Pfou, ça y est, on y est en plein dedans, dans les premières canicules. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est agréable d’avoir 30 degrés et plus pendant dix jours consécutifs car je ne comprends pas qu’on puisse supporter une chaleur aussi écrasante. Bien sûr, quand on aura 40 voire plus cet été, ce sera pire mais là, on est brutalement passé d’un froid automnal à une chaleur caniculaire. La seule différence avec ce qui nous attend en juin, juillet ou août (c’est plus facile à écrire qu’à dire « ou août »), c’est que la nuit, on a encore un peu de fraîcheur. Sinon, on transpire. Les tee-shirts collent à la peau. Les bonbons collent au papier. Il y a des gouttières dans certains endroits séparés par un sillon. Avant-hier, j’ai dû promener les chiens, l’après-midi car Marise n’a pas pu venir et je peux vous dire qu’on a tiré la langue, tous les trois.
Et j’ai même attendu un bon quart d’heure, au retour de la promenade pour leur donner leur gamelle car ils haletaient tant (petit navire ?) que j’ai jugé plus prudent d’attendre. Et ils n’ont même pas réclamé, comme les autres jours, ils ont patienté, ils ont bien compris qu’il faisait vraiment trop chaud. Ils sont loin d’être bêtes, eux. Et quand je suis rentré chez moi, vers 18h10, j’étais tout humide. Oh non, que personne ne rêve, que personne ne fantasme, je n’étais pas excité sexuellement, j’étais juste trempé de sueur. Et ta sueur ? Elle bat le beurre. Et je n’aime pas ça. Sauf que là, au moins, je n’ai pas besoin de faire un contrôle technique, mes glandes sudoripares fonctionnent bien. C’est déjà ça de pris. Et je rêve d’un igloo quand je suis dans cet état-là, à subir les chaleurs de la météo, qui me semble bien en rut.
Oui, exactement, un igloo. Parce que quand on a chaud, le mieux, c’est de boire. Pas forcément l’apéro mais au moins de l’eau ou de l’infusion froide. Parce que quand il fait chaud, il faut boire. Igloo, igloo, igloo… Je suis des nô-ôtres, j’ai bu mes verres comme les au-autres. Non, je ne délire pas, j’ai juste chaud. Ah, j’ai chaud, j’ai chaud, je suis chaud… Ça me fait penser à mon acolyte de scène quand son personnage, Stéphanie, dit : « J’ai chaud, je suis chaude pour trouver un homme… », ah non, il ne faut pas que j’y pense, ça me rend triste de ne pas avoir de projet pour faire revivre prochainement nos deux héroïnes. Nous sommes drogués à nos héroïnes, mon pote et moi. Et pourquoi pas imaginer Bernadette et Stéphanie en bikini ? À nos âges ? Non, il fait vraiment trop chaud pour ça. Et moi, d’écrire, ça me donne soif.
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