Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir ; tombe la neige et mon cœur s'habille de noir. Ce soyeux cortège tout en larmes blanches, l'oiseau sur la branche, pleure le sortilège… Excusez-moi mais là, en cette probable proche fin de canicule, moi, j’ai envie d’écouter des chansons fraîches. Un peu comme si je mettais des glaçons dans un cocktail de limonade à la menthe poivrée. Juste envie de me faire un effet Ricqlès. D’ailleurs, je me souviens, je n’avais pas dix ans, avec mes parents et mon frère aîné, nous étions venus passer le déjeuner du dimanche chez les grands-parents paternels, à Bécon-les-Bruyères (92) et avant de passer à table, pendant que la mamie finissait de préparer, avec mon père et mon frère, nous sommes allés au bar PMU, sur la place, en bas et là, les adultes ont dû boire une bière et nous, des boissons pour enfants. Et moi, j’ai découvert le Ricqlès. C’est bon mais c’est froid. Hmmm…
Tombe la neige, tu ne viendras pas ce
soir ; tombe la neige, tout est blanc de désespoir. Triste certitude, le
froid et l'absence ; cet odieux silence, blanche solitude… Après, je peux aussi me mettre à écoute la
complainte du phoque en Alaska pour bien me mettre en situation virtuelle et
faire un beau pied de nez à la météo. Et m’imaginer là-bas, tant pis si ça
appartient à Trump, prrrrrt, encore pour deux ans. En effet, si c’est pour
avoir moins chaud, je peux encore faire un effort et le supporter,
l’insupportable président des États-Désunis. Mais pour l’instant, je préfère me
projeter le nez contre une fenêtre pendant que la neige tombe et faire de la
buée quand j’expire la bouche légèrement ouverte. Et ensuite, sur cette condensation
bien fraîche, cette sueur froide, je dessinerai des nuages ou des feuilles de
houx. Non, des stalagmites et des stalactites. C’est ça, c’est nettement mieux,
ça.
Tu ne viendras pas ce soir me crie mon
désespoir mais tombe la neige, impassible manège… Mais tombe la neige, impassible
manège… La, lalala, lalala, lalala, la, lalala… J’ai aussi le MP3 de Jour de neige, d’Elsa,
quand elle était encore adolescente, toute mimi. Sauf qu’elle portait un gros
pull et moi, les gros pulls, en ce moment, autant vous dire que vous savez où
vous pouvez vous les mettre, hein ? Nous sommes d’accord. Bon, là, j’aimerais
bien boire quelque chose mais j’ai la flemme de me lever de mon bureau. Ah mais
si, je sais ce que je vais faire : « Pit crew, venez m’éventer avec
les grandes feuilles de bananier, s’il vous plaît… » Il faut au moins que ça
serve à ça, d’avoir du personnel. Mais attention, je n’ai pas parlé de « petit
personnel », juste de personnel. De toute façon, ils sont bien foutus, les
mecs. Ah oui, mais il y a un revers à cette médaille. Ils peuvent aussi donner
chaud.
La chanson d’Adamo est juste ici : https://www.youtube.com/watch?v=oNLmwz8A9_I
https://cestecritbysibal33.blogspot.com/
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