, ils ont fait fort, surtout Stéphane, il a vraiment voulu nous recevoir comme des grands. » Oui, ils étaient plein d’attentions, tous les trois. Ça nous a fait penser à une bande de copains. Quand on va raconter ça aux nôtres, ils ne vont jamais nous croire. Ils vont nous prendre pour des barjots. On a vachement aimé passer du temps avec eux. On s’est sentis bien. Et ça serait cool qu’on remette ça sauf que nous, on ne pourra jamais les recevoir comme ça. Mais si ça peut leur faire plaisir, peut-être qu’on pourrait leur offrir de la salade verte. Surtout Stéphane. J’ai l’impression que lui, c’est son truc, ça, la salade verte. Ouais, on a passé un bon déjeuner comme en famille mais en mieux. Il n’y a pas eu un seul accroc. On n’aurait jamais imaginé qu’on avait tant de différence d’âges. C’est ouf. Complètement ouf.

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samedi 21 février 2026

ça mange quoi, un jeune ?

Hier midi, chez le patron, avec le président, j’ai reçu deux jeunes à déjeuner. Deux jeunes dont l’un a 22 ans et l’autre bientôt 21. Ou quelque chose comme ça. Bref, quand nous sommes tous les trois, mes deux compères et moi, nous atteignons une moyenne d’âge de 77 ans, ce qui n’est pas rien et j’adapte toujours mes repas en fonction de ce que nous aimons, je fais très, très attention à ça, chaque samedi midi et chaque dimanche midi itou. Mais hier, avec les deux jeunes, la moyenne d’âge a drastiquement baissé puisqu’elle est tombée à 55 ans. Oh, bien sûr, je sais que pour eux, ce n’est pas flatteur mais pour nous, ça l’est un peu plus. Quoique… Quoique, quand on voit dans quel monde on vit, on est plutôt contents d’avoir 77 ans d’âge moyen à nous trois. Bon, admettons qu’on aimerait bien n’avoir que 66 ans…

66 ans révolus ? Ah mais tiens, c’est justement mon âge. Et revenir à 55 ans ? Non, merci, très peu pour moi. À cet âge-là, je travaillais en grande partie de nuit et ça m’a un peu flingué la santé. Alors, non, très peu pour moi, je préfère avoir l’âge de mes artères. Et de mes organes. Bon, ce n’est pas tout ça mais ça mange quoi un jeune ? Et surtout, ça mange quoi, deux jeunes qui sont invités en même temps ? En plus, il y en a un que nous n’avions encore jamais vu et dont le prénom, Bilal, m’a fait craindre qu’il n’ait un régime sans porc. Donc, oubliés les jambons et les saucisses. Et à une vingtaine d’années, oublié aussi le lait de la nourrice. Est-ce que ça ne mange que des hamburgers avec des frites, un jeune ? Surtout quand ils sont deux. Et même quand ils sont deux ? Et on peut leur servir autre chose que du Coca-Cola ?

Finalement, j’ai choisi un menu intermédiaire avec quelques audaces : champagne et toasts de foie gras pour l’apéritif. Tout est parti. Même les bulles. Des feuilletés de riz aux légumes sur un lit de sucrine, en entrée. Et là, patatras, j’ai vu que tous les deux avaient laissé les feuilles de salade. Ces choses vertes, vinaigrées, étranges et probablement non comestibles pour des jeunes. De la nourriture pour les vieux. Tant pis pour eux. Les cuisses de poulet rôti (oui, j’ai trouvé un poulet à cinq pattes) avec un tian d’hiver (patates, carottes, courgettes et mozzarella) au thym, c’est très bien passé. Le fromage idem. Et les crêpes en dessert aussi. Alors, de quoi je me plains ? Ça mange normalement un jeune. Surtout quand ils sont en bande, quand ils sont deux, comme hier. Sauf la salade verte. Comment ils font chez McDo ?

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vendredi 20 février 2026

fausse alerte

Finalement, ce n’était pas hier, le premier jour du relatif beau temps car il a encore plu, surtout hier matin et je crois que c’est vraiment aujourd’hui, samedi que le soleil va enfin sortir de son lit. Ça suffit les grasses matinées, les grasses semaines, les gras mois. Je sais bien que l’on vient de passer le mardi gras mais là, il était temps qu’il se secoue les plumes, l’astre du jour. En revanche, il a fait nettement moins froid pour ne pas dire qu’il a fait un peu chaud. Bon, je sais que moi, j’ai constamment des vapeurs mais quand même, tout le monde le reconnaîtra, hier, on a tombé le pull-over. Et quand je suis allé au cinéma, j’étais en tee-shirt dans la salle obscure. Et je peux vous dire que si j’avais pu, je me serais mis encore plus à l’aise car je n’avais vraiment pas froid du tout. Le film ?

Quel film ? Ah, celui que j’ai vu hier ? Bof, inutile de faire un billet sur lui. J’ai passé un bon moment mais sans plus. Alors, je préfèrerais vous parler d’autre chose. Oui, autre chose. Comme quoi, par exemple ? Ah oui, Danse avec les stars, oui, pourquoi pas mais là aussi, bof, hein ? Non ? Que voulez-vous que je vous dise ? Que c’est plein de coupures publicitaires et que l’animateur en fait des tonnes. Finalement, il y a plus de bla-bla que de danse, dans cette émission. Et plus de quant-à-soi que de stars. Mais en même temps, on s’en fout, alors donc… Non, vraiment, aujourd’hui, en tout cas sur Bordeaux, pas de pluie annoncée et du soleil prévu. Ça, c’est une véritable information. Et ce qui m’amuse c’est que ça ne changera rien au sujet des terrasses de cafés et de restaurants. Ah ben non, hein ?

Ben oui, même en hiver, même quand il faisait (très) froid, même quand il tombait des cordes, il y a toujours eu des gens inconscients qui prenaient une pinte de bière bien fraîche, assis à une terrasse en plein vent et en pleine humidité. Une pinte ou un repas. À la limite, le repas, au moins, si c’est un plat chaud, je peux encore essayer de comprendre mais franchement, un grand verre aussi froid que l’ambiance dehors, qui peut réellement aimer ça ? Et pourtant, moi, je ne suis pas frileux. Globalement. D’ailleurs, dans mes fantasmes de voyages, j’ai longtemps espéré aller un jour en Islande. Dorénavant, je sais que je n’irai pas. Plus envie de files d’attente dans les aéroports. Plus envie de touristes partout autour de moi. Plus envie de ce système outrancier. Aujourd’hui, il va faire beau.

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dialogues : Dieu, l’homme et son image (13)

Dieu ? Hmmm, oui, mortel ? Excuse-moi de te déranger, encore une fois mais bon, parfois, j’ai besoin de te parler. Je suis là pour ça aussi...