dimanche 30 août 2026

déjà septembre

C’est en Septembre, chantait Gilbert Bécaud. C’est en septembre que l’on peut vivre pour de vrai. Ce n’est un secret pour personne, j’aime les mois en BRE car ce sont des mois où les jours sont de plus en plus courts et moi, ça me convient mieux que ces interminables journées de canicule, de chaleurs et d’étouffements. Et quand il fait nuit à 18h, moi, ça ne me dérange pas, ça ne m’a jamais dérangé parce que c’est la partie de l’année où je trouve refuge chez moi dès la fin de l’après-midi. Je n’attends pas d’avoir dîné et traîné pendant une petite heure pour aller retrouver mon lit, cet havre de paix, surtout quand je vais y lire et que j’y passe un très bon premier sommeil, en général. D’ailleurs, cette année, j’y suis allé en moyenne à 21h30, faisant fi de toutes ces fins de soirées lumineuses. N’aimant que ma chambre.

C’est en septembre que mon pays peut respirer. Et si mon pays respire, moi aussi. Et là, j’attends la rentrée avec une impatience que j’ai du mal à dissimuler. Tant pis pour les écoliers, les collégiens et les lycéens. Et tant pis pour les enseignants. Et tant pis pour les autres, tous ceux qui rentrent de vacances en se disant vivement les prochaines. Moi, non. Je ne dis pas « vivement l’été prochain » car je sais d’ores et déjà qu’il ne va pas me plaire plus que cette année, celui de 2027. D’abord parce qu’il y a une probabilité qu’on ait un président (ou une) d’un parti extrémiste et que ce soit Le Pen, prrrrrt ou Mélenchon, spllltch, aucun ne me conviendra. Alors rien que d’imaginer qu’on ait de nouveau un record du nombre de jours de canicule et un chef de l’état (ou une) de ces engeances-là, ça me défrise jusqu’aux poils du pubis.

C’est en septembre que je m’endors sous l’olivier. Et pour qu’il n’y ait aucune ambigüité, sachez que je n’ai personne de mon entourage qui se prénomme Olivier. Mais c’est en septembre que je vais peut-être pouvoir enfin profiter d’un de mes fauteuils relax sur la terrasse parce que cet été, je ne m’y suis jamais posé, je n’y ai jamais lu et nous n’y avons jamais pris aucun repas. Et là, j’en viens à espérer qu’il pleuve souvent pour conjurer le sort de tout nouveau risque de chaleurs intempestives et donc, de sécheresse. Et s’il faut ressortir les pantalons longs, les chaussures un peu plus étanches et les parapluies, eh bien, que cette volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Moi, ça me va. Et ça m’ira. Mais je vais en profiter, de ces quatre mois en BRE. Lentement. Mais sûrement. C’est en septembre que je me fais la bonne année.

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