mardi 3 novembre 2026

plus rien d’avance

Avec tout ce qu’on vient de vivre, depuis plusieurs semaines (principalement les derniers samedis), j’ai été si obnubilé que j’en ai oublié d’écrire un peu tous les jours, faire quelques  billets d’avance et là, je me rends compte que des textes terminés, je n’en ai vraiment plus beaucoup. Peut-être deux ou trois, c’est guère, c’est un peu peu. Mais je me connais, je vais rebondir et tenter de reprendre un peu d’avance car sinon, je me connais, je vais perdre de fil de plein d’histoires, de plein d’idées et un seul fil (dentaire ?) qui pend, et tout peut se terminer en eau de boudin. Et moi, le boudin, je n’aime pas ça (s’il est noir – et je ne suis pas raciste, j’ai des amis arabes ou noirs – clin d’œil à Nadine Morano – tiens, au fait, que devient-elle, elle ?) De toute façon, je n’y peux rien si je n’aime que le boudin blanc.

Et là, je suis un peu comme la terre de notre pays, après ces plusieurs mois de canicule, c’est la sécheresse qui m’habite (rien à voir avec la sécheresse vaginale) et je me demande si, en perdant la dent qu’on m’a arrachée, vendredi dernier, je n’ai pas perdu une partie de mon inspiration, de ma capacité à me mettre devant la page blanche de Word, sur mon ordinateur et de partir comme ça, d’un claquement de plusieurs doigts. Est-ce que ça m’a fait beaucoup vieillir d’un coup, cette histoire de dent ? Est-ce que je pourrais avoir ça de commun avec Samson, de perdre toute ma force parce qu’elle était précisément dans cette dent qu’on m’a enlevée ? Non, Samson a raison, je ne vais pas couper les cheveux en quatre et me raisonner : je sais que la beauté intérieure est plus importante que l’extérieure…

Néanmoins, là, je préfère mes apparences externes à celles, internes, depuis qu’on m’a amputé de cette molaire, au numéro 27 ou 26. En réalité, je ne suis plus sûr. Mon dentiste m’a dit que c’était l’avant-dernière avant la dent de sagesse mais quand je mets le doigt dans ma bouche et que je vais au fond, pour moi, c’est plutôt l’antépénultième que l’avant-dernière. De toute façon, ça ne se voit pas sauf si on décide de me faire une gorge profonde (il faudrait que je sois d’accord, pour ça) mais quand même, moi, ça me manque, ça me perturbe et ça me désole. C’est un peu comme si j’étais le premier être humain à qui on avait arraché une dent. Il y a des fois où je n’ai vraiment pas envie d’être le premier. Bref, je ne sais pas trop de quoi je vais parler, ce matin. Il faut que je cherche une bonne idée de départ.

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lundi 2 novembre 2026

que je déteste (films) (2)

L’autre jour, je parlais des chansons qui m’insupportent et après publication, je me suis rendu compte que j’en avais oublié une. Et pas la moindre. Il s’agit de Belle, de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, en 1998 ou 1999, je ne sais plus trop mais c’était avant les années 2000… Aujourd’hui, je voudrais vous parler des films que je n’aime pas. Et curieusement, si je regarde la liste de ceux devant lesquels je n’ai pas pu tenir au point de partir au bout de moins d’une heure, ce sont surtout des films que je n’ai jamais vus que je n’aime pas. Je sais, ce n’est pas faire preuve d’intelligence que de déclarer que je déteste Avatar alors que j’ai toujours refusé de le voir. Ni le 1, ni le 2, ni le 3 (il y en a bien eu 3, hein ?) C’est comme ça, au vu des bandes annonces, j’ai su que ça ne marcherait pas sur moi.

Il en a été de même pour Titanic que je n’ai jamais vu non plus. Ni au cinéma, ni à la télévision. Ça ne m’intéresse pas. Et pour ce film (tiens, c’est encore du même metteur en scène…), ce qui m’a braqué, je dois le confesser, c’est le battage médiatique à l’époque (1997 – décidément…) car c’est le film que tout le monde voyait et que tout le monde devait voir. Non, pas tout le monde. Désolé. … Sur 699 films notés dans un fichier Excel, films vus au cinéma, 14 m’ont vu sortir avant la fin. Ça va. D’autant plus que parfois, c’était parce que je m’étais endormi, je le reconnais. Ce n’était pas forcément parce que ça m’agaçait. Ça devait juste m’ennuyer, ce qui n’est pas la même chose. Quand je n’aime pas un long métrage au point de partir, c’est parce que l’histoire me déplaît ou la façon de filmer aussi. Ou le jeu des acteurs.

Par exemple, Laurence anyways, de Xavier Dolan, que j’adore par ailleurs mais pas cette fois-là. Ça n’a pas pris. Les images me donnaient la nausée… J’avais détesté Si j’étais un homme d’Audrey Dana, que j’avais trouvé d’une vulgarité inutile. Dans la liste, il y a Underwater (Terrence Malick), Boutchou (Adrien Piquet-Gauthier), Astérix, l’empire du milieu (Guillaume Canet) et Les profs 2 (P.F. Martin Laval) pour ne citer que ceux-là. Je suis désolé pour les cinéastes concernés mais comme il en faut pour tous les goûts… A priori, je déteste aussi les bandes annonces de tous les Ducobu, donc, vous m’avez compris… Mais je voudrais aussi revenir un instant sur cette manie des bandes annonces de parfois nous montrer tout ce qu’il y avait à voir et quand on vient pour la séance, il n’y a plus rien. Dur d’être spectateur.

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dimanche 1 novembre 2026

remuer la salade dans le sens du poil

J’aime beaucoup la salade verte. Presque toutes les salades vertes. Et si je devais citer mes trois préférées en termes de goût et de texture, il y aurait la sucrine, la frisée et la romaine. Après j’aime aussi beaucoup la laitue (il faut savoir rester simple), l’endive (même si elle est blanche – et ce n’est pas un propos raciste, je vous le jure sur la tête des enfants que je n’ai pas), le pourpier et le cresson ainsi que le mesclun. Voilà bien du monde sur le podium mais plus on est de fous, plus on rit. Moi, la salade, j’en mangerais à quatre pattes dans un pré et je pourrais même me contenter de ne manger que des endives, lors d’un repas en solitaire (ah, les plaisirs solitaires, c’est original avec des endives, non ?) et j’aime beaucoup en manger avec du fromage. Ou avec de la pomme. Ou encore, du raisin.

Mais aujourd’hui, je voudrais surtout parler d’un acte délicat, celui de remuer la salade quand elle est triée, rincée, essorée (tiens, ça me ressemble, en ce moment, je suis tellement crevé que je me sens rincé et essoré) et qu’on vient de la faire tomber dans un saladier qui contient déjà de la vinaigrette et qu’on s’apprête à bien mélanger le tout. Remuer la salade (dans le sens du poil.) Brasser la salade. Tourner la salade. Autant de façons de décrire le geste. Mon seul problème, c’est que parfois (de plus en plus), je ne sais plus si je dois touiller la salade en tenant la cuillère en bois d’olivier idoine de la main gauche et son pendant, la fourchette de la main droite ou l’inverse. Parce que l’action n’est pas tout à fait la même. Alors parfois, je commence d’une façon et très vite, j’hésite et je change de main.

Après, qu’on ne vienne pas m’en raconter, moi, si j’aime la salade, je n’en suis tout de même pas au niveau de la radicalisation. Et je ne vais pas obliger les autres à aimer ça autant que moi. Parce que chacun ses goûts mais surtout, parce que ça en fait plus pour moi. « Vous reprendrez bien un peu de salade ? Non ? Dommage pour vous mais moi, je n’aime pas gâcher alors je vais la finir. » Je me souviens aussi des paniers à salade avant l’arrivée des essoreuses avec poignée… Ah les paniers à salade de mon enfance qui étaient aussi un des noms populaires pour les fourgons de police… En tout cas, une chose est sûre, si la beauté ne se mange pas en salade, je suis quand même capable de la reconnaître dans un plat même si elle est entourée de feuilles vertes. Je vous ai vendu les miennes.

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samedi 31 octobre 2026

une dent contre eux

Hier, on a encore vécu une journée anormale car depuis le matin, la place de la mairie était déjà plein de véhicules des forces de l’ordre, des véhicules habituels et d’autres, plus imposants et tout ça aggravait cette désagréable sensation d’oppression. Alors, qu’on m’entende bien, je ne suis pas contre la police, bien au contraire mais malgré tout, tout ça ne me dit jamais rien qui vaille. Parce que ça devient démentiel. Les lycéens ont été entendus, contrairement à ce qu’ils disent, il me semble. D’ailleurs, en cette occurrence, ce sont eux qui n’ont pas entendu les réponses à leurs revendications. Quant à ceux qui se plaignent du pouvoir d’achat, encore une fois, tant qu’on ne parlera pas de vouloir d’achat, je pense qu’on fera fausse route. Ça fait longtemps que je le dis, le redis et le répète.

Et j’en ai ma claque de ces journalistes et chroniqueurs en tout genre qui n’ont de cesse de nous présenter des cas particuliers sans aucun justificatif, jamais. Tous ceux (et celles) qui se plaignent de ne pas pouvoir payer leurs factures obligatoires et/ou qui n’ont pas de quoi s’acheter à manger dès le 10 ou le 15 du mois, moi, j’aimerais bien voir leur relevé de banque. Combien ont des abonnements (parfois inutiles à des services) qui ne sont pas essentiels ? Combien se font livrer des repas à domicile en oubliant que ça leur coûte la peau des fesses ?  Combien ont choisi de ne pas travailler à plein temps mais plutôt de faire la fête le plus souvent possible ? (Si je parle de ça, c’est que j’en connais… Et même s’ils ne sont pas la majorité des gens qui se plaignent…) Il y a un moment où il faudrait arrêter.

Arrêter de tenter de nous faire gober n’importe quoi. Parce que tout le monde va payer 0.8% de ses cotisations d’assurances maison et voiture pour payer une partie des dégâts des émeutes. Moi, je veux bien mais pourquoi je dois payer pour ceux qui n’en ont rien à foutre du bien commun, public et privé ? Bref, hier, comme il a commencé à faire un peu nuit, un tout petit peu, vers 18h, j’ai fermé les volets et je me suis confiné chez moi. Plus envie de voir ces fumées de feux de poubelles, au loin. Plus envie de penser que j’ai vu les Centaure arriver place de la mairie. Plus envie de me dire que vraiment, ça sert à quoi, tout ça ? Vous savez quoi ? J’ai une dent contre tous ces cons et pas de bol, ce n’est pas celle qui m’a été retirée avant-hier. De toute façon, comme je crains que c’est parti pour durer des mois…

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vendredi 30 octobre 2026

comme un arracheur de dent (au singulier)

J’aime beaucoup mon dentiste, il est gentil, doux, attentionné et il s’intéresse toujours un peu à moi : quand il vient me chercher dans la salle d’attente, comme je suis (presque) toujours (sauf hier) avec un bouquin, il me demande toujours ce que je suis en train de lire. Par exemple, quand c’était Zola, il y a deux ou trois ans, il m’en parlait parce que son fils aîné avait dû travailler deux romans de l’auteur pour son bac français. Et ça fait bien presque vingt ans qu’il est mon dentiste attitré. Et jusqu’à il y a deux ans, je le voyais tous les six mois pour un détartrage en bonne et due forme. Sauf que depuis cette date, on n’a plus le droit qu’à une seule fois par an. Moi y compris. Et comme j’ai tendance à avoir des dents qui ne veulent pas salir le parquet, elles se déchaussent poliment, lentement mais sûrement.

Moi, je n’ai jamais rien eu aux dents jusqu’à l’an passé. Et que mes dents se déchaussent, ça me contrarie beaucoup parce que je sais que c’est irréversible. Mais depuis un mois, une nouveauté, je me suis offert un abcès du côté gauche, en haut. Et je peux vous dire que j’ai eu mal. Très mal. Très mal. Et après deux sessions d’antibiotiques à trois semaines d’intervalle, comme rien n’évoluait dans le bon sens, j’ai relancé, j’ai envoyé des mails, j’ai téléphoné et je me suis déplacé et bien m’en a pris, hier matin car il a semblé à la secrétaire qu’il y avait comme une urgence. Et j’ai eu un rendez-vous dans l’heure qui a suivi. Et là, Romain (c’est mon dentiste) m’a dit « Vous avez bien fait de venir, vous avez une dent qui est fracturé. Ça ne m’étonne pas que votre abcès ne disparaisse pas, vous avez bien fait de venir.

C’est une véritable autoroute à toutes les bactéries et autres petites choses désagréables. Mais je vais devoir vous la retirer, la dent et ensuite, je ferai un drainage de l’abcès. » Je peux vous dire que j’ai fortement dégluti car déjà qu’un simple détartrage, ça me stresse, imaginez l’idée de l’anesthésie et du reste, j’ai eu une grosse suée et je lui ai dit que tant pis, banco. Heureusement, ça s’est fait dans l’instant sinon, je n’ose imaginer mon état s’il on avait programmé cette intervention un ou plusieurs jours à l’avance. Et j’ai eu droit à mon premier arrachage de dents. Il a été très gentil, son assistante aussi (elle m’a beaucoup tenu la main) et j’ai versé quelques larmes car je n’y peux rien, je suis douillet. Pas David mais encore plus douillet que lui. Et depuis hier, j’ai une dent en moins mais pas une contre lui.

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jeudi 29 octobre 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (22)

Dieu ? Oui, mortel ? Tu réponds vite, ce matin, ça change. Pourquoi es-tu toujours dans le reproche, mortel ? Je ne suis pas dans le reproche, je constate. La plupart du temps, tu me laisses patienter mais là, on dirait que tu n’attendais que mon appel. Pas du tout, J’étais en train de Me reposer en parcourant la Bible.  Ah bon, toi, tu lis la Bible, Dieu ? Quand Je n’ai rien à faire, ça M’arrive, oui, pourquoi ? Je ne sais pas, je ne t’aurais jamais imaginé en train de lire la Bible. C’est un peu ta vie, ton œuvre, non ? Ah ne crois pas ça, mortel, ce n’est pas du tout Ma vie, Mon œuvre… Non, il faut prendre du recul, ce n’est qu’une création de mortels très anciens et Moi, si tu veux tout savoir, ça me fait souvent sourire, ce que Je lis. Ça Me distrait et Je ne prends pas cette lecture pour autre chose.

Ça te distrait ? Oui, ça Me fait passer le temps d’une façon plutôt amusante. Mais c’est un livre sacré, la Bible, Dieu ‽ Un livre sacré, Chet-Chet-Chet Ani Met, un livre sacré. Tu crois encore à ce genre de bêtises, toi, mortel ‽ À l’ère des smartphones et de l’intelligence artificielle, tu Me fais bien rire, tiens, ce matin, Chet-Chet-Chet Ani Met. Ça veut dire quoi, Dieu, Chet-Chet-Chet Ani Met ? Tu n’as jamais entendu ça ? Non, Dieu. Chet-Chet-Chet Ani Met, ça pourrait se traduire par ahahah, Je suis mort de rire, en hébreu. Je ne savais pas que tu pouvais avoir le sens de l’humour, Dieu, tu me surprends toujours. C’est un peu pour ça que J’existe, pour te surprendre. En tant qu’être supérieur… Alors ça, Dieu est capable de rire. Dieu qui rit. Comme la vache, oui. Chet-Chet-Chet Ani Met. Bon, à part ça ?

Et ça ne t’ennuie pas, la Bible, Dieu ? Si, globalement, c’est un peu pénible à lire. Tiens, quand tu M’as appelé, J’étais sur le Deutéronome 1:1 : « Ce sont ici les paroles que Moise dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatseroth et Di-Zahab. » Oui, c’est vrai, c’est un peu chiant. Surtout pour moi mais toi, Dieu, tous ces gens, tu les connais, tu les as connus ? Ce ne sont pas que des gens, ce sont aussi des lieux mais Je ne suis pas là pour faire guide touristique. Tu Me voulais quoi, mortel ? Oh rien de spécial, Dieu, juste passer un moment avec toi mais je vais te laisser lire, je ne voudrais pas te déranger. Tu ne M’as pas dérangé, tu sais. Si, si, je vais te laisser, j’avais oublié mais j’avais un autre truc important à faire. C’est vrai, ça ?

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mercredi 28 octobre 2026

ça commence à prendre vaguement forme

Ça fait déjà plusieurs petites semaines (à ne pas confondre avec des grosses semaines) que j’ai commencé de jeter les bases de notre troisième spectacle des Vamps Fatales. J’ai d’abord commencé par une idée que je trouvais amusante, celle de nous voir arriver en pleureuses, deux commères en deuil qui vont passer plus de temps à critiquer l’assemblée réunie pour des funérailles que par la cérémonie en elle-même. Sans oublier que leur principale préoccupation, c’est que la messe soit vite terminée pour aller se rassasier de canapés et de petits fours avec une bonne coupette de champagne. Mais finalement, je pense que si le visuel pouvait être intéressant, je me demande si on n’aurait pas rapidement tourné un peu en rond. Et puis, les enterrements, ça peut ne pas être drôle pour tout le monde.

Après avoir discuté avec mon acolyte Bernard, j’ai vite tout remis à plat car lui, comme il ne tient pas à ce qu’on fasse le même genre de choses que les deux premières fois (moins de chansons, plus de texte), on va devoir être encore un peu plus sélectifs car moi, je veux quand même quatre ou cinq chansons. Il va falloir conserver notre hymne, Chacun son homme (Annie Girardot et Brigitte Bardot) et j’aimerais bien intégrer Demain tu te maries (arrête, arrête, ne me touche pas…) et On a toutes besoin d’un homme (Sylvie Vartan et Mireille Mathieu en duo… Oui, oui…) parce que, on a beau dire mais les chansons, ce sont aussi des respirations dans les dialogues que nous allons jouer. Normalement, s’il n’y a pas la révolution à ce moment-là, ça se passerait le samedi 8 mai 2027. Dans un peu plus de 6 mois.

Ça serait pour fêter les 60 ans d’un ami (à son corps défendant car il ne le saura que le soir-même), ça se passera chez le patron car ça permettra à ce dernier de renouer avec une vingtaine d’amis qu’il a peu ou prou perdus de vue depuis son deuil, en 2023. Et finalement, nous pourrions être deux femmes de ménage qui viennent à une cérémonie (à définir) et qui, comme par hasard, auraient travaillé chez chacun des invité(e)s de la soirée. Avec beaucoup de secrets à dévoiler dont beaucoup d’inavouables. Et nous terminerions en femmes qui ne veulent pas vieillir. La preuve ? Nous porterons chacun une mini-jupe comme si nous n’étions pas ridicules, avec ça. Voilà en gros la trame. Il y a du travail d’écriture qui nous attend et d’expérience, je sais que ça va nous prendre environ trois à quatre mois…

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mardi 27 octobre 2026

Shen Yun

Il n’y a pas que les pubs Comme j’aime, Carglass et autres bêtises du même acabit qui sont agaçantes. J’ai déjà évoqué ce sujet dans des billets un peu anciens mais là, je trouve qu’il y a une publicité qui est réellement insupportable tant par sa teneur que par son matraquage. Au moins une fois par jour. Alors oui, je pourrais ne pas allumer mon téléviseur et ne pas la subir mais je ne vais pas renoncer à une vie que je considère normale sous prétexte que des gens ont envie de nous laver le cerveau. Bon, je ne vais pas continuer de ne pas citer le nom de la marque car de toute façon, il est dans le titre de ce billet, alors… Alors, il faudrait vraiment avoir du confit d’oignons dans les yeux pour ne pas l’avoir vu et de la compote de coing dans le cerveau pour ne pas avoir compris. Sans méchanceté.

Shen Yun. Ah la, là, rien que d’écrire le nom, j’ai mes trois poils sur les bras qui se hérissent et mon anus qui se referme comme une coquille Saint-Jacques qu’on vient déranger alors qu’elle est en train de prendre un bain de fond-marin. Ou comme une huître qui n’a pas envie qu’on vienne l’ouvrir de force. Shen Yun. Vous avez entendu les arguments qu’on nous balance à chaque diffusion du spot publicitaire actuel ? Un spectacle qui compte vraiment. Ah oui ? Vraiment ? J’aimerais qu’on me dise qui compte pour qui ou qui compte sur qui parce que là, en l’état, moi, je ne vois pas. Pour chacun d’entre nous. Non merci, sans façon. Moi, on ne m’a pas demandé mon avis mais je vais le donner quand même, je ne suis pas intéressé. Donc, si c’est sans moi, ce n’est pas pour chacun d’entre nous, CQFD.

On l’attendait depuis si longtemps. Ah bon ? Encore une fois, pas moi. Je n’ai jamais attendu Shen Yun de toute ma vie et si je devais attendre quelqu’un ou quelque chose dans le domaine culturel, je préfèrerai patienter pour Godot. Ou même Bojangles mais c’est tout. Là, au moins, ça a de la gueule. Ce n’est pas un produit calibré dans un seul but mercantile. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie. Mais puisque je vous dis que ça ne m’intéresse pas, pourquoi vous insistez, monsieur Yun ? Y a des fois où vous êtes plus que pénible, vraiment. Vous êtes carrément chiant. Et si vous n’arrêtez pas je me demande si je ne vais pas organiser une manifestation contre votre publicité invasive. Laissez-moi juste le temps de voir si les casseurs et pilleurs réunis sont disponibles à une date qui me convient.

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lundi 26 octobre 2026

Léon, intime (2)

Emmène-moi danser ce soir, joue contre joue et serrés dans le noir… Oh pardon, Votre Sainteté, je pensais que vous aviez terminé de faire vos ablutions. Ne t’excuse pas, Edgard Iván, tu m’as déjà vu sans soutane, ça ne me dérange pas. En revanche, j’espère que tu ne m’as pas entendu chanter ? Cher Primat d’Italie, oui, je vous ai entendu chanter mais vous me connaissez, je vous ai entendu mais je ne vous ai pas écouté et j’ai déjà tout oublié. C’est bien, Edgard Iván, tu es vraiment le plus fidèle de tous mes fidèles et Dieu sait combien j’en ai, des fidèles. … Je peux vous faire une confidence, très cher Saint-Père ? Bien sûr, Edgard Iván, bien sûr, je t’écoute. Je ne sais même pas si c’est une confidence ou une confession que je vais vous faire, cher successeur du Prince des Apôtres. Je suis là pour ça, Edgard Iván, je t’écoute.

Mon Saint-Père, je ne peux pas continuer de vous dire que je ne vous ai pas entendu chanter et ça n’était pas la première fois depuis que je vous ai rapporté votre baladeur, il y a deux semaines. Et je me dois de vous dire que si votre idolâtrie envers cette femme, que Dieu me pardonne, m’a d’abord beaucoup étonné, au fil des jours, j’ai pris du plaisir à vous entendre chanter en écoutant ses plus grands succès. Il s’agit de Michèle Torr, Edgard Iván, la grande Michèle Torr, certainement la plus grande voix de la chanson française. Une voix comme celle de Notre Seigneur, impénétrable tant elle est belle, tant elle est forte, tant elle est puissante… Je comprends, grand Serviteur des serviteurs de Dieu, je comprends. Et tout à l’heure, quand je suis entré dans vos appartements et que vous étiez sur le point de terminer vos ablutions…

Oui, Edgard Iván, je t’écoute. Pardon, mon Saint Père adoré mais je suis encore troublé… Ah pardon, je ne me suis toujours pas rhabillé, excuse-moi, Edgard Iván. Non, ce n’est pas votre petite tenue qui me trouble, mon Pontife, non, je suis habitué, maintenant… Mais qu’est-ce donc, alors, Edgard Iván ? Alors, cher Primat d’Italie, c’est la chanson que vous chantiez quand je suis entré. Ah ? Emmène-moi danser ce soir ? Oui, je ne la connaissais pas et ça m’a fait des choses de vous entendre… Joue contre joue et serrés dans le noir ? Oui, aussi, très cher Saint-Père. Mon bon Edgard Iván, désormais, nous sommes unis par une nouvelle chose, Michèle Torr. Ça nous en fait des liens, Edgard Iván, non ? Oui, mon Pontife, ça nous en fait des liens et vous savez que s’il ne doit en rester qu’un, je serai celui-là. Je le sais, Edgard Iván, je le sais fort bien.

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dimanche 25 octobre 2026

nuit d’hier, heure d’hiver (billet énervant)

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai fait comme tout le monde, je suis passé à l’heure d’hiver. À mon corps et à mon esprit défendants. Parce que je déteste ça. Tout comme l’heure d’été mais je ne vais pas en faire des tonnes à ce sujet parce qu’on va encore dire que j’en fais des tonnes. Et je ne vais pas encore râler sinon, on va dire que je vais encore râler. Non, je vais simplement vous raconter mon expérience de ma nuit de samedi à dimanche, nuit un peu agitée avec le changement d’heure.

Déjà, j’avais modifié toutes les pendules, les horloges, les réveils et autres appareils autour de la télévision dès 16 heures, pendant que les manifestants manifestaient, que certains casseurs cassaient et que d’autres, plus ou moins pilleurs, pillaient. Et quand je suis allé me coucher, j’ai bouquiné et j’ai éteint. Il était 22h, à l’heure d’été. Soit 23h, à l’heure d’hiver et moi, passé 10 heures du soir, j’ai du mal à m’endormi car normalement, je me couche avec les poules. Et certains coqs.

Mais bon, premier réveil pour faire pipi vers 23h45 heure, heure d’hiver, soit 22h45… Non, soit 00h45, heure d’hier (de la veille)… Non, à chaque fois, c’est pareil. Je n’y arrive jamais. La veille de l’heure d’hiver, il était 22h45 ou 00h45 ? Voyons, réfléchissons un instant : si j’ai reculé ma montre, à 3h du matin, il était de nouveau 2h (toujours du matin), ça veut donc dire que je me suis levé pour faire pipi à 22h45, heure d’hier alors que mon réveil affichait 23h45. Donc, je n’ai pas éteint à 22h…

Si, j’ai éteint à 22h, heure d’hier parce qu’il était 23h, sur mon réveil. Bref, je me suis levé à 23h45, heure d’hiver (ou de la veille ?) et là, en regardant ma montre connectée, je me suis demandé quelle heure il était réellement. Et je me suis recouché en me disant qu’il me restait au moins 5 heures de sommeil avant de me lever le lendemain matin. 5 heures de sommeil, d’accord mais 5 heures d’hiver ou 5 heures d’hier ? Pfou… J’en ai plus que ma claque de ne pas savoir à quelle heure d’hiver me fier.

Je me suis levé de nouveau vers 3h (heure d’hiver) donc, 2h (heure d’été – c’était l’heure d’hier), en réalité (ou dans mes rêves)… À moins qu’en vrai (ou dans mes cauchemars), il n’ait été 4h (heure d’été ?)… Non, si à 3h (heure d’hiver), il était 2h (heure d’était), quand je me suis levé à 3h (heure d’hiver), il était bien 2h (heure d’hier) ou alors, il faut qu’on m’explique parce que moi, là, tous les six mois, c’est le même problème. Je ne m’y ferai probablement certainement jamais. Pas envie non plus.

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samedi 24 octobre 2026

une longue après-midi

Nous avions pris nos précautions. Nous avons déjeuné plus tôt, hier, chez le patron, avec le président et les chiens car le président voulait rentrer le plus rapidement possible chez nous. Il est rentré vers 14h, moment où le cortège devait s’élancer, place de la Bourse, ça lui a laissé un peu de temps sans stresser. Si ce n’est que moi, j’étais resté pour aller promener les chiens pendant que ça ne pétait pas. Nous sommes partis pendant une trentaine de minutes, nous avons ramassé un peu de pluie (quel dommage qu’il n’ait pas plus plu) et nous sommes rentrés, pépères peinards. Et là, dans le doute, je n’ai pas attendu que les choses se rapprochent et s’aggravent et je suis rentré chez moi. La ville était étonnamment calme. Anormalement calme. Dangereusement calme. Ça m’a un peu troublé.

Devant la mairie, les forces de l’ordre et du maintien de la paix avait fait comme un camp retranché avec des véhicules, des espèces de grilles de protection (anti-émeutes ?), des lances à eau, etc… Là aussi, ça faisait bizarre et ça mettait mal à l’aise. J’ai salué quelques policiers en leur souhaitant bon courage car si nous ne le faisons pas de temps en temps, ça voudra dire que les manifestants, casseurs et pilleurs réunis auront raison de dire que les policiers sont des assassins. J’ai pris les deux rues commerçantes pour rentrer chez moi, tout était barricadé à quelques magasins près (savaient-ils qu’il y avait un risque ? Quand même…) et ça m’a vraiment troublé, ces rues presque désertes, ces magasins confinés derrière des panneaux de bois et un quasi-silence. Qu’est-ce que ça cachait, hein ? Trop calme.

Et le temps a longuement passé. Et j’ai été surpris de ne pas entendre de bruit comme celui de l’explosion d’une grenade assourdissante. Et je suis allé plusieurs fois sur la terrasse pour regarder s’il se passait quelque chose. Rien. Nada. Que tchi. Alors, on a fini par comprendre que peut-être, la manifestation allait rester calme. Comme quoi, quand on veut, on peut… Et au moment de dîner, j’ai fermé le site de Sud Ouest avec les informations en direct et je suis allé lire au lit. En espérant que la nuit allait être normalement calme. Ce matin, je découvre que ça s’est nettement mieux passé que la semaine dernière, partout en France. Faut-il s’en réjouir ? Pour quelqu’un comme moi qui n’est jamais satisfait, non, bien sûr. Il faut se méfier de l’eau qui dort. Si ça se trouve, samedi prochain, ça va recommencer.

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vendredi 23 octobre 2026

des raisons qui ne justifient rien

Aujourd’hui, il doit pleuvoir. Ça me plaît bien. Qu’on interdise les capuches et les parapluies.

Sur le site Philomag, j’ai lu qu’il y avait trois raisons au fait que les révoltent ont lieu à quelques mois de la présidentielle et je ne suis pas forcément d’accord avec tout. En premier, on parle des angoisses et des colères d’une grande partie de la population. Parce que les canicules, parce que les incendies, parce que les prix de l’essence, parce que la difficulté à vivre de son travail (et à vivre sans travail ?), parce que la disparition des services publics, parce que les déserts médicaux, parce que la génération Z sacrifiée à l’autel de la Covid… Excusez-moi mais pourquoi les jeunes seraient-ils plus traumatisés que les autres par la Covid ? Parce qu’on les a contenus et qu’ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient quand ils voulaient ? Ils avaient pourtant les réseaux sociaux pour les occuper (in)intelligemment…

Si c’est la faim qui les motive, les casseurs et les pilleurs, qu’on leur donne leur 4 heures à l’heure.

Ensuite, Macron, en fin de règne, n’écoute pas le peuple de son pays. Il n’aurait pas lu les cahiers de doléances des gilets jaunes (et casseurs réunis) première époque, organise des conventions citoyennes dont il ne met aucune proposition en œuvre et donc, les gens qui, majoritairement lui en veulent, ne voudraient pas le laisser partir comme ça. Oui, d’accord, tout cela est vrai mais en Italie, en Espagne, en Grèce, en Albanie et bientôt en Allemagne, ce n’est pas Macron qui dirige. En Italie, c’est même une première ministre d’extrême-droite, si je ne m’abuse. Alors, cet essaimage des révoltes en Europe, n’est-ce pas plutôt symptomatique d’un problème plus lié à Internet et aux réseaux sociaux qu’à autre chose. L’IA angoisserait les jeunes ? Je demande à voir car ils savent bien l’utiliser et souvent, même…

Cet après-midi, je voudrais bien promener les chiens en toute sérénité avant de rentrer chez moi.

Enfin, la troisième raison, Philomag l’appelle « la discordance des temps. » Parce que tout le monde (ou presque) pense que rien ne sera résolu après la prochaine présidentielle. Certains pensant que le RN au pouvoir risque d’aggraver les choses (mais avec un bel enrobage démocratique), d’autres que LFI au pouvoir aggraverait aussi la situation car nos libertés seraient limitées et les derniers pensent que ceux du centre (de gauche ou de droite), s’ils restaient au pouvoir, continueraient de ne pas se soucier des vrais problèmes des français. Alors moi, je demande : quels sont-ils, ces vrais problèmes ? J’aimerais en avoir une liste précise et argumentée, en effet, comment les gens dépensent leur argent ? Parce qu’il faut arrêter de se voiler la face, c’est plus un problème de vouloir d’achat que de pouvoir d’achat, il me semble.

Bon, alors, ce soir, vous pensez que nous serons encore en vie, ici, à Bordeaux centre ? J’espère.

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jeudi 22 octobre 2026

avoir confiance (ou pas)

« Il y a eu un 17 octobre, il n’y en aura pas deux. Il faut avoir confiance dans les services d’ordre et les jours qui viennent vont le prouver. » Ce sont, peu ou prou les mots de notre ministre du commerce, l’autre soir, sur France 5, dans C à vous. Et il a même ajouté (je cite de mémoire) qu’ « il n’y aura pas de saccage et de pillage samedi prochain. » « Vous êtes sûr ? » « Oui, je suis sûr. » Ah ben alors, tout va bien. C’est sans doute parce que c’est la mode que dans beaucoup de rues de Bordeaux (et apparemment aussi dans d’autres villes de France), on protège les magasins avec des panneaux en bois et même encore plus incroyable (quel talent), même le bâtiment de la police, dans la rue du patron, une petite rue qui abrite le siège de la Police Municipale, l’école de formation interne et la base opérationnelle (notamment pour la brigade de nuit et celle de proximité du centre-ville.)

Oui, oui, je vous jure. Hier matin, des ouvriers sont venus découper des grands panneaux en bois pour les mettre à dimension de toutes les ouvertures vitrées alors qu’il n’y en a aucune au rez-de-chaussée. Quand j’ai vu ça, je peux vous dire que ça m’a totalement rassuré. Je me suis dit que tout allait bien et que, effectivement, samedi, on n’allait rien craindre. Rien du tout. Il aurait peut-être été plus simple et moins anxiogène de bloquer la rue avec des blindés. Encore que… Une si petite rue… Avec des si gros blindés… Pas sûr que ça rentre sans préliminaires. Bon, sinon, on a appris que beaucoup de commerçants et de restaurateurs avaient choisi l’option d’acheter des armes non létales pour se défendre. Ouais, ça aussi, c’est une idée mais moi, je ne l’aime pas. Risquer d’aller en prison pour avoir protégé son bien ou sa maison, ça n’en vaut peut-être pas tant la peine que ça.

Dans les pires bêtises de la semaine, les pires conneries post 17 octobre, il y a cet article de L’humanité qui a titré : « La faim a pris le dessus. » Oui, oui. Certes, personne ne s’en est vraiment douté mais peut-être que les saccageurs et les pilleurs étaient juste des gens affamés qui n’avaient pas de quoi se nourrir. Même les mineurs que j’ai vus sur la place en bas de chez moi. Ils devaient avoir vraiment très, très, très faim, alors. Mais c’est vraiment dommage qu’ils n’aient pas eu l’idée de tout simplement manger les vitrines au lieu de les lécher et de tout voler. Ce n’est pas forcément très digeste, le verre mais bon, quand on a faim, hein… Et quand ils revendent ce qu’ils ont volé sur Internet, c’est pour avoir de l’argent et s’acheter à manger. Bien sûr. Non, non, je vous jure, on peut avoir confiance. Totalement confiance. Il ne se passera rien, samedi. C’est un ministre qui l’a dit.

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mercredi 21 octobre 2026

habiter à Royan

Vous devriez venir habiter à Royan, il y a des maisons superbes qui vous conviendraient. Habiter Royan, mais tu es fou ? Quelle idée saugrenue… Quand j’ai entendu ça, j’ai bondi de mon siège, j’ai fait un vol plané et je me suis écrasé sur le sol. Heureusement, je me suis retrouvé sur le tapis. Ça aurait pu être pire. Mais vraiment, j’ai failli me pincer pour savoir si je ne rêvais pas. Non, me pincer, ça n’aurait pas été suffisant, j’ai failli me mordre. Sauf que là, je ne l’ai pas fait car je ne suis pas masochiste non plus. Alors, je me suis plutôt pincé de nouveau. Et il m’a répété ce qu’il venait de me dire : vous devriez venir habiter à Royan, il y a des maisons qui vous plairaient, elles sont superbes » Et là, de mon côté, je n’ai pas pu m’empêcher de lui réitérer la même chose : mais quelle idée saugrenue. Tu es devenu fou ?

Pourquoi je n’ai pas du tout l’intention d’aller habiter Royan, un jour, n’importe lequel ? Parce que je n’ai pas besoin ni envie qu’on décide pour moi. Parce que je n’ai aucune attache spéciale là-bas. Parce que je suis bien à Bordeaux (malgré tout ce qui s’y est passé samedi dernier et ce qui va se passer de nouveau dans les semaines et les mois à venir.) Parce que j’ai tous mes proches ici, dans un périmètre assez restreint et que m’expatrier à Royan, ça voudrait dire me couper de tout le monde. La preuve ? Quand celui qui m’a soumis cette idée va y vivre définitivement, d’ici deux ans, à quelques mois près, moi, j’en profiterai peut-être pour couper les ponts. D’abord lentement. Puis franchement. Et pourtant, Royan, j’en ai déjà parlé dans ce blog. Rarement mais quelques fois malgré tout. Pour différentes raisons.

D’abord parce qu’à l’époque, je croyais qu’il y avait un prince, là-bas. Ensuite parce que j’y ai quelques vagues souvenirs de quand j’étais jeune mais tout a tant changé, depuis… Et parce que j’étais allé assister au spectacle de cabaret travesti d’un ancien voisin d’en face, une fois.  Mais de là, à m’imaginer émigrer en Charente-Maritime, il y a un pas que même un cul-de-jatte hésiterait à faire… Après, il y a peut-être un argument qui pourrait faire pencher la  balance du côté de Royan, c’est que mon toubib, le généraliste, y a une maison, une résidence secondaire qu’il retape avec son mari et que ça serait l’occasion de s’y voir quand il sera lui-même en retraite. Mais franchement, est-ce que ça suffit pour me faire envisager d’aller vivre à Royan ? Même dans une belle maison ? Non, je me tâte. Je me palpe dans le vide.

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mardi 20 octobre 2026

excessivité, report et dictature

À cause de tout ce qui vient de se passer, à cause de mon état mental et physique un peu délabré (j’aime bien exagérer un peu car, entre nous, je ne vais pas si mal que ça, j’ai des douleurs partout mais ça va), je me retrouve à reporter (sine die ?) plusieurs billets que j’avais écrits et, actualité oblige… Mais non, mais oui, je ne pouvais pas continuer comme si de rien n’était. Alors, nécessité faisant loi, j’ai réagi. J’ai même sur-réagi mais je crois que je suis loin d’être à la hauteur des casseurs et des pilleurs. Alors, bien évidemment que les manifestants avec des revendications véritables et claires ont le droit de défiler mais compte tenu de l’état du pays, ne serait-il pas sage de ne pas en ajouter chaque semaine puisqu’on sait que les nuisibles vont recommencer à mettre les villes à feu et à sac, en espérant, pas à sang.

Bien sûr que je suis excessif, que j’en fais des tonnes sur LFI mais excusez-moi du peu, ce n’est pas moi qui suis ambigu, qui se réjouit du chaos (puisque le parti a déjà annoncé qu’en cas de victoire du RN à la prochain présidentielle, ils seront dans la rue car, en bon démocrate qu’est ce parti extrémiste, on s’arroge le droit de ne pas reconnaître une élection – ça fait penser à un certain Donald, prrrrrt – d’aucuns m’ont demandé si ce n’était qu’une vue de l’esprit, tous mes gaz, quand j’écris certains noms, qu’ils se rassurent, je suis bien plus primaire que ça, je pète – ou je rote - réellement à chaque fois que je les prononce ou les écris) et ce n’est pas moi qui ai commencé. Parce que d’où tu te prends le droit de tout casser, hein ? Oui, je m’adresse à toi, le pilleur, le casseur. Le cailleur et le pisseur, presque, non ?

Enfin tout ça pour dire que j’ai plusieurs billets écrits d’avance qui attendent leur tour. Patiemment. Sans agressivité. Sans chercher à resquiller. Des billets normaux, quoi. Comme devraient être les gens. Parce que j’en ai un peu assez d’entendre « je suis contre la violence mais il faut bien que tout le monde s’exprime. » Non, ce n’est plus possible. Et donc – pardonnez mes fréquentes digressions – j’ai des textes à publier. Et jusqu’à samedi matin, je vais essayer de reprendre le cours normal de ce blog. Et dès demain, je vais essayer de retrouver mon sens de l’humour. Qui ne plaît pas à tout le monde mais je m’en fous, dans ma démocratie à moi, je fais ce que je veux. Ma démocratie ? Ma dictature, plutôt. Ah si seulement j’étais dictateur… Je ne me rendrais pas malade de tout ce bordel, non, au contraire, je m’en régalerais.

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lundi 19 octobre 2026

dans le calme et sans violence, ça existe

Hier midi, avec le président (le mien), nous sommes allés au rassemblement organisé par l’Association des Maires de France, dans la cour de la mairie de Bordeaux. Nous y étions à 11h45 pour midi pile en espérant qu’il y ait du monde mais j’avoue que sur ce point, j’ai été un peu déçu. Combien étions-nous ? Cinq cents ? Bon, c’est vrai, c’est peu mais c’est symbolique. Et si dans chaque municipalité du pays, il y avait au moins cinq cents personnes, au bout du compte, ça doit chiffrer malgré tout. Bref, nous avons écouté le discours de notre Maire, Thomas Cazenave, clair, net et précis mais au fond de moi, j’avais une petite voix qui me disait tristement que rien n’allait changer d’ici samedi prochain ni d’ici le 5 novembre. Nous sommes ensuite allés jusqu’à la préfecture à quelques trois cents mètres. En cortège.

Et même si nous étions peu nombreux, notre « défilé » a été digne, calme et silencieux. Pas eu besoin de service d’ordre si ce ne sont cinq ou six policiers à vélo pour stopper les trams dans les deux sens car nous occupions les voies (damned, mais que fait la milice contre ça ?) et franchement, si ça, ça n’est pas la preuve qu’on peut manifester sans violence… Moins de cinq minutes et une Marseillaise après, tout le monde s’est dispersé sans énervement. Oui, tout ça, ça existe. Ça peut exister. Quoiqu’il en soit, je n’ai toujours pas décoléré depuis samedi et j’en paie les frais puisque je suis tout déglingué de partout, toutes mes douleurs anciennes ou récentes se sont coalisées pour me rendre tout raplapla. Ça m’a flapi. Littéralement à plat. Il y a même des moments où je me demande si je vais arriver à m’en remettre.

Écoutez, ou plutôt, lisez : ça me passera mais je ne pensais vraiment pas vivre ça, un jour. Et j’aimerais pouvoir me dire que je ne revivrai plus jamais ça mais là, je suis dans l’utopie la plus folle.  Sauf si demain, on décide de punir tous les casseurs, tous les pilleurs et tous les connards qui les excitent. Comment ? Je ne sais pas, je ne suis pas aux manettes mais pourquoi ne pas les envoyer en Corée du Nord ou au Myanmar ? Histoire de leur apprendre à vivre. Et histoire de leur montrer qu’en France, on n’est peut-être pas si mal que ça. Sans eux. Et ce qui me désole aussi, c’est que ça semble monter partout en Europe. Après, comme personne ne fait rien, à part souffler sur les braises, il ne faudra pas s’étonner qu’on ait une Marine Le Pen, prrrrrt, au pouvoir dans quelques mois. On aura récolté ce qu’on aura semé. Merci à LFI ? Non.

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dimanche 18 octobre 2026

du bruit, des larmes et des pilleurs

Pour faire suite à mon billet d’hier (et à celui d’avant-hier), comme je n’avais pas eu assez de place pour déverser tout mon fiel contre les manifestants, les gilets jeunes, les gilets jaunes et les casseurs réunis (politiques d’extrême gauche compris – mais que ceux d’extrême droite ne se sentent pas hors de critique, il ne faut pas rêver non plus parce que c’est là où ils sont le plus dangereusement sournois, ils nous brossent dans le sens des poils), je voudrais revenir sur la suite des événements de samedi, fin de journée. Après vous avoir laissé dans une espèce de chaos dans mon quartier, les gens ont eu l’air de se calmer mais que nenni, c’était sans compter sur ces jeunes (du moins, en apparence), tous cagoulés, tous de noir vêtus à de rares exceptions près, qui s’en sont pris à des magasins.

J’ai entendu des coups sur ce que j’ai pensé être un rideau de fer d’une boutique et je ne me suis pas trompé car rien qu’à cinquante mètres de chez moi, plusieurs ont été vandalisées et dévalisées. Mais le pire du pire, c’est de voir tous ces gamins (filles comprises et croyez-moi, elles n’étaient pas les dernières ni derrière), avec les bras pleins d’emballages de produits en tout genre. Et ils sont venus sortir les objets et autres appareils hors de leur boîte afin de les ranger sur eux (certains avaient même carrément des sacs de ces enseignes, pleins de produits volés, pillés) et ainsi, je suppose, en cas d’arrestation, ils pouvaient toujours arguer du fait que c’était à eux, qu’ils n’avaient rien volé. Tu parles, Charles. Les pavés de la place en bas de chez moi étaient jonchés d’emballages vides. Là aussi, désolant.

Même pas la politesse de mettre tout ça dans des poubelles vertes… Ah ben non, suis-je sot ? Ils les ont brûlées, ces dernières… Même pas de conscience écologique… Ah ben non, suis-je re-sot ? Ils n’en ont aucune conscience. Aucune conscience et aucune vergogne. À se demander s’ils ne sont pas venus manifester dans le seul espoir de pouvoir aller piller des magasins. Mais que personne ne s’y méprenne, tous les dégâts, qu’ils sont publics ou privés, on va les payer et eux aussi et les gens de chez LFI aussi. Que ce soit en impôt, en augmentation de primes d’assurance, en coût de la vie car quand des enseignes sont pillées, il faut bien récupérer les pertes, non ? Et comment ? En augmentant les prix de vente, peut-être… Mais là encore, je suis très sot car les jeunes, ils se sont déjà bien servis.

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samedi 17 octobre 2026

du bruit et des larmes

Comment dire ? Comment dire les choses sans passer encore pour un réac ? Eh bien, je pense que je vais dire les choses le plus simplement du monde. Mais avant tout, je voudrais assurer les forces de l’ordre, pompiers, policiers, gendarmes et CRS de tout mon soutien car franchement, ce qu’on a vu à la télé et ce que j’ai vécu en vrai, dans l’hyper-centre de Bordeaux, hier, ça a encore renforcé ma colère dont j’ai déjà fait preuve dans le billet de la veille. Mais hier, j’étais juste en colère. Là, depuis hier soir et ce matin, je suis en furie et triste. C’est étrange, comme sentiments mêlés. Je n’ai jamais connu ça jusqu’à présent. Dois-je remercier tous ces crétins absolus qui savaient qu’en manifestant, ils ouvraient la boîte de Pandore ? Tous complices, moi, je les pénaliserai tous. Politiques compris. Et en première ligne, Mélenchon, prrrrt ; Mathilde Panot, spl-spllltch et Manon Aubry, spl-spllltch, tiens, elle aussi.  Pas de raison.

Avec leur sourire goguenard et leur écharpe tricolore. « Vous voyez, on manifeste dans le calme, il n’y a aucune violence. » Dans vos culs, mesdames et messieurs de chez LFI. On devrait vous retirer vos mandats d’élus. Vous êtes indignes de la France. Vous êtes la honte de notre pays. Bref, à 15h30, je file chez le patron pour aller promener les chiens. Du monde partout, manifestants, forces de l’ordre et une espèce de tension plus que palpable. Une épaisse fumée noire monte du cours d’Alsace et Lorraine, ça ne sera que la première d’une longue série. Et des pétards, des grenades et d’autres bruits faisant penser à la guerre. On a réussi à faire vingt-cinq minutes à peu près au calme, à Mériadeck mais pour rentrer, ça a été moins facile. Contourner les cortèges, officiel ou sauvages et les forces de l’ordre. On a réussi à rentrer. Avec la gorge qui piquait de tant de fumée. Et les yeux, un peu aussi. Provisoirement sauvé.

17h15, après un bon moment à discuter avec le patron, je décide de rentrer chez moi pour éviter la fin de journée, le jour qui sombre doucement vers la nuit. Et là, au lieu de faire les 400 mètres habituels, j’ai dû faire des tours et des détours pour pouvoir passer car les forces de l’ordre bloquaient presque tous les accès de l’hyper-centre. Je me suis ramassé des fumées de bombes lacrymogènes, le prix à payer pour passer. Et je suis rentré chez moi, épuisé. J’ai fondu en larmes.  Pas seulement à cause des odeurs. Parce que ça m’a désolé, tout ça. Et ensuite, ça n’a eu de cesse de voir des incendies devant des magasins, au bout de la rue ; des bruits de vitrine qu’on casse ; des charges de CRS en bas de chez moi et toujours, toujours, ces odeurs… L’odeur de la connerie en plus. Moi, ce que j’aurais aimé, c’est que les casseurs s’en prennent au parti de LFI ou aux maisons de ses représentants. Juste pour voir.

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vendredi 16 octobre 2026

la police tutelle

C’est la question que tout le monde se pose, sauf les gens de gauche : la police tutelle et la police tue-t-elle ? Pour les gens énamourés de la clique LFI et autres consorts, non, il n’y a pas de question, c’est une affirmation. C’est une vérité assénée à coups de matraques verbales. Pour les autres, la police ne tue pas mais la police peut avoir tendance à avoir quelques brebis galeuses dans ses rangs. Mais moi, je fais confiance aux plus hautes instances de l’Intérieur qui mènent des enquêtes pour démêler le vrai du faux. Mais fondamentalement (et contrairement à ce qu’on entend partout), la police ne tue pas. On est en France, un pays démocratique (n’en déplaise aux esprits chagrins) au moins jusqu’à la prochaine présidentielle car si le RN passe, on sait déjà que LFI sera dans la rue pour tout casser (démocratie ?) et si LFI passe… Non, ça, ça ne peut décemment pas arriver. Pas chez nous.

Bref, la police ne tue pas mais la police est là aussi pour protéger ceux qui ne manifestent pas et ceux qui ne les soutiennent pas, ceux qui sont en colère. Car la réponse à des revendications, si légitimes qu’elles soient, n’est pas la violence. N’est pas la dégradation de bien publics ni privés. Et moi, je reste persuadé que tant qu’on est un rebelle normal, on ne craint rien. J’ai commencé mes premières manifestations écolo-socialo en 1980, à Paris, entre autres contre le nucléaire (si j’avais su…) et j’ai vécu une charge de CRS mais il n’y a pas eu de blessés, juste des gaz lacrymogènes. Ça m’a piqué un peu les yeux mais je n’ai pas demandé mon reste. Et je n’ai rien cherché à brûler. Et je n’ai jamais tenté d’exciter un homme de loi en uniforme. Non, je les respectais même si je ne comprenais pas qu’ils ne soient pas avec nous. Autres temps, autres mœurs, aujourd’hui, c’est tout de suite la chienlit.

Parce qu’on ne s’y trompe pas, qui comprend et soutient les manifestations comme celles des lycéens (comme au temps des gilets jaunes et casseurs réunis), comprend et soutient les violences qui y sont associées. Et en particulier les irresponsables politiques qui les encouragent dans le bordel. Tu ne veux pas être atteint par un projectile policier ? Tu ne vas pas dans les rangs avec ceux qui n’ont qu’une seule idée en tête : tout casser. Et j’aimerais ajouter que l’acteur Omar Sy, du fin fond des états-Unis où il réside, pourrait se passer de ses leçons de morale à deux balles. On n’a pas besoin de connaître son avis sur la révolte des lycéens. On a déjà assez à faire avec les conneries de LFI et associés. Oui, je suis en colère. Aujourd’hui, c’est la grande journée des gilets jeunes et des gilets jaunes et des casseurs réunis. Le pire, on sait déjà qu’il y aura beaucoup de casse. C’est lamentable.

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jeudi 15 octobre 2026

ma cheville et son nodule

C’est vraiment gentil, Mymy, d’avoir demandé de mes nouvelles dans un commentaire, hier mais je suis un peu perplexe car ce que je constate, c’est que tu ne demandes pas des nouvelles du nodule papal. Alors que les choses semblent bien plus graves pour le souverain pontife que pour moi. À ce que je sache, Léon XIV aurait attrapé un cancer dans un poumon alors que pour ma cheville, aux dernières nouvelles, ce n’est pas malin. Et même doublement pas malin. D’une part car tomber comme je suis tombé, dimanche dernier, c’est franchement stupide (comme la plupart des chutes) et d’autre part car personne n’a évoqué le moindre crabe au niveau de mon articulation du pied gauche. Que dois-je en déduire ? Que l’apostasie m’a préservé du pire pour ne me faire qu’un peu souffrir ?  À d’autres.

À part ça, puisqu’on en est à se donner des nouvelles et toi, comment tu vas ? Et les autres personnes qui me lisent, comment vont-elles ? Oui, toi… Oui, vous… Bien sûr, nos petits soucis n’intéressent pas les journalistes alors que les organes papaux, oui. Bien sûr, nos petites vies semblent bien fades au regard de celle, trépidante, d’un chef du parti catholique. Sauf qu’il n’a pas été élu par ses électeurs fanatiques, lui. Et sauf qu’il ne rassemble pas tous les humains. Allez donc demander à un juif, un musulman ou à un bouddhiste ce qu’il pense de ce nodule cancéreux. Rien. Non, rien de rien. Ou alors, pour se moquer mais ça, je leur laisse, ce n’est pas mon genre de me moquer d’un chef religieux. Et qu’en pensent les athées ? Ah tiens, ça, c’est une bonne question. Est-ce que ça les touche ?

Bon, tout ça nous a considérablement éloignés de ma cheville gauche. Et pour répondre plus précisément à Mymy, j’ai encore un peu mal mais mon kiné, que je vois tous les mardis m’a fait des trucs qui m’ont fait du bien. Il a repositionné mon périnée et depuis, je me sens nettement, voire vachement mieux et la douleur a baissé de façon drastique… Pardon ? Ça ne peut pas être mon périnée qu’il a redressé, Loïc ? Ah oui, c’est vrai, c’est mon péroné. Suis-je sot ‽ Je les confonds toujours, ces deux-là. Il faut dire que si on ne fait pas attention, il y a franchement de quoi. Mais c’est vrai aussi que du côté du périnée, chez moi, rien à signaler. Et chez Léon XIV, comment il va le périnée ? Parce que c’est comme avant l’histoire avec son nodule, on n’en parle jamais de son plancher pelvien, à lui.

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plus rien d’avance

Avec tout ce qu’on vient de vivre, depuis plusieurs semaines (principalement les derniers samedis), j’ai été si obnubilé que j’en ai oublié ...