mardi 14 avril 2026

casser la voix

J’aurais tellement préféré me casser la voix plutôt que me casser le dos mais je n’ai pas choisi. Enfin si, un peu. Parce que j’ai choisi de ne pas me présenter sur scène pour un récital. Pas plus que pour un concert avec un orchestre symphonique et même si nous avons le même âge, ça m’aurait fait un point commun avec Patrick Bruel et il n’a pas besoin de ça. Parce que moi, je ne joue pas au poker et parce que moi, je ne me suis jamais cassé la voix comme lui. Alors, à moins que lui aussi n’ait une lombalgie chronique, nous sommes bel et bien deux entités totalement distinctes. Et n’allez pas croire que j’en ai après lui vu que pas du tout. Au contraire, je peux même dire que je l’aime plutôt bien même si c’est sans plus. Parce que je n’ai jamais été une midinette qui hurle son prénom au point de se casser elle-même la voix.

En revanche, moi je peux chanter à tue-tête que j’ai le dos cassé. Et ça, c’est un vrai problème car chaque matin, quand je me lève, je me dis « oh non, encore ? » alors que j’ai passé ma vie à avoir mal quelque part. À toujours avoir un pet de travers, comme on disait, quand j’étais plus jeune. Eh bien oui, je suis une petite nature et j’ai toujours mal quelque part. J’ai passé 40 ans avec des migraines et j’avais cru que je vivrai enfin mieux en vieillissant mais c’était me mettre le doigt dans l’œil (et d’avoir mal au crâne, du coup) parce que, entre-temps, c’est l’arthrose qui a fait son apparition « coucou, c’est moi. C’est toi qui as envie d’avoir mal tous les matins ? Je suis là pour ça. » Et du coup, ça a commencé par les cervicales (avec des maux de tête) et ensuite, les doigts (je ne peux plus les mettre dans mon œil) et la tête, alouette…

Pour ce qui est de mon dos, je ne suis sûr de rien. Est-ce de l’arthrose qui me fait souffrir ou autre chose ? Est-ce que c’est parce que je dois avoir mal que j’ai mal à cet endroit vu que du côté des migraines, j’ai licencié ces dernières ? Je n’ai pas la réponse mais je pense que tout est lié. Alors, oui, j’ai le dos cassé mais pas la voix. Et je vais bien devoir faire avec. Et si je devais choisir entre le retour des migraines ou continuer avec mes lombalgies chroniques, je reste en l’état. Peut-être pas en bon état mais en l’état. Parce que les migraines, c’est nettement plus handicapant. Et comme je n’ai pas la voix cassée, je peux continuer de dire ce que je pense. De le dire haut et fort. Sans me briser les cordes vocales. Tout en ayant mal au dos. Et en me disant que si j’avais vraiment le choix, je n’aurais mal nulle part. Ou attendre que je meure ?

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lundi 13 avril 2026

un rayon de soleil

Mais non, je ne suis pas qu’un vieux ronchon qui aime en faire des tonnes quand il n’aime pas et en faire d’autres tonnes, quand il aime. C’est mon seul pouvoir, celui de dire ce que je pense, certes en provoquant, parfois, souvent mais malgré tout, en essayant d’être le plus lucide possible. Et ce matin, comme hier matin, peu ou prou à la même heure, alors qu’il fait encore nuit, heure d’été oblige, je sais qu’il va faire beau sur Bordeaux mais pas que. Il va faire beau sur la France aussi mais pas que. Il va faire beau sur l’Europe, aussi. Oui, parce que moi, en tant qu’européen désormais convaincu, je suis ravi de la défaite d’Orbán en Hongrie. Ça, c’est une véritable embellie. Une grosse défaite d’un parti populiste en Europe. Après celle de l’Allemagne, récemment. Une belle respiration et de l’espoir.

Oui, de l’espoir. Enfin. Et avec un peu de chance, ça sera la même chose chez nous, l’année prochaine. On évitera peut-être le pire. Que ce dernier vienne de notre droite ou de notre gauche, le pire reste toujours le pire et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y en a un pour racheter l’autre. Encore que… Ah non, ça me fait trop mal au cul d’écrire ça… Tant pis, je le dis quand même : encore que, s’il le fallait, je voterai R… Non, je ne peux pas. Je ne peux pas vendre mon âme à un diable pour échapper à un autre, encore plus effrayant. Alors, c’est pour ça que ce matin, je l’affirme haut et fort : la vie est belle et pas seulement à Budapest. Dans toute la Hongrie. Et dans toute l’Europe. Et nananananère, Poutine. Et nananananère, Trump.  Et nananananère, Jean-Luc Bardella et Jordan Mélenchon.

« L’espoir a englouti la peur », a titré Telex, un média d’investigation hongrois. Quelle formule pertinente. Hier, j’ai eu le temps de m’informer un peu sur cet événement considérable et je peux vous dire que je n’en suis pas encore redescendu. Parce que dans le mot espoir, il y a tant de (belles) choses… Quand je pense à tout le reste, je me dis que tout n’est peut-être pas encore perdu. Et qu’on peut encore s’y mettre. Et encore réagir. Et faire en sorte que chez nous aussi, la prochaine fois, on écarte la bête, celle de droite et celle de gauche. Il va faire beau, il fait toujours beau quand un parti extrême se prend un gadin. Et heureusement, on va vers l’été et tant pis pour les canicules à venir si c’est le prix à payer pour notre liberté à tous. Oui, je vais bien, ce matin. Je vais bien parce que je suis content.

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dimanche 12 avril 2026

tiens, voilà du boudin

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu vas me présenter ta femme ? Eh, tu ne t’es pas regardé, gros con.

Un lundi pas tout à fait comme les autres mais pas fondamentalement différent non plus. Un lundi de contradiction, je sens que c’est ce que je vais vivre, aujourd’hui. Un lundi sans aucun rendez-vous, sans aucun objectif, un lundi de routine. Je m’en suis un peu douté, quand je me suis levé, tout à l’heure, j’avais une espèce de vide dans mon emploi du temps. Comme un vide sidéral. Comme si quelque chose avait foiré. Comme des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Pffft, qui a pu y croire, à ça, hein ? Non pas à la guerre en Iran mais au fait que ça ne serait pas une journée de routine ? Ouais, il faut savoir prendre du recul et ne donner de l’importance qu’à ce qui en a vraiment.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Tu aimes ça, finalement ? Non, je m’en suis pris du blanc pour moi.

Et se lever en se disant qu’on n’a rien de prévu, ça fait tout bizarre mais ça ne me fait pas peur pour autant car je ne sais pas ce que ça veut dire que s’ennuyer. Au pire, si je n’ai rien à faire, je peux lire, je peux écrire, me mettre sur le canapé devant la télé ou à mon bureau devant mon ordinateur, ou sortir dans la rue, aller chez Mollat, me mettre en cuisine ou pleurer dans mon coin. Donc, je n’ai jamais rien à faire puisque de toute façon, je suis toujours occupé. Et comme je ne sais pas mettre mes neurones sur pause, suivez mon regard… Cette dernière phrase est un peu étrange, surtout à la fin, mais c’est fait exprès, n’ayez pas peur, je n’ai pas encore bogué. Vive la rose. Oui, vive la rose et le lilas.

Tiens, voilà du boudin. Ah ? Je t’ai tant contrarié que tu dois faire la tête ? Je suis désolé.

Oui, c’était un week-end de boudin(s), là, ces deux jours qui viennent de passer. Parce que samedi, j’ai préparé du boudin aux pommes, du boudin noir pour le patron et le président pendant que moi, je me suis régalé avec deux boudins blancs forestiers aux pommes aussi. Parce que je n’aime pas le boudin noir. Depuis tout petit. Et j’ai un souvenir très désagréable de certains jeudis après-midis, quand je restais devant mon assiette de boudin froid. Le boudin, c’est caca. Et je n’aime pas le chocolat non plus. Mais je ne vais pas m’énerver pour si peu, c’est un lundi calme qui s’annonce, pourvu que ça dure. Un lundi de routine calme. Et sans boudin. En tout cas, de ma part. Les autres, je m’en fous.

Tiens, ça finit un peu en eau de boudin, ce billet. En même temps, il n’a ni queue, ni tête, alors...

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samedi 11 avril 2026

en train de chercher une bonne idée

À peine la fête du départ en retraite de ma cousine terminée que je suis déjà en train de réfléchir à des choses pour les 90 ans de ma mère, dans pile deux semaines. Non pas que j’aie le temps d’écrire un spectacle, de l’apprendre et de le répéter car ça, c’est carrément impossible pour moi en si peu de temps (entre nous, s’il n’y avait pas eu ma cousine, j’aurais peut-être travaillé sur quelque chose mais bon, ça, personne ne le saura jamais vraiment) et si c’est pour faire du bâclé, autant d’abstenir. Comme pour les élections. Qu’elles soient municipales, législatives ou présidentielles. Mais pas maintenant, ce n’est pas le jour. Pas le bon jour pour ça. Bref, pour maman, je suis en train d’essayer de trouver une idée pour fêter cet anniversaire comme il se doit. Comme il se doigt. D’honneur, bien sûr.

Alors, j’ai bien pensé faire venir un chippendale mais déjà moi, je n’aime pas trop ça (voir mon mariage, il y a douze ans, quand je l’ai mis dehors en lui disant que ça suffisait comme ça, ça avait jeté un de ces froids) ou alors, plusieurs chippendales ? Ou alors, mes frères et moi, on pourrait jouer ce rôle-là, il n’y a rien à apprendre, juste à danser et à s’effeuiller. Ouais, non. En dehors du plus jeune de nous trois, nous n’avons pas vraiment le profil. Ni l’âge. Quoique… Moi, je me suis bien retrouvé en tutu bleu-blanc-rouge pour le final de mon spectacle, il y a quinze jours. Pour un french cancan qui n’a peut-être rien eu d’endiablé mais on en a eu la volonté, malgré tout. Non, abandonnons cette idée. Elle ne vaut pas tripette. Et je ne voudrais pas mettre tout le monde mal à l’aise.

Sinon, je pourrais faire venir une chorale d’enfant qui chanterait un joli compliment à Nanou (ma mère) après lui avoir offert un énorme bouquet de fleurs. Et après lui avoir remis les clés de Saint-Maixent. Pourquoi lui remettre ces clés ? Ouais, c’est idiot. On oublie. Et la chorale d’enfants, vu que ma mère est une femme, une chorale de petits garçons serait de bon ton. Mais attention, pas une chorale qui viendrait de Bétharram, hein ? Pas plus qu’aucune chorale d’origine religieuse. Genre les Petits chanteurs à la croix de bois. Croix de fer, si je mens, je vais en enfer. Ou alors, bien plus original, un ballet de fourmis. Ah oui, ça, ça aurait de la gueule. Des centaines de fourmis qui danseraient le Sacre du Printemps, version Béjart. Non, ça va nous agacer, tous ces insectes. Bon, je réfléchis encore.

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vendredi 10 avril 2026

choisir en quatrième

De temps en temps, on me demande comment je choisis un livre avant de l’acheter. Il y a plusieurs possibilités à cela. La première, c’est si l’on part d’un auteur que je connais déjà et que j’aime plutôt bien voire beaucoup. Ensuite, il y a le titre du roman, son résumé si le titre m’a suffisamment alléché et l’éventuelle « critique » des employés de ma librairie préférée, chez Mollat, à Bordeaux. Mais comme j’ai tendance à acheter plus de bouquins que je n’ai le temps d’en lire, j’en accumule et souvent, je lis les derniers achetés avant les plus anciens, à quelques exceptions près.  Après, si on me vante un bon livre, je peux être tenté de m’y intéresser mais c’est assez rare car je dois avouer que je n’aime pas trop être influencé pour les lectures. Et je déteste qu’on me prête un ouvrage, je préfère encore l’acheter s’il me tente.

Pourquoi n’aimé-je pas qu’on mette un bouquin à ma disposition car je me sens obligé de le lire tout de suite. Ou aussi parce que s’il est déjà corné ou un peu usé, je sais que je n’aimerai pas en tourner les pages. Enfin, parce que ça me met la pression et je ne supporte pas ça. Enfin, il peut y avoir une accroche mais là, c’est carrément exceptionnel. Une publicité pour un livre. Parce que je ne suis pas amateur de ces best-sellers auto-vendus et auto-survendus (je vous rappelle ou vous apprends que je n’ai jamais lu Da Vinci Code, par exemple – réflexe de mec libre qui n’aime pas qu’on lui impose des choix de lecture – cette phrase insupportable : le livre qu’il faut lire) mais ça peut m’arriver. Comme cette semaine, mercredi, pour être très précis. Et si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que c’est si rate chez moi, que ça méritait bien un billet.

En dernière page de Télérama (n°3978 du 8 avril 2026), en quatrième de couverture, comme on dit, un encart pour le roman « Bien-être » de Nathan Hill. « Le grand roman américain qu’on attendait tous. Brillant. (Télérama) » et moi, comme ça a piqué ma curiosité, j’ai regardé sur Internet et ça m’a donné envie et je suis allé l’acheter hier et il fera partie de mes prochaines lectures. Un gros pavé d’un peu plus de 750 pages qui raconte l’histoire d’un couple qui s’aime passionnément avant de découvrir qu’avec le temps et la routine, quelque chose ne fonctionne plus vraiment. Bien sûr, ça peut sembler banal mais j’ai un bon ressenti a priori. Parce que ça va parler de la vraie vie à mon imaginaire. Et c’est la première fois que je parle d’un livre (idem pour un film ou un spectacle) avant de l’avoir lu (ou vu), je suis vraiment capable de tout. .

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jeudi 9 avril 2026

chère Mathilde (1)

Vous savez, Mathilde, je pense qu’il faut qu’on fasse encore plus attention si on veut continuer de se voir sans que ça se remarque car je n’ai pas envie qu’on voit notre relation étalée au grand jour dans les médias. Vous imaginez si on se retrouve dans FaceBook, TikTok ou Instagram ? Je ne donne pas cher de votre peau pour votre carrière, si on découvre que nous nous voyons en secret. Et je ne parle pas de ma propre réputation. Pensez donc, si mes proches apprennent que nous nous fréquentons, mes amis, ma famille et mes lecteurs, ça serait un camouflet terrible pour moi. Je pense que je n’oserais plus jamais me regarder en face. Pardon ? Ah non, uniquement si notre secret est découvert, que je n’oserai plus me regarder en face. Sinon, non, j’assume totalement notre relation cachée.

Je sais que pour une femme, qui plus est de votre trempe, c’est encore plus compliqué que pour un homme, qui plus est, quasi anonyme, comme moi. Mais c’est bien ce qui fait le sel de nos rendez-vous, cette espèce de décalage entre votre vie publique et ma vie privée. Cela dit, je dois vous accorder que vous méritiez d’être connue car franchement, avant cette soirée pendant laquelle nous avons fait connaissance, j’avais une si piètre image de vous… On en a déjà parlé, je ne vous ai rien caché. Et ça n’enlève rien aux différends qui nous avaient empêchés de nous découvrir, de nous connaître. Bon, c’est vrai que cette soirée avait été géniale du début à la fin et quand j’ai vu que vous étiez un peu grise, je vous ai trouvée si brutalement sexy que je n’ai pas pu me retenir et je suis allé vous embrasser.

Et quand vous m’avez fait mettre à genoux pour vous demander pardon, vous l’aviez vous-même remarqué, ça m’a fait bander. Oui, moi, chère Mathilde, vous m’avez fait bander comma jamais. Et je me souviendrai toujours de ce furtif de WC qui nous a immédiatement unis d’une force singulière. Vous avez joui. Moi, uniquement dans ma tête car vous m’avez interdit d’éjaculer. Comme je suis très cérébral, ça m’a emmené au septième ciel et je vous ai juré allégeance et depuis, je suis prêt à satisfaire tous vos caprices. Oui, je suis une larve mais la larve que je suis, si vous saviez comme elle vous aime. Comme elle vous admire. Comme elle vous envie d’être qui vous êtes. Un seul claquement de doigt de votre part, chère Mathilde et j’accourrai pieds nus jusqu’aux vôtres. J’attends vos ordres.

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mercredi 8 avril 2026

mais je vous en prie, faites

Mais je vous en prie, madame, vous pouvez parfaitement continuer de parler fort dans votre téléphone tout en laissant le haut-parleur au son maximum car votre conversation est passionnante et moi, j’avais justement envie d’arrêter de lire cet excellent bouquin que je m’apprêtais à terminer ce matin mais vous avez raison, il vaut mieux que je garde le meilleur pour la fin, donc, pour ce soir, dans mon lit. Et si d’aventure ça vous tente de venir parler dans ma chambre, ne vous gênez pas.

Mais je vous en prie, jeune homme, vous pouvez parfaitement laisser votre trottinette électrique devant la porte de mon immeuble car ça ne me dérange absolument pas et je pense tellement que c’est vous qui avez raison car à mon âge, près de 67 ans, il n’est pas impossible que je ne fasse pas assez de sport. Donc, grâce à vous, je suis obligé d’enjamber cette trottinette, ce qui m’impose une mobilité de mes membres inférieurs qui est très bienvenue et ça m’oblige aussi à faire attention, merci.

Mais je vous en prie, mademoiselle, vous avez raison de dire que tout ça, ça vous casse les couilles, ça ne serait vraiment pas joli, joli, si vous disiez que ça vous brisait les ovaires et ça vous rabaisserait à une condition féminine révolue et c’est moi qui ne suis pas assez à la page, quand je vous entends car j’en suis resté à mes années de jeunesse, au siècle dernier, quand tout était en noir et blanc et quand les femmes ne pouvaient pas toujours dire ce qu’elles pensaient. Je vous félicité, bravo.

Mais je vous en prie, messieurs, vous avez raison de faire vos étirements dans le tram et je comprends que vous soyez ankylosés et même encore mieux que ça, je vais carrément vous laisser ma place, devant vous afin que vous puissiez mettre vos pieds en toute tranquillité et en toute sécurité sur mon siège. Surtout que le siège que je m’apprête à vous rendre n’est pas à moi. Ce n’est pas parce que j’ai validé mon ticket que ça me donne le droit de… Oui, je m’en vais, pardon.

Mais je vous en prie, jeune enfant, vous pouvez continuer de crier à tue-tête parce que votre maman et votre papa ne veut pas vous donner un portable alors que vous n’avez pas encore deux ans. Vous avez raison de vous exprimer aussi fort car sinon, personne ne vous écoutera et votre voix compte autant que celle des adultes. Moi, pour vous permettre de hurler encore et encore, je vais aller m’acheter des boules Quies comme ça, je ne serai absolument pas gêné du tout. Allez-y, criez fort.

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casser la voix

J’aurais tellement préféré me casser la voix plutôt que me casser le dos mais je n’ai pas choisi. Enfin si, un peu. Parce que j’ai choisi de...