mercredi 14 mai 2025

un petit coup de vieux yeux

Je pense qu’on ne se voit pas vraiment vieillir au jour le jour. Non. Mais parfois, soudain, on se trouve une ride, de la peau qui est distendue ou des cernes sous les yeux. Ça ne prévient pas, ça arrive. Et il faut l’accepter ou faire de la chirurgie esthétique. Moi, comme je suis très douillet, comme je suis champion du monde des douillets, autant vous dire que la chirurgie esthétique, très peu pour moi. Et en plus, comme je trouve que c’est souvent raté voire très laid, je préfère vieillir naturellement. Sans tatouage non plus. Et je me souviens que quand j’avais une vingtaine d’années, je rêvais d’avoir des yeux plus vieux que mon âge. J’avais envie qu’on me dise que j’avais l’air fatigué. Qu’on me plaigne. Et là, récemment, je me suis rendu compte que c’était arrivé en vrai. Mes yeux : ces sentinelles fidèles qui ont traversé les années, qui en ont vu de toutes les couleurs, qui ont scruté des horizons et déchiffré les minuscules petites lignes de certains contrats.

Et  même si je ne leur en veux pas forcément, je reconnais avoir été plus que surpris de voir un jour mes yeux faire une grève partielle. En effet, il m’a d’abord fallu tendre un bras pour lire une étiquette en me disant que ça venait d’un mauvais éclairage. Et j’ai changé d’intensité dans mon choix d’ampoules. Et j’ai changé de lunettes, j’ai pris des verres progressifs. Et j’ai même fait acte d’apostasie en me disant que si je reniais mon baptême… Mais non, rien n’y a fait. Et le pire, c’est que même en regardant la télévision, je trouve qu’avec des verres, même neufs, j’ai du mal à bien voir, à voir nettement. Et puis, et puis, un matin, je me suis rendu compte que ces cernes sur lesquels j’avais fantasmé, il y a quarante ans, sont arrivés. Et se sont installés. Comme des squatters. Et je sais que je vais les garder jusqu’à ma mort. Jusqu’à ma crémation.

En réalité, avec le temps, les yeux, c’est comme les dents, ça se fatigue, ça s’éreinte et ça s’use. Est-ce que s’user, c’est tromper ? Non, parce que je m’y attendais, malgré tout. Parfois, Mes yeux, depuis toujours, s’embuent, pleurnichent voire pleurent carrément car je suis un grand émotif mais parfois, c’est parce qu’ils sont crevés, parce qu’ils deviennent fragiles et peuvent être sujet à quelques allergies. Alors, ils ne brillent plus parce que je m’émerveille mais parce que je leur verse des gouttes de sérum physiologique ou de collyre. Et on a commencé à me parler d’un début de cataracte tout en me disant que j’avais encore du temps devant moi. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, tout ce que je peux dire c’est qu’ils subissent un siège. Pas un bain de siège, juste un siège. Et chaque jour, ils s’entendent dire : rendez-vous. Rendez-vous, vous êtes cernés.

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mardi 13 mai 2025

dîme, dame, d’homme

Emmanuel Macron a parlé sur TF1, hier soir. Et avant même qu’il ne soit entretenu par plusieurs personnalités du monde politique, tout le monde y allait de ses propres infos : le président devait parler de référendums… non, de référenda, plutôt. En effet, un référendum, des référenda, si on ne respecte même plus le latin, franchement, c’est que vraiment, tout va à vélo. Ou à trottinette, c’est selon ce qui nous fait le plus peur quand on est un piéton, en ville. Alors moi, comme je ne pouvais pas publier mon billet d’aujourd’hui (de demain, au moment où Macron a parlé) avant ce matin, forcément, je ne peux pas faire comme tous ces journalistes : savoir mieux que tout le monde de quoi il va être question.  Puisque ça aura déjà eu lieu. Je ne vais pas vous faire croire que j’étais dans la confidence, moi aussi, non.

Non, tant pis, ce sera mon référent dam. Parce que, au sujet de son intervention d’hier, dans la même journée, il a été question de référendums. Au pluriel. Sauf que toutes ces stars de l’info qui travaillent à la télé ou à la radio ont oublié qu’on dit un référendum et des référenda. Sans ‘s’ final. Alors, ma foi, si c’est pour savoir si on est d’accord pour payer plus d’impôts ou pour taxer les retraites, je pense qu’on n’a pas besoin d’être un devin pour savoir que c’est non. Pas tant que l’État ne fera pas lui-même des économies substantielles. Et les collectivités territoriales, elles-aussi. Bref, un référent dîme, non merci. Pas plus que gabelle. Ou encore moins un IFI pour les pauvres. Car pourquoi pas un impôt sur l’infortune, pendant qu’on y est ? Non, non, restons sérieux. Et faisons des économies là où ce serait utile.

En revanche, si Macron veut être notre référent, ce sera donc notre référent d’homme. Et quand je dis Macron, je parle d’Emmanuel, pas de Brigitte. N’en déplaise à certains imbéciles même pas heureux, Brigitte n’est pas un homme et ne peut donc pas être notre référent. Ou alors, notre référente. Donc, une référendame. Je sais, ce mot est souligné en rouge dans mon document Word mais je vais l’ajouter au dictionnaire et ainsi, il sera validé pour les éventuelles prochaines fois. Normalement, je ne devrais même pas mettre d’accent sur tous ces mots d’origine latine : donc, un référendum, en français ; referendum, en latin et referenda au latin pluriel. C’est OK pour tout le monde ? Non, je n’ai pas d’autres jeux de mots avec référent, ce matin. On fait ce qu’on peut, hein. Les temps sont de plus en plus durs.

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lundi 12 mai 2025

Clémence et Anatole, quelques mots rares

C’est dans une vallée enclavée, au pied des sommets couverts de ramades laineuses que vivaient Clémence et Anatole, dans leur vieux mas au toit d’ardoise, tordu par les ans. Dans la pièce principale, un vieux poêle boucanait trois saisons sur quatre  et laissait s’échapper des volutes aussi épaisses que la brume du matin. Clémence, une femme qu’on aurait pu qualifier de pecque tant sa langue était acérée et ses jugements expéditifs. Elle dédaignait les bavardages entre les femmes du village pour aller traîner ses bottes sur les sentiers abrupts à la recherche de salange, cette espèce de sel rapporté par les oiseaux sur les plantes de montagne, aux vertus qu’on disait aphrodisiaques. Elle  le faisait infuser, soir après soir dans l’espoir de raviver la flamme peu olympique d’Anatole, son compagnon depuis si longtemps.

Lui, Anatole, était un ragotin des champs, petit, râblé, la moustache raide comme des tiges de chardon. Plus jeune, il avait pondu une espèce de roman aussi convoluté qu’un nid de vipères en pleine partie fine. Les pages de son manuscrit jaunissaient sur une étagère vermoulue et s’étaient conglutinées sous l’effet de l’humidité. Il passait ses journées à bricoler des brimborions en bois mal dégrossi, des animaux improbables et autres coquecigrues désarticulées qu’il n’arrivait pas à vendre au marché du bourg, sous un étal d’orain piqué. Clémence s’en moquait souvent en le traitant d’oppugnateur de l’inutile incapable de ramener le moindre franc. Un jour de marché, un chalin frappa le village et Anatole dit à sa femme : pas la peine de me reprocher de ne même pas être un tirelaine, regarde, il fait chaud, aujourd’hui.

Si chaud que lorsqu’il admira la brigandine qu’ils avaient jadis dénichée dans une brocante, les joues soudain de couleur nine, il eut un retour d’excitation pour Clémence et sentit monter en lui une envie de se venger de toutes ses avilances comme ça ne lui était pas arrivé depuis si longtemps. Un désir sourd qui vous brûle comme le feu sous la neige, mêlé de rage rendant son sexe aussi tripoléen que ne devait l’être celui de sa femme. Il la baisa comme il put, maladroitement mais fermement et elle, surprise, se laissa faire en jurant de se venger dès le lendemain. Dans un petit bocal, les poissons jugulibranches tournaient et retournaient sur eux-mêmes sans se rendre compte de ce qui se passait sous leurs yeux à moitié éteints, ils avaient trop faim. Ce passage de la vie de Clémence et Anatole est rude comme leur quotidien un peu miséreux.

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dimanche 11 mai 2025

Clémence et Anatole, la gestation pour autrui

J’ai reçu une commande, la semaine dernière. Une lectrice, que je préfère laisser dans l’anonymat pour ne pas la mettre mal à l’aise, m’a envoyé une liste de mots oubliés afin en me lançant le défi de les utiliser dans un billet. Normalement, je ne travaille pas de cette façon mais j’ai quand même accepté après une négociation un peu âpre. Oui, parce que, après tout, tout travail mérite salaire et, toujours par souci de discrétion, je ne vous dirai pas de quel montant était le chèque que Mymy m’a envoyé. Tout ce que je peux dire, c’est que ma banque m’a téléphoné pour me demander s’il n’y avait pas une erreur et quelle était la provenance de ce chèque de 5 886 euros. Pourquoi une somme aussi précise ? Parce que la liste de mots en comprenait 18 et on est tombés d’accord sur 327 euros par mots. J’aime bien les chiffres ronds.

Les mots sont les suivants : convoluté (roulé sur soi-même ou autour d’un autre corps), orain (doré), brimborion (chose sans valeur et inutile), oppugnateur (celui qui attaque), coquecigrue (animal imaginaire ou balivernes), nine (couleur rouge), jugulibranche (dont les ouïes s’ouvrent sous la gorge), ragotin (homme ridicule), pecque (femme sotte et impertinente), boucaner (fumer de la viande ou du poisson), tripoléen (rude au toucher), ramade (réunion de plusieurs centaines de moutons), salange (période de production de sel dans les marais salants), brigandine (armure ancienne), tirelaine (voleur de manteau), chalin (éclair de chaleur), avilance (injure, infamie) et conglutiner (joindre des corps par une substance visqueuse.) Franchement ? Que faire de tous ces mots assez difficiles à placer en situation ?

Alors, attention, je ne dis pas que je ne vais pas y arriver mais ça me demande un peu de réflexion et un peu de travail. Et pour ça, j’ai choisi de créer Clémence et Anatole, deux personnages qui pourront avoir un lien avec tout ou partie des mots de cette liste. Et je chercher un sujet, un endroit, une chronique de la vie quotidienne. Et moi, quand je cherche, je trouve. Et quand on me cherche, on me trouve. Alors, quand aurai-je terminé de relever ce défi ? Je ne sais pas encore précisément mais une chose est sûre, comme j’ai très envie de toucher les 5 886 euros négociés, je vais m’y remettre de ce pas. Et surtout, qu’on ne me dérange sous aucune prétexte. Je n’y suis pour personne. Pas même pour le pape. J’ai juste besoin d’être concentré. Et de réfléchir. Et de jeter des idées dans mes doigts sur le clavier et voir ce que ça pourrait donner.

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samedi 10 mai 2025

Storm-1516*

Oui, ce matin, ce sera une chronique d’un scandale sans preuve mais avec un tel enthousiasme que ça en devient fascinant. Mettons que je me décide de vous raconter ça sous forme d’un conte pour adultes. Il était une fois, dans notre république de plus en plus numérique où les pouces remplacent progressivement les cervelles, une nouvelle rumeur qui jaillit, telle une comète dans un ciel de crédulité : une nouvelle affaire bien plus excitante que tous les débats sur la réforme du système des retraites. Et la victime, cette fois, c’est Brigitte M., une icône nationale, première dame, ancienne professeur de lettres et accessoirement, croquemitaine certifiée selon les usines à fantasmes de X (ex-Twitter.) Son crime ? Une accusation balancée sur Internet comme quoi elle aurait abusé sexuellement d’un élève, jadis et naguère.

Dans ce cas, pourquoi ne pas lancer la rumeur qu’elle est un homme ? C’est déjà fait ? Bon, pourquoi ne pas dire qu’elle n’est pas un être humain mais un chat, une chatte. Des preuves ? Pas besoin. Des témoignages ? Toutes les photos diffusées sur la toile. Et ça suffit pour que tous les internautes s’excitent sur ce nouvel os à ronger : révéler les vérités que les médias traditionnels et officiels nous cachent, forcément. Et tous les experts de canapé s’indignent et relaient cette fausse information jusqu’à ce qu’elle finisse par devenir virale. Pendant ce temps, la machine médiatique s’interroge : faut-il en parler pour la démonter au risque d’être encore accusée de complicité silencieuse ? Le buzz repose sur du vide mais il est bel et bien là. Des centaines de milliers de clics, des commentaires (pleins de fautes) pour affirmer que c’est vrai.

Sans oublier les théories les plus farfelues balancées sur les réseaux sociaux qui se disent « faire de la désinformation », ainsi va la rumeur, autoproclamée justice populaire. Brigitte est un homme. Sheila est un homme. Amanda Lear est un homme. Presque tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît le cousin du frère du médecin qui les a opérées. Tout ça est nourri par une indigence intellectuelle. Pourvu que le mensonge soit grossier, ce qui compte, c’est qu’il circule et qu’il entre dans certains esprits qui ont beaucoup d’espace à combler à force d’ennui. Si, si, sous la robe de mariée de Brigitte Macron, on voit une bosse. Si ça, ça n’est pas une preuve. Alors, forcément, elle a bien dû  abuser sexuellement d’un élève, à l’époque. Si c’est sur Internet, c’est que c’est vrai. Merci Poutine. Merci les cons.

* Groupe de propagande russe qui crée et diffuse de la désinformation en ligne pour promouvoir les intérêts du gouvernement russe.

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vendredi 9 mai 2025

modèle américain

Vous en pensez quoi de ce nouveau pape ? C’est un modèle américain, monseigneur, en général, c’est assez résistant, du moins, c’était le cas à une certaine époque. On verra ce qu’il en sera de celui-ci, il vient de sortir du four, il est encore chaud, regardez, il y a encore un peu de fumée blanche qui sort de sous lui. Si, si, regardez, ça fume sous pape. Après, on vous en a sorti un qui est un peu plus moderne, un peu plus jeune et on peut espérer qu’il sera plus robuste et qu’il pourra tenir quelques années, au moins deux décennies. Après, on ne peut jurer de rien, vous savez, l’usure, ça touche tout le monde. Ah, je peux vous affirmer qu’il n’a jamais servi. C’est une première main. Et vous verrez, vous pourrez le décorer de blanc, de pourpre, de violet, toutes les couleurs lui vont bien parce qu’il est universel.

Je vous promets que vous ne serez pas déçu, ce n’est pas comme avec les avions de chez Boeing et même s’il est américain, on est plus sur de l’Airbus, dans l’idée, si vous voyez ce que je veux dire. Par exemple, il est en acier et non pas en plastique. C’est du dur, c’est du solide, comme on savait bien le faire jadis, en Amérique. Je vous concède que c’est moins vrai de nos jours mais là, on l’a créé avec des matériaux de l’époque. Par exemple, les pare-chocs anti LGBTQ+ résisteront à toute tentative de lobbying de la part de ces associations de gens qui n’ont pas vraiment leur place dans une église qui aime parler en latin. Vous savez, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes (ape ?), celui-ci en est la preuve vivante. De ce côté-là, vous serez tranquille, vous en aurez pour des années de robustesse.

De robustesse et de tranquillité d’esprit. De tranquillité de Saint-Esprit, si je peux moi-même en faire un trait, d’esprit. Je suis drôle, non ? En tout cas, en bon modèle américain, ce nouveau pape va très rapidement monter en valeur et je pense que c’est un véritable bon investissement pour qui voudra bien le faire. Pourquoi pas vous, hein, cher monsieur ? Parce que vous savez, si on calcule bien, compte tenu que le déficit structurel du Vatican s’élevant à une modique somme élégamment discrète entre 70 et 90 millions d’euros, je peux vous garantir que là, si vous me le prenez, ce nouveau pape américain, vous rentrerez vite dans vos frais et vous pourrez même faire la fête avec lui mais attention, s’il l’ambiance est là, il peut boire facilement du vin de messe. Et très vite « vous êtes saoul pape ? »

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jeudi 8 mai 2025

habes papam* et plena promissa

Habes papam* et plena promissa. En effet, hier soir, alors que le patron et moi, chez lui, nous regardions les cérémonies de la commémoration de la Victoire des Alliés, le 8 mai 1945 et qu’on nous présentait un film qui résumait un peu cette deuxième guerre mondiale, nous n’en avons pas eu la fin car soudain, priorité au direct et « de la fumée blanche, de la fumée blanche, de la fumée blanche…) et on nous a effectivement montré de la fumée blanche et des gens heureux, à Rome, qui applaudissaient à cette fumée blanche. Heureusement, on nous a quand même permis d’écouter le discours d’Emmanuel Macron mais moi, ça m’a fortement contrarié qu’on coupe le film hommage pour montrer de la fumée  blanche et des catholiques contents. Ça aurait pu attendre une demi-heure pour nous montrer ces images sans grand intérêt parce qu’on a appris son nom au moins une heure après.

Bref, une fois ma colère passée car j’ai trouvé ça très indécent de couper cet hommage national (voir international) pour nous montrer de la fumée blanche et des gens contents. Très indécent vis-à-vis de nos derniers vétérans mais bon, c’est peut-être normal que dans un pays laïc, le fait que vous ayiez un nouveau pape, ça passe avant tout le reste. Cela dit, parmi les promesses de Léon XIV, il y a le fait que donner de l’argent à la quête sera obligatoire pour tous les baptisés et en plus, l’Église taxera ces dons afin de renflouer ses caisses qui sont pourtant loin d’être vides mais il faut bien payer tous les frais de cette secte officielle. Et pour l’instant, toujours pas de prêtrise pour les femmes ni de mariage pour les curés ni pour les abbés. Ça, c’est une véritable promesse. Pas de réhabilitation de l’Abbé Pierre et pas de déchéance non plus, ce qui est fait ne devrait plus être à faire et on ne peut pas changer le passé.

Parmi les promesses du nouveau pape (démocratiquement) élu pendant le conclave (vous savez, cette réunion de quelques 140 cardinaux dont la moyenne d’âge est de 70 ans – on ose imaginer l’ambiance si le conclave dure plusieurs jours – et encore, je ne parle que de l’ambiance, pas des odeurs…), il y en plusieurs qui ont attiré mon attention : par exemple, l’interdiction ferme et définitive de toute pédophilie au sein de l’église (ça ne se passe pas vraiment au niveau du sein de l’église mais plutôt sous la ceinture) et à notre grand étonnement, à nous, les chrétiens et moi, la réaction la plus incroyable est celle de l’association des victimes de prêtres pédophiles. « À quoi bon continuer d’exister en tant qu’association si la pédophilie par des religieux n’existe plus ? Nous risquons de perdre toutes nos subventions ! » Ah oui, ça serait dommage surtout pour eux, moins pour les enfants.

* habes papam et non habemus papam car je ne suis pas concerné, moi

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gros mots mais pas grossiers

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais il y a une espèce de snobisme parisien et francilien à ne plus appeler les choses par leur nom d...