jeudi 13 juin 2024

noces de sang

Putain, dix ans ! Ça fait dix ans ! Comme le temps passe ! Comme il a passé vite ! Et comme c’est inhabituel pour moi de mettre autant de points d’exclamation dans un billet ! Oui, oui, vous pouvez vérifier, je ne les utilise que très rarement, ces points d’exclamation. Enfin, moins que la moyenne des autres gens. Parce que je les trouve souvent inutiles. Bien moins importants que ceux d’interrogation. Parce que si vous oubliez ces derniers, ce n’est plus une question que vous posez mais une affirmation que vous faites. Exemple : « tu peux vraiment le faire ? » ça n’a pas le même sens que « tu peux vraiment le faire. » C’est vrai que dans le premier cas, j’aurais dû écrire « peux-tu vraiment le faire ? » mais plus personne ne s’exprime ainsi, de nos jours. Peut-être avec Bardella au pouvoir, on verra.

En revanche, j’aime bien les points de suspension mais j’essaie de ne pas trop en abuser… Sauf que si ça ne tenait qu’à moi… Bon, je vous disais que putain ! Ça fait dix ans ! Déjà dix ans ! Et hop, trois de plus ! Non, quatre ! Cinq, même… Je pourrais aller jusqu’à dix, si je le voulais mais ce n’est pas ce point que je voulais aborder, ce matin. Non, ce sont seulement les dix ans de… Pardon ? Ah tiens, tu te lèves déjà ? Oui, je suis en train d’écrire pour mon blog. Ça va, j’ai plutôt bien dormi, je ne me suis levé que deux fois pour pisser, cette nuit. Et toi ? Toi aussi ? On ne s’est pas croisés dans le couloir ni aux WC, pourtant… Bon, oui, merci, je préfère être tranquille quand j’écris, tu le sais. D’accord. Je m’y remets, donc. Alors, je disais que ça fait dix ans, putain ! Déjà dix ans ! Comme le temps passe ! Comme il a passé vite !

Tiens, au fait, dix ans, pour des mariés, ce sont les noces de quoi ? Les noces de sang ! C’est curieux, non ? Des noces de sang, ça fait bizarre. Qu’est-ce qu’on peut offrir à des mariés depuis dix ans ? Du sang ? Du sang de qui, du sang de quoi ? Du sang de navet ? Il faut leur offrir un vampire pour la soirée de leur anniversaire de mariage ? C’est vraiment impossible de savoir quoi offrir pour ces noces de sang. Alors moi, je fais quoi, tout à l’heure, avec le président ? Je lui offre une goutte de mon sang ? Je déteste cette idée. Je lui offre du boudin noir pour le déjeuner ? Je n’aime pas ça, on ne va pas faire menu séparé le jour de notre dixième anniversaire de mariage, quand même ! Bon, j’aviserai tout à l’heure, il est parti se recoucher. J’ai encore un peu de temps pour penser à tout ça. Et une analyse de sang ?

(*) en réalité, 10 ans de mariage, ce sont les noces d’étain mais ça m’a moins inspiré…

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mercredi 12 juin 2024

non, rien n’a changé

Il y a x temps, tu m’as dit « je vois que rien n’a changé » et depuis, c’est le silence radio. C’est la loi du silence. Nous sommes passés sous silence. J’avoue que cette phrase « je vois que rien n’a changé », elle ne m’a pas permis de rester ouvert vers toi. Mais je me trompe, la phrase exacte que tu m’as dite, c’est « effectivement, les choses n’ont pas changé » et ce n’est vraiment pas ça que je voulais entendre. Ce n’est pas ça que je voulais lire car ça m’a abasourdi. Je n’allais pas me mettre à culpabiliser en plus du reste. Je n’allais pas m’auto-flageller, quand même, si ? Non, j’ai passé l’âge de me morfondre pour une phrase. Les plus gênés s’en vont, dit-on dans les chaumières et bien moi, je n’étais peut-être pas un des plus gênés du monde mais si, quand même, ça m’a dérangé et j’y pense souvent à ça.

J’y pense souvent à ces choses qui, pour toi,  n’ont pas changé. Elles n’ont pas changé pour qui, pour quoi ? Comment auraient-elles dû changer ? Par le simple fait d’un prince ? La volonté des uns ne fait pas forcément le bonheur des autres. Pardon ? J’ai prononcé le mot « bonheur » ? Ah, désolé, ça m’a échappé. Je ne voulais blesser personne. Et je ne veux toujours blesser personne. Surtout entre toi et moi. La preuve ? Je t’écris, ce matin. Je t’écris ce billet que seulement toi, tu es à même de comprendre même si je n’ai aucune certitude que tu en prendras connaissance. Ça, oui, ça fait partie des choses qui ne changent pas chez moi : je suis capable d’écrire tout en ignorant si la personne à qui je pense sera à même de me lire. Non, tout en sachant qu’elle ne me lira pas. Et c’est ainsi que je sais que ça se passe.

Je sais comment ça fonctionne et je sais comment ça finit, c’est toujours pareil. C’est sans doute ça, les choses immuables. Elles ne peuvent évidemment pas changer puisque même si ça vient de moi, je ne peux pas modifier intrinsèquement ma façon de penser, de faire ou de vivre. De ressentir. Et d’aimer. C’est une de mes seules constantes. Mais je sais que ce n’est pas de ça dont tu voulais parler, c’est tout autre chose : tu aurais voulu que je sois disponible. Mais moi, je ne suis jamais totalement disponible. Je ne peux jamais l’être vraiment. Parce que je suis toujours ailleurs tout en étant présent. C’est ainsi que je suis fait. Et je suis désolé si ça ne t’a pas convenu. Moi, ça me va comme ça. Même si je sais que c’est dommageable pour moi. Et probablement pour toi. Ne peut pas être prince qui veut.

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mardi 11 juin 2024

Françoise Hardy (1944 – 2024)








On fait tout beaucoup trop vite
Et pas bien
On se prend et on se quitte
C'est pour rien
Quand on voit tous les gens
Ils ne pensent qu'à l'argent
Ils sont de plus en plus bêtes et méchants

Moi aussi et je me sens si fatiguée
Je voudrais m'arrêter sur ton oreiller
Tous ces trains qui partent pour nulle part
Trop tôt, trop tard
Ça donne le cafard

Je voudrais en finir
Arrêter de courir
Je voudrais pouvoir dire
Pouce au revoir

Je voudrais me blottir
Dans tes bras et dormir
Je voudrais pouvoir dire
Pouce au revoir

On est mal et on a mal
Tout le temps
On se perd dans du banal
Dans du vent
Les gens sont des moutons
Ils tournent tous en rond
Quoi qu'ils fassent
Ils savent que leur compte est bon

Moi aussi et je me sens si fatiguée
Je voudrais m'arrêter sur ton oreiller
Tous ces trains qui partent pour nulle part
Trop tôt, trop tard
Ça donne le cafard

Je voudrais en finir
Arrêter de courir
Je voudrais pouvoir dire
Pouce au revoir

Je voudrais me blottir
Dans tes bras et dormir
Je voudrais pouvoir dire
Pouce au revoir

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ça risque de barder, là

Je n’en ai pas parlé avant ce matin mais ce n’est pas l’envie qui m’en a manqué mais je reconnais que depuis dimanche soir, je suis toujours un peu abasourdi. D’apprendre la dissolution de l’Assemblée Nationale, décidée par Emmanuel Macron, ça m’a vraiment assommé. La preuve, au lieu de manger normalement à table, pour notre dernier repas à Biscarrosse à l’occasion de ce dernier séjour jusqu’au prochain, je suis allé manger du sable à quatre pattes dans un sentier de la forêt. Et j’ai failli m’étouffer. Et heureusement que je n’ai pas tout avalé. Et j’ai bu beaucoup d’eau avant d’ouvrir une bouteille de rosé, de la boire cul-sec et d’en ouvrir une deuxième avant de la boire cul-sec et d’essayer d’en ouvrir une troisième sauf qu’elle est tombée sur le parquet et que j’en ai mis partout.

Non vraiment, cette dissolution qui annonce un probable gouvernement d’extrême-droite avec un premier ministre (ou une) de cohabitation qui pourrait être le bellâtre Jordan Bardella ou la sournoise Marine Le Pen. Non vraiment, je ne pensais pas voir ça un jour de mon vivant. Éventuellement de là-haut mais pas d’ici-bas. De là-haut ? Tu parles, Charles. Alors, j’ai mis tous les bagages dans la voiture et les laisses des chiens sur le siège passager et j’ai quitté Biscarrosse comme un fou, en laissant les deux animaux, le patron et le président sur place. Et je suis allé me foutre à l’eau dans le lac avec ma nouvelle voiture. Un suicide ? Non, juste une envie de me rafraîchir les idées. Sauf que j’avais laissé la vitre de ma portière ouverte et là, je peux vous dire que gloug-gloub.

Que voulez-vous y faire ? Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale en espérant rassurer les français comme quoi il les a entendus (mieux aurait-il valu être sourd ?) mais non pas pour faire plaisir au bellâtre qui n’a rien à raconter de sérieux à part, et c’est sans doute son seul talent, de dire ce qu’ils veulent entendre à ceux à qui il parle. Et non, moi, l’extrême-droite (idem pour celle de gauche, d’ailleurs), ça n’est pas possible. Pas avec la guerre en Ukraine. Pas avec la possible réélection de Trump en novembre. Pas là, pas maintenant. Alors, je suis revenu chercher les autres et nous avons pris la route pour Bordeaux et à un moment, j’ai décollé, avec ma voiture et on est allés s’installer sur une autre planète, là où les choses sont normales car ici, vraiment ça risque de barder, là.

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lundi 10 juin 2024

deux, oui, et de deux de signés

La dernière fois (et la première) que nous avons signé un compromis pour notre appartement du quartier Bordeaux Maritime, c’était le 16 novembre dernier, en 2023. Et après les dix jours de rétractation, comme les acquéreurs ne s’étaient pas désistés, on s’était dit qu’on se donnait rendez-vous dans trois mois et nous devions signer l’acte authentique au plus tard le 16 février 2024. Et tout était bien parti. Notre agent immobilier, Clément (son nom vient de « clé » pour ouvrir et de « mentir » car on le sait bien, tous les agents immobiliers sont des menteurs) avait eu les Crespin (je préfère dire leur nom, c’est une façon de les montrer du doigt) au téléphone, le 20 décembre pour leur dire qu’il leur avait trouvé une deuxième place de parking et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils avaient hâte et espéraient même que la signature pourrait être avancée de quelques jours car ils payaient comptant.

Sauf que le 26 décembre (merci Noël ! Ça fait des années que je dis que je n’aime pas Noël, c’est encore une preuve), le dit Crespin et son épouse (certainement moche) ont écrit à Clément pour dire qu’ils renonçaient à l’achat et voulaient même faire fi des 10% de pénalités. Nous avons dû batailler pendant deux mois à coups d’avocats pour obtenir les 5% du séquestre mais ça nous a bien usés, le président et moi et nous avons vraiment cru à ne pas arriver à ce résultat. Ça ne s’est pas fait sans stress et ça nous a bien inquiété de nous retrouver avec cet appartement sur les bras alors que pour nous, il aurait dû disparaître de notre esprit à la mi-février. Et depuis, nous payons les charges en double et nous avons eu le souci de la remise en vente et tout et tout. Mais contre toute attente, là, un monsieur célibataire de 69 ans… Un monsieur qui a toujours vécu à Paris avant d’être en retraite et là, il n’aime pas Toulouse et veut venir à Bordeaux.

Mais on ne va pas vendre la peau de l’ours avant d’avoir tué la bête ni avant d’avoir mangé des pommes et des poires. Ça ne veut rien dire mais c’est ce que j’avais envie d’écrire, à l’instant T. Bref, hier, nous avons brillamment signé un nouveau compromis de vente. Cette dernière se fera-t-elle ou capotera-t-elle en plein vol ? J’ai dit à Valérie (notre notaire) que si elle devait être annulée, nous remettrions bien sûr notre appartement en vente une troisième fois mais en parallèle, je m’inscrirais pour le championnat du plus grand nombre de promesses de vente et tant qu’à faire, j’essaierais de gagner. Non, pour redevenir un peu plus sérieux, j’ai bien aimé ce que j’ai vu de notre nouvel acquéreur potentiel. Il a l’air bien plus sympa que ces deux crétins finis de Crespin. En plus, lui, il a accepté d’être vu pendant la visioconférence. Pas les deux autres cons. Alors, déjà ça, ça aurait dû nous mettre la puce de l’ours à l’oreille.

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dimanche 9 juin 2024

des bosses aussi (mais avec des creux)

Dans les promenades que nous faisons tous les trois, avec Kali et Shuka, à Biscarrosse, il y a des sentiers sableux, d’autres, nettement plus forestiers. Et parfois, un savant mélange des deux. Dans ceux qui sont sableux, s’il fait beau ou s’il a fait beau, le sable est sec, plutôt fin et parfois, on en a plein les chaussures quand on est un humain, comme moi ou plein les pattes, quand on est un chien, comme eux. S’il pleut ou s’il a (beaucoup) plu, c’est moins mou, forcément mais c’est plus collant et là, il est impératif d’avoir des chaussures bien fermées et des chaussettes. C’est mon cas. Mais pas celui des chiens. Et au moins cinquante pour cent de ces sentiers sont en pente, soit montante, soit descendante. Dans tous les cas, ça dépend dans quel sens on les prend car ils peuvent alors être descendants ou montants.

Mais dans certains cas, surtout dans les sentiers pentus vers le haut ou vers le bas, il y a des gros creux et des grosses bosses et je peux vous dire que parfois, c’est sportif. Ça pourrait faire penser à du trail sauf que nous trois, surtout moi, même si on marche vite, on ne court pas. Sauf les chiens, de temps en temps. Surtout Kali, qui, parfois, se prend pour une levrette en pleine compétition. Et l’autre jour, alors que ça montait passablement, un creux assez profond s’est présenté à Shuka qui, alors qu’il trottait assez vite, n’a pas voulu tomber dedans, sans doute, a décidé de se prendre pour Jean-Paul Belmondo : il a sauté d’un bord à l’autre, les deux pattes avant bien en avant et les deux pattes arrière bien en arrière. Un véritable vol plané. Ça m’a énormément surpris. Parce que ce n’est pas un chien sportif, lui.

Bien sûr, je l’ai félicité et je suis resté très admiratif. Et je pense que s’il l’a fait, c’est qu’il savait qu’il pouvait le faire. Il est trop feignant pour prendre des risques inutiles, c’est plus un chien d’intérieur que d’extérieur alors que Kali, elle, en tant que chienne de chasse, elle est les deux. Elle est avant tout une chienne d’extérieur mais elle aime bien son confort : son panier, ses canapés, les genoux de ceux qu’elle aime (et dont j’ai l’honneur de faire partie) alors que pour le confort, Shuka, les genoux, c’est rarissime. Sauf s’il s’exerce à franchir les creux en sautant comme hier car alors là, il pourra envisager de sauter sur nos genoux. Bref, nous faisons deux séances de forêt tous les jours quand nous sommes à Biscarrosse et je peux vous dire que c’est crevant, surtout quand il fait chaud mais qu’est-ce que ça fait du bien !...

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samedi 8 juin 2024

une chute en plus (et des bosses aussi)

Hier, je vous parlais d’une chute, celle que j’avais faite en me promenant en forêt avec Kali et Shuka. Bien sûr, ce n’était qu’une simple chute sur des branches mortes et des brindilles en veux-tu, en voilà et quelques égratignures, quelques écorchures, rien de bien grave et bien sûr, pas de quoi appeler le SAMU ni de déranger les urgences. Bien sûr que j’ai eu autant mal que j’ai été choqué de tomber parce que j’ai bien tenté de me rattraper en bougeant les bras mais rien n’y a fait et j’ai probablement eu peur après coup. Mais le plus dur à supporter, ça n’a pas été la chute et les moments juste après, non, ça a été quand je suis rentré à la maison et que le président et le patron m’ont reproché d’avoir encore sans doute trop couru. Alors que non, pas du tout. Je regardais juste derrière moi pour voir si Shuka me suivait de près.

Et je n’ai pas regardé devant moi et je me suis pris le pied droit dans une branche morte. Elle, la branche, elle s’en fout, elle était déjà morte, elle n’avait plus rien à craindre mais moi… Remarquez, il valait mieux que ce soit dans ce sens-là que dans l’autre : une branche vivante qui se prend le bout dans Stéphane mort. Bon d’accord, le risque que ça se passe comme ça était si infinitésimal que… Non, comme je le disais un peu plus haut, le plus dur, ça a été de passer pour un casse-cou. Si encore on m’avait pris pour un aventurier mais même pas, on m’a pris pour un inconscient, pour quelqu’un qui ne fait pas attention en faisant tout trop vite. Que nenni ! Tu parles, Charles ! Je suis bêtement tombé et ça n’a pas été là où j’ai eu le plus mal.

Non, quand j’ai eu le plus mal, ça a été quand le patron et le président m’ont aspergé de Biseptine. Je peux vous dire que ça m’a piqué beaucoup, énormément, à la folie. Et j’avais beau crier « aïe » plein de fois, ils ont continué. OK, j’en ai un peu ajouté mais pas longtemps car j’ai bien compris qu’ils ne me prenaient pas au sérieux. Les coups et les douleurs, ça ne se discute pas. À part ça, j’y suis repassé, là où je me suis ramassé et cette fois-ci, même pas mal car même pas tombé. En revanche, hier, on est passé par un autre sentier avec Kali et Shuka, plein de côtes et de descentes et de creux et de bosses et autant les chiens que moi, on s’est bien amusés. Shuka, peut-être un peu moins car il en a marre plus vite que Kali et moi. Sauf que je l’ai regardé et je lui ai dit : « On rentre pour manger ? » et là, il s’est remis à courir et nous aussi.

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j’ai fait un cauchemar

J’ai fait un cauchemar. Ça ne m’arrive pas souvent mais j’ai fait un cauchemar terrible. Je sais que je rêve beaucoup et j’ai même l’impress...