J’aime beaucoup la salade verte. Presque toutes les salades vertes. Et si je devais citer mes trois préférées en termes de goût et de texture, il y aurait la sucrine, la frisée et la romaine. Après j’aime aussi beaucoup la laitue (il faut savoir rester simple), l’endive (même si elle est blanche – et ce n’est pas un propos raciste, je vous le jure sur la tête des enfants que je n’ai pas), le pourpier et le cresson ainsi que le mesclun. Voilà bien du monde sur le podium mais plus on est de fous, plus on rit. Moi, la salade, j’en mangerais à quatre pattes dans un pré et je pourrais même me contenter de ne manger que des endives, lors d’un repas en solitaire (ah, les plaisirs solitaires, c’est original avec des endives, non ?) et j’aime beaucoup en manger avec du fromage. Ou avec de la pomme. Ou encore, du raisin.
Mais aujourd’hui, je voudrais surtout parler d’un acte délicat, celui de remuer la salade quand elle est triée, rincée, essorée (tiens, ça me ressemble, en ce moment, je suis tellement crevé que je me sens rincé et essoré) et qu’on vient de la faire tomber dans un saladier qui contient déjà de la vinaigrette et qu’on s’apprête à bien mélanger le tout. Remuer la salade (dans le sens du poil.) Brasser la salade. Tourner la salade. Autant de façons de décrire le geste. Mon seul problème, c’est que parfois (de plus en plus), je ne sais plus si je dois touiller la salade en tenant la cuillère en bois d’olivier idoine de la main gauche et son pendant, la fourchette de la main droite ou l’inverse. Parce que l’action n’est pas tout à fait la même. Alors parfois, je commence d’une façon et très vite, j’hésite et je change de main.
Après, qu’on ne vienne pas m’en raconter, moi, si j’aime la salade, je n’en suis tout de même pas au niveau de la radicalisation. Et je ne vais pas obliger les autres à aimer ça autant que moi. Parce que chacun ses goûts mais surtout, parce que ça en fait plus pour moi. « Vous reprendrez bien un peu de salade ? Non ? Dommage pour vous mais moi, je n’aime pas gâcher alors je vais la finir. » Je me souviens aussi des paniers à salade avant l’arrivée des essoreuses avec poignée… Ah les paniers à salade de mon enfance qui étaient aussi un des noms populaires pour les fourgons de police… En tout cas, une chose est sûre, si la beauté ne se mange pas en salade, je suis quand même capable de la reconnaître dans un plat même si elle est entourée de feuilles vertes. Je vous ai vendu les miennes.
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
http://sibal33.canalblog.com/