Ils me font rire, tous ces journalistes, tous ces spécialistes de la météo, à la télé, dans les journaux, sur Internet, etc… parce que si on les écoute, c’est la catastrophe parce qu’il fait un poil trop chaud. OK, il a peut-être fait un peu plus chaud que d’habitude mais il ne faut rien exagérer, on est quand même en été à ce que je sache. Et je crois que je le sache bien. Non, ce qui vient de se passer et qui risque de recommencer dans quelques jours, c’est juste un été qui n’est pas pourri. Et quand je me souviens du nombre de gens qui se plaignaient, parfois « oui, on est en été, il fait froid, il pleut, c’est pas juste, nous, on est en vacances et on peut même pas en profiter » et tout et tout… Alors, j’espère que ces mêmes gens sont ravis d’avoir enfin eu chaud. Et j’espère qu’ils ne se sont pas plaints de transpirer un peu plus qu’en temps normal.
C’est comme tous ces jeunes qui sont morts noyés dans des endroits qui étaient interdits. Au moins, ils sont morts en se faisant plaisir. Bon, d’accord, ils se sont peut être fait mal mais tant pis, ils ont certainement pu se rafraîchir a minima. Et ces mômes qu’on a laissé cuire dans la voiture de leurs parents, après, peut-être que c’était juste pour connaître le degré d’ébullition d’un enfant en bas âge. Si ça se trouve, c’était juste pour faire avancer la science. Je ne vois pas pourquoi ça serait plus répréhensible que ce presque ancien faits-divers, vous vous souvenez, madame Courjault ? Alors, moi, je dis qu’il faudrait savoir ce qu’on veut : on n’aime pas les mères qui congèlent leurs enfants et on critique aussi celles qui les laissent rôtir dans une voiture. Même s’il y a un juste milieu, je pense qu’il faudrait savoir choisir son camp.
Je crois que cette deuxième canicule de 2026, qui vient de se terminer, a probablement rendu un peu fous un grand nombre de gens. Les toujours mêmes mécontents. Les toujours ronchons (sauf moi, cette fois.) Les toujours mêmes frustrés. Et si je n’avais qu’une seule chose à dire, ce matin, c’est qu’il faut savoir accepter les choses comme elles arrivent. Je me souviens de cette philosophe qui avait dit « Prends la vie comme elle vient, oui, prends la vie comme elle vient… » (Sheila – en 1966) et moi, cette dernière canicule et avant la suivante, contrairement aux apparences, j’ai beaucoup temporisé, j’ai cherché à nuancer ma pensée et à prendre le minimum de recul possible. Car au fond, dans mon cul, j’ai au moins 37.2° en permanence, jour et nuit. Et je le supporte parfaitement. Quand je vous dis, il faut relativiser, n’est-ce pas ?
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