samedi 28 février 2026

De Groodt

Parfois, dans la vie, il y a des hasards qui sont heureux. Des heureux hasards. Et ce que j’ai vécu, hier après-midi, vers 17h, alors que nous sortions faire un tour pour profiter du soleil, avec le patron. Nous étions place Pey Berland, nous entendions encore un peu les chants pro-iraniens devant le palais de justice et nous nous dirigions vers le centre St Christoly afin d’y faire quelques emplettes de première nécessité : de la confiture, des noix et une tablette de chocolat, tout ça, bio car le patron préfère. Et en passant devant les terrasses du Café Français et consorts, c’est là que je l’ai croisé, Stéphane De Groodt. Quelle ne fut pas ma surprise. Car cet homme fait partie de mes personnalités préférées. C’est un grand humoriste, c’est un excellent acteur et il est belge. Que des qualités, en somme.

Et là, deux choix se sont présentés à moi : le saluer et lui dire combien je l’admirais avec le remords de l’avoir probablement dérangé ou le laisser passer en ayant le regret de ne pas l’avoir salué. J’ai dit au patron « Tiens, Stéphane De Groodt… » « Tu es sûr ? » « Ah oui, j’en suis certain. » « Ce n’est pas un sosie ? » « Non, absolument pas. C’est le vrai. » « Il n’a même pas réagi quand tu as prononcé son nom en t’écriant. » « Il était peut-être perdu dans ses pensées. Ou alors, il fait celui qui n’entend pas car il préfère passer le plus incognito possible. Ou alors, il est devenu sourd. » En réalité, je n’ai eu aucune réponse à tous ces questionnements existentiels. Tout ce que je sais, tout ce que je peux affirmer sans l’ombre d’un seul doute, c’est que j’ai croisé Stéphane De Groodt. Une de mes idoles. Oui, oui.

Euh… Vous avez raison, le mot « idole » est peut-être un peu fort. Ce que j’aurais aimé lui dire si j’avais osé l’aborder ? « J’aime beaucoup ce que vous faites. » Non, c’est trop banal. Pas à sa hauteur. « Vous habitez chez vos parents ? » Non, complètement déplacé. « Je m’appelle Stéphane, moi aussi. Mais pas De Groodt. » Non, peut-être un peu nul. « Saperlipopette, ma salopette ‽ » Non, trop personnel. « Les petits poissons volants nagent dans l’eau gazeuse des fontaines des nuages et du vent. » Il m’aurait alors regardé, un peu interloqué. « C’est de moi. Je pensais que vous aimiez l’absurde. » J’aurais été un peu gêné de sa réaction jusqu’à ce qu’il se mette à me sourire et me dise : « Je peux faire une photo avec vous, j’aime beaucoup ce que vous faites. » On était faits pour se rencontrer.

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vendredi 27 février 2026

annonciation

Mais docteur, vous êtes sûr ? Vous êtes sûr de vous ? Parce que ça m’étonne, moi. Non seulement, je n’ai rien fait mais en plus, vous connaissez mon âge, non ?  Je dis ça parce qu’il pourrait y avoir eu une confusion entre deux dossiers, entre deux patients parce que là, vraiment, comment vous dire ? Pardonnez ma grossièreté mais ça me troue le cul, comme on dit. Et quand je dis que ça me troue le cul, ce n’est qu’une image, c’est pour illustrer ma sidération. Parce que franchement, j’ai eu 66 ans en décembre dernier, autant vous dire que j’étais loin de m’imaginer que j’apprendrais une telle nouvelle à un âge presque aussi avancé. Vous vous rendez compte ? Non, je pense que vous ne pouvez pas vous en rendre compte, docteur. C’est la première fois que vous annoncez une telle chose à un homme de mon âge ?

C’est bien ce que je vous disais, vous ne vous rendez pas compte. Mais c’est une véritable déflagration, cette nouvelle au sujet de ma santé. Je me demande si je n’aurais pas préféré avoir une bonne grosse maladie de derrière les fagots, un truc de mon âge, un truc de mec, un truc à la prostate, par exemple mais là, ce que vous venez de m’annoncer, non, ce n’est vraiment pas possible pour moi de vous croire. Il y a forcément une erreur. Vous me dites que non. Mais moi, comment je vais faire ? Je ne vais jamais supporter ça. Je suis un mec, moi. En plus, je suis le champion du monde des douillets alors vous imaginez bien que ça ne va pas se passer sans douleur et sans larmes. Pfou… Et qu’est-ce que je vais dire autour de moi ? Vous comprenez bien que le président, il va tomber des nues, lui aussi. Il ne va jamais me croire.

Et ce n’est pas tout ça mais comment je vais faire, moi, au quotidien. Vous savez que je marche beaucoup, est-ce que ça va m’empêcher de marcher autant que ce que je fais tous les jours ? Est-ce que ça va m’obliger à suivre un régime particulier ? Et si c’est trop lourd à porter, comment je vais gérer ça avec mon dos ? Avec ma lombalgie chronique ? Et vous ne le savez pas mais je me produis sur scène le 28 mars. Je jouerai la comédie, je chanterai et je danserai et je termine le show en tenue un peu sexy, vous croyez que ça va se voir ? Parce que question glamour, déjà que là, en tant qu’homme mûr un peu travesti, ça va être le pompon. Trois mois, vous dites ? Mais non, ça n’est définitivement pas possible. Vous pouvez me croire. Et comment je vais annoncer à ma mère que je suis enceinte ? Non, ce n’est pas possible.

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jeudi 26 février 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (13)

Dieu ? Hmmm, oui, mortel ? Excuse-moi de te déranger, encore une fois mais bon, parfois, j’ai besoin de te parler. Je suis là pour ça aussi, mortel. Je te remercie, Dieu, de bien vouloir m’écouter. Je t’en prie et Je t’écoute. Alors voilà, ce matin, en me levant, je me suis posé une question qui m’a semblé importante… Ah ? Non, pas importante, essentielle. Je t’écoute, mortel. Sauf que là, je ne m’en souviens plus. Eh bien tu n’as qu’à faire ce qu’il faut pour t’en souvenir et revenir vers moi quand ce sera le moment ad hoc. Comme le capitaine ? … Elle est bonne, celle-là, Dieu, non ? … Dieu ? … Dieu, tu es parti ? … Dieu ? … Oui, mortel ? Tu étais parti ? En effet, J’étais parti. Sache que Je ne suis pas là pour écouter tes vannes. Tu Me fais perdre Mon temps. Je pensais que la notion du temps n’existait pas, chez toi.

Non, le temps n’a pas la même notion pour Moi que pour toi, mortel et justement, comme ça, tu ne peux pas le comprendre, autant que tu restes à ta place et que tu gardes tes jeux de mots pour tes congénères. Tu es un peu soupe au lait, ce matin, Dieu, non ? Je me trompe ? … Dieu ? … Dieu ? … Ohé, Dieu ? Oui, mortel ? Bon, allez, je te jure que je ne blaguerai plus. Tu as une question à me poser ? J’en ai plein, Dieu. Tu as une question pertinente à me poser, mortel ? Comment je fais pour savoir si mes questions sont pertinentes ? À mes yeux, elles le sont mais aux tiens ? Tu Me fatigues, mortel, tu Me fatigues. M’enfin, Dieu, je n’ai rien dit. Je ne t’ai pas titillé, à ce que je sache. Tu ne fais que ça, Me titiller. Sauf qu’on ne titille pas Dieu. Allez… Ou alors, il faut le faire intelligemment mais là, J’en doute.  

Ta question de ce matin t’est revenue, mortel ? Ben non, Dieu. Je ne comprends pas mais depuis quelques temps, j’oublie souvent des choses. Il te faudrait peut-être consulter, mortel. Tiens, l’autre jour, j’étais en train de m’engueuler avec ma femme et… Et ? Et je ne sais plus pourquoi. C’est intéressant. Et à un moment, je lui ai dit que… Tu  lui as dit quoi ? Ben justement, Dieu, je ne sais plus non plus. Décidément, mortel, tu t’améliores de jour en jour. Tu vas bientôt atteindre des sommets. C’est vrai, tu es sérieux, Dieu ? Mortel, sache que Dieu ne plaisante jamais. Ou alors avec des intentions et un humour qui ne peuvent que te dépasser. Je ne comprends pas ce que tu veux dire, Dieu. Tu vois, c’est exactement ce que Je te disais. Pourquoi tu me dis ça, Dieu ? Au fait, on parlait de quoi, déjà, au départ ?

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mercredi 25 février 2026

Epstein mais pas Einstein

Cette affaire Epstein n’en finit pas de faire des ronds dans l’eau et quand on entend Trump (comment faire pour ne pas l’entendre, au demeurant ?), on se dit qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume des aveugles ou les borgnes ne sont même pas des princes. J’en ai un peu assez de ces histoires où même malgré moi, je finis par devenir un peu complotiste : qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? C’est pire que dans mon blog où on ne sait pas toujours si je dis la vérité quand j’affirme que j’invente des choses mais pas que. Bref, on en voit pas le bout du tunnel (comme les aveugles, d’ailleurs, oui, encore eux) mais quelque part, il y a quelque chose de fascinant. Qui est réellement derrière tout ça, finalement ? Probablement pas Jack Lang. Ah si seulement sa démission de l’Institut du Monde Arabe avait également fait que la Fête de la Musique était abrogée…

Tout ça, c’est le reflet d’un monde qui n’en peut plus de marcher sur la tête mais à qui la faute ? On a les dirigeants qu’on mérite. On a les peuples qu’on mérite. Et qui sème… Tiens, par exemple l’autre jour, à Bron, près de Lyon, un jeune lycéen est grièvement poignardé par un autre jeune de 14 ans. Et quand j’ai vu et entendu d’autres jeunes de ce lycée professionnel interrogés par des journalistes, l’un d’eux, en parlant de la bagarre, a déclaré qu’il y avait eu un « réglage de compte » et non pas un règlement de compte. Hier soir, en rentrant chez moi, deux adolescentes hyper maquillées et lookées, à la limite d’être déjà refaites au niveau de leur visage, parlaient fort dans la rue : « je pense qu’on pourrait aller s’assir quelque part, je suis fatiguée. » Normalement, il n’y a que les enfants en bas âge qui ne savent pas que quand on est assis, c’est le verbe assoir et non pas assir, qui n’existe pas, hélas.

Oui, le niveau baisse. Mais pas que chez les jeunes. Ni chez Trump. Prenez Sophia Chikirou qui a lancé une diatribe contre les journalistes d’une rare violence. Mais où en est-on arrivés ? Ah oui, je sais, on est au bord du précipice et notre objectif c’est d’aller de l’avant. C’est sans doute ça. Tout ça pour dire qu’entre Epstein et Einstein, il y a quand même plus que trois lettres de différence et pas forcément i, n et p, non, peut-être c, o et n, aussi, pourquoi pas, hein ? Le monde est devenu un peu con, on est bien obligé de l’admettre ou alors, c’est moi qui suis si pessimiste que ça m’empêche de voir le bon côté des choses. Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est moi qui vois tout en noir. Dominique Pélicot ? Un ange. Trump et Poutine ? Des démocrates absolus. LFI ? Des Bisounours. Le RN ? De l’eau qui dort. Jack Lang ? Le plus honnête de tous les citoyens français. Ah, j’ai fait un bon pètement de plomb, ce matin.

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mardi 24 février 2026

note de frais

J’ai décidé d’arrêter de ne pas me rembourser les frais qui sont directement imputables à mon blog. Et depuis ce matin, j’annonce officiellement que dorénavant (et même désormais) je ferai des notes de frais. En gros, j’écris tous les soirs et tous les matins. Le soir, je jette beaucoup d’idées, je commence des billets (voire, je les termine) et le matin, je les achève. Et à chacun de ces deux moments, je suis amené à consommer : du café, de l’infusion, de l’eau plate ou pétillante et parfois, du grignotage et j’essaie de trouver un moyen de quantifier l’utilisation de mon imaginaire. Et l’usure de mes doigts sur le clavier. Et l’usage de mon ordinateur portable. Et le dictaphone de mon téléphone car quand j’ai une idée dans la rue, je me l’enregistre pour ne pas l’oublier car sinon, c’est sûr et certain, ça me sortira de la tête avant même que je n’ai le temps de faire mille autre choses.

Alors comme hier, j’ai fait des courses, je voudrais noter ce qui est directement imputable à mon blog : du café, du vinaigre blanc (si, si, ça peut me servir quand je n’arrive pas à connecter mes neurones, parfois, tôt le matin – en effet, ils sont probablement entartrés) et un avocat (on ne sait jamais, on n’est jamais trop prudent – en effet, en cas d’attaque pour diffamation ou mauvaise humeur, par exemple) que j’ai pris soin de choisir un peu mûr  mais pas trop non plus. Ensuite, j’ai acheté une baguette à la boulangerie. Si, si, quand j’ai un petit creux, je suis capable d’aller me beurrer une tartine mais je ne déclarerai pas le beurre, c’est cadeau, c’est offert parce que je suis gentil et pas profiteur pour deux sous. Pour mon ordinateur et mon téléphone, je considère que je les utilise à 30%  pour mon blog, je vais donc faire une règle de trois pour le coût de leur batterie.

Concernant mes doigts et l’arthrose qui les fait souffrir, compte tenu que je prends des granules de Chondrostéo-fort de chez Granions, je vais calculer à combien me revient un comprimé et comme j’en prends deux par jour, je ferai une note de frais pour un seul (j’ai été clair, là ? – moi, même, je ne peux pas garantir à 100% que je me suis auto-compris…) Enfin, je pense que le carton de champagne que je me suis fait livré en début d’année peut tout à fait entrer dans mes frais professionnels concernant le blog. Et le pack de trois slips aussi (après tout, je n’écris qu’en étant assis donc, usure de mes fesses et de ce qui les recouvre) et quoi d’autre ? Ah si, et tous les moments où, quand je me réveille la nuit, je me mets à turbiner dans ma tête et que je trouve des idées. Comment les valoriser ? Ne vous inquiétez pas, je vais trouver. Quitte à faire une cote mal taillée. Après tout, hein…

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lundi 23 février 2026

mais qui êtes-vous monsieur-dame (8)

Pour les plus fidèles d’entre vous, vous savez que samedi dernier, chez le patron, j’ai reçu deux jeunes de 21 et 22 ans afin que nous fassions connaissance. Bon, ça, c’est déjà expliqué dans les deux derniers billets publiés. Ce que je n’ai pas encore révélé (je pense que je n’osais pas), c’est qu’il s’est passé quelque chose d’encore un peu étrange. Et ce n’est pas la première fois. Là encore, les plus fidèles savent de quoi je parle. Nous nous étions dit  bonjour, nous avions pris l’apéritif, nous avions déjeuné, nous en étions au café, que les deux gamins ont décliné et pendant que le président continuait de parler danse et danse et danse, le patron et moi, nous avons commencé à ranger. Et chez les deux jeunes invités, celui qui fait de la danse était habillé d’une drôle de façon : un pantalon très large au niveau des jambes.  

Quand je dis très large, ça sous-entend très, très, très large. Ce genre de pantalons s’appelle « wide leg » en français dans le texte anglais. Ils ne sont pas seulement « pattes d’éléphant » car ils sont larges de la taille jusqu’aux pieds. Et comme le jeune en question faisait très gaminot avec son physique de collégien alors qu’il a 22 ans, on s’est demandé si ce n’était pas pour masquer son côté fluet mais bon, ça ne nous regarde pas vraiment. C’est juste un commentaire que nous nous sommes fait. Et qui ne portait pas à conséquence. Sauf que, à un moment, alors que j’étais en train de laver les flûtes à champagne (une flûte de champagne, c’est autre chose), je les ai vus de nouveau, ces deux-là, cet homme et cette femme qui apparaissent de temps en temps dans ma vie. Et il semble qu’il n’y ait que moi qui les vois.

Non, non, ce n’est pas une hallucination. On s’est déjà touchés, surtout par inadvertance mais il n’en demeure pas moins que personne d’autre ne les voit. Et là, samedi, alors que je lavais ces fameuses flûtes, l’homme et la femme me sont apparus et m’ont observé pendant un certain temps avant de se tourner vers le jeune danseur et de revenir vers moi. La femme a haussé les épaules. « Ils sont un peu jeunes, non ? » m’a demandé l’homme. Je lui ai répondu que je ne m’appelais pas Morandini. « Il a une curieuse façon de s’habiller, celui-là »  a ajouté la femme. Son mari a acquiescé. Et moi, comme je savais que je passerais pour un fou si je leur répondais, j’ai continué de laver les flûtes. « On dit ça, on ne dit rien, nous… » a dit la femme. Que voulez-vous que je leur réponde, moi. Et ils ont disparu, le temps que je regarde Kali qui venait vers moi.

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dimanche 22 février 2026

reçus par des vieux

Je pensais qu’on allait déjeuner chez le logeur de mon pote, un repas un peu formel avec plein de bonnes manières. Bon, j’avais vu deux ou trois tutos sur Internet pour être sûr de bien me tenir. Mon pote, il les connaissait déjà, les trois qui allaient nous recevoir mais moi, pas du tout. Finalement, j’ai été surpris par leur énergie. À eux trois, si j’ai bien retenu, ils ont plus de 75 ans de moyenne d’âge mais franchement, ça ne se voyait pas tant que ça. Et j’ai tout de suite remarqué qu’ils avaient mis les petits plats dans les grands. Et le champagne et le foie gras pour l’apéro. C’était cool. Après, on a eu un truc feuilleté en entrée mais j’ai laissé ma salade. J’ai bien vu le regard de Stéphane mais j’ai fait comme si. Il ne sait pas que la jeunesse ne se mesure pas au nombre de feuilles de salade dans une assiette. J’ai aimé les blagues, surtout sur l’âge. J’aimerais avoir leur peps et leur ironie quand je serai vieux comme eux. C’était touchant quand Stéphane a raconté qu’il s’était demandé ce que ça mangeait, deux jeunes.

Moi, j’avais déjà eu l’occasion de déjeuner avec eux mais là, c’était une invitation officielle. Pour que je leur présente mon meilleur pote. J’ai bien vu que la table était plus… Plus classe que l’autre fois. J’ai aussi remarqué qu’il y avait du foie gras et du champagne à l’apéro. Comme quoi, ils nous ont pris pour des mecs comme eux, les trois papys. Je dis ça mais ils ne font pas leur âge. Et en plus, ils sont très amusants et très intéressants. Et Stéphane a mis les petits plats dans les grands plats. Je savais que dans le doute, il avait évité de cuisiner du porc. J’ai aimé le clin d’œil avec les crêpes. Ils savaient, tous, que je les kiffe grave. Bon, j’ai fait comme mon pote, j’ai laissé la salade de l’entrée. Parce que ce n’était pas utile. Stéphane s’en est évidemment rendu compte mais il n’a rien dit. C’était touchant qu’il nous observe, les deux autres aussi, avec comme une espèce de regard un peu paternel. Nos trois presque tontons. Je nous ai sentis vraiment accueillis. Pas jugés. À égalité. Finalement, les gens âgés, ça ne se voit pas toujours.

Quand on est sortis après le déjeuner qui avait un peu traîné en longueur car on avait beaucoup parlé, on a ri de cette histoire de moyenne d’âge. « Tu as vu, on a grave fait baisser leurs statistiques ? » « Ouais, ils ont fait fort, surtout Stéphane, il a vraiment voulu nous recevoir comme des grands. » Oui, ils étaient plein d’attentions, tous les trois. Ça nous a fait penser à une bande de copains. Quand on va raconter ça aux nôtres, ils ne vont jamais nous croire. Ils vont nous prendre pour des barjots. On a vachement aimé passer du temps avec eux. On s’est sentis bien. Et ça serait cool qu’on remette ça sauf que nous, on ne pourra jamais les recevoir comme ça. Mais si ça peut leur faire plaisir, peut-être qu’on pourrait leur offrir de la salade verte. Surtout Stéphane. J’ai l’impression que lui, c’est son truc, ça, la salade verte. Ouais, on a passé un bon déjeuner comme en famille mais en mieux. Il n’y a pas eu un seul accroc. On n’aurait jamais imaginé qu’on avait tant de différence d’âges. C’est ouf. Complètement ouf.

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samedi 21 février 2026

ça mange quoi, un jeune ?

Hier midi, chez le patron, avec le président, j’ai reçu deux jeunes à déjeuner. Deux jeunes dont l’un a 22 ans et l’autre bientôt 21. Ou quelque chose comme ça. Bref, quand nous sommes tous les trois, mes deux compères et moi, nous atteignons une moyenne d’âge de 77 ans, ce qui n’est pas rien et j’adapte toujours mes repas en fonction de ce que nous aimons, je fais très, très attention à ça, chaque samedi midi et chaque dimanche midi itou. Mais hier, avec les deux jeunes, la moyenne d’âge a drastiquement baissé puisqu’elle est tombée à 55 ans. Oh, bien sûr, je sais que pour eux, ce n’est pas flatteur mais pour nous, ça l’est un peu plus. Quoique… Quoique, quand on voit dans quel monde on vit, on est plutôt contents d’avoir 77 ans d’âge moyen à nous trois. Bon, admettons qu’on aimerait bien n’avoir que 66 ans…

66 ans révolus ? Ah mais tiens, c’est justement mon âge. Et revenir à 55 ans ? Non, merci, très peu pour moi. À cet âge-là, je travaillais en grande partie de nuit et ça m’a un peu flingué la santé. Alors, non, très peu pour moi, je préfère avoir l’âge de mes artères. Et de mes organes. Bon, ce n’est pas tout ça mais ça mange quoi un jeune ? Et surtout, ça mange quoi, deux jeunes qui sont invités en même temps ? En plus, il y en a un que nous n’avions encore jamais vu et dont le prénom, Bilal, m’a fait craindre qu’il n’ait un régime sans porc. Donc, oubliés les jambons et les saucisses. Et à une vingtaine d’années, oublié aussi le lait de la nourrice. Est-ce que ça ne mange que des hamburgers avec des frites, un jeune ? Surtout quand ils sont deux. Et même quand ils sont deux ? Et on peut leur servir autre chose que du Coca-Cola ?

Finalement, j’ai choisi un menu intermédiaire avec quelques audaces : champagne et toasts de foie gras pour l’apéritif. Tout est parti. Même les bulles. Des feuilletés de riz aux légumes sur un lit de sucrine, en entrée. Et là, patatras, j’ai vu que tous les deux avaient laissé les feuilles de salade. Ces choses vertes, vinaigrées, étranges et probablement non comestibles pour des jeunes. De la nourriture pour les vieux. Tant pis pour eux. Les cuisses de poulet rôti (oui, j’ai trouvé un poulet à cinq pattes) avec un tian d’hiver (patates, carottes, courgettes et mozzarella) au thym, c’est très bien passé. Le fromage idem. Et les crêpes en dessert aussi. Alors, de quoi je me plains ? Ça mange normalement un jeune. Surtout quand ils sont en bande, quand ils sont deux, comme hier. Sauf la salade verte. Comment ils font chez McDo ?

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vendredi 20 février 2026

fausse alerte

Finalement, ce n’était pas hier, le premier jour du relatif beau temps car il a encore plu, surtout hier matin et je crois que c’est vraiment aujourd’hui, samedi que le soleil va enfin sortir de son lit. Ça suffit les grasses matinées, les grasses semaines, les gras mois. Je sais bien que l’on vient de passer le mardi gras mais là, il était temps qu’il se secoue les plumes, l’astre du jour. En revanche, il a fait nettement moins froid pour ne pas dire qu’il a fait un peu chaud. Bon, je sais que moi, j’ai constamment des vapeurs mais quand même, tout le monde le reconnaîtra, hier, on a tombé le pull-over. Et quand je suis allé au cinéma, j’étais en tee-shirt dans la salle obscure. Et je peux vous dire que si j’avais pu, je me serais mis encore plus à l’aise car je n’avais vraiment pas froid du tout. Le film ?

Quel film ? Ah, celui que j’ai vu hier ? Bof, inutile de faire un billet sur lui. J’ai passé un bon moment mais sans plus. Alors, je préfèrerais vous parler d’autre chose. Oui, autre chose. Comme quoi, par exemple ? Ah oui, Danse avec les stars, oui, pourquoi pas mais là aussi, bof, hein ? Non ? Que voulez-vous que je vous dise ? Que c’est plein de coupures publicitaires et que l’animateur en fait des tonnes. Finalement, il y a plus de bla-bla que de danse, dans cette émission. Et plus de quant-à-soi que de stars. Mais en même temps, on s’en fout, alors donc… Non, vraiment, aujourd’hui, en tout cas sur Bordeaux, pas de pluie annoncée et du soleil prévu. Ça, c’est une véritable information. Et ce qui m’amuse c’est que ça ne changera rien au sujet des terrasses de cafés et de restaurants. Ah ben non, hein ?

Ben oui, même en hiver, même quand il faisait (très) froid, même quand il tombait des cordes, il y a toujours eu des gens inconscients qui prenaient une pinte de bière bien fraîche, assis à une terrasse en plein vent et en pleine humidité. Une pinte ou un repas. À la limite, le repas, au moins, si c’est un plat chaud, je peux encore essayer de comprendre mais franchement, un grand verre aussi froid que l’ambiance dehors, qui peut réellement aimer ça ? Et pourtant, moi, je ne suis pas frileux. Globalement. D’ailleurs, dans mes fantasmes de voyages, j’ai longtemps espéré aller un jour en Islande. Dorénavant, je sais que je n’irai pas. Plus envie de files d’attente dans les aéroports. Plus envie de touristes partout autour de moi. Plus envie de ce système outrancier. Aujourd’hui, il va faire beau.

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jeudi 19 février 2026

normalement, il doit faire beau

Je parle sous le contrôle du site météo que je consulte chaque matin en me réveillant, non, en me levant, quand j’ai pris de quoi m’hydrater et me nourrir un peu et que j’allume mon ordinateur portable : normalement, il doit faire beau. Aujourd’hui, demain et même peut-être dimanche. Pardon ? Qu’est-ce que vous dites ? Jusqu’au 25, 26 voire 27 février au moins ? Pourquoi pas jusqu’au 28, alors, pendant que vous y êtes ? Pendant qu’on y est, hein ? Bon, admettons jusqu’au 27. Et surtout, qu’on ne se méprenne pas, quand je dis qu’il va faire beau, c’est juste que sur Bordeaux, au moins, on ne devrait pas (plus) avoir de plus. Ça va nous faire bizarre, non, toute cette sécheresse soudaine. Pour ne pas dire subite. Et en plus, on n’en est pas encore dans les décrues.

Ah ça, non, alors. Quand on voit la Garonne ou la Charente, sans oublier la Loire, on sait que ça n’est pas avec trois ou quatre jours sans pluie que les villes et leurs habitants vont pouvoir se retrouver au sec. On le sait que les décrues sont lentes. Beaucoup plus lentes que les crues. C’est plus facile à faire qu’à défaire. C’est comme la critique par rapport à l’art. Et quand la situation est critique, c’est tout un art de la décrire. Après, moi, je ne suis pas du genre à aller faire des photos des fleuves ou des rivières qui débordent. Ça m’impressionne déjà suffisamment quand je vois les images à la télévision. Enfin, dans chaque chose, il faut voir le positif avant tout. Et moi, quand je sais qu’on va avoir une semaine sans déluges, je me dis que c’est le moment (ou presque) de sortir les bermudas d’été.

Vous savez, ce n’est absolument plus ridicule de porter un pantacourt avec une écharpe et un ciré. Non, j’en ai vu, hier, au centre-ville de Bordeaux. La question que je me pose, ce matin, c’est : est-ce encore de mon âge ? Oh, vous savez, comme le ridicule ne tue plus depuis des lustres et des lustres, je ne crains pas grand-chose. Et en plus, si vous pouviez me voir en tenue de vamp provinciale (de Franche-Comté) pour la première partie de mon spectacle de fin mars, vous sauriez que désormais, je peux tout porter. Alors, un bermuda et une écharpe en laine pour terminer le mois de février, je dis oui. En plus, comme mes lunettes ont des verres photochromiques, ça ne me changera pas beaucoup d’avoir du soleil pendant plusieurs jours. Toute la pluie ne tombe plus sur moi… Enfin…

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mercredi 18 février 2026

JLM versus JML

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais un phénomène physique se produit, au fil des mois, depuis quelques années. Un phénomène physique qui n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. Mais qui est totalement politique. Enfin, quand je parle de politique, je parle de la politique actuelle, celle qui n’a plus rien à voir avec celle de papa. Et cette mutation quasi-physiologique, étant un savant mélange entre la gueule et les idées, c’est celle de la transformation de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne trouvez pas qu’il a de plus en plus un faciès à la Jean-Marie Le Pen ? Moi, je trouve ça flagrant. La même hargne dans les traits, les mêmes déformations de provocations permanentes et de la morgue à n’en plus finir. Parfois, quand j’ai l’occasion de voir Mélenchon interviewé ou alors, en plein meeting, je me retrouve vingt-cinq-trente ans en arrière, à la « grande époque » de Le Pen.

Bien sûr, chez Mélenchon, plus on l’attaque, plus lui-même devient agressif et plus il enfonce le clou. Et en ce moment, avec ce triste fait divers de Lyon, la mort de Quentin Deranque, c’est vraiment la fête du slip au sein de LFI. Tout d’un coup, ce jeune homme massacré devient un trophée de chasse assumé. Oh, en même temps que j’écris cette phrase, j’ai conscience qu’on va me prendre pour un sympathisant de ce jeune homme décédé. Alors, qu’on ne se méprenne pas sur mes idées et mes intentions : ce meurtre est une honte mais je ne perds pas de vue que le jeune Quentin, tout jeune catholique pratiquant, gendre idéal par excellence pour beaucoup de gens, restait un militant nationaliste, identitaire et n’avait donc rien d’une oie blanche. Sans provocation de ma part, il est allé au combat, personne ne l’a obligé. Bien sûr, ça ne justifie pas son assassinat. Oui, je suis en droit de me demander si le mot est juste.

Bref, depuis quelques jours, le R.N. boit du petit lait  et Bardella se sent pousser des ailes mais n’oublions jamais que le R.N., même dé-diabolisé reste un partie qui lui-même a des liens très étroits avec des groupuscules violents dont certains ont même été dissous. Et méfions-nous de l’eau qui dort. Et ne lâchons pas la proie pour l’ombre. Car au final, ce qui nous pend au nez, c’est une présidentielle entre deux camps violents : l’un veut la jouer propre sur lui et l’autre assume ses excès. Mais dans tous les cas, qu’allons-nous y gagner ? Évidemment rien. En tout cas, pas nous, les gens modérés. Quoiqu’il en soit, si on avait besoin d’une dernière preuve de ce mimétisme entre Mélenchon et Lepen (en un seul mot, cette fois, c’est fait exprès, vous allez voir pourquoi tout de suite), ce sont leurs initiales. JLM, pour Jean-Luc Mélenchon et JML, pour Jean-Marie Lepen. Anagramme parfaite. Hélas… Pitié…

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mardi 17 février 2026

c’est la même chanson

Claude François avait chanté ce titre, C’est la même chanson. Moi, qui n’ai pas la même popularité que lui – même depuis qu’il est mort – ce n’est pas la même chanson mais ce sont les mêmes chansons. En gros, pour vous résumer mon problème quotidien – et ce matin, encore et encore et toujours, depuis quelques semaines voire quelques mois – c’est que j’ai toujours les mêmes airs dans la tête et plus que des airs, ce sont des rengaines, des véritables scies. À un point que je suis au bord de la dose excessive (overdose, en anglais dans le texte) et de la dépression par étouffement mental. Mais je reconnais que je suis à la fois victime et bourreau puisque c’est ma faute si je chante toujours les mêmes choses et en particulier, dès que je me lève chaque matin que la nature fait, parce que Dieu, hein…

Pourquoi alors tout ça ? C’est tellement bête mais à force de répéter mon texte (dialogues et paroles de chansons) pour mon spectacle du 28 mars prochain, je pense que mon cerveau n’arrive pas à appuyer sur le bouton pause. Moi, je subis cette situation et je sais que j’en ai encore pour un peu moins de quarante jours. Et encore, peut-être un peu plus si après le show, je continue d’avoir tout ça bien trop en tête. Oui, je sais, il vaut mieux avoir des airs dans la tête que dans le cul mais de toute façon, ça ne changerait pas grand-chose. Ça m’obsède à mon corps et à mon esprit défendant. En tout cas, je crois que celle qui me prend le plus de mon énergie, c’est Tel qu’il est (Tel qu’il est, il me plaît, il me fait de l’effet et je l’ai-aime – version de Berthe Sylva), celle-là, elle tient vraiment le pompon.

Et le pire, c’est que ce sont seulement une poignée de titres, environ la moitié de ce que nous serons amenés à faire sur scène qui m’agacent de plus en plus, tous les jours. Il y a aussi Avec son tralala (version de Suzy Delair) ; il y a encore Zaza (de Georgette Plana) et Mademoiselle Piqûre (d’Annie Cordy) pour ne parler de celles que je chante le plus souvent, dès que je sors de mon lit (comme la Garonne, en ce moment, hein ‽ En même temps, je ne vais pas me plaindre plus que de raison. Y a pire comme problème. J’aurais pu être un nationaliste ou un extrémiste de gauche à Lyon. M’enfin, je me dis que si les artistes qui font de la scène ressentent la même chose que moi, ça craint pour eux. J’en arrive à me dire que ça me ferait tellement plaisir de fredonner La danse des canards, pour changer un peu…

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lundi 16 février 2026

dénigrer son conjoint

Ah, s’il y a une chose que je n’aime pas (entre tant d’autres), c’est les gens qui passent leur temps à dénigrer leur conjoint, surtout en public. Que ce soit en famille ou avec des amis. Et autour de moi, je connais un jeune couple comme ça. Et c’est la femme qui se permet de critiquer son mec en permanence. Alors, comme je ne vis pas avec eux, je ne sais pas comment ils sont dans le privé mais quand on a l’occasion de partager un café ou un repas, autant vous dire que ça en devient pénible car systématique. Parce que bien sûr, elle, elle est parfaite. Bon, si on exclut le physique et le mental, oui, elle est probablement parfaite mais, à mes yeux, loin s’en faut. Enfin, bon, elle est peut-être une bonne amante à défaut d’être quelqu’un d’agréable, quand il y a des autres autour d’elle. Comment ça, je ne l’aime pas ?

Par exemple, l’autre jour, elle n’a eu de cesse, pendant tout le déjeuner, de tout reprocher à Pierre. « Heureusement que je l’ai dragué parce que si j’avais compté sur lui, on ne serait pas ensemble. » Ouais, mais peut-être qu’il serait avec une femme plus gentille. « L’autre jour, comme d’habitude, Pierre n’a pas vidé le lave-vaisselle correctement, j’ai cherché un plat partout, le lendemain. » Eh bien, t’as qu’à le faire, toi, de vider le lave-vaisselle puisque toi, tu le fais si bien. « Eh tiens, l’autre soir, je n’avais pas eu le temps de prendre du pain en rentrant du boulot, j’avais envoyé un SMS à Pierre mais non, il a oublié. Il est passé voir ses parents et du coup, il a oublié. Ses parents, ils pouvaient attendre, non ? » Et toi, pourquoi tu n’as pas eu le temps de t’en occuper quand tu es rentrée, hein ?  Non, bien sûr, c’est évident.

« Ah ben ça, il ne faut pas compter sur Pierre pour bien plier le linge, quand il est propre. Heureusement que je le fais bien, moi, sinon, les armoires, ça serait le bordel. Mais non, je ne suis pas maniaque. » Non, à peine. En tout cas, toi, tes comptes bancaires, ils sont loin d’être aussi rangés que tes armoires et pourtant, Pierre ne te le reproche jamais devant nous, lui. « Pierre ? Il ne va jamais au bout des choses. Il faut toujours que je le reprenne. Tiens, regarde, on a appris que j’attendais un garçon, alors que je voulais une fille. Encore une fois, je ne peux pas compter sur lui. Il ne réfléchit jamais avant d’agir. Quand il agit… » Ben dis donc, tu ne manques pas de culot, toi. Tu as du pot que Pierre soit si gentil. Comme on dit, trop bon, trop con. Son seul vrai défaut, à Pierre ? C’est d’avoir succombé à tes charmes. Lesquels ?

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dimanche 15 février 2026

des pâtes, des pâtes oui mais pas des bolognaises

Des pâtes, des pâtes oui mais pas des bolognaises. Voilà ce qui pourrait être mon tout nouveau slogan. Car si j’aime beaucoup les pâtes (et même les nouilles), j’avoue que je ne suis décidément et définitivement pas fait comme tout le monde : je n’aime pas les pâtes à la bolognaise. Pas plus les spaghettis que les autres pâtes préparées de cette façon. Oh, bien sûr, s’il n’y a que ça, je peux en manger malgré tout mais ce n’est jamais de gaieté de cœur. Parce que franchement, en France, des pâtes à la bolognaise, on en trouve dans toutes les pizzerias, dans tous les rayons de plats cuisinés frais ou surgelés et chez tous les traiteurs du quotidien. Comme s’il n’y avait que cette façon d’accommoder les nouilles. C’est vraiment faire offense à la cuisine italienne, si diverse et variée.

Je me souviens, quand je suis allé en Sicile et en Toscane, j’ai eu la chance de manger des pâtes divinement cuisinées, à mille lieues de ce qu’on trouve en France : les sauces bolognaise, carbonara et ricotta/épinards. Mesdames et messieurs les cuisiniers, professionnels ou simples amateurs, ayez un peu d’imagination. Des pâtes, comme j’en ai mangé en Italie, ça peut se faire tout bêtement au citron ou à la pistache ou aux sardines. Personnellement, quand j’en fais, j’ai un faible pour celles à « la puttanesca », cette spécialité des maisons closes, jadis. Elles étaient préparées dans les bordels, tant pour attirer les clients par l’exquis parfum qu’elles répandaient et pour reconstituer les forces des filles de joie. Et moi, je rêve d’en manger dans un restaurant italien, ça serait très audacieux.

OK, je ne suis pas privé car j’en fais moi-même mais comment savoir si je les fais correctement ? Pour s’y essayer, sachez qu’il faut des penne rigate (qui, de par leur forme, absorbent bien les sauces), de la tomate, de l’huile d’olive, de l’oignon, de l’ail, des anchois et des olives noires. Je ne vous dis pas la régalade… Bref, ce serait bien qu’on fasse un mois sans bolognaise, par exemple, le mois de mars, qui arrive bientôt. Plus de bolognaise nulle part pour faire découvrir d’autres façons de préparer les pâtes pendant une trentaine de jours. En ce qui me concerne, je n’aurai pas de mal à m’y tenir, à cette abstinence (j’ai failli écrire « abstention », joli lapsus, non ?) sauf si vous voulez me mettre mal à l’aise. Invitez-moi à déjeuner et servez-moi des spaghettis à la bolognaise puis un moelleux au chocolat.

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samedi 14 février 2026

Saint Marcellin avec des noix

Du St Félicien et des noix. J’aime bien le St Félicien. Plus que le St Marcellin. Alors que ce sont deux fromages cousins. Le premier est plus gourmand (il contient de la crème en plus du lait) et le second, plus pur (rien que du lait). Le premier est plus gros mais ce n’est pas la taille qui compte. C’est bien ce que dit Bernadette à Stéphanie dans notre prochain spectacle. Personnellement, je peux manger des noix, des noisettes ou d’autres fruits secs avec le fromage (pas avec tous, d’ailleurs) mais je préfère carrément prendre des grains de raisins frais sauf que le raisin frais, c’est très saisonnier. Mais sentir le jus du grain qui coule dans la bouche après avoir mangé une bouchée de fromage sur du pain (ou pendant), c’est un véritable régal, pour moi. De toute façon, je suis globalement plus raisin que fromages.

C’est marrant mais le St Félicien et les noix, ce sont deux spécialités de Grenoble ou de sa région. Hasard du calendrier ? Comprenne qui pourra. En revanche, à Grenoble, pas de château moyenâgeux (ouais, Sassenage, sauf que c’est plus récent) mais un téléphérique. Je ne suis jamais monté dans celui-ci car je suis toujours passé un peu en coup de vent dans la préfecture de l’Isère. J’ai toujours préféré aller dans la montagne alentour : la Chartreuse, le Vercors… Cependant, il me semble bien que c’est dans ce coin-là, entre Grenoble et Lyon que j’avais pu voir le château de Virieu qui m’avait bien plu. Souvenirs, souvenirs… Autres temps, autres mœurs. Là, à Val-de-Virieu, on pourrait aisément se promener en chevalier sur son fidèle destroyer et participer à une joute, à un tournoi.

C’est curieux mais ce matin, je me doutais que j’allais parler de ça. Sans aucune préméditation officielle. Juste un poil. Parce que, hier soir, j’ai un peu travaillé le sujet. Je me suis permis de faire quelque chose que je n’avais encore jamais fait. J’ai cherché des éléments qui avaient un rapport les uns aux autres et ça a commencé avec les noix, un château du Moyen-Âge, Grenoble, des arbres, un parc, un tracteur-tondeuse, un terrain de tennis, un chihuahua, un microprocesseur et un tracteur-tondeuse. Sauf que je n’allais pas non plus en faire des tonnes. Je sais très bien ce qui m’a pris. Juste envie de faire un clin d’œil sympa à qui se reconnaîtra. Bof. De toute façon, peut-être que cette personne ne me lira pas mais ça n’aura rien d’un coup d’épée dans l’eau, malgré tout. C’est aussi un peu pour moi.

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vendredi 13 février 2026

sanctus Valentinus

Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin et aujourd’hui, c’est soit un jour que les gens aiment, soit un jour que les autres détestent. Surtout celles et ceux qui sont seul(e)s, depuis peu ou depuis longtemps. Et  cette année, je trouve que partout, dans les rues, dans les magasins, on en fait plus des tonnes que les années précédentes. Est-ce parce que la situation mondiale est si anxiogène que tout le monde (sauf celles et ceux qui sont seul(e)s – on ne le dira jamais assez) a besoin et envie de penser à des choses en forme de cœur, à des choses de couleur rose et à des bisous partout, partout, partout. Bon, on va peut-être se calmer. D’abord, le 14 février, ce n’est pas que ça, c’est aussi la veille du 15 et si ça se trouve, le 15 février, c’est plus important chez certaines personnes que le 14. Même pour des personnes qui sont en couple. Et qui plus est, en couple heureux. Il faut dire qu’à un certain âge, la Saint-Valentin…

Non, je ne dis pas que c’est ridicule mais pourquoi se faire un cadeau le jour où la société de consommation nous l’impose ? On peut aussi offrir des fleurs le 13 ou le 15 février. On peut aussi boire du champagne aux mêmes dates. On peut aussi être gentil tous les jours de l’année, vis-à-vis de sa femme (ou de son mari) et pas seulement le jour de la Saint-Valentin. Mais bon, je vois que tous les commerces de Bordeaux s’y sont mis. Des marchands de produits alimentaires très mauvais pour la santé (comme au Comptoir de Mathilde) aux opticiens. Des marchands de baskets (et ils sont légion) aux banques. Des évidents marchands de plaisir (ce ne sont pas des sex-shops, juste des magasins coquins, on n’y trouve rien de pornographique, juste des choses érotiques pour pimenter sa vie de couple ou de célibataire) aux boulangers. Des petits supermarchés aux cabinets de vétérinaires…

Alors moi, quand j’ai vu que sur une vitrine de pharmacie, il y avait un écran sur lequel était diffusée une vidéo pour la Saint-Valentin : « Offrez-lui une eau de toilette de telle marque… », je me suis dit que pendant qu’on y était, pourquoi pas « offrez-lui une crème dépilatoire, elle en a besoin… » ou encore « offrez-lui de la crème pour soulager les hémorroïdes, ça le ou la rendra plus aimable et donc, plus disponible… » Et pendant qu’on y est, dans les supermarchés, pourquoi ne pas proposer du papier toilettes avec des petits cœurs imprimés dessus, hein ? Ou alors, du papier toilettes avec sur la première feuille, un « je t’aime un peu », sur la deuxième, un « je t’aime beaucoup », sur la troisième, un « je t’aime à la folie » mais bien sûr, pas de « je ne t’aime pas du tout », pour la Saint-Valentin, ça serait du plus mauvais effet. Encore que, rompre un jour de Saint-Valentin, voilà une façon inoubliable de marquer le coup. Tiens, oui, c’est une bonne idée. Je devrais déposer le concept. Pour les droits d’auteur.

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jeudi 12 février 2026

un euro cinquante pour m’acheter à manger

« Bonjour, il me manque un euro cinquante pour m’acheter à manger », je suis désolé mais je n’ai pas d’espèces. Vraiment pas d’espèces. « Vous êtes sûr que vous n’avez même pas un euro cinquante pour m’acheter à manger ? », ben non, je n’ai pas d’argent liquide, sur moi. « Ce n’est pas pour boire, mais pour m’acheter à manger », je suis désolé mais non, là, ça ne va pas être possible. Mais vous pouvez demander à quelqu’un d’autre. Vous leur demandez un euro cinquante pour vous acheter à manger, comme vous m’avez fait à moi et peut-être que ça marchera. Bonne chance. Pardon ? Personne ne vous donne rien ? Et vous avez faim ? Je pense que vous vous y prenez mal. Vous avez pensé à prendre un coach pour vous apprendre à bien faire la manche ? Pensez-y, mon vieux, pensez-y.

« Bonjour, il me manque un euro cinquante pour m’acheter à manger », ah, mon pauvre monsieur, je suis désolé mais je n’ai qu’un billet de cinquante euros, sur moi. Et je ne veux pas le casser parce que je n’aime pas avoir de la petite monnaie, ça ne me sert jamais à rien. « Vous pourriez alors me donner un euro cinquante pour me permettre d’acheter à manger », oui, c’est vrai mais je n’aime pas avoir trop d’argent sur moi pour ne pas être tenté d’en dépenser ou d’en donner, j’ai une carte de tram, une carte de piscine et une carte pour pouvoir passer les bornes des rues de l’hyper-centre, c’est tout ce que j’ai sur moi. Non, vraiment, aujourd’hui, c’est comme hier et c’est comme ça sera demain, je ne peux pas vous aider. Vous avez pensé à vous installer dans un quartier plus cossu ? Pensez-y, oui.

« Bonjour, il me manque un euro cinquante pour m’acheter à manger », et qu’est-ce que vous comptez vous acheter avec ça, pour manger ? Ah bon, un kebab, vous m’avez déjà dit ça hier et la semaine dernière, vous savez que c’est très mauvais pour la santé ? Vous pourriez penser à manger des légumes, de temps en temps. Des légumes racines et des légumes verts. Des haricots verts, justement. C’est plein de fibres. De toute façon, je n’ai pas d’argent, alors… Mais demandez aux gens de chez Aldi, là, il paraît qu’ils ont des arrivages de produits frais tous les jours, avec un peu de chance, ils vous donneront des légumes d’hier ou d’avant-hier. « Je cherche seulement un euro cinquante pour m’acheter à manger », ah mais vous n’écoutez pas quand je vous parle. C’est un dialogue de sourds.

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mercredi 11 février 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (12)

Dieu ? Oui mortel ? Je peux te poser une question indiscrète ? Au point où on en est, vas-y, je t’écoute. Est-ce que je peux savoir si tu es poilu de partout ? Si je suis poilu de partout ? Mais pourquoi veux-tu savoir si je suis poilu de partout mais surtout, qui t’a dit ça ? Ah, je le savais, tu es poilu de partout. Dieu est tout poilu. Mais ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. Ah bon ? Non. Alors, tu es poilu de partout ou pas beaucoup poilu ou pas du tout poilu, partout ? Pourquoi cette question, mortel ? Parce qu’on te dépeint toujours avec de la barbe et des cheveux, une longue barbe et des cheveux longs. Ah, cette image-là ? Oui, ce n’est qu’une représentation humaine. Et alors ? Et alors, l’être humain a un esprit un peu limité, si tu vois ce que je veux dire. Il ne peut pas imaginer le Grand.

Alors, tu es poilu ou pas, Dieu ? Je ne peux pas répondre à ta question, mortel. Ouais, si tu bottes en touche, c’est que tu es poilu mais tu n’assumes pas. Mais non, enfin. Il n’est pas question de poils quand on parle de Moi. Bon, admettons. Mais pour ta barbe et tes cheveux, depuis le temps, comment tu les entretiens ? Est-ce que tu te laves la tête tout seul ou est-ce que c’est un ange-coiffeur qui s’en occupe ? Et pour la barbe, tu la coiffes tous les matins ou tu as un ange-barbier. N’importe quoi. Mets-toi bien dans la tête, mortel, que toi et Moi, nous n’avons pas les mêmes contingences. En plus, quand on me représente avec des longs cheveux et une grande barbe, ça ne veut rien dire parce que parfois, on ne me symbolise que sous la forme d’un seul œil avec une aura.

Dieu, tu es un cyclope, alors ? Mais non, un cyclope, c’est comme un humain, ça a un corps, des membres, une tête, une bouche, un nez mais un seul œil au milieu, Moi, on Me représente sous la seule forme d’un œil, sans autre chose. Mais alors, comment tu fais pour bien voir ce qui se passe sur la Terre, ça ne tient pas des lunettes sur un seul œil sans rien autour ‽ Mais je n’ai pas besoin de lunettes, mortel. Vu ton âge, comment tu fais, alors, Dieu ? Encore une fois, mortel, nous n’avons pas la même façon de vivre. Ni le même genre d’existence. (Silence) Dieu ? Oui, mortel ? Tu as des cils et des sourcils, toi ? Pffou… Quoi, pffou ? Tu peux bien me répondre, Dieu, non ? Non. Et un pubis, tu as un pubis, Dieu ? Et si oui, tu le laisses tel quel, tu le rases ou tu l’épiles ? Mortel, tu me barbes vraiment.

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mardi 10 février 2026

la truite, de Schubert

Ce n’est un secret pour personne mais j’ai récemment changé mon lave-sèche-linge pour deux machines séparées, un lave-linge et un sèche-linge. Parce qu’un appareil combiné, je me suis rendu compte que ça n’était pas si bien que ça. Quand nous habitions aux Bassins à Flots, c’est ce que je m’étais acheté car c’est ce qu’avaient les anciens propriétaires et j’ai fait tout comme eux. Et au début, j’ai trouvé ça bien. Mais avec le temps, je me servais de moins en moins de la partie sèche-linge et j’avais investi dans un étendoir. Les seules affaires que j’y mettais, c’étaient le linge de maison et les jeans. Ah oui, les caleçons flottants, aussi parce que eux, même s’ils rétrécissent un peu, ça devient des caleçons tout court. Quant aux boxers et aux chaussettes, je n’y pensais même plus, à les mettre dedans.

Je n’avais pas envie de me retrouver avec des socquettes ni avec des strings. Bref, à force, le bouilli m’a pris et j’ai décidé de franchir le pas et d’acheter deux machines séparées mais superposées. L’une sur l’autre (pourquoi ai-je besoin de préciser ? Parmi vous, y a quelqu’un qui ne sait pas ce que ça veut dire, superposer ?) et j’ai été livré le 28 janvier dernier. Oui, je sais, j’ai un peu tardé à vous en parler, de tout ça mais ça n’avait aucun caractère d’urgence, il me semble. Sauf que là, au bout de plusieurs lavages et séchages, j’ai quelques commentaires à faire. D’abord, pour le sèche-linge, j’aurais vraiment aimé que les deux livreurs n’oublient pas d’enlever les bouts de plastique et de polystyrène qui étaient dans le tambour car pour un peu, j’en aurais fait de la charpie. Heureusement, je l’ai vu à temps.

Pour le lave-linge, j’aurais aimé que les mêmes livreurs fassent tourner la machine quelques instants pour vérifier que tout  fonctionnait bien car ils avaient oublié de rebrancher le robinet d’arrivée d’eau et ça n’a pas été chose aisée pour moi de le faire. Enfin, j’ai fait mon premier lavage et à la fin du cycle, j’ai entendu la Truite de Schubert, version boîte à musique. Autant vous dire que ça m’a agacé. Je suis encore en train de chercher comment la supprimer pour n’avoir qu’un seul signal avec trois bips mais je n’ai toujours pas trouvé. Cependant, le linge m’a semblé propre, avec cet appareil et sec, avec l’autre. Que demander de plus ? La lune ? Oh, vous savez, moi, j’ai besoin de peu pour être heureux, j’ai déjà la mienne. Une machine pour plier le linge avant de le repasser ? Mais ne me dites pas que ça existe, ça, hein ‽

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lundi 9 février 2026

mais qui êtes-vous, monsieur-dame (7)

Doctolib m’avait prévenu que le docteur aurait 20 minutes de retard. Ça n’a pas manqué. Il est bien arrivé à 15h50 au lieu de 15h30. Et j’ai eu de la chance qu’il ne pleuve pas des cordes pendant que j’attendais car j’y suis quand même allé à l’heure initialement prévue, on ne sait jamais, sur un malentendu… Et bon, très aimablement, il s’est excusé quand il est arrivé et il m’a fait patienter moins de cinq minutes dans la salle d’attente avant de m’appeler pour le rejoindre dans son bureau. « Comment allez-vous ? » Bon, je lui ai raconté mes petits soucis du quotidien, j’ai mal ici, j’ai mal là, j’ai mal autre ici et j’ai mal autre là. Bon, je vais vous examiner, vous pouvez aller vous asseoir sur la table d’auscultation. Et là, il a écouté mon cœur devant et mon cœur derrière. Peut-être les poumons, aussi, pendant qu’il y était.

Et moi, je regardais. Décidément, ce médecin, homéopathe, un peu nutritionniste et spécialisé dans tout ce qui est anti-âge, il est sympathique mais son cabinet (salle d’attente comprise), c’est vraiment vieillot de chez vieillot. Je ne sais même pas si ça pourrait avoir la moindre valeur pour Affaire conclue… Mais bon, quand il m’a demandé de m’allonger sur le dos pour me palper le ventre, j’ai vu le coin gauche du plafond, qui part en lambeaux. Alors, j’ai fermé les yeux pour ne pas subir ça en plus. Et quand je les ai rouverts, ils étaient revenus, monsieur-dame, ceux de l’autre fois (je ne les avais pas revus depuis le 4 janvier) et ils me regardaient, comme à chaque fois. Silencieusement. Pendant un certain temps. Jusqu’à ce qu’elle chuchote : « C’est vrai que c’est vieillot, ici. Ça part en lambeaux, le plafond. »  Que répondre à ça ?

En effet, elle avait raison. Mais je n’ai pas eu besoin d’elle, ni de son mari pour m’en rendre compte. Je n’ai rien dit. Et pendant que le docteur m’auscultait, sans les voir, bien sûr, ils sont redevenus silencieux. Jusqu’à ce que cette fois, ce soit lui qui prenne la parole : « Pour un médecin anti-âge, il ferait bien de prendre quelqu’un pour son cabinet qui ne se porte pas bien. Un petit coup de jeune, ça ne lui ferait pas de mal. » Je n’ai toujours rien répondu. Car encore une fois, ça m’agaçait car j’ai bien compris le truc, maintenant, il n’y a que moi qui les vois, ces deux hurluberlus. J’ai haussé les épaules. « Pourquoi haussez-vous les épaules ? » « Pour rien, docteur, un spasme, sans doute. » Et j’ai fermé les yeux. Et cette fois, quand je les ai de nouveau rouverts, le couple avait disparu. « Tout va bien ? » « Oui, maintenant, tout va bien, docteur. »

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dimanche 8 février 2026

chasser les chips (ou les pêcher ?)

Bien sûr, encore une fois, aux États-Unis, ils sont (ou ils font des choses) pire que nous, les français. Non pas que nous leur soyons supérieurs, loin de moi cette idée, surtout entre 22h30 et 4h du matin mais néanmoins, parfois, ça frise le ridicule et ce qui me pèse le plus, c’est que nous les talonnons alors que j’aurais tant aimé que nous soyons différents d’une façon bien plus marquée. De quoi est-il question, ce matin ? Des chips. Oui, des chips. Tout le monde connaît les chips parmi vous, celles et ceux qui me lisent ? J’espère. Attention, je n’ai pas demandé si tout le monde aime les chips mais si tout le monde connaît les chips. Ça n’est pas la même chose. Moi, par exemple, je connais bien les chips mais je ne les aime pas toutes, loin s’en faut, je n’aime quasiment que celles qui sont « nature », sans arôme ajouté. Éventuellement du poivre mais c’est tout.

En ai-je déjà fait moi-même ? Non. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas de friteuse. Ni d’air-fryer. Aimerais-je en faire ?... Mais je vais arrêter de me poser des questions ? J’ai un billet à terminer, moi… Non, en réalité, ce qui m’a stupéfié pour ne pas dire troué le cul, hier, c’est de lire un magazine de cuisine (oui, je suis abonné à plusieurs) dont le numéro est exclusivement consacré aux pommes de terre et là, je suis tombé sur un entrefilet (qui n’était pas de bœuf ni mignon) sur l’information suivante : 42% des américains ignorent que les chips sont fabriquées à partir de pommes de terre. Waouh… Ils sont un peu cons, les amerloques, hein ‽ Franchement, ils croient quoi ? Que ça pousse comme ça dans les arbres, comme les confits de canard ‽ Ou que ça se chasse au pistolet (d’où le deuxième amendement de leur constitution, peut-être…) voire au fusil ‽

Non, si ça se trouve, ça se pêche, les chips et on les fait sécher au soleil. Non mais vraiment, comment on en arrive à ne pas savoir ce qu’on mange (ce qu’on bouffe, pour certains…) Remarquez, ne vous moquez pas trop fort des yankees, en France, il y a quand même 34% des gens qui sont comme eux, ils ne savent pas que les chips (de base) sont faites à partir de la patate. On a assez peu à leur envier, finalement, aux trumpistes et aux trumpiens. Mais surtout, ce qui est grave, à travers l’humour, c’est la question de la connaissance des gens sur ce qu’on leur fait avaler, des produits de plus en plus ultra-transformés et une totale ignorance des produits et de leur histoire. C’est comme les jeunes qui ne savent pas reconnaître une courgette. Ou qui pensent que le poisson est rectangulaire et naturellement pané. Et que dire de ceux qui savent que le lait, ça vient des briques en carton mais surtout pas des pis des vaches. Des chips de pommes de terre, vraiment ‽

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samedi 7 février 2026

saperlipopette, ma salopette – version de la salopette (8)

Ah, saperlipopette, me voilà. Je crois que je peux affirmer que je suis le vêtement le plus cabossé de tout l’appartement. Je suis sa salopette préférée (je crois qu’il n’en a qu’une mais je reste sa préférée) et comme il me porte souvent, forcément, je suis l’objet le plus malmené de sa garde-robe. Enfin, quand je dis garde-robe, c’est une expression car en réalité, Jean n’a pas beaucoup de vêtements à part des jeans, des tee-shirts, des blousons, des boxers et des chaussettes et moi. On ne peut pas dire que mon propriétaire fasse dans la variété pour s’habiller. Moi, ça me va. Tant que je reste sa préférée. Néanmoins, si vous saviez… Tous les déboires que je subis de ce cher Jean, si maladroit. Si gauche. Si malhabile. Et toujours si pressé. On dirait qu’il n’a jamais le temps. Il court, court sans cesse.

Avec lui,  c’est à la fois toujours pareil et toujours surprenant. Il va se servir d’un verre d’eau à la cuisine, il s’arrose et moi aussi, au passage. Il boit un verre de vin, il en laisse toujours une goutte pour moi. Il mange des pâtes à la sauce tomate, il m’en sert toujours alors que je n’aime pas ça, moi, les lasagnes à la bolognaise. Quand il bricole, tiens, quand la chaîne de son vélo a déraillé, par exemple, j’ai toujours l’impression qu’il va me caresser alors que non, en fait, il essuie ses mains sur moi. Imaginez si j’étais un costume trois-pièces… Non, pour lui, même en tant que vêtement préféré, je ne suis qu’un assemblage de tissus, la vieille compagne d’un gars qui est très tête en l’air. Je l’aime bien, pourtant, mon Jean mais parfois, je rêve de gestes gentils plutôt que patauds. Mais il m’aime et je l’aime, alors…

Quand il se rend compte que je suis passablement tachée, il crie toujours « saperlipopette, ma salopette, j’en ai marre… » Oui, il crie comme si j’y étais pour quelque chose moi. Alors que moi, encore plus que lui, je suis une victime. Une victime consentante, certes mais une victime malgré tout. Cependant, il paraît que c’est un peu mon destin d’être malmenée car je suis un vêtement de travail, avant tout. Je ne suis pas une tenue de soirée. D’ailleurs, je n’en ai rien. Mais peu importe, c’est comme si j’étais un chat de gouttière par rapport à un chartreux, je suis capable d’autant d’amour et je suis moins fragile. Sauf que par moments, j’aimerais juste un peu plus de respect. Car moi, je suis toujours là, fidèle au poste. Toujours confortable. Et toujours son vêtement préféré. Alors, je m’y fais.

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vendredi 6 février 2026

80 ans et toutes ses dents

Hier, avec mon acolyte de spectacle, nous sommes allés voir Sheila au Casino de Bordeaux Lac. Un spectacle qui nous en a mis plein la vue et plein les oreilles. Bon, avant tout, sachez que nous y sommes allés en civil. Nous n’étions ni en Bernadette, ni en Stéphanie. Ni en Bernadie, ni en Stéphanette. Pas de costume de vamp provinciale. Pas de tenue de deux vieilles vamps qui se veulent fatales alors qu’elles ont juste la date de péremption qui dépasse de partout. Nous étions là incognito. Oh non, pas pour s’inspirer de ce que fait notre copine encore plus âgée que nous. Mais quand même, ça a été une sacrée leçon car à 80 ans passés, mamie Sheila, on peut dire qu’elle fait le show. Elle chante (en direct), elle danse, elle nous parle et nous faire rire et elle transpire. Bon, comment serons-nous, à son âge ?

OK, il y a plein de nouvelles chansons et c’est bien mais comme elles étaient toutes regroupées dans la première partie, ça a semblé un peu long car comme toujours, la sono trop forte nous empêchait de tout comprendre. Mais c’était intéressant. Certains sujets originaux (Simone Veil, entre autres…) et des prises de position… Ensuite, ça a été la fête des baby-boomers avec tout une série de tubes des années 60 et 70 plus quelques chansons des années 80 et là, je défie quiconque de ne pas se lever pour chanter avec elle, remuer son popotin, taper dans les mains et tout et tout. Et on en redemande encore tant et plus. Parce que ça nous rappelle tant de moments de notre vie. Notre enfance, notre adolescence et notre vie de jeune adulte et bien sûr, là, on n’est que dans le pur divertissement. Peu ou pas de message.

Dans la salle, c’est une majorité de cheveux gris voire blancs, de gens à lunettes et de culottes contre les fuites urinaires (non, je n’ai aucune preuve mais ça se devine) mais aussi des moins vieux, des plus jeunes et même quelques beaucoup plus jeunes, plusieurs générations mélangées pour faire la fête. C’était vraiment très étonnant. Ce que je reproche surtout, à Sheila, c’est son manque de goût vestimentaire pour monter sur scène. Des Pataugas comme chaussures, c’est moyen, non ? Une combinaison noire à franges, c’est moyen aussi. Mais bon, ce qui compte, ce n’est pas l’emballage, c’est la personne, la pêche qu’elle a, l’amour qu’elle porte à son public (et réciproquement) et de la voir aussi heureuse face à des centaines de gens qui ont la banane, c’est émouvant. Ce matin, je suis un peu fatigué. Ce n’est plus de mon âge. 

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jeudi 5 février 2026

9,5 sur 10

Quand on a une douzaine voire une quinzaine d’années, et qu’on a une mauvaise note, on n’aime pas trop ça. Même si on n’est pas non plus un crack au collège. Mais quand on a une bonne note, après l’étonnement, c’est la fierté et je suis sûr qu’on hâte d’annoncer la bonne nouvelle à ses parents. Et avec un peu de chance, on aura peut-être une récompense. Allez savoir… Un nouveau téléphone ?...  L’autorisation d’avoir un scooter électrique ou encore mieux, une trottinette électrique pour la Saint-Valentin… Non, pour Pâques, alors ?... Ou aussi, pourquoi pas, l’autorisation de sortir plusieurs fois dans le mois, même en semaine ?... Voire les trois cadeaux à la fois et là, on devient le roi du pétrole. Le roi du monde. À côté duquel, Trump et Poutine font office de guignols.

Ah, ils font déjà un peu office de guignols ? Ah bon, tout ça n’est qu’une farce à taille et en temps réels ? Ah mais il aurait fallu nous le dire plus tôt, on se serait nettement moins angoissés, je pense… Mais revenons aux bonnes excellentes notes comme, par exemple, un 9,5 sur 10. Ça, c’est vraiment une note d’enfer. Mieux, y a pas. OK, d’accord, oui, 10 sur 10 mais ça ne serait pas raisonnable. Car comment espérez-vous progresser si vous avez tout le temps des 10 sur 10. Alors qu’avec des 9,5 sur 10, vous avez encore la motivation de vous dépasser. Oui, c’est vrai, rien que des 10 sur 10, ça permet de se motiver pour ne jamais avoir moins. Mais avoir la possibilité de faire mieux, c’est toujours un plus, à ce que je sache. Je ne sais pas si je suis clair pour tout le monde. Pour moi, oui.

Et donc, à moi qui ai connu tous les prix d’excellence dans le primaire et quelques beaux résultats en sixième et en cinquième (c’est après que ça s’est un peu gâté – j’étais déjà trop obnubilé par les réseaux sociaux – oui, je sais, ça n’existait pas mais ça aurait pu), pour moi, des bonnes notes, j’en ai eu à la pelle, comme les feuilles mortes qu’on ramasse en automne. Et depuis, je ne me souviens pas avoir été noté et donc, a fortiori, d’avoir été bien noté. Sauf hier. Quand j’ai entendu que j’avais 9.5, comme ça ne pouvait pas être sur 20, j’en ai rapidement déduit que c’était sur 10 et j’ai failli lui sauter au cou. « 9.5, c’est très bien, non ? » « Vous savez, Stéphane, c’est vraiment une tension très basse. » « Ah, c’était la mesure de ma tension artérielle, docteur ? » Putain, quelle déception, hein 

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mercredi 4 février 2026

cinq février

Ponctuellement, mais pas souvent, je fais allusion à ce livre rouge que j’ai acheté fin 2021 et qui s’appelle 5 ans de réflexion, journal à compléter. Je l’ai commencé le 1er janvier 2022 et je le terminerai le 31 décembre 2026. Et jour après jour, année après année, j’ai répondu aux questions qui m’étaient posées. Toujours la même question pour chaque jour identique, c’est-à-dire, la même question pour chaque premier janvier, la même question pour chaque 17 janvier et la même question pour chaque cinq février. Alors, si, au début, ça m’avait enthousiasmé, maintenant, je me dis que ce n’était pas si passionnant que ça car un jour sur deux, la question n’a pas un intérêt majeur. Quand ça concerne ma vie professionnelle actuelle, par exemple, alors que je suis pensionné…

Quand ça concerne mes ambitions, alors que je n’en ai jamais eu beaucoup, même du temps de ma splendeur sociale… Quand ça concerne le prochain grand voyage que j’aimerais faire, comme je suis persuadé que je n’en ferai plus (manque de goût pour me retrouver dans quelque masse touristique que ce soit – et je ne parle pas de visites organisées, en plus) … Bref, parfois, j’ai envie de répondre : qu’est-ce que ça peut vous faire ? Tiens, ça aussi : chaque 10 mars, on m’a demandé « quel dernier film loué ? » et moi, imperturbablement, chaque 10 mars, je réponds : « je ne loue jamais de film », alors pourquoi insister avec ce genre de question ? Et ça, encore, chaque 6 avril : « un plat à emporter commandé récemment ? », « je ne commande jamais de plat à emporter, alors, inutile d’insister, d’accord ? »

Mais aujourd’hui, le cinq février, c’est « le morceau que vous écoutez constamment ? » et quand je regarde la page, avec les quatre précédentes années, voici ce que j’ai répondu. En 2022, comme papa venait de décéder le 17 janvier, j’avais écrit « les musiques de la cérémonie pour papa. » En 2023 : « cette année, aucune en particulier, je n’écoute que Fip. » En 2024 : « Hier soir, j’ai entendu Popcorn salé de Santa et ce matin, ça tourne en boucle dans ma tête. » L’an dernier, en 2025, « Chacun son homme, de Brigitte Bardot et Annie Girardot » que nous avions faite avec Bernard pour notre premier show, deux mois auparavant. Et cette année, je sais déjà ce que je vais répondre : « Les chansons des Vamps fatales 2 », notre show du 28 mars prochain. Parce que je ne fredonne que ça, actuellement.

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mardi 3 février 2026

c’est curieux, il pleut

Ah comme c’est curieux, ce matin, il pleut ؟ Ça change un peu parce qu’on en avait marre, de ce temps sec, limite caniculaire. Ce putain de réchauffement climatique, ça commence à bien faire, non ? Moi, je suis super content de me lever et de voir qu’il pleut enfin. Et j’espère qu’il en tombe autant en Bretagne car depuis des années et des années, on sait tous que cette si belle région est en déficit d’eau au niveau de ses nappes phréatiques. Et un peu de pluie, ça va laver notre beau pays de tout soupçon. Et un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne. Ah bon ? Si, c’est déjà arrivé ? Ouais, d’accord, mais si les gens jouent avec le feu, il ne faut pas qu’ils viennent se plaindre, après… Et en plus, la pluie, ça permet d’éteindre d’éventuels incendies et ça nourrit la terre. Et ça fait pousser des légumes.

Et ça fait pousser des fruits. Et ça permet à certaines rivières ou certains fleuves de renaître de leurs cendres. Et ça permet aux poissons de se laver. Non, je ne sais pas pourquoi les gens se plaignent tout le temps « fait chier, il pleut », non, fait pas chier quand il pleut. Ça me permet de voir moins de gens aux terrasses des cafés et des restaurants. Non, c’est idiot, ce que je dis, ils sont toujours aussi nombreux et s’il fait froid, en plus de la pluie, ils sont emmitouflés dans des doudounes et se mettent des couvertures gracieusement prêtées sur leurs épaules et/ou leurs jambes. Et puis, quand il pleut, ça fait plaisir aux parapluies. Non, vraiment, les ronchons qui geignent parce que, pour une fois, il pleut, qu’ils restent chez eux, au sec. Et n’oublions pas les escargots qui préfèrent la pluie au soleil, eux aussi.

Moi, ce matin, je suis content qu’il pleuve. Depuis le temps que j’attendais ça. Bien sûr, on pourrait se dire que s’il ne pleuvait que les nuits pour laisser le soleil briller le jour, ça serait un bon équilibre mais comme ce n’est pas nous qui décidons… Je suis content qu’il pleuve car ça faisait si longtemps que je n’avais pas vu de pluie tomber sur nous. Ça me fait penser à plein de chansons. À Sacha Distel. À Il était une fois. À Claude Nougaro. À Sheila. À Georges Brassens. À Blues Trottoir. À Petula Clark. À Gene Kelly. À Barbara. À Gilbert Bécaud. À Dalida. Et au groupe Aphrodite’s Child. Oh bien sûr, cette liste n’est pas complète mais ce sont ces airs-là qui me viennent à l’esprit. Et si je n’avais qu’un conseil à vous donner : il pleut ? OK, profitons-en, ça ne dure jamais bien longtemps. Enfin, moi, ce que j’en dis…

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lundi 2 février 2026

une cérémonie qui lui ressemble

Ça doit se savoir, il y a plein de publicités qui m’agacent voire qui m’horripilent. Il y en a dont j’en ai plus que marre et d’autres, plus rares, qui peuvent m’émouvoir, me séduire voire me faire rire. Mais globalement, je suis un peu comme ma mère, une marque qui dépense beaucoup d’argent pour faire de la pub, c’est qu’elle n’a pas besoin de moi comme client. Enfin, je suis sidéré de constater le nombre de pubs télévisées (ou radiophoniques – sans oublier celles de la presse écrite) qui promeuvent des produits qui sont parfois loin d’être bons pour la santé. Je pense aux fast-foods, je pense aux « médicaments » contre le rhume, je pense aux produits trop sucrés et/ou trop salés (pâte à tartiner, charcuterie…) et quand je serai dictateur, je les interdirai toutes ces réclames dangereuses.

Et puis (et tant pis si j’ai déjà parlé de ça, il y a quelques mois ou quelques années), il y a celles dont on nous matraque à longueur de journées : Comme j’aime, Carglass et les produits contre les fuites urinaires. Parce que, en plus, elles sont toujours surjouées. Et parfois, il y en a qui surprennent par la teneur de leur discours et tout récemment, ça m’est arrivé avec Roc Eclerc. J’ai été un peu surpris (doux euphémisme) par ce que dit le comédien qui se fait passer pour un quidam : pour ma mère, on a fait une cérémonie qui lui ressemble. Et moi, cette phrase, elle m’interpelle. Ça veut dire quoi, une cérémonie qui ressemble à un(e) défunt(e) ? Parce que si c’est pour le choix des musiques, j’ose espérer qu’on respecte toujours les goûts de la personne qui est partie. Pour moi, une clé USB existe déjà, alors…

Une cérémonie qui me ressemble, ça serait quoi ? Sans passer par Roc Eclerc, je sais déjà ce que je veux (là encore, j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises depuis quelques années) mais au-delà de ça, cet argument de vente (car c’en est un), ça ne tient pas vraiment debout. Moi qui passe pour un boute-en-train, j’ai très envie qu’on pleure à mes funérailles (qui ne seront pas nationales, hélas) mais j’ai aussi envie qu’on puisse rire et s’il n’avait tenu qu’à moi, j’aurais enregistré des jeux de mots qui auraient été diffusés : « c’est trop haut, le cercueil, là, je veux descendre… », « j’aurais préféré me faire un ciné, ré… », « quand je pense que je me suis toujours plaint d’avoir trop chaud, ça promet… » mais non, je ne le ferai pas et tant pis si la cérémonie pour me dire adieu ne me ressemble pas. Après tout, je m’en fous.

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dimanche 1 février 2026

Bernadie et Stéphanette (7)

Jeudi qui vient, ce sera répétition avec mon compère mais aussi acolyte. Nous ne nous sommes pas vus depuis le 15 janvier pour des raisons qui l’incombent, à lui seul. Monsieur a préféré prendre une semaine de vacances pour aller à Rome et ensuite pour passer encore du temps avec l’amour de sa vie, à Bilbao. Et moi, pendant ce temps-là, je continue d’apprendre mon texte et les paroles des chansons que je ferai seul ou avec lui. Et je pense même que je suis quasiment prêt sauf que je répète toujours tout seul, parfois à voix haute quand c’est mon tour de promener les chiens. Et que j’ai encore des doutes pour certains passages. Mais ça va venir. À partir de cette semaine, de jeudi qui vient, on va essayer de se faire deux répétitions par semaine quand il ne sera pas en Espagne à roucouler.

Et comme je pense beaucoup au spectacle que nous allons donner dans un peu moins de deux mois, quand j’ai des inquiétudes, des interrogations ou des suggestions, je ne me prive pas de le contacter pour lui en faire part. Tiens, par exemple, comme on va changer de tenue pour passer de deux pétasses provinciales (un peu comme les Vamps mais en moins vieilles et en plus gourmandes d’amour – de sexe) à deux femmes un peu plus sexy, il va bien falloir faire attention à ne rien dévoiler du deuxième costume avant que ça ne soit le moment M. Et comme nous aurons des micros serre-tête, il va falloir faire très attention à ne pas les faire tomber, à ne pas les débrancher, à ne pas les accrocher à des accessoires ou des vêtements. Vous imaginez le truc. Ça risque de casser le rythme.

On se demande même si on pourrait les mettre sous les perruques mais ça me semble difficile car ça risque de décaler les faux cheveux. À essayer, jeudi qui vient. Et comme justement, jeudi qui arrive, je me retrouve avec un rendez-vous médical imprévu car j’ai été obligé d’en décaler un autre, on aura moins de temps que d’habitude (quand il n’est pas en Espagne – ou à Rome) donc, on va certainement surtout se focaliser sur les costumes et les changements qu’on sera amenés à faire. Est-ce qu’on pêche par excès d’ambition ? Quand on sait qu’il y aura certainement plus de 100 personnes, on est loin des 15 qui étaient présentes à notre premier show. Ma foi (si j’en ai une), on trouvera forcément une solution à tout et rassurez-nous, bien sûr qu’on va tout donner. On fait tout pour, c’est sûr.

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manège de printemps

Ah, je peux vous dire que j’en ai fait des tours et des tours de manège, hier mais à aucun moment, je n’ai réussi à attraper la queue du Mic...