J’aurais très bien pu intituler ce billet « pousser ou tirer » mais j’ai fini par choisir « tirer ou pousser » car c’est ce qui m’a semblé le mieux. Et pourtant, je peux vous dire que j’ai procédé à plusieurs votes à main levée, j’ai toujours eu la majorité absolue dans un cas comme dans l’autre, j’ai procédé à plusieurs plouf-plouf. Le premier, ça a été : plouf-plouf, une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo, c’est toi le plus beau… Et c’est « tirer » qui a gagné. Dans le doute, j’en ai fait un autre : plouf-plouf, ce sera le roi qui sortira ou la reine ou la patate andouille, ce sera toi… Et là, c’est pousser qui a remporté la manche. Alors, j’ai fait la belle (oui, ça m’arrive, comme je n’arrive pas à faire le beau) et là, je suis allé sur le site https://www.ploufplouf.fr/ et là, c’est tirer qui est sorti. Si, vous devriez aller voir sur ce site, ça permet de choisir sans choisir. Un truc de feignant, ça me va très bien.
Ensuite, je me dois de vous expliquer pourquoi ces deux verbes du premier groupe. L’un pour remorquer, traîner ou tracter et l’autre, pour faire avancer devant soi : tirer et pousser. Alors, n’allez surtout pas vous imaginer que j’ai des idées derrière la tête quand je parle de tirer car il n’est aucunement question de tirer son coup, loin de moi une idée aussi grivoise. Et quand je parle de pousser, il n’est pas plus affaire d’aller se soulager les intestins. Bon, tout le monde sait que je ne suis ni comtesse, ni duchesse et encore moins princesse, donc, tout le monde se doute que je fais caca comme tout un chacun mais ce n’est pas une chose que j’ai envie d’évoquer dans les colonnes de ce blog. Un peu d’intimité, tout de même, non ‽ Aucun rapport avec Trump, prrrrrt, non plus. Et pourtant, faut pas pousser, Donald, alors tire-toi, ça, ça aurait vraiment de la gueule.
Non, non, rien de tout ça. Que nenni, comme aurait pu dire Balzac dans ses Contes Drolatiques : « Pensiez-vous qu'elle prît les clefs des champs ? Que nenni ; elle prit les clefs de la maison. » Ou même encore Zola dans le Ventre de Paris : « Tu crois qu’il va se gêner, peut-être ? Que nenni ! Il te mangera ton dernier sou... » Ce qui est une appropriation de cette négation car en réalité, l’expression exacte est nenni da. D’ailleurs, on la trouve chez Molière dans l’Étourdi : « Mascarille, est-ce toi ? — Nenni da, c'est quelque autre. » Voilà, si ça, ça n’est pas de la culture, je me demande ce qui en est. Parce que citer Balzac, Zola et Molière dans un seul billet qui n’a rien à voir avec eux, a priori, ça relève de l’exploit. On frôle le remarquable. Je tutoie l’exemplaire voir l’admirable. Mais bon, vous me connaissez, je suis plutôt du genre modeste et je ne vais pas changer ce matin, non.
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