dimanche 23 août 2026

tirer ou pousser

J’aurais très bien pu intituler ce billet « pousser ou tirer » mais j’ai fini par choisir « tirer ou pousser » car c’est ce qui m’a semblé le mieux. Et pourtant, je peux vous dire que j’ai procédé à plusieurs votes à main levée, j’ai toujours eu la majorité absolue dans un cas comme dans l’autre, j’ai procédé à plusieurs plouf-plouf. Le premier, ça a été : plouf-plouf, une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo, c’est toi le plus beau… Et c’est « tirer » qui a gagné. Dans le doute, j’en ai fait un autre : plouf-plouf, ce sera le roi qui sortira ou la reine ou la patate andouille, ce sera toi… Et là, c’est pousser qui a remporté la manche. Alors, j’ai fait la belle (oui, ça m’arrive, comme je n’arrive pas à faire le beau) et là, je suis allé sur le site https://www.ploufplouf.fr/ et là, c’est tirer qui est sorti. Si, vous devriez aller voir sur ce site, ça permet de choisir sans choisir. Un truc de feignant, ça me va très bien.

Ensuite, je me dois de vous expliquer pourquoi ces deux verbes du premier groupe. L’un pour remorquer, traîner ou tracter et l’autre, pour faire avancer devant soi : tirer et pousser. Alors, n’allez surtout pas vous imaginer que j’ai des idées derrière la tête quand je parle de tirer car il n’est aucunement question de tirer son coup, loin de moi une idée aussi grivoise. Et quand je parle de pousser, il n’est pas plus affaire d’aller se soulager les intestins. Bon, tout le monde sait que je ne suis ni comtesse, ni duchesse et encore moins princesse, donc, tout le monde se doute que je fais caca comme tout un chacun mais ce n’est pas une chose que j’ai envie d’évoquer dans les colonnes de ce blog. Un peu d’intimité, tout de même, non ‽ Aucun rapport avec Trump, prrrrrt, non plus. Et pourtant, faut pas pousser, Donald, alors tire-toi, ça, ça aurait vraiment de la gueule.

Non, non, rien de tout ça. Que nenni, comme aurait pu dire Balzac dans ses Contes Drolatiques : « Pensiez-vous qu'elle prît les clefs des champs ? Que nenni ; elle prit les clefs de la maison. » Ou même encore Zola dans le Ventre de Paris : « Tu crois qu’il va se gêner, peut-être ? Que nenni ! Il te mangera ton dernier sou... » Ce qui est une appropriation de cette négation car en réalité, l’expression exacte est nenni da. D’ailleurs, on la trouve chez Molière dans l’Étourdi : « Mascarille, est-ce toi ? — Nenni da, c'est quelque autre. » Voilà, si ça, ça n’est pas de la culture, je me demande ce qui en est. Parce que citer Balzac, Zola et Molière dans un seul billet qui n’a rien à voir avec eux, a priori, ça relève de l’exploit. On frôle le remarquable. Je tutoie l’exemplaire voir l’admirable. Mais bon, vous me connaissez, je suis plutôt du genre modeste et je ne vais pas changer ce matin, non.

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samedi 22 août 2026

deux comtesses et une duchesse

Même plusieurs jours après, je ne sais toujours pas comment je dois le prendre. Sur le coup, ça m’a fait sourire. Probablement parce que, contrairement aux apparences, je suis poli. Et parce que, toujours contrairement aux apparences, je n’ai pas forcément envie de me fâcher avec des gens que j’aime 1) beaucoup 2) un peu car les autres, finalement, tout compte fait, je m’en (contre)fous. Et là, quand il m’a dit ça, je l’ai fait répéter car je n’en ai pas cru mes oreilles. Ni mes neurones. Non, ni mes oreilles, ni mes orteils. Franchement : les comtesses et la duchesse. Mais il ne s’est pas regardé, lui, celui qui se prend pour un membre d’une famille royale alors qu’il n’est qu’assimilé fonctionnaire, plus souvent en arrêt maladie qu’à son boulot. Parce qu’il n’a aucun jour de carence, lui. Et dire qu’il n’aime pas qu’on dise qu’il a plein d’avantages. De privilèges…

En tout cas, ça m’a fait penser à une chose, on ne sait jamais comment les autres peuvent nous appeler, nous surnommer, dans leur intimité, avec leur conjoint ou leurs amis plus intimes que nous. Si ça se trouve, plein d’autres gens me donnent des petits noms qui m’agaceraient si j’en avais connaissance mais comme je n’en sais rien, quelque part, peu me chaut. Non, ce qui me dérange, c’est d’apprendre comment on parle de moi si je trouve que la façon ne me convient pas. Et c’est justement ce qui me chiffonne. Pffft. Moi, une comtesse ? Franchement, c’est bien avoir une mauvaise connaissance voire une méconnaissance de moi pour me surnommer ainsi. Je n’ai rien de snob. Je n’ai rien de nobiliaire et je ne suis absolument pas concerné par toutes les familles royales ni princières de France, d’Europe et même encore d’ailleurs.

En fait, je crois que c’est parce que, pour lui, je dois passer pour un nanti. Parce que je vis dans un plus grand appartement que le sien. Parce que je suis propriétaire et pas lui. Parce que j’en ai une plus grosse que lui. De voiture. Et l’un de mes amis les plus chers est plutôt très à l’aise. Et donc, il doit s’imaginer que je fais partie de ceux qui paient l’impôt sur la fortune immobilière. Mais vraiment, qu’ils nous surnomment les comtesses, le président et moi, je trouve ça vraiment très moyen. Et le patron, qu’il le surnomme la duchesse, idem. Avec les jours qui passent, allez savoir pourquoi, je trouve même ça désobligeant. Qu’il garde ses rêves de diadème pour lui. Et ses pauvres ambitions pour ses rêves nocturnes. Je ne suis pas comtesse.

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vendredi 21 août 2026

me rendre intéressant

Faire croire que certains textes de mon blog vont être publiés. D’ailleurs, j’ai eu des contacts suite à la parution de mes billets intitules Dialogues : Dieu, l’homme et son image dont j’ai déjà publié 19 épisodes et dont le vingtième est prévu dans vraiment pas longtemps du tout. Oui, oui, quelqu’un m’a interpellé par message privé et par téléphone pour me dire que cette série-là, en particulier, était très intéressante, très amusante et très pertinente. Pas dans l’air du temps où tout doit être calibré dans un certain politiquement correct et on m’a demandé si j’étais partant, non, ce n’était pas ce mot-là, si j’étais intéressé pour une éventuelle publication sous forme de petit livre avec quelques illustrations. « Mais je ne sais pas dessiner, moi. En tout cas, si je peux envisager de dessiner Dieu sous une forme un peu abstraite, pour représenter l’homme, non. » 

« Pas de souci », m’a-t-on répondu. « On ne vous demande pas de dessiner vous-même, on a deux personnes qu’on pourrait mettre en contact avec vous et vous pourriez voir si vos univers correspondent. » « Oui,  d’accord, si vous voulez mais j’aimerais réfléchir un peu avant parce que là, vous me prenez de court et que… » « En revanche, on aurait besoin de textes supplémentaires, atteindre la trentaine de petits chapitres, ce serait mieux. Et si vous vous sentez motivé, on peut imaginer une suite, un tome 2, d’ici deux ans. » Oh, la, la, ça m’a mis dans tous mes états. Parce que ça veut dire que j’ai peut-être plus de lecteurs que je ne le pensais. Et que si ça se trouve, il y a eu du bouche-à-oreille. Et ça voudrait donc dire que je pourrais être intéressant pour d’autres gens que mes proches (à une ou deux exceptions près) ? Ça fait bizarre, vraiment.

C’est curieux mais en commençant cette série, ces dialogues entre Dieu et un mortel, j’avais bien senti que je tenais quelque chose de plus marquant que le reste. Peut-être parce que justement, c’est sur une certaine durée. Mais j’étais loin d’imaginer que ça pourrait déboucher sur quelque chose d'aussi concret qu’une probable publication en format papier. En livre. Moi, mon premier vrai livre. Oui, oui. En même temps, ce n’est pas encore fait. Et j’ai un peu peur de me sentir bloqué avec cette histoire d’écrire une dizaine de nouveaux dialogues sur commande. J’aime les contraintes littéraires mais les contraintes logistiques ou « commerciales », je crains que ça ne soit très peu fait pour moi. Parce que si je me sens obligé, je risque de me forcer et si je me force à écrire, ça peut prendre une tournure un peu médiocre. On va voir, hein ? Pas de panique.

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mercredi 19 août 2026

pilulier contre pilulier

Chaque matin et chaque soir, je prends des médicaments et des compléments alimentaires, tous sous contrôle médical et pour ne pas me prendre la tête, j’utilise un pilulier, non, deux piluliers car comme c’est un peu, beaucoup fastidieux de faire le tri et le remplissage, je le fais pour 28 jours d’un coup. Après, j’ai l’esprit tranquille. Sauf si j’ai des choses à prendre en sus. En cas de problème de santé imprévu. Mais que personne ne s’inquiète outre mesure, je gère. Et tant que je n’ai rien à prendre contre les trous de mémoire, je pense que je vais gérer les choses de cette façon. Pourquoi changer une équipe qui gagne. Hein, tu en penses quoi, Claude Jean ? Pardon ? Non, j’avais juste envie de l’évoquer, lui. Mais pas plus que ça. Là, c’est fait. Normalement, j’en ai pour un moment, maintenant.

Scène 1 : Chéri, je suis en train de préparer mon pilulier pour le mois qui vient mais je suis en train de me poser des questions. Tu m’entends ? Oui, je suis en train de préparer mon pilulier pour le mois qui arrive mais j’ai des doutes sur… Un doute m’habite ? Oui, si tu veux. Alors, je te disais que j’étais en train de préparer mon pilulier pour le mois… Bien sûr, que je suis assez grande pour le faire toute seule. C’est ce que je fais tous les mois depuis deux ou trois ans, maintenant, alors… Je peux te poser ma question ou tu vas continuer à m’interrompre tout le temps ? D’accord, je t’ai interrompu dans ton occupation principale, regarder un match de foot mais là, c’est un peu urgent, vois-tu ? Tu m’écoutes ? Ah : pour le mois qui arrive, je prévois combien de pilules du lendemain dans mon pilulier mensuel ?

Scène 2 : Chérie, je suis en train de préparer mon pilulier pour le mois qui vient mais je suis en train de me poser des questions. Tu m’entends ? Oui je suis en train de préparer mon pilulier pour le mois qui arrive mais j’ai des doutes sur… Un doute m’habite ? Oui, comme toujours. Alors, je te disais que j’étais en train de préparer mon pilulier pour le mois… Bien sûr que je suis assez grand pour le faire tout seul. C’est ce que je fais tous les mois depuis deux ou trois ans, maintenant, alors… Je peux te poser ma question ou tu vas continuer de me couper la parole tout le temps ? D’accord, je t’ai interrompue dans ton occupation principale, parler avec ta meilleure amie au téléphone mais, c’est un peu urgent, tu sais ? Tu m’écoutes ? Ah : pour le mois qui vient, à ton avis, je prévois combien de fois de viagra ?

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d’autres mots les plus longs (4)

Comme on est en plein cœur du mois d’août, dans la dernière partie des vacances des autres, moi, je continue mes petits travaux de recherche et d’écriture autour des mots les plus longs et après vous avoir présenté des mots appartenant aux noms communs, même composés, ce matin, on va aborder quelques noms propres plutôt remarquables. Tiens, par exemple, le patronyme le plus long du monde appartient à un Néo-Zélandais dont le nom raccourci est Laurence Watkins et je ne vais pas vous imposer l’intégralité de son nom car il contient 2 310 mots (prénoms) et, à son mariage, il a fallu 20 minutes pour les lire tous. En revanche, je peux vous communiquer l’adresse de son web-site où vous trouverez l’entièreté de son nom ahurissant. Vous trouverez le lien à la fin de ce billet, bien sûr.

En France, on est nettement plus des petits joueurs car le patronyme le plus long ne correspondrait que 54 caractères (tirets et espaces compris) : Poyrroy de l’Auberivière de Quinsonas-Oudinot de Reggio (Odon, Marie, Henri, Xavier de ses prénoms – mais pas Anne… Tiens, lui non plus ?) Après, aux États-Unis, pays de l’actuel Donald Trump (prrrrrt), le record serait détenu par Janice Lokelani Keihanaikukauakahihuliheekahaunaele, 35 caractères au compteur, ce qui lui a posé plein de problèmes, en particulier pour son permis de conduire car ça n’entrait pas dans le nombre de cases prévu. « On n’a qu’à la renvoyer chez elle ! Et augmenter les taxes douanières à son pays ! (elle est native de Hawaï – Donald Trump (prrrrt)… » Et je n’ose imaginer cette femme, si elle est bègue…

Après, comme je l’ai déjà dit maintes et maintes fois, ce n’est pas la taille qui compte. Non, bien sûr et j’ai bien conscience que d’avoir un patronyme trop long, c’est comme avec un nez démesuré sauf que pour le nez, tout le monde le voit alors que pour son nom, si on ne connaît pas la personne et qu’on n’a aucune raison de lui être présentée… Pardon, vous êtes ? Madame Keihanaikukauakahihuliheekahaunaele ? Je peux vous appeler par votre prénom, ça serait plus simple ? Non ? On n’a pas gardé les parastratiosphecomyia stratiosphecomyioides, ensemble. OK, je vois que madame ne nous facilite pas les choses. Alors, je vous en prie, prenez ce formulaire et remplissez-le sans déborder, s’il vous plaît. Sinon, vous recommencerez encore et encore et toujours. Bien fait.

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mardi 18 août 2026

inondation (trop d’eau)

Toto, un bonobo vivant chez Roro (Robert), un vieux matelot rococo, pas toujours rigolo, adore le chocolat et la noix de coco. Roro aime la moto et les autos. Il a été marié à Soso (Sophie) pendant quatorze mois, moment où elle l’a délogé pour rejoindre Antonio, un bel hidalgo. Roro et Toto se sont retrouvés isolés, comme orphelin dans un cabanon de béton et se sont interrogés : se dérober au Congo ? Pourquoi pas. Ils sont montés dans un cargo, non, un paquebot flottant sur les flots. Pas de remords, s’évaporer dès potron-minet, c’est gros, voire énorme. Le nautonier en chef est un gros condottière réorienté dans les transbordements de côte à côte. Il consulte souvent sa boussole et lorgne l’horizon avec un monocle. Après des jours sur l’océan, le bateau accoste près d’un comptoir colonial : Pointe-Noire.

Près de l’eau, céans, le soleil est chaud il cogne fort. Roro rencontre une autochtone, Dolorès, au nom espagnole mais pourtant bien noire. Dolo porte un joli tricot violet et ensemble, ils vont explorer la forêt sauvage. Toto, voit d’autres bonobos dans les bois et il saute partout. Des perroquets papotiers pérorent dans un idiome exotique, radotant dans un chorus royal mais aussi avec beaucoup de mots idiots. Près d’un torrent, un énorme crocodile dort sur un gros tronc, comme associés. Roro et Dolorès trouvent le show formidable et il sort son monobloc photo pour immortaliser ce qu’ils voient. Mais un orage gronde, le tonnerre proteste et une profusion d’ondées tombe sur eux trois. Tout mouillés qu’ils sont illico-presto. Ils se protègent sous une alcôve de foliation et croquent le marmot.

Roro sort de une bouillotte d’alcool de sa poche, en boit une gorgé, en offre à Dolorès mais pas à Toto pour ne pas se compromettre pompette. L’eau tombe à gros flots sur le sol noyé et à chaque bond, ça fait floc-floc. Ils tombent sur un château révolu, étiolé, dégringolé… En son cœur, à tout sirocco, ils dégotent un coffre en bois d’obéché contenant des louis et des napoléons d’or. Des bijoux en bronze et des opales, des obsidiennes et des topazes. Ils sont sous le choc en front à ce trésor. Les deux nouveaux tourtereaux soupirent avec passion. Avec tous ces boyards, les voilà évoluer cossus d’abord un peu affolés mais tôt euphoriques et joyeux. Ils vont pouvoir négocier une bicoque, cohabiter de concert et couler des jours cools sans compter, des jours d’adoration et de flotte pas trop chaude. Un gros cocon en duo.

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lundi 17 août 2026

je n’aimerais pas mourir pendant que je (1)

Je n’aimerais pas mourir pendant que je fais un cauchemar et vraiment, partir sur une idée désagréable, ça n’est pas la meilleure façon de s’en aller. Imaginez un peu que je sois en train de dormir et là, une espèce de malade me poursuit avec un couteau, me rattrape et me poignarde le bras, la jambe et la tête, alouette et moi, j’ai beau lui crier que je ne veux pas mourir, si ça se trouve, je peux très bien mourir juste avant de me réveiller et je n’aurais que ce mauvais souvenir-là de mes derniers instants. Ou alors, je suis en train de dormir et Donald Trump, prrrrrt, excusez-moi, je ne le fais pas exprès, s’approche de moi, pose sa main droite sur ma cuisse et me dis que je suis très à son goût et moi, non, je ne veux pas mourir avec cette dernière image-là, c’est trop difficile à supporter.

Je n’aimerais pas mourir pendant que je suis en train de faire mes comptes avec mon relevé mensuel parce que les gens qui vont me trouver inanimé devant mon ordinateur portable, la tête sur le clavier vont évidemment regarder ce que j’étais en train de faire et ils vont voir comment j’ai dépensé mon argent dans les derniers jours de ma vie. Ils n’ont pas besoin de savoir que je suis allé aux putes et que j’ai payé par carte bancaire. Il faut dire aussi que pour ce genre de dépenses, j’aurais mieux fait de me servir d’espèces, comme ça, ça serait passé inaperçu. Ou alors, s’ils découvrent que j’ai payé un abonnement pour voir des films de cul, vous imaginez la honte ? En même temps, si je suis mort, toute honte sera bue. Ouais mais non, quand même, quelle opinion aura-t-on de moi ? Que dira-t-on dans l’hommage qui me sera rendu pendant la cérémonie d’avant ma crémation ? J’avais le feu au cul ?

Je n’aimerais pas mourir pendant que je fais caca. D’abord parce que moi, je ne suis pas une princesse et oui, je fais caca. Et merci, pour l’instant, ça va très bien de ce côté-là. Mais vous imaginez la scène ? Je suis assis sur le trône, je suis en train de libérer un prisonnier (ou je dépose le bilan) et, sans raison apparente, je m’effondre et là, c’est dans cette position délicatement intime qu’on va me trouver (pas trop longtemps après, j’espère) et je pense que c’est très, très humiliant. Oui, encore une fois, si je suis mort, je n’ai plus honte de rien. Mais non, ceux qui vont me trouver, ils seront un peu dans la merde et pendant l’hommage qui me sera rendu, si on évoque ma fin sur un trône qui n’a rien de royal, j’en connais qui vont se gausser. Les cons. Non, je ne veux pas mourir en faisant caca.

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tirer ou pousser

J’aurais très bien pu intituler ce billet « pousser ou tirer » mais j’ai fini par choisir « tirer ou pousser » car c’est ce qui m’a semblé l...