dimanche 30 juin 2024

pas toutes les nuits au même endroit (billet garanti sans extrême)

Je mène une vie de star. Jeudi soir dernier, j’ai dormi à Biscarrosse. Le lendemain, vendredi soir, j’ai passé la nuit dans mon lit habituel, à Bordeaux. Samedi soir, j’ai retrouvé ma chambre d’adolescent, chez maman, pour une nuit qui n’avait plus rien à voir avec celle des années 70. Et hier soir, je me suis retrouvé chez moi, dans la chambre de mon appartement. Je change de lit tous les soirs. Je mène une vie de star. Mais est-ce que cette situation va durer ? Je ne pense pas. Il est même plus que probable que là, pour ce mois de juillet qui commence, je reste plutôt chez moi. Je n’ai pas perdu de vue que nous faisons refaire la deuxième salle d’eau, celle que le président utilise chaque matin depuis que nous avons déménagé. La mienne, celle que j’utilise, moi, a déjà été refaite il y a deux mois.

Changé-je de salles d’eau autant que de chambres ? Bien sûr que oui. Parce que chaque fois que je vais dormir quelque part, je me lave dans le même quelque part. Il est évident que je ne vais pas dormir à Biscarrosse et me laver à Saint-Maixent. Et inversement. Ça fait trois cents kilomètres d’écart. Je mène une vie de star et je change de lit tous les soirs, parfois. Mais je ne vais que dans des endroits où j’ai la possibilité de prendre une bonne douche, bien chaude et bien mouillée. Cependant, il faut que tout le monde sache bien que je peux parfaitement me contenter d’une chambre sommaire mais confortable, que je ne réclame pas un sommier électrique partout où je vais. Ni une bouteille de champagne sur l’oreiller du lit comme quand j’avais passé un week-end à Reims.

Je suis une star et je change de lit tous les soirs mais pas tout le temps. Cela dit, j’ai des goûts simples : un bel appartement dans l’hyper-centre de Bordeaux ou une belle maison au bout du golf de Biscarrosse, en bordure de forêt ou encore la maison familiale, sur le chemin de la gare, à Saint-Maixent. Je me contente de ça. J’ai beau être une star et changer de lit tous les soirs, je ne fais jamais de caprice. Ah si, peut-être, une serviette pour protéger mon oreiller en cas de sudation excessive, ce qui peut m’arriver et désormais, par habitude. Et des WC à proximité de la chambre car j’ai beau être une star, j’ai une prostate de près de 65 ans et à cet âge-là, une prostate, c’est souvent aussi capricieux qu’un enfant en bas âge ou plus. Bref, il peut m’arriver de changer de lit tous les soirs, je suis une star.

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samedi 29 juin 2024

tape dans tes mains

Si tu as envie que le résultat du premier tour des élections législatives ne te fasse pas peur, tape une fois dans tes mains. Si tu veux qu’il ne te fasse pas pleurer, tape deux fois dans tes mains. Et si tu es content, surtout, ne fais rien, tu as déjà fait assez comme ça. Quant à moi, si je sais ce que je pense de tout ça, ne comptez pas sur moi pour vous en faire part. À partir d’aujourd’hui, je pense que sauf exception(s), je vais faire très attention à ce que je vais écrire. Non, à partir de demain. Ou alors, à partir de lundi prochain, pas demain mais lundi en huit, comme on disait, quand j’étais petit. Parce que vous imaginez bien que si c’est un des deux partis extrémistes qui gagne, ça ne va pas me plaire. Je veux dire, un extrême de droite mais aussi un extrême de gauche parce que les extrêmes du centre, ça ne me dérange absolument pas.

Si tu as envie de claquer la figure d’un candidat insupportable, tape une fois dans tes mains mais aussi deux fois sur son visage. Mais ensuite, tu recopies cent fois que la violence n’est pas une fin en soi. Si tu as envie de partir à l’étranger pour fuir un pays que tu ne reconnais plus, tape deux fois dans tes mains et tape du pied, au passage. Et si le résultat de ce soir te convient, surtout ne fais rien, tu en as déjà assez fait comme ça, ce n’est pas la peine d’en ajouter. Parce que je les imagine déjà, tous ces politocards qui vont venir participer aux débats, ce soir. Ils auront tous la même phrase : on a compris le message des urnes. On est content du résultat car même si on n’a pas encore la majorité absolue, c’est déjà une victoire. Notre score est historique. Nous avons bien fait de nous unir avec des gens qui ne le voulaient pas forcément. Et tout ça, avec force morgue. Avec force mauvaise foi. Et avec force arrogance. Mais sans vergogne.

Si tu as envie de revenir en arrière, deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans ou autre, tape une fois dans tes mains et dis en quelle année tu penses que c’était mieux avant. Si tu as envie de te réveiller de ce cauchemar, tape deux fois dans tes mains et pince-toi. C’est terrible car tu ne rêves pas. Tu cauchemardes. Et ce n’est pas fini. Et si tu as envie de boire du champagne ou d’aller tout casser dans les rues, surtout, ne fais rien, ce n’est pas la peine. On a parfaitement compris le message. Et ce matin, avant de connaître les résultats de ce soir, j’ai une pensée pour Jean Ferrat et sa magnifique chanson Ma France : … Cet air de liberté au-delà des frontières ; Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige ; Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige ; Elle répond toujours du nom de Robespierre, Ma France… Pauvre France, qu’es-tu donc devenue. Et si je tape dans mes mains, tu redeviens grande et belle ? Ben, non, ça ne marche pas.

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vendredi 28 juin 2024

il faut savoir si c’est du lard ou du cochon

Alors ça, ça m’a presque troué l’anus. Que je vous raconte. Nous étions au restaurant et au menu, il y avait deux plats, un de viande et un de poisson. Celui à base de poisson n’ayant aucune importance pour ce billet, on ne va pas en parler. Mais pour celui qui était à base de viande, justement, parlons-en : côte  de cochon braisée au four, sauce moutarde à l’ancienne et sauge, pommes de terre rissolées. Bon déjà, c’est un intitulé à rallonge. Imaginez si moi, j’en faisais autant dans les titres de mes billets, chaque matin ! Tiens, pour celui d’hier : « des poils auburn (billet énervant) », j’aurais très bien pu faire mon intéressant, moi aussi en écrivant : « quelques productions filiformes au niveau de la pièce osseuse proche de l’os iliaque ou du sillon glutéal de couleur apparentée à celle de l’acajou » …

Je ne suis pas sûr qu’un tel titre donne immédiatement envie de lire le billet qu’il annonce. C’est un peu comme si je mettais tout mon texte dans le titre et le titre dans le texte, certains crieraient à l’arnaque. Ça me fait vaguement penser aux énoncés de thèses. Des phrases à rallonge. Qui n’en finissent pas et qui ne font plaisir qu’à ceux qui les écrivent. Encore que ce plaisir quand on écrit, on peut aussi le ressentir pour trois fois rien, comme pour moi, par exemple. Bref, pour en revenir à ce plat de viande (moi, j’ai pris le filet de lieu noir, crème au chorizo et parmesan, riz basmati à la citronnelle, ce qui était plus léger et moins long que la côte de cochon braisée, et caetera… Ce n’était donc rien d’autre qu’une côte de porc à la moutarde et aux patates. Vous n’êtes pas d’accord ? Moi, si, je le suis.

Et là, comme de plus en plus souvent, dans les restaurants, il est proposé des plats à base de cochon, je me suis demandé pourquoi pas à base de porc ? Il ne faut plus prononcer le mot « porc » depuis le mouvement MeToo ? Meuh, non, quand même, hein ? Eh bien figurez-vous que les restaurateurs préfèrent indiquer « cochon » au lieu de « porc » et on se demande bien pourquoi. Surtout quand on sait que le cochon détermine l’animal vivant et porc, l’animal mort. Donc, quand on mange du cochon, comme il est forcément mort, c’est bel et bien du porc. Alors, j’ai décidé de le signaler aux restaurateurs quand ils m’en proposeront au menu ou à la carte. « Vous êtes sûr que c’est du cochon ? Je peux voir l’animal ? » Et là, on verra ce qu’on me répondra. La cuisine c’est tout un art et le cochon, du lard.

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jeudi 27 juin 2024

des poils auburn (billet énervant)

Tiens, comme la femme de ménage n’est pas là, je vais nettoyer la salle d’eau parce que je n’aime pas du tout quand il y a des traces dans le lavabo, des poils dans la douche et des gouttes séchées sur le miroir. Bon, je commence par la douche car c’est ce qui m’importe le plus, surtout depuis qu’elle a été refaite et qu’elle est toute blanche, maintenant. Tiens, justement, un poil noir. C’est possible qu’il soit à moi. Et là, un poil gris, c’est forcément un à moi. Et là, encore un gris. Tiens, celui-ci me semble plus clair que l’autre. Et à la lumière, ça donne quoi ? Ah oui, j’en ai un qui est gris foncé et l’autre, gris clair. Le problème, c’est que s’il y a des poils blancs, je risque de ne pas les voir parce que blanc sur blanc, ce n’est pas simple. C’est comme noir sur noir. Ou rouge sur rouge. Mais attention, blanc sur rouge, rien ne bouge et rouge sur blanc, tout fout le camp, comme on dit, hein ?

Bon, là, au bord, au niveau des portes battantes, je n’en vois plus, des poils. Ou alors, ils sont blancs et comme tout le monde le sait, blanc sur blanc, ce n’est pas simple alors que blanc sur rouge… Et au niveau de la bonde, qu’est-ce que c’est que ça ? Un poil auburn ? Mais je n’ai pas de poils auburn, moi. Rien que des gris et des blancs. Éventuellement un ou deux châtain foncé pour ne pas dire noir. Alors, c’est quoi ce poil auburn ? Maman est à la maison, en ce moment mais elle est comme moi, elle est grisonnante. Mais bon sang, il est à qui, ce poil auburn ? Le président n’est jamais venu se doucher dans ma salle d’eau, donc, c’est sûr, ce n’est pas lui. La femme de ménage se teint les cheveux en brun foncé mais comme elle n’est pas venue depuis une semaine… Et est-ce qu’elle se teint les poils aussi ? Non, ça ne me regarde pas. Et je n’ai même pas envie de le savoir.

Bon, ce poil auburn, alors, il vient de qui ? Il ne sent pas une odeur de quelqu’un que je connais. C’est encore plus étrange. Je vais me renseigner pour savoir comment le faire analyser. J’espère que ça ne me coûtera pas trop cher. Allez, maintenant, le lavabo. Tiens, un morceau d’ongle. Ça doit être à moi, puisque je me les suis coupés hier soir. Et là, c’est probablement… Ah non, alors, ce n’est pas un poil mais un cheveu auburn. Ah mais le poil de la bonde, c’est peut-être un cheveu, lui aussi ? Ça ne me dit toujours pas à qui ils appartiennent. Il y a vraiment des mystères dans cette salle d’eau. Bon, les gouttes séchées sur le miroir, qu’on en finisse. Voilà, je crois que c’est bon. Ah non, il y a une marque, là, comme une tache. Mais on dirait une tache auburn. Non, là, ça ne va plus du tout. Je vais faire venir la police scientifique, moi. Non mais vraiment, des poils auburn, on aura tout vu.

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mercredi 26 juin 2024

après la piscine, l’océan

Après mon premier bain dans la piscine depuis plusieurs années, avant-hier, ça a été mon grand retour dans l’océan, hier matin. Quoique, quand je dis mon grand retour dans l’océan, il y a un mot de trop. Reste à savoir si c’est grand, si c’est retour, si c’est océan. Alors, dans l’eau, sur la plage, là où les vagues viennent inlassablement s’échouer, écume après écume, oui, j’y suis bien allé. Grand retour, je ne sais pas trop ce qui est le plus vrai : retour ou grand ? À partir de quand peut-on être considéré comme un grand retour. Au bout de plusieurs années ? C’est mon cas. Donc, retour et grand, c’est validé. L’océan aussi. Ma foi, je ne sais pas si vous avez vu ce qui n’allait pas dans ma phrase : « mon grand retour dans l’océan » mais moi, je le sais. Sinon, je n’aurais pas relevé cette petite anomalie.

En tout cas, nous sommes restés trois quarts d’heure, au bas mot, dans l’eau, hier matin avec le patron pendant que maman et le président, eux, arpentaient le remblai, s’asseyaient sur un banc public et terminaient leur promenade en buvant un verre dans une guinguette qui surplombait la plage. Et nous, nous avons profité du sable, des vagues, de l’eau, d’abord fraîche puis comme on s’y habitue vite… Et nous avons regardé les gens : des surfeurs qui surfaient, d’autres qui se préparaient à surfer, d’autres qui revenaient de surfer ; des gens qui marchaient dans l’eau, juste pour le simple plaisir de faire une activité physique pour tous les âges sans s’en rendre compte ; des gens qui se baignaient, certains avec un peu de mal à entrer dans l’eau et d’autres, qui n’hésitaient pas du tout et enfin, des gamins.

Et nous, nous avons repris notre propre marche et c’est pour ça que je ne peux pas dire que c’était mon grand retour dans l’océan vu que je n’y ai trempé que les pieds et les mollets, à peine les genoux et encore, par étourderie quand une vague me prenait par surprise. Et le patron, lui, il est allé jusqu’aux cuisses mais aucun de nous deux ne s’est réellement baigné. Donc, on ne peut pas dire que nous sommes véritablement allés dans l’océan. Donc, le mot de trop, c’était bien « dans » dans la phrase « mon grand retour dans l’océan » car il ne faut pas pousser, non plus. Aller jouer dans les vagues, pour moi, c’est du temps passé, jadis et naguère. Maintenant, j’ai du mal à me dire que je vais avoir froid en sortant de l’eau et tout le toutim. Au moins, en sortant de la piscine, il y a la terrasse et la maison.

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mardi 25 juin 2024

ma forêt extraordinaire

Dans, dans, dans ce jardin extraordinaire loin des noirs buildings, des passages cloutés, y avait un bal que donnaient des primevères dans un coin de verdure, deux petites grenouilles chantaient… Dans ma forêt extraordinaire, Kali, Shuka et moi, nous marchons, courons, marchons deux fois par jour et nous sommes les rois du monde, du monde des chiens et du monde de mon imaginaire. Nous rencontrons des libellules qui, quand elles se posent sur une fleur sauvage, sous mes yeux, fait qu’un arc-en-ciel vient illuminer nos yeux et nos cœurs. Et quand un moustique vient vrombir autour de mes oreilles, je n’ai pas peur car je sais qu’il ne me piquera pas ou alors, seulement pour me faire un vaccin d’amour. Sauf que dans ma forêt extraordinaire, on ne peut pas tomber amoureux, on n’y rencontre pas. Du moins, pas à ma connaissance.

Dans, dans, dans mon jardin extraordinaire, un ange du Bizarre, un agent nous dit « Étendez-vous  sur la verte bruyère, je vous jouerai du luth pendant que vous serez réunis »… Dans ma forêt extraordinaire, il y a une clairière avec une grande cabane en bois, celle du club des 4x4 mais quand nous nous en approchons avec Kali et Shuka, elle se transforme en château merveilleux dans lequel un prince sommeille, c’est le prince au bois dormant mais moi, je  laisse dans ses rêves car d’expérience, je sais que c’est difficile d’aimer un prince et mon plus grand bonheur, mon plus grand plaisir, c’est simplement de le regarder dormir, à la dérobée. Et peut-être que les moucherons qui volent dans cette clairière ne sont que ses gardes du corps pour lui permettre de rester tranquille. Sauf moi car moi, on me laisse approcher, on me connaît.

C'est un jardin extraordinaire, iI y a des canards qui parlent anglais ; je leur donne du pain ils remuent leur derrière en m'disant « Thank you very much, Monsieur Trenet. » Dans ma forêt extraordinaire, il y a des fougères qui poussent en plein milieu des sentiers mais ça, c’est ce que tout le monde croit. En réalité, elles me l’ont confié, les autres fougères, majestueuses, de chaque côté de chaque chemin sinueux, ce sont des élans d’amour qui partent du sol jusqu’au ciel. Enfin, pas encore jusqu’au ciel mais c’est leur objectif. Et dans ma forêt extraordinaire, quand je croise une pomme de pin, au sol, si je la prends dans la main, elle se transforme en cornet de glace à l’italienne. À la pistache ? Non, quand même pas, à la fraise des bois, c’est déjà tellement bon. Et j’ai vraiment hâte d’être à tout à l’heure pour aller dans ma forêt extraordinaire.

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lundi 24 juin 2024

enfin, la piscine

Enfin, je me suis baigné dans la piscine de Biscarrosse. Ça fait des années que ça ne m’était pas arrivé. Au moins avant la Covid, donc, avant 2020. Waouh, comme le temps passe ! Comme le temps a passé ! Et combien de temps avant mes prochaines longueurs dans ce bassin privé ? Cet après-midi, vous croyez ? Je ne sais pas car je ne peux pas dire à la fontaine que je boirai de son eau tout comme je ne peux pas lui dire que je n’en boirai pas. C’est juste que quand je ne sais pas, je ne sais pas. Tout ce que je peux dire c’est que si c’est aussi agréable cet après-midi qu’hier, je ne vois pas pourquoi je ne recommencerais pas, tout à l’heure, après le déjeuner. Tiens, au fait, on mange quoi, ce midi ? Rien, je le crains. Je n’ai rien prévu. J’ai de quoi dîner, ça oui mais pour midi, il va falloir qu’on achète quelque chose.

Parce que je n’ai même pas des bouillons en cube pour mettre dans la piscine et faire une espèce de soupe. En plus, il m’en faudrait tellement, que je crains que ça ne devienne un plat vraiment exorbitant pour un résultat qui me semble un peu douteux, à l’heure H. Je pourrais ouvrir une boîte de confit de canard mais je crois qu’elle ne comprend que deux ou trois cuisses et nous sommes quatre, donc, il va encore falloir tirer à la courte paille pour savoir qui va s’abstenir de manger des protéines. Non, en plus, je viens de vérifier, la boîte ne comprend que deux cuisses. Alors là, il faudrait faire des équipes de deux et se partager une cuisse pour deux. Je vous préviens, je ne sais pas qui va se mettre dans mon groupe, mais moi, je n’aime pas la peau ni les os, dans le confit de canard, hein !

En plus, ce matin, vers 10h30, ce qui serait bien, c’est que nous retournions tous les six à Biscarrosse plage. Et que nous  nous promenions sur le remblai, éventuellement au bord de l’océan, les pieds dans l’eau pour le patron, les chiens et moi et ensuite, que nous allions chez le traiteur. Sauf qu’on n’est pas tout à fait encore en saison  et ça n’est pas dit qu’on puisse trouver des jambonneaux ou similaire. Ou alors, aller chez celui qui vend du poisson, mon ancien client. Ou celui d’en face ?  Tout ça, ça n’arrange pas mes affaires car j’ai beau me retourner le cerveau, dès 5 heures du matin, pour les repas, ça ne me dit toujours pas si je vais me plonger de nouveau dans la piscine, cet après-midi. 0 l’instant T, je ne sais vraiment pas. On verra au moment voulu. Ce sera alors une simple question d’état d’esprit.

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plus rien d’avance

Avec tout ce qu’on vient de vivre, depuis plusieurs semaines (principalement les derniers samedis), j’ai été si obnubilé que j’en ai oublié ...