mercredi 4 novembre 2026

grève G

Aujourd’hui, c’est le grand jour, le jour G car c’est le jour de la grève générale. Le jour de la convergence des luttes. Le jour où tout le monde aura raison, surtout les manifestants (parfois, oui, ils ont raison mais il y a des limites) sauf ceux qui ne penseront pas comme eux. Le jour où on verra des responsables politiques plutôt du côté bâbord qui seront en tête de certains cortèges, toutes dents dehors (sauf si leur dentiste leur en a arraché une ou deux) en train de se dire que vraiment, la France est un beau pays, dans lequel on peut manifester à vau-l’eau car même avec une dette abyssale d’environ 3 600 milliards d’euros, il y a toujours moyen de trouver des sous pour aider qui de droit (ou qui de gauche ?) Les lycéens, les cheminots, les enseignants, les étudiants, les facteurs, les gens qui bossent dans l’énergie…

Non, je n’ai pas parlé des soignants car ce matin, je me pose une question : pourquoi autant d’administratifs dans les bureaux et pourquoi autant de cadres hospitaliers ? Ce sont eux qui bouffent la plus grande partie des subventions ? Non, je n’ai pas parlé des pompiers car ils restent les parents pauvres de tous ceux dont on a tant besoin. Et parce que ces derniers, ils ne peuvent pas faire grève, comme les soignants. Deux France, deux mesures. Alors, oui, je suis ravi que ce 5 novembre 2026 soit un jour de grève générale mais je me demande si ce n’est pas aussi et surtout un jour de grève G comme gogos. Car qui sont les dindons de la farce ? Ceux qui veulent étudier mais qui en sont empêchés. Ceux qui veulent circuler mais qui ne le peuvent pas. Ceux qui attendent un courrier important car non, il n’y aura pas.

Le jour de la grève G comme G ma claque de tant de revendications dont presque toutes sont impossibles à contenter. Ou alors, on va encore dépenser tant et tant et tant et tant et plus pour faire plaisir à quelques corporations (aux dépens des autres) et on augmentera encore la dette et pour tenter de compenser, on prélèvera encore de l’argent chez toujours les mêmes et un jour, on reprochera à ceux qui ont donné d’avoir donné (les bénéficiaires ont la mémoire courte – voire pendant la Covid…) car, d’un côté, ce n’était pas assez (pour soi) et de l’autre, c’était trop, c’était gaspillé (pour les autres) mais moi, aujourd’hui, je ne suis pas en grève car comme je n’ai jamais eu droit à rien, je ne suis plus privé depuis longtemps. C’est quand, déjà, la date de l’abolition des privilèges, en France ?  Ah, il y a prescription ?

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