samedi 31 janvier 2026

moins d’abonnés au blog demandé

Hier, j’ai reçu un appel d’une lectrice totalement désespérée car elle ne recevait plus son mail quotidien lui indiquant que j’avais publié un billet dans mon blog. Alors, comme elle était en larmes, je lui ai d’abord dit qu’il fallait relativiser et que ce n’était pas aussi grave que ça. Que si elle acceptait d’ouvrir les yeux pour regarder autour d’elle, elle verrait bien que des millions de personnes vivent des choses nettement plus insupportables : en Ukraine, à Gaza, en Iran… Que d’autres millions de personnes subissaient la perte d’un être cher et très aimé. Que d’autres millions de personnes vivaient avec une maladie douloureuse, handicapante ou autre et que certaines étaient même en fin de vie dans un pays où on n’autorise pas le droit de mourir dignement quand on l’a choisi. Que des millions d’animaux sont abandonnés ou maltraités. Que des femmes sont tuées. Des enfants violés.

J’ai bien senti que ma lectrice commençait à avoir moins de sanglots au fur et à mesure que je lui listais tout ce que je viens de dire dans le premier paragraphe. Elle reniflait (bruyamment) plus qu’elle ne pleurait. Et de temps en temps, elle arrivait à placer un « oui, tu as peut-être raison » et moi, ça m’a soulagé car je ne savais pas quoi dire d’autre. En plus, je lui ai dit que ce n’était alors pas étonnant qu’elle n’ait pas réagi à mon billet du 20 janvier dernier, sur la vie quotidienne de Kali et Shuka. « Ah bon, et pourquoi j’aurais dû réagir ? » m’a-t-elle demandé ? Et là, j’ai eu une grosse, une très grosse envie de pleurer et j’ai eu beaucoup de mal à contenir mes larmes. « Comme ça, pour rien » ai-je ajouté avant de lui dire que je devais raccrocher car j’avais du lait sur le feu. « Je croyais que tu ne pouvais pas boire de lait ? » « Ce n’est pas pour le boire, c’est juste pour le faire chauffer. »

Quand elle a enfin raccroché, je me suis écroulé. Et là, le président, qui était dans son bureau, m’a interpelé : « Que t’arrive-t-il, Stéphane ? » Comme je ne lui répondais pas, il a dû penser que je ne parlais pas assez fort et qu’il aurait mieux fait de mettre ses prothèses auditives. Et il est venu jusqu’à mon bureau et là, il m’a vu en larmes. « Qu’est-ce qui se passe ? » J’ai à peine pu lui dire qu’une de mes lectrices préférées ne recevait plus les notifications comme quoi j’avais publié un nouveau billet. Et là, le président a pile-poil trouvé les mots qu’il fallait pour me réconforter : « Tu sais, il y a pire, regarde, en Ukraine, à Gaza ou en Iran. Et tous ces gens qui perdent un être aimé, très cher. Et tous ceux qui ont très malades ou handicapés ou en fin de vie, en train d’agonir alors que la loi sur l’euthanasie n’est toujours pas passée. Et vous ces animaux maltraités. Abandonnés. » « Tu as raison. »

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vendredi 30 janvier 2026

pet de travers (ou de nonne) – 2

On peut revenir sur les pets ? J’espère que je n’ai pas besoin de faire un résumé de mon billet d’avant-hier ? Tant pis pour les retardataires. Je continue donc mon exposé sur les pets. Ces petits amis (on a les amis qu’on mérite) du quotidien. Il faut savoir que les gaz sont tous inodores, à la base. Oui, tous, sans exception. E sont les traces de composés soufrés qui les rendent (mal)odorants (soufre, sulfure d’hydrogène) donc, pour les fines bouches et les délicats du nez, à vous de voir si vous êtes en mesure de faire en sorte de ne jamais avoir de composés soufrés dans votre intestin. Vos pets deviendront alors tout mignons, éventuellement bruyants mais jamais odorants. Est-ce c’est clair ? Comme de l’eau de roche… Est-ce que les pets sont forcément incontrôlables ? Que nenni.

Si on est courageux, on peut tenter de les maîtriser. Si on est un peu spécialiste de ses propres sphincters (on ne peut jamais interagir avec ceux des autres), oui, on peut envisager de les retenir ou de choisir le bon moment pour lâcher les gaz. Sauf que ça peut provoquer des maux de ventre. Et nous forcer à avoir des positions un peu ridicules. Cela dit, c’est absolument impossible de contrôler ses pets quand on est très (trop) fatigué, quand on est très (trop) stressé, quand on a un fou rire, quand on fait des mouvements brusques comme se baisser ou s’asseoir et quand on fait certains efforts physiques. Quand on tousse, éventuellement aussi, oui. Bien sûr, il arrive toujours des moments mal choisis : en soirée, quand on fait l’amour ou quand on a un premier rencard amoureux.

Cela dit, certain(e)s d’entre nous ont moins de marge de manœuvre : quand on a un transit plus rapide que la moyenne, quand on a un plancher pelvien plus faible (après une grossesse, avec l’âge…) et quand on a tendance à produire plus de fermentation. Je pense qu’à leur sujet, on pourrait suggérer à la SNCF de réserver au moins un wagon par rame aux « pétomanes » très odorants. No kids. No farts. Ooups, j’ai fait une boulette, j’ai parlé de pétomanes en voulant parler de personnes qui ne peuvent s’empêcher de péter alors que non, les vrais pétomanes sont des artistes qui pètent sur scène, à la demande et peuvent même faire des mélodies. Pas toujours gracieuses mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, hein ? On parle aussi de flatulences, pour les pets. C’est plus chic.

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jeudi 29 janvier 2026

un peu d’air

Non, à propos des pets, je ne vais pas vous faire le coup des morpions et vous faire plusieurs billets sur le même sujet. Aujourd’hui, on va prendre un peu l’air et respirer profondément en pensant à autre chose. Par exemple, imaginons que je sois en train de faire des longueurs dans la piscine. Dans le bassin de 50 mètres, tant qu’à faire. Et voilà que je suis en train d’en faire une en crawl (on dit « nage libre », désormais) et il faut que je sois très attentif à bien respirer au bon moment. Comme j’ai du mal à le faire tous les trois mouvements, j’ai tendance à le faire une fois sur deux ce qui me fait aspirer l’air toujours du même côté. Au risque de me faire un élargissement démesuré de cette partie-là de ma cage thoracique. Tant pis. Parce que si je crawle d’une façon académique, je bois la tasse.

Sinon, imaginons que je suis dans la forêt, à Biscarrosse. Comme il a beaucoup plu, en ce début d’année, je peux vous dire que les sentiers sont un peu détrempés. Et le sable mouillé, je vous rappelle que ça a un effet Seccotine qui n’est pas toujours plaisant. Surtout pour les chaussures. Alors, pensez donc, les coussinets des chiens… Il n’en demeure pas moins que ces promenades régulières avec eux, dans cette forêt, constituée de plein, plein, plein de conifères, ça a des odeurs très particulières. Moi, j’aime bien. Surtout après la pluie. Car ça sent un mélange de terre, de sable humide de feuilles mortes, de champignons, d’humus et tant d’autres parfums difficiles à définir, parfois. C’est bon pour nos nasaux à tous les trois. Et au moins, en cette saison, il n’y a pas trop d’insectes.

Enfin, imaginons que je suis dans un espace spa. Un endroit de détente avec un jacuzzi, un hammam et une piscine autour de laquelle il y a des transats pour s’allonger et lire. La musique d’ambiance est étonnamment douce (dans tant d’endroits, elle est trop agressive car trop forte) et l’odeur générale de l’endroit est un savant mélange de lavande, de mandarine et d’arbre à thé selon les lieux où on se trouve. En temps normal, je suis assez négativement sensible aux parfums mais pas trop, pour les huiles essentielles. Surtout quand elles sont là pour nous relaxer. Donc, j’en profite. Je sors d’un massage avec Philippe, celui qui s’occupe toujours de moi. Je me sens bien. Je ne sens rien de désagréable. Tout va bien. Pour un peu, j’en aurais oublié toute la misère de notre monde actuel. Et tous les pets.

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mercredi 28 janvier 2026

pet de travers (ou de nonne) – 1

Allez savoir d’où me viennent certaines idées pour mon blog, parfois. Probablement de certaines profondeurs méconnues voire inconnues. Mais ce matin, je me suis levé avec une idée en tête (c’est toujours mieux que dans le fondement) que je trouve moi-même un peu saugrenue mais je pense sérieusement que le sujet que je m’apprête à aborder avec vous mérite qu’on s’y attarde. Un peu comme les morpions, les poux et les punaises de lit, à l’automne dernier. Parce que je reste persuadé qu’on peut parler de tout. Et qu’on peut rire de tout. Et même si régulièrement, mes réveils sont plus compliqués qu’auparavant, il m’arrive encore quand même de péter le feu, certains matins. Ouais, je sais, celle-ci, elle était un peu facile. Je me suis auto-tendu une perche et je l’ai auto-attrapée. Je suis malin, non ? Si, je trouve.

Vous l’avez donc forcément compris, je voudrais évoquer les pets. Parce que c’est un véritable sujet de société et en plus, quand on met son nez dedans, on apprend plein de choses. Déjà, ce qui est important, c’est de comprendre le pourquoi du comment des pets. Alors, comme je me suis largement penché sur la question (en toute discrétion jusqu’à cet instant où je vous écris), voici un peu pourquoi ces gaz intestinaux existent. D’où viennent ces gaz ? Ils ont trois origines possibles : le travail des bactéries que nous avons dans notre organisme. Ces dernières fermentant ce que nous digérons plus ou moins bien et cette fermentation produit de l’hydrogène, du méthane, du CO2 et parfois du soufre. Ensuite, ça peut venir plus simplement de certains aliments : légumineuses, oignons, choux, produits laitiers…

Enfin, ces gaz peuvent aussi survenir à cause de l’air qu’on avale. En parlant, en mangeant, en buvant, en mâchant du chewing-gum. Bien sûr, si on mange vite ou si on est stressé, on en a plus. Voilà, en gros, maintenant qu’on sait tout ça, on est bien avancés, hein ? Déjà, je trouve que c’est bien de connaître les choses qui font notre quotidien. Ensuite, n’oublions pas que le fait de péter est universel et celles et ceux qui affirment ne jamais le faire sont soit des menteurs, soit des sourds sans odorat, soit ils dorment mais de ce dernier point, on en parlera une autre fois car là, pour ce matin, je pense qu’on a déjà bien dégrossi la chose. Oui, parce qu’il y en aura d’autres, des billets sur le même sujet, vous verrez, c’est passionnant. Et même si ce texte ne restera pas dans les annales, il est totalement pertinent. Voire congru.

 

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mardi 27 janvier 2026

cul par-dessus tête

N’est-ce pas une période étrange que celle que nous vivons, actuellement ? En effet, on a l’impression qu’on marche sur la tête. Non, on a la sensation qu’on a le cul par-dessus la tête. Quand on a l’occasion de voir ou d’entendre tout ce qui se passe, on se dit qu’il vaudrait mieux être sourd, n’est-ce pas, Gilbert Montagné ? Ou alors, qu’il vaudrait mieux être aveugle, hein,  Théo Moreau ? Hein ? Comment ? Pardon ? Théo Moreau ? C’est un sportif sourd. Dans le cyclisme. C’est vrai qu’on n’en a pas entendu autant sur lui que sur d’autres athlètes lors des jeux paralympiques, en 2024. Waow, ça fait déjà un an et demi, la parenthèse enchantée des J.O. de Paris ? Oui, mais on ne peut pas passer son temps à regretter le passé. Sinon, on est foutus. Oui, ou comme Zaz. Non, pas Zazie, Zaz. Mais si, enfin, la chanteuse sourde.

Comment ça, Zaz n’est pas sourde ? Vous êtes sûrs ? Parce qu’elle gueule tellement quand elle chante que pour moi, ça n’est pas possible, elle est forcément malentendante ou pas entendante du tout. Mais bon, ce que je voulais dire, ce matin, c’est qu’avec des gens comme Trump, on atteint des sommets dans tout. Tant dans la vulgarité que dans les inepties. Et lui, la bienséance, la bienveillance et la gentillesse, même si c’était sur un plateau avec plein de persil autour, il ne les verrait même pas. Quand je pense à cet infirmier de 37 ans qui s’est littéralement fait abattre en pleine rue à Minneapolis… Alex Pretti n’a certainement pas mérité de finir comme ça… Quand je pense aussi à Poutine, je me dis qu’on n’a pas beaucoup de lendemains qui chantent. Et si on lui envoyait Zaz ? Non, pardon, ça, c’est vraiment méchant.

Quand je vois la tragédie de Crans-Montana, le 31 décembre dernier… Quand je me rappelle de la dette abyssale de notre pays et quand je vois le niveau d’efforts dans la dépense publique… Un niveau proche de zéro… Quand je pense aux prochaines élections présidentielles… Quand je pense au Groenland… Quand je constate que tant de gens n’attendent plus que des aides, des droits sans avoir un seul devoir en échange et sans qu’on ne mette pas le paquet sur la production car pour redistribuer, il faudrait d’abord créer… Quand je vois que la loi sur l’Aide à mourir a été retoquée au Sénat (l’article 4)… Quand je constate que dans la rue, ce qui compte, ce sont les vélos, les trottinettes et les smartphones… Non, vraiment, j’insiste, on a vraiment le cul par-dessus la tête. Et moi, j’en ai par-dessus la tête. Plein le cul.

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lundi 26 janvier 2026

dialogues : Dieu, l’homme et son image (11)

Dieu ? Oui, mortel ? Excuse-moi de te déranger, Dieu mais j’ai une question importante à te poser. Je suis aussi là pour ça, mortel. Ça ne t’embête pas si je te tutoie, Dieu ? C’était ça, ta question importante ? Non, non, ça, c’était juste pour savoir. Et ta question importante, c’est pourquoi ? C’est pour savoir aussi ? Oui, c’est aussi pour savoir mais ce n’est pas la même chose. Bon, alors, ta question importante, mortel ? Tu es pressé, Dieu ? Mortel, sache que pour Moi, le temps n’a pas la même valeur que pour toi. Tu ne peux pas comprendre. Bon, en fait, je suis un imbécile, moi, alors ? Je n’ai pas dit ça, mortel. Ouais, mais tu l’as pensé, Dieu. Ne cherche pas à penser à ma place, s’il te plaît. En plus, tu me sembles un peu susceptible, ce matin, non ? Moi, susceptible ? Si j’avais été susceptible, il y a belle lurette que vous n’existeriez plus, vous, les mortels.

Bon, alors, cette question importante, tu me la poses ? Ah oui, alors voilà, Dieu : si je résume bien les choses, tu nous as créés à ton image. Tu as créé l’homme à ton image. Oui, c’est exactement ça. Et là, je me demande pourquoi on est tous assez différents, nous les humains et en plus, je ne parle même pas des européens et des asiatiques ou des africains mais déjà entre nous, ici, en France, on n’est pas nombreux à se ressembler. Et alors ? Et alors, si on est à ton image, quand tu vois la diversité des hommes en France, pour ne parler que de mon pays, quelle est l’image qui te définit le mieux ? Un mélange de nous tous ? Même de ceux qui ne croient pas en toi ou qui croient en un autre Dieu ? Mais c’est qu’elle est intelligente, ta question, mortel. Non, pardon, elle est presque intelligente. Pourquoi presque ? Parce que « à Mon image », c’est une vue de l’esprit, c’est tout.

Et alors ? Et alors, une vue de l’esprit… Comment dire sans être désobligeant ? Une vue de l’esprit, ça n’est pas permis à tout le monde. Ah donc, encore une fois, je suis un imbécile, alors ? Encore une fois, mortel, ce n’est pas ce que j’ai dit. Et pour ma question, finalement ? Je te connais comme si je t’avais créé, mortel, que veux-tu savoir précisément ? Eh bien, par exemple, est-ce qu’on peut envisager que Donald Trump est à ton image ? Donald Trump ? Oui, Donald Trump. Parce que si c’est le cas, ça me fait presque peur d’imaginer mon Dieu à son image. Alors je vais te rassurer, mortel. Quand on dit que J’ai créé l’homme à Mon image, encore une fois, c’est une vue de l’esprit. C’est pour dire que l’homme ne ressemble pas à un oiseau, un poisson ou à un mammifère à quatre pattes. Donc, on oublie Donald Trump ? Ah si seulement, mortel, si seulement…

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dimanche 25 janvier 2026

carriériste, moi, jamais ‽

Cette anecdote, cette discussion – au demeurant, fort sympathique – avec Eden et ses questionnements sur son avenir, ça m’a fait replonger dans ma propre carrière professionnelle. En réalité, j’ai toujours eu des rêves plus gros que mes capacités. J’ai toujours eu des ambitions culturelles mais aucune autre. Et si j’ai fini par me retrouver à passer près de 25 ans dans les composants électroniques, c’est tout à fait par hasard. Comment ? Pourquoi ? Parce qu’un ami de l’époque, qui travaillait chez Scaib, avait parlé de moi au directeur financier et quand il a fallu remplacer une jeune femme pour trois semaines, à l’enregistrement des commandes – on n’était pas encore sur informatique, c’était en juin 1982 – on a fait appel à moi. Mon premier véritable travail dans une entreprise d’une centaine de personnes. Oubliés les petits boulots précédents…

Et au bout de ces trois semaines, on m’a proposé de me faire un CDI et de remplacer quelqu’un au classement avec la promesse de venir au Cardex, dans les deux mois. Le Cardex. Pas de quoi rêver mais quelque part, une espèce d’assise importante dans l’entreprise : la gestion des stocks sur des grandes fiches cartonnées. Ce n’était pas désagréable. Sauf quand il y avait des avoirs à gérer, ça m’a toujours semblé un peu abscons. Et de fil en aiguille, j’ai été pris dans le service des composants passifs où j’ai fait de la « vente interne » (vente téléphonique) et rapidement, de la gestion des fichiers références produits (des milliers et des milliers d’articles) et un peu d’approvisionnements et, in fine, des achats. De la négociation. Et c’est ainsi qu’à force d’avoir une certaine réputation dans le métier, on est venu me chercher pour entrer chez Solectron à Bordeaux. Pendant quatre ans.

En réalité, je n’ai jamais cherché à évoluer. J’ai juste fait mon travail au mieux. J’y ai moi-même mis de l’intérêt car parfois, ça n’en avait pas forcément et surtout, les composants électroniques, même si ça m’a un peu éclaté, ça n’a jamais été une vocation. Après, je suis tombé dans un autre milieu : le mareyage et là, autre salle, autre ambiance. Des horaires à la con, j’ai terminé ma carrière en me levant à 2h du matin. J’ai géré les stocks et la facturation. Un inventaire par jour. Obligatoire dans les produits frais. Et j’y suis resté quinze ans. Pas toujours de gaîté de cœur d’où mon départ pour deux ans de chômage avant la retraite officielle. Je n’en pouvais plus. Tout ça pour dire que je n’ai rien choisi dans ma vie professionnelle. Sinon, j’aurais été écrivain, j’aurais été metteur en scène et acteur de théâtre. Ou j’aurais été directeur d’une revue mensuelle d’art, de culture et d’humour.

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samedi 24 janvier 2026

Eden passe toujours par le jardin

Eden, quand il rentre chez le patron (il loge dans le studio du 2ème étage), il est obligé de passer par le jardin. Pas par le jardin d’Eden mais Eden par le jardin. Ce n’est pas la même chose. Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais pensé. Ou si peu… Et samedi, en fin de journée, alors qu’il revenait d’une journée de travail (il est étudiant dans le domaine de l’accompagnement sportif – et là, une journée à suivre une compétition régionale d’athlétisme pour les enfants), pendant que le patron était dans un fauteuil et moi, lascivement allongé sur le canapé des chiens (un canapé recouvert de draps peu fragiles) en attendant leur retour de promenade, nous avons parlé tous les trois. Eden tenait une boîte de douze œufs. Je l’ai remercié  « non, merci, sans façon… » et ça l’a fait sourire et il s’apprêtait à monter l’escalier quand il est revenu vers nous.

Il voulait simplement demander au Patron (il l’appelle par son prénom mais moi, ici, dans le blog, jamais) ce qu’il avait fait dans sa vie professionnelle. « J’avais un commerce, une petite affaire et nous nous sommes regroupés avec une cinquantaine de confrères du Sud-Ouest jusqu’à Cholet pour faire comme une centrale d’achats. J’ai eu l’impression de ne jamais travaillé tant j’ai aimé mon métier. » Et là, les yeux d’Eden (rien à voir avec ceux l’Émilie) se sont mis à briller. « Moi, pour l’instant, j’arrive à ressentir ça, avoir l’impression de ne pas vraiment travailler, quand je suis en stage mais est-ce que ça va durer. Je me pose des questions sur mon avenir, est-ce que je resterai toujours dans le domaine du sport ? Je me demande… » Et moi, ça m’a interpelé car quand j’étais jeune, ce n’est pas le genre de questions que je me posais.

Nous avons essayé de le rassurer. Il n’a que 20 ou 21 ans, il a encore beaucoup de temps devant lui, que contrairement à nous, à notre génération, aujourd’hui, les jeunes n’ont pas à se projeter dans une carrière « monobloc » et peut-être qu’il changera d’orientation dans quelques années. Ses propos nous ont surpris car c’est difficile de se mettre à la place d’un mec aussi jeune. Nous, nous avons terminé notre vie active et nous ne sommes plus que spectateurs de ce qui se passe autour de nous. Entre autre, le conflit entre les jeunes et les baby-boomers (dont je fais aussi partie, apparemment) mais c’est resté très intéressant. D’autant qu’autour de moi, ils ne sont pas légion, ceux qui ont l’air de ne pas glander et qui semblent avoir une tête sur les épaules. Allez, Eden, courage, tu as tant de possibilités devant toi. Fonce…

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vendredi 23 janvier 2026

poisson mort (pas tout à fait)

Chaque matin, j’ai une routine quasiment immuable quand je sors de chez moi pour aller chez le patron, entre 7h et 7h30, selon les jours. J’arrive dans sa rue et s’il avait sorti une poubelle, la veille au soir, je la rentre dans le garage et je vais ouvrir la porte de communication entre la cuisine et l’arrière-cuisine et le garage. Là, les chiens viennent me dire bonjour et, dans le meilleur des cas, Shuka sort dans la rue pour aller faire son premier pissou et Kali, pas toujours. Ensuite, je reviens dans la maison par le jardin et là, je me rue sur le réfrigérateur et je coupe deux morceaux de saucisses de volaille (vous savez, ces saucisses dont le nom commence par Kn…) afin d’y insérer le médicament coupé en deux de Kali pour son cœur car il faut ensuite qu’elle attende au moins trois quarts d’heure avant qu’elle ne puisse avoir sa gamelle.

Après, je sors de quoi préparer le déjeuner des deux chiens mais je vais dans l’arrière-cuisine et je mets la bouilloire et le four à micro-ondes en marche pour faire du bruit afin que les deux animaux ne m’entendent pas car sinon, eux, ils ne comprennent pas qu’il leur faut attendre. Ensuite je me fais mon café et j’ouvre tous les stores intérieurs et/ou extérieurs et je vais donner à manger aux poissons. Et puis je sors tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner du patron car ce qui est au réfrigérateur est vraiment trop froid. Et enfin, je peux me poser devant mon café, avec mon téléphone, une revue ou un bouquin. Et là, j’attends pour donner leur gamelle aux chiens. Je salue Eden quand il descend de son studio et je réponds au téléphone. Ma mère. Le président. Le patron, quand il se réveille. Et il est facilement 8h30. Ça passe, hein ‽

Sauf qu’hier matin, en allant sur la terrasse, vers le bassin, avec mon pot à granules, j’ai aperçu quelque chose à environ un mètre de l’eau : un poisson échoué. Comment est-il arrivé là ? Trop de pluie et le bassin qui menace de déborder et le poisson, qui ne savait pas que c’était dangereux, s’est laissé avoir ? Un oiseau qui aurait tenté de l’attraper ? Il n’y a pas de mouettes ni de goélands, dans le centre-ville de Bordeaux. Kali qui aurait tenté de pêcher au lieu de chasser les oiseaux ? On ne le saura jamais mais moi, j’ai cru qu’il était mort, le poisson. Depuis combien de temps était-il là ? J’ai pris l’épuisette et je l’ai mis dedans, il a ouvert les yeux en remuant à peine. Il devrait être épuisé. Je l’ai remis dans l’eau et je l’ai vu partir lentement vers le fond du bassin. J’ai jeté la nourriture. Je suppose qu’il a mangé et qu’il s’est remis. Non, je l’espère.

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jeudi 22 janvier 2026

no kids

Oui, il paraît que c’est devenu à la mode le « no kids. » Pour les non-bilingues, ça veut dire « sans enfant » et c’est d’autant plus troublant que même si je suis un peu d’accord avec cette tendance à réserver des espaces ou des endroits où les mômes sont indésirables pour ne pas dire « interdits », je reconnais que c’est peu étrange de penser ça. Surtout quand on entend partout qu’au niveau de la démographie, c’est un peu la catastrophe. Mais que voulez-vous, le problème existe pourtant bel et bien. Et ce ne sont peut-être pas les enfants en eux-mêmes qui sont la cause de tout mais leurs parents. Car si un enfant ne sait pas se tenir au restaurant, dans un hôtel ou dans un moyen de transport (tram, train, avion…), ce n’est pas forcément un reproche qu’on peut lui faire. En revanche, on peut faire les gros yeux à ses parents.

Si un enfant chouine, geint, pleurniche, hurle, parle trop fort, court partout, saute sur tout et j’en passe et pas des moindres, est-il vraiment responsable de ce qu’il fait ? Pourquoi ses parents ne lui ont-ils pas appris à se tenir a minima. Alors moi, quand je prends le train, par exemple, je prends toujours une place en première pour diminuer au maximum le risque d’un voyage trop éprouvant avec des chiards et des merdeux. Quand je voyage, j’aime lire et quand je lis, j’aime être au calme. Quand je vais au restaurant, ça m’insupporte de voir autant d’enfants pour qui c’est trop long et qui se croient dans la cour de récréation de l’école ou de la crèche. Et quand je constate que leurs parents s’en foutent et même pire, ne comprennent pas que ça puisse déranger les autres… Ou alors, ils se vengent en nous en faisant profiter.

Bref, moi, ça m’arrange plutôt d’imaginer des endroits « no kids » parce que je n’ai pas à subir la mauvaise éducation de certains parents (ils sont trop nombreux pour se reconnaître) sur leurs enfants. Ces enfants-rois. Ces enfants-dictateurs. Ces enfants-monstres. À part ça, j’ai entendu dire que le Sénat avait retoqué la loi sur la fin de vie en rejetant l’article proposant une aide médicale ç mourir. À droite, on est un peu contre la fin de vie choisie. Avec des arguments qui font peur tant ils ne tiennent pas la route. Des arguments aussi pénibles que les enfants des autres quand ils sont en roue libre. Et là, moi, ce matin, ça m’amène à me poser une question : quid de l’aide à mourir pour les enfants ? Parce qu’il faut être majeur pour prendre une telle décision. C’est dommage. Oui, le suicide, d’accord mais ce n’est pas la même chose.

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mercredi 21 janvier 2026

carte bancaire

Alors ça, je n’ai rien vu venir même s’il m’est arrivé d’y penser plus ou moins. Je pense qu’on a tous de moins en moins envie de se servir de monnaie sonore, d’espèces trébuchantes et de petites pièces qui, finalement, nous encombrent mais quand même, je me suis déjà posé la question pour les SDF, pour celles et ceux qui font la manche. Car qui dit de moins en moins d’argent dans les poches, dit de moins en moins de revenus pour les gens qui vivent dans la rue. C’est un peu la mort d’un autre métier. Sauf que… Sauf que, dans plusieurs départements, dont la Gironde, il existe la carte Solly pour les sans-abris. Solly, la carte de paiement solidaire. Comment ça marche ? C’est simple, le don se fait d’un simple clic depuis son téléphone portable. Et ensuite, la personne à qui vous venez de donner peut aller faire des achats.

Plus concrètement, le quidam qui veut donner scanne la carte Solly du SDF (via un QR code ou NFC – cette dernière est une technologie qui permet à deux appareils comme des smartphones de communiquer entre eux à quelques centimètres de distance) en indiquant un montant et le don est immédiatement crédité sur la carte du porteur. Ensuite, ce dernier peut acheter des produits de première nécessité : nourriture, vêtements, produits d’hygiène, de santé, nuitées, tickets de transport… Mais certains commerces sont bloqués et les possesseurs de la carte ne peuvent pas y acheter leurs produits : bar-tabacs, cavistes… Et moi, quand j’ai découvert tout ça, sans porter de jugement, je me suis dit que c’était vachement bien mais quelque part, est-ce que ça ne change pas fondamentalement la situation de sans-abri ?

C’est vrai, ça, quand on se retrouve à vivre dans la rue, parfois, c’est un choix car on n’accepte pas les règles de la vie en communauté (je sais, je caricature) mais quand on n’a plus d’autre choix que de gérer les dons qu’on reçoit sur une carte de paiement, ça professionnalise cet état. Et en poussant le bouchon un peu (trop) loin, on peut alors imaginer un business qui se créerait entre les SDF. Cette idée n’est pas de moi car il existe une BD qui évoque la chose : Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 5 (de Jorge Bernstein, Vincent Haudiquet et Emmanuel Reuzé.) Dans ce volume, Marcel le SDF devient le PDG de Marcel Mendicity, avec plein de sans-abris embauchés jusqu'à la chute de son empire industriel. Alors voilà, si la création de la carte Solly est certainement bonne, elle m’a fait penser à tout ça. En réalité, je crois qu’on ne se refait pas.

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mardi 20 janvier 2026

s’endormir sur des pois chiches

Vous ne savez pas ce qui m’est arrivé ? Hier, en cours de matinée, j’ai commencé à éplucher une bonne partie d’un gros bocal de pois chiches. Pour ça, je les ai d’abord égouttés, rincés, égouttés de nouveau et j’ai mis la passoire sur un plateau bleu (la couleur n’avait aucune espèce d’importance, c’est  juste une constatation – j’aime bien être un peu factuel, de temps en temps) et j’ai pris un petit saladier, un des rares qui nous restent de notre époque parisienne, au président et à moi (même si le saladier en question est à lui, à l’origine, il l’avait déjà quand je l’ai connu) et je suis allé m’installer sur la table basse du salon devant une émission que j’avais enregistrée à la télé, peu en importe le titre. Et j’ai dû faire environ un quart des pois chiches et ça a été l’heure de partir chez mon kiné pour ma séance hebdomadaire.

À mon retour, nous avons déjeuné. Très brièvement. Car compte tenu du travail qui m’attendait encore (les trois-quarts des pois chiches restants), j’avais juste prévu des sandwiches. Ça nous arrive de temps en temps. Et justement, ça a été le cas, hier. Ensuite, comme il n’y avait quasiment pas de vaisselle à faire, je suis très rapidement allé m’occuper de ces légumineuses qui n’attendaient que les doigts de ma main droite pour être déshabillés. Et, en ayant allumé de nouveau la télé, cette fois, je suis resté sur la fin d’un jeu télévisé sur France 2, avant le journal de la mi-journée. J’ai assisté à des questionnaires sur la danse de salon et sur le calendrier républicain. J’ai bien répondu sur le premier sujet mais assez mal sur le second. Et avant les infos, la pub. Et là, j’ai continué mon épluchage, très, très machinalement.

Si mécaniquement, si automatiquement qu’à un moment donné, je vous jure, je me suis légèrement assoupi sur mes peaux de pois chiches. Ça a duré une ou deux secondes mais je me suis repris, en sursaut. Je me suis excusé, non, j’ai présenté mes excuses aux pois chiches que je tenais dans ma main gauche, qui attendaient que je leur retire la peau qui les recouvre. Et je me suis sérieusement remis à mon travail et je l’ai mené à son terme. Mais il s’en est fallu de peu que je me retrouve la tête sur le plateau, que je renverse le saladier, la passoire et toutes les épluchures. J’aurais eu l’air malin. Comment ? Je suis trop fatigué ? Mais pas du tout. Je pense que c’était juste la monotonie de la chose, qui m’a fait m’endormir, même légèrement. Depuis, je les ai faits cuire en ragoût, avec du thon et j’ai dormi normalement.

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lundi 19 janvier 2026

vie d’chiens

Kali, tu veux bien qu’on fasse un jeu ? Non, Shuka, je me repose. Oh, allez, t’es pas drôle. On pourrait se coller à la paroi, notre paroi. Pourquoi faire ? Ce serait drôle. Drôle de quoi ? Drôle de paroi-chien.

Shuka, si on jouait aux cartes, plutôt ? Pluto, c’est le chien de Mickey, non ? Si tu veux, alors, on joue aux cartes ? Bof, tu vas encore gagner. Moi ? Oui, toi, comme toujours, aux cartes au Mans-chien.

Kali, si on faisait un dessert, tous les deux ? Qu’est-ce qui te ferait plaisir, Shuka ? Une bonne crème à la vanille. Allez, on n’a qu’à faire une crème à la vanille. Il y a des sachets Alsa, là. Ah oui, Alsa-chiens.

Kali, arrête de me grimper dessus. J’ai envie de te grimper dessus. Non, ça m’agace. Tu n’as pas vu que c’est moi le mâle et toi, la femelle ? Oh, allez. Tu as besoin de lunettes, ma parole d’opti-chien.

Kali, tu as déjà voyagé, toi ? Quand j’étais petite, oui. Où ça ? Mon précédent maître vivait dans un camion et on a fait la Croatie, je crois. C’était bien. Comme ici. Ah bon ? Oui, même à Dalma-chiens.

Shuka, t’es déjà allé en Franche-Comté, toi ? Non, Kali, je connais le comté, c’est un bon fromage mais la Franche-Comté, non. Il paraît qu’il y a de très grands espaces pour courir, dans le Jura-chiens.

Qu’est-ce qu’ils font, là, les deux maîtres, Kali ? Ils lisent, Shuka. C’est quoi, lire ? Je ne sais pas. Ça sert à quoi ? Je ne sais pas non plus. Je te croyais plus intelligente. Oui, je suis de l’académie-chien.

C’est joli, ça, ce bruit, Kali, non ? Oui, ça repose. C’est agréable. Ça donne envie de fermer les yeux et de se laisser aller. Pour un peu, ça m’endormirait. Ils appellent ça la musique. Ils sont musi-chiens ?

C’est agaçant, ce bip-bip. Ah oui, alors, ça fait un moment que ça dure, ça serait bien que ça s’arrête, ça m’énerve. C’est quoi ? Un jeu vidéo, je crois. Ça marche comment ? Je ne suis pas informati-chien.

Je n’aime pas quand il nous emmène chez le toiletteur. Moi non plus mais on doit faire avec, on n’a pas le choix. C’est vrai qu’on en ressort plus propres. Et plus beaux. C’est normal, c’est esthéti-chien.

Kali, tu as un peu de dinde, en plus, dans ta gamelle ? Quelques morceaux, pourquoi ? Pas toi, Shuka ? Pas beaucoup, non. Il nous rationne, Stéphane. Je crois qu’il se prend pour un diététi-chien.

Tu y vois quelque chose, toi, Shuka ? Il fait un peu nuit mais ça va, je me repère. Heureusement qu’on connaît bien la maison. Oui, sinon, on aurait dû faire appel à une lumière. À un bon électri-chien.

Shuka, on ne sert pas à grand-chose pour nos maîtres. On leur donne de l’amour, Kali. Oui mais dans la vie quotidienne, on est nuls. C’est normal, on ne sait rien faire. On n’est pas du tout techni-chiens.

À quoi tu penses, Kali ? Je me dis que j’aurais pu naître au Caire. Et alors ? Et alors, j’aurais connu Bastet, la déesse à tête de chat et je l’aurais chassée. Moi, je suis bien mieux français qu’Égyp-chien.

Kali, tu as vu la petite chienne de Mymy ? Oui, c’est Abby.  Elle est petite, non ? Oui et comme toi, tu es costaud, tu fais beaucoup plus gros. Non, je ne suis pas gros. Abby, elle fait partie de lillipu-chiens.

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dimanche 18 janvier 2026

c’est lundi, ah, ah, ah, ah

Non, je ne ris pas, je chante, c’est tout. Parce qu’on est lundi. C’est lundi, dans mon lit, l’est onze heures, mal au cœur, mal dormi, envie de pipi, déjeuner, mon café, la radio, trop c’est trop, fait pas beau, ouais, fait pas chaud… En même temps, moi, que ce soit lundi ou mardi ou n’importe quel autre jour. Idem pour quand c’est samedi et même dimanche. Pour moi, plus que jamais, tous les jours se ressemblent. Mais il n’empêche que parfois, de temps en temps, environ une fois par semaine, c’est lundi, ah, ah, ah, ah… C’est quand même lundi. On n’y peut mais. Et ça servirait à quoi d’essayer d’y changer quelque chose ? Autant laisser les jours se faire, les jours passer et ne rien bousculer. Me laver, me raser, m’habiller, me peigner, mes cheveux, hum, bien coiffés…

Alors moi, non, je ne me rase pas tous les lundis. Ni tous les jours. C’est même plutôt pas souvent. Allez, mettons une fois tous les quinze jours, trois semaines. Ça suffit largement. Pour faire croire que j’ai une barbe de trois ou quatre jours alors qu’en réalité, elle en a entre quinze et trente. Ouais, l´est midi, mes parents sont rentrés en criant : "Faut manger, après travailler !"… Globalement, moi, je ne rencontre pas de difficulté particulière pour me lever, le matin. Je suis un lève-tôt. Mais aussi un couche-tôt (ceci expliquant cela) et donc, tout est normal, chez moi. L´est deux heures (ah ah ah ah), j’suis chômeur (ah ah ah ah), je vais pointer (ah ah ah ah), près d’chez moué (ah ah ah ah), dans mon cœur, y a plein de douleur… Juste après, mmmh, je m’en vais, mmmh, au café, mmmh, d’à côté…

Ça fait 47 ans que je suis parti de chez mes parents et que je me débrouille pour mon linge et pour vivre. Oh, bien sûr, au début, ils m’ont aidé financièrement même si c’était compliqué pour eux, à l’époque. Je les en remercie infiniment. Mais depuis… L´est vingt heures (ah ah ah ah), faut dîner (ah ah ah ah), ma maman (ah ah ah ah), cuisiné (ah ah ah ah), mon repas… Mais depuis tout va bien. Et quand je peux, comme il ne me reste plus qu’elle, je lui rends, à maman, c’est normal. La moindre des choses.  Ouais, la télé, oui, il est tard (ah ah ah ah), j´ai l´cafard (ah ah ah ah), mes idées (ah ah ah ah), sont brouillées (ah ah ah ah), je me couche, hmmm et je dors oui… Et je dors, oui, jusqu’à demain et demain, on sera mardi et tout recommencera. C’est mardi, dans mon lit, (ah ah ah ah…)

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samedi 17 janvier 2026

quatre, cinq ans après

Hier, j’ai hésité à écrire sur cette date anniversaire. Parce que c’est devenu un jour étrange que le 17 janvier, pour moi. Et pas que pour moi. Pour ma mère. Pour mes frères. Pour le président. Et pour le patron, pour ne citer qu’eux. Mais comme ils sont le cercle le plus restreint de mes proches… Oui, parce que le 17 janvier, c’est le jour anniversaire du patron. Oui, aussi celui de Dalida et de Françoise  Hardy, comme quoi, hein, ce n’est pas un jour anodin… Et c’est aussi le jour du décès de mon père. Parce que la vie est une grosse farceuse de faire mourir mon père le jour de l’anniversaire de mon meilleur ami car forcément, quand c’est arrivé, je me suis dit que plus jamais, cet anniversaire n’aura tout à fait le même parfum, le même goût. Et donc, la première fois, après, ça a été un peu compliqué.

Mais je dois avouer qu’au fur et à mesure du temps qui passe, comme pour tout le monde (ou presque), on finit par s’habituer à certaines absences. Même les plus violentes. On finit par s’habituer mais ça n’empêche pas le cœur et la tête d’y penser, à ceux qui sont partis. À celui qui est parti. Et hier, avec maman, on en a parlé, au téléphone. Ça nous fait un petit quelque chose de se rappeler que c’est ce jour-là de 2022 que… Mais moi, j’ai choisi de préférer célébrer la vie et l’anniversaire du patron tout en pensant à mon père. En plus, on ne peut pas dire qu’on a fait la grosse fiesta, hier, tous les trois, le président, le patron et moi. Pensez donc, pour un déjeuner d’anniversaire, pas d’entrée, une tranche de gigot grillée et des haricots verts vapeur, un malheureux bout de fromage avec du pain.

Et une tartelette fine aux pommes, c’est tout. Un repas limite monacal. Pour un peu, on aurait mangé des pâtes à l’eau. Des pâtes, des pâtes, oui mais pas des Panzani, hein ‽ Bon, trêve de plaisanterie, je ne suis pas là pour décrier un fabricant de nouilles. Pour en revenir à cette date du 17 janvier, j’ai évidemment pensé à mon père. À ces quatre ans d’absence absolue. Je pourrais même dire à ces cinq ans car quand il a été placé, ça a été un peu comme s’il était déjà définitivement parti. Mois après mois, pendant un an, on l’a vu se diminuer physiquement et mentalement. Et être de plus en plus étranger à celui que j’avais toujours connu. Donc, vous voyez, penser à lui, c’est tous les jours ou presque mais commémorer son départ, comme je ne sais même pas si ça fait quatre vraies années ou cinq…

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vendredi 16 janvier 2026

pas bon de mourir fin décembre 2025

C’est terrible car pour toutes les personnes vivantes qui sont décédées aux alentours des 28, 29 et 30 décembre dernier, comme ça a été également le cas pour Brigitte Bardot (même si, selon les sites, cette dernière est partie le 28 ou le 29 – décalage horaire ?), forcément, la star a pris toute la place. Je ne dis pas qu’elle l’a fait exprès, attention, hein ‽ Ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas pensé. Ni penser ce que je n’ai pas écrit. Enfin bon, vous m’avez compris. Du moins, en substance, non ? Bref, c’est vrai que c’est ballot mais pour toutes celles et ceux qui sont morts le même jour que B.B., ou quelques jours après, en plus, avec le changement d’année, c’est un peu l’oubli total. Ces défunts ont fait un peu tapisserie pendant que la reine du bal occupait tous les esprits. Et c’est un peu à ça qu’on peut mesurer le niveau de notoriété de quelqu’un.

Parce que toute la presse (nationale et internationale) et tous les médias de l’audiovisuel n’en ont eu que pour B.B. Et tant pis pour le chagrin des proches des autres disparu(e)s. Tiens, par exemple, Évelyne Leclercq (avec un Q, à la fin – avec elle, en tout cas, ça finissait toujours pas un Q) : qui a entendu parler de son décès sauf depuis quelques jours, soit plus d’une semaine après ce triste événement ? À part sa famille et ses voisins, personne, j’imagine. Bon, moi, je n’étais pas fan de cette femme mais je reconnais qu’elle a marqué la télévision des années 70 et 80, principalement. Qui n’a jamais ri devant Tournez, manèges ? Oh, pas à cause d’elle ni à cause de ses deux comparses, non, mais grâce à la « bêtise » naïve de nombre de candidats. C’est tout à fait le genre d’émission qu’on peut qualifier de culte. Et dont on aime revoir les images.

Alors moi, je le dis, si je dois mourir… Non, pardon, quand je mourrai, je prie les personnalités les plus importantes de ce monde de ne pas avoir l’indélicatesse de partir au même moment. Cet avertissement est valable pour tous les chefs d’état (dictateurs compris), les stars du cinéma, de la chanson ou du sport. Je n’ai pas envie qu’on me vole la vedette. Je mérite un minimum d’attentions et de respect. Et si je n’ai jamais vraiment reçu d’honneur anthume, qu’on m’en fasse des posthumes à la hauteur ce que j’aurais pu aimer. Non, je ne souhaite pas d’hommage national, il ne faut pas exagérer non plus. Du moment que je reste le seul dont on parle ce jour à venir, ça me convient. Ni plus, ni moins. Enfin, plus, c’est possible. Car qui peut le plus peut le moins. Mais surtout, vraiment, pas de moins. C’est le moins qu’on puisse faire pour moi.

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jeudi 15 janvier 2026

Bernadie et Stéphanette (6)

Ah comme c’est plaisant mais comme c’est aussi un peu épuisant ces séances de travail, de répétition avec mon acolyte, Bernard (dans le rôle de Stéphanie) ((moi, je suis Bernadette, à mes heures perdues)) comme celle d’hier après-midi. Comme c’est plaisant car constructif mais comme c’est dense (sans les stars – hormis nous), j’en ressors tout flapi (comme Stéphanie dans le show) car il faut rien oublier de noter pour tout ce qui concerne les modifications de texte, ajouts d’idées et tant et plus. Mais c’est drôle car quand j’apprends mon texte (j’en étais à peu près à la page 5 sur 13 – chansons ou extraits de chansons compris), je le fais tout seul, soit dans ma tête, soit à voix-haute quand il m’arrive de promener les chiens comme hier matin. Vous ne trouvez pas ça agaçant, j’espère, toutes ces parenthèses, aujourd’hui ‽

Là, comme on n’aura pas de répétition ensemble avant le jeudi 5 février, on a mis le paquet sur les dernières modifications de texte et les idées de mise en scène car pour les prochaines séances, on n’aura plus le temps d’en perdre. Nous serons à M moins 2 et il serait dommage d’en arriver à devoir bâcler les choses. Comment ? Les yeux plus grands que le ventre ? Peut-être mais comme ça ne va peut-être pas nous arriver souvent de créer d’autres spectacles avec nos deux héroïnes (dont le nom est Les vamps fatales, je vous le rappelle ou je vous en informe), je pense qu’il faut y aller à fond. OK, à notre âge, on va certainement friser le ridicule. Et alors ? Au moins, nous nous serons amusés. Et avec un peu de chance, le public aussi. Mais de ça, on ne peut encore rien jurer. Tout est si imprévisible. Imaginez que ça ne plaise pas du tout…

En tout cas, l’an passé, on avait cru que l’assistance était tiède alors qu’en réalité, dans le film qui a été fait à l’occasion, tout le monde a beaucoup ri. Et comme on pensait que ce n’était pas très réussi, on avait zappé le rappel. Cette année, on ne prévoit rien. Si ce n’est que sur la musique pour les saluts et les remerciements, nous pourrons toujours improviser quelques révérences de plus. Et puis, on s’est dit que comme ça va durer environ 45 minutes (à vue de nez), ce n’est peut-être pas la peine de trop en ajouter. Mais entre vous et moi, vous pensez que c’est le plus important, les rappels ? Quelque part, un peu, oui. Ça fait partie du monde du spectacle. En tout cas, là, j’ai jusqu’au 5 février pour être au top en ce qui concerne ma connaissance du texte par cœur et certaines chorégraphies. Voilà, dire que je suis impatient… C’est grave, Docteur ?

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mercredi 14 janvier 2026

mal à l’épaule

Ça, je m’en doutais. Forcément, comme je n’aime pas, d’une part et comme je suis crispé, d’autre part et comme je suis le champions des douillets, de troisième part, ça ne s’est pas très bien passé. Et le pire, c’est que comme j’avais déjà eu la même chose, au mois d’octobre, je savais ce qui m’attendait. Et ça, pour quelqu’un comme moi, de légèrement phobique des aiguilles et des piqûres, ça pose un faible souci de niveau maximal. Oui, je me suis offert la deuxième dose du vaccin contre le zona. Non, on me l’a offert. La caisse d’assurance maladie ne m’a rien fait payer. C’est trop gentil de sa part. Et je me suis laissé convaincre par mon toubib généraliste préféré. Le zona, c’est dangereux quand on a plus de 65 ans. Mais qui lui a dit que j’avais plus de 65 ans, hein ? Franchement, niveau discrétion, on se pose là ‽

Bref, j’ai eu ma première dose en octobre, j’ai eu mal avant, pendant et après, durant trois jours au moins. Oui, j’ai eu mal avant mais j’ai toujours mal avant chaque piqûre, même pour une prise de sang. Parce que j’angoisse, parce que j’ai peur et parce que contrairement à ce qu’on essaie de me faire croire, ça me fait toujours très mal. Je voudrais bien les y voir, moi, les donneurs de leçon. Surtout que certains ont la phobie des ascenseurs et moi, je ne leur dis jamais « ce n’est rien, un ascenseur… » Enfin donc, le toubib nous a piqués, tous les trois, dans le même créneau de visite, le patron, le président et moi et j’ai encore demandé à passer le premier pour ne pas avoir à attendre plus longtemps. Sinon, j’aurais été encore plus stressé et le résultat aurait été obligatoirement encore plus désastreux.

Et depuis, comme pour la première dose, j’ai mal. À l’épaule gauche. Heureusement, on a évité le pire avec l’épaule droite car je suis droitier, justement… Bon, je sais aussi que ça ne va pas durer plus de trois jours mais quand même, il faut vraiment être un peu masochiste pour accepter de telles piqûres quand on n’aime pas ça. Mais je me dis que c’est pour mon bien. Parce que franchement, se choper un zona, ça n’est pas rigolo. Un des patients de mon toubib préféré est en train de perdre un œil, à cause d’un zona, congrûment. Oui, je sais, cet adverbe n’est pas forcément le plus approprié mais je n’avais pas envie d’utiliser « justement » encore une fois, pertinemment. Oui, vous me connaissez, maintenant, quand je suis stressé ou quand j’ai mal, je dis beaucoup de bêtises. Faire rire pour ne pas avoir à en pleurer.

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mardi 13 janvier 2026

Samantha Ferreira Macedo, itou

Que l’embarras du choix. Hier, j’ai évoqué quelques personnalités décédées un 13 janvier et ce matin, j’ai envie de parler de celles qui sont nées un 14 janvier. J’aurais mieux fait d’intervertir ces deux billets mais c’est trop tard car comme le dit le nom de mon blog, c’est écrit et ce qui est écrit reste écrit car les écrits restent alors que les paroles s’envolent. Alors, si vous en avez le courage, commencez par lire ce billet, celui d’aujourd’hui et demain, vous lirez celui d’hier comme ça, tout rentrera dans un ordre nettement plus juste. Et cohérent. Et maintenant que tout le monde a bien lu, compris et avalé ce préambule, passons aux choses sérieuses. C’est un 14 janvier qu’Étienne Daho est né. En 1949. Je ne sais pas s’il apprécie qu’on donne son âge mais tant pis, là encore, c’est écrit et quand c’est écrit, c’est trop tard.

Quand j’étais plus jeune, j’avais beaucoup d’affection pour Daho. On n’a jamais été ensemble mais aujourd’hui, lui et moi, nous sommes un peu comme un vieux couple séparé. On s’est largement perdus de vue. Surtout moi. Et tant qu’on est dans le domaine de la chanson, vous saviez que Jordy était également né le 14 janvier ? Pas la même année que celle de Daho, bien sûr, puis que c’était en 1988. Pas la même carrière non plus, hein ? Mince, je réalise ce que je viens d’écrire : en 1988. Jordy va donc avoir 38 ans aujourd’hui ? C’est dingue, non ?... Oui, je sais, je surjoue, là. Je dois reconnaître que je m’en fous. Et peut-être même que tout le monde s’en fout. En tout cas, heureusement que je ne suis pas invité à son anniversaire, à Jordy, je n’aurais pas su quoi lui offrir. C’est toujours ça de gagné. Et puis les cadeaux inutiles…

En revanche, c’est le 14 janvier 1941 que la grande Faye Dunaway est née. Là, contrairement à Jordy, on est vraiment avec une star. Une star mondiale, qui plus est. Mais étonnamment, hormis L’affaire Thomas Crown et Bonnie and Clyde, je suis incapable de citer d’autres films de l’actrice. Comme quoi on peut très bien être star et ne pas être si connue que ça. Surtout au niveau de son œuvre. Et c’est le 14 janvier 1931 qu’est née cette extraordinaire chanteuse qu’est Caterina Valente et en travaillant le sujet, ce matin, j’ai appris qu’elle était morte en septembre 2024 et personne ne m’a rien dit, à l’époque. J’ai un 45 Tours de quatre titres, d’elle, dont le célèbre Granada. Ce que j’ai pu l’écouter, ce disque… Et enfin, c’est le 14 janvier 2025 qu’est née Samantha Ferreira Macedo à Rodez et ça, je vous jure que c’est vrai et sérieux.

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lundi 12 janvier 2026

Kurt Weißenfels aussi

C’est dingue comme cette date du jour, le 13 janvier (cette année, le 13 janvier 2026), est une date qui passe énormément inaperçue en termes de commémoration du décès de certaines célébrités. C’est vrai, ça mais tout le monde a oublié que c’est un 13 janvier, en 1996, que Denise Grey, l’actrice, est partie. En revanche, tout le monde se souvient de son rôle de Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau) dans La boum, en 1980. Oui, tout le monde. Sauf ceux qui n’ont pas vu le film de Claude Pinoteau. Ça tombe sous le sens. Mais Denise Grey n’est pas la seule à être morte un 13 janvier. Non, il y a également Jean-Jacques Beneix, en 2022 et là, même moi, en faisant quelques recherches tout ce que je vous dis, je ne le sais pas par cœur, non, quand même…) parce que si on m’avait demandé, j’aurais juré qu’il était vivant…

Beneix, c’est un cinéaste qui a connu deux énormes succès critiques et populaires : 37.2 le matin et Diva, dans les années 80. Mais il y en a encore d’autres, qui ont disparu un 13 janvier comme Marielle de Sarnez, en 2021. Je me souviens très bien d’elle, elle était toujours en compagnie de François Bayrou et en ce qui concerne cette femme politique, je me souviens très bien de l’annonce de son décès. Ça m’avait un peu choqué… Pas comme pour Luc Urbain du Bouëxic de Guichen, mort le 13 janvier 1790 mais il faut dire que je n’étais pas né, loin s’en faut. Qui était ce monsieur ? Vous me faites marcher, là, hein ? Bon, c’était un officier de marine et un gentilhomme français dont le père était bel et bien Luc François du Bouëxic, seigneur de Guichen, de la Harmoye, de la Grésillonnais et d'autres terres, vous avez raison.

Sinon, il y a le poète oublié Maurice Carême qui s’est envolé le 13 janvier 1978. Je me souviens d’avoir appris au moins un texte de lui quand j’étais en primaire, dans le cadre des récitations. En revanche, je ne me souviens plus de quels vers. Mais je peux vous en présenter un, court, qui s’intitule Le chat et le soleil : Le chat ouvrit les yeux, Le soleil y entra. Le chat ferma les yeux, Le soleil y resta. Voilà pourquoi, le soir, Quand le chat se réveille, J’aperçois dans le noir Deux morceaux de soleil. Merci, monsieur Carême. Enfin, c’est aussi le 13 janvier 1998 que Kurt Weißenfels est mort. Qui ne connaît pas Kurt Weißenfels ? Tout le monde ? Allez, mettez un peu de bonne volonté, s’il vous plaît… Weißenfels a été un grand footballeur est-allemand. Franchement, quelle ingratitude de ne plus jamais évoquer ce sportif-là. Quelle tristesse…

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dimanche 11 janvier 2026

Emma, Juliette et Gervaise

Bonne année, madame Bovary. Ah, je vous remercie, monsieur Dupuis. Bonne année à vous aussi. Si j’osais, je vous biserais, ma chère. Pourquoi n’oseriez-vous pas ? Parce que vous êtes une femme mariée, chère madame Bovary. Monsieur Dupuis, je vous en prie, appelez-moi Emma. D’accord, chère Emma mais alors vous, appelez-moi Léon, sinon, ça ne vaut pas. D’accord, mon petit Léon. Et maintenant que nous nous appelons par nos petits noms, pensez-vous être capable de me faire un baiser pour me présenter vos vœux ? Un baiser, ma chère Emma, vous avez bien dit « un baiser ? » Oui, Léon, j’ai bien parlé de baiser. Ah, un baiser… Depuis le temps que j’en rêve. Vous êtes sûre que votre mari n’est pas là ? Absolument. Alors, vous permettez ? Osez, Léon, osez. Emma, je suis si content de vous baiser. Enfin. Et moi d’être baisée par vous

Ah, mon grand amour, ma belle, ma tendre, ma douce. Savez-vous seulement que nous sommes le 12 janvier ? Non, mon beau, mon chevalier, mon garde du corps. Nous sommes encore vivants, ma chère Juliette, ma belle, mon astre. Pourquoi me dites-vous ça, mon Roméo, mon homme, mon prince ? Parce que la tradition veut que nous nous embrassions sous le gui. Ah, et où pouvons-nous en trouver, du gui ? Frère Laurent m’en a donné une boule, tout à l’heure, après la confesse. Donnez-moi votre boule, je vais la faire infuser et nous nous embrasserons tout en la buvant. Vous êtes sûre, Juliette ? Ah, Roméo, que je meure sur le champ si je ne suis pas capable de vous préparer une bonne tisane. Ma tendre Juliette, je sais que vous saurez m’honorer par votre amour et tous les talents qui vous habitent. Bonne éternité à nous deux, mon beau.

Gervaise ? Gervaise ? Oui, Coupeau ? Viens donc nous verser un godet, à Lantier et à moi. Oui, Coupeau, j’arrive. Brave fille, quand tu veux, toi, hein ? Pour la peine, tu auras droit à ta petite goutte, ma grosse. Merci, Coupeau. Et n’oublie pas, ma loutre, c’est l’an neuf, tu dois nous faire plein de bisous, ce soir, hein Lantier ? Bonne année, Coupeau. Bonne année, Lantier, hips. À ta santé, coquine. À votre santé, mes gars. Boire un petit coup, c’est agréable, hein ? Ah oui, alors. Un bon petit coup dans le gosier. Et une bonne petite claque sur ton cul, ma belle. Oh, Lantier, arrête, Coupeau nous regarde, hips. Mais il s’en fout. Il aime ça, le gredin. Hein, tu aimes, ça, Coupeau ? Ah oui, Lantier, une bonne travailleuse pour nous deux, rien que pour notre plaisir. Une bonne année en perspective. À tour de rôle, hein Gervaise ?  Oui, hips…

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samedi 10 janvier 2026

saperlipopette, ma salopette (7) – version frénétique

Saperlipopette, hurle Jean dans sa tête. Ou peut-être à voix haute, il ne sait plus. Il n’entend plus rien. Juste des sifflements dans ses oreilles et des tambours dans sa tête. La salopette. Sa salopette. Sa préférée. La seule qui était propre. Sauf que là, bam, une tache. Et pas n’importe laquelle, une bonne grosse tache de derrière les fagots. Pas une petite tachounette, non, une grosse tachasse. Une monstruosité. Une tache nucléaire en plein sur le devant. Un peu comme s’il était devenu une cible pour des joueurs de fléchettes. Jean bondit. Il rate le coin du lit. Il se cogne le genou. Il se vautre dans un juron et attrape une chaussette. Ce n’est pas la bonne. Il s’en fout ? Il ne sait pas. Il court vers l’évier, dans la cuisine. Il cherche une éponge. Trop sale. Du papier essuie-tout ? Le rouleau est vide. Il se rue sur une serviette de toilette. Il frotte comme un possédé en insultant la terre entière. Pas aujourd’hui. Pas le jour d’un rendez-vous important. Il transpire la rage et le désespoir. Et la vieillesse ennemie.

Jean tape frénétiquement sur l’écran de son téléphone. Astuce détachage ? La WiFi est trop lente. Il fait une autre recherche. Taches sur vêtement ? En se retournant, il renverse un bol. Il crie. Il rit. Tout ça, très nerveusement. Il va vérifier mais il sait qu’il n’y a pas d’autre salopette de propre. Il n’a que ça à mettre. La laver dans un programme court ? Bonne idée. Mais un programme court, ça prend quand même 35 minutes. Et elle ne sera pas sèche. Et porter la salopette avec la tache ? De toute façon, il va bien devoir le faire. Il ne peut pas rater ce rendez-vous important à son boulot. Oui, il va sortir comme ça. Il ouvre la fenêtre car l’air est lourd. Il referme car dehors, il fait trop froid. Il ouvre le frigo. Pourquoi ? Il ne sait plus. Il en referme la porte. Il bougonne.  Il n’aime pas ça quand il est comme ça. Combien de temps lui reste-t-il avant de partir ? Il est incapable de réfléchir. Il est obsédé par la tache. Il regrette d’avoir mangé cette pizza sous la pluie hier soir. Nul, les pizzas. Archinul, la pluie.

Il est cramponné à ce mauvais début de journée. Il peste dans sa tête. Il gueule tout fort. Il parle tout seul. Il s’insulte. Mais pas que lui. Tout le monde y passe. Les infos. Les politiciens. La météo. La société. Murphy et sa loi à la con. Il maudit Louis Lafont, l’inventeur de la salopette en 1844. Il aurait pu penser à la créer antitaches. Il se reproche sa maladresse. Il menace les autres tomates. Il en veut à la boue. Il promet à la lune qu’il se vengera. Et soudain, il s’arrête. Il fixe la tache. Elle le regarde, elle aussi. Il jure qu’elle a grandi depuis tout à l’heure. Il pleure. Il rit. Il enfile une veste par-dessus. Ça ne va pas ensemble. Tant pis. Il cherche ses clés. Il part sans son portable. Heureusement qu’il vient d’y penser. Jean transpire. Mais il est vivant. En guerre mais vivant. Il espère juste que ça ne se verra pas trop. Avec la veste. Et puis avec un peu de chance… Non, la chance, ça n’existe pas. Ça n’existe plus. Sinon, il n’aurait pas à subir tout ça. Et Jean sait que ça n’est peut-être pas fini. Y a des jours…

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vendredi 9 janvier 2026

promotions de la semaine à venir

Qu’on se le dise, à partir du 12 janvier et jusqu’au 18 janvier, seulement, veuillez noter les promotions suivantes sur le blanc (le linge, pas les gens) et tout ce qui touche aux bébés. Enfin, tout ce qui touche au bébé, c’est une formule, pas un geste douteux de la part d’un adulte envers un mineur non consentant. Envers un mineur tout court, d’ailleurs. Et j’ai sélectionné quelques-unes des offres les plus intéressantes car franchement, si moi, je ne bichonne pas mon lectorat, qui va le faire, hein ? Par exemple, page 2 : 3 tee-shirts pour bébé, 100% coton issu de l’agriculture écologique, du 3 au 48 mois pour le modique prix de 9.98€, soit 3.33€ pour les deux premiers et 3.34€ pour le troisième alors que le tee-shirt vendu seul est à 4.99€. Et en plus, on peut mélanger. Pas les bébés mais les motifs.

En page 5, le lit parapluie Doux rêves Bébéconfort, ultra léger (le lit) – 735kg seulement – idéal pour les déplacements en famille ou chez les amis, surtout ceux qui n’ont pas l’habitude des enfants en général et surtout des enfants des autres en particulier, avec une fenêtre filet pour voir le bébé et un matelas confortable pour un prix exceptionnel de 44.99€ avec 15€ de cagnottage sur votre compte fidélité. Le petit plus de ce lit parapluie ? Une bébéière à l’un des deux bouts. Une bébéière ? C’est comme une chatière mais pour les enfants en bas âge. On aurait pu appeler ça enfantenbasâgière mais c’était plus compliqué à écrire et à prononcer. Dans le lit parapluie Doux rêves Bébéconfort, votre nourrisson pourra dormir tranquille et faire des beaux rêves et vous laisser dormir mais, ça, sans garantie.

Page 32 : une sélection de bières à des prix défiant toute concurrence par rapport aux champagnes et autres vins pétillants. Quelques exemples : 5.70€ le pack de 12*25cl de 1664 blonde au lieu de 7.60€, soit 25%  de remise. Ou encore 6.55€ le même pack de 12*25cl de Stella Artois blonde au lieu de 9.35€, soit 30% de remise. Et 7.85€ le pack de 12*25cl de Pélican blonde au lieu de 11.90€, soit 34% de remise. Quel rapport avec les bébés ? Aucun mais parfois, dans les offres promotionnelles, on trouve de tout et n’importe quoi. Chez les nourrissons aussi. Si, si. Tout comme dans les saumons et les truites fumés. Il n’y a qu’à regarder à la page 24. Ou alors, c’est moi qui suis vraiment chonchon, ce matin et pourtant, ce n’est pas faute de vouloir bien faire. Comme quoi, on ne peut pas être toujours le meilleur.

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jeudi 8 janvier 2026

l’heure des comptes

Il y a longtemps que je n’ai pas fait le point sur mon blog. Sur le nombre de  billets publiés. Et sur le nombre de billets écrits. Attendez… Quand je parle de billets écrits et de billets publiés, sauf erreur de ma part ou sauf maladie neurologique en cours dont je n’ai pas encore conscience, il s’agit des mêmes billets car si j’en écris un, je le publie et donc, s’il est publié, c’est qu’il a été écrit. À la différence de tous ceux qui sont déjà écrits mais non encore publiés et je peux vous dire qu’il y en a. Notamment avec ceux qui forment une série. Et d’autres qui ne sont que partiellement créés car j’avais une idée que je jugeais bonne, à un moment T et je ne suis pas allé au bout de celle-ci et j’ai laissé en plan des choses que j’ai du mal à reprendre au bout d’un certain temps. Est-ce que ma phrase est compréhensible ?

Bon, pour faire les comptes de tout ça, je peux vous dire que ce matin, c’est le 4 668ème billet publié chez CanalBlog et le 685ème, chez Blogger. Je pense que vous le savez mais un jour, j’ai choisi d’utiliser deux canaux car j’avais trop de soucis avec l’historique. Et depuis, je continue de publier deux billets par jour. Attention, là encore, ne vous méprenez pas, ce sont les mêmes chez les deux hébergeurs. Je ne suis pas encore assez filou pour pondre deux billets différents par jour. En tout cas, pour un blog généraliste mais double. Ou l’inverse. Quant à l’autre, l’érotique, il est clair qu’aucun lecteur (et trice) de celui que vous avez sous les yeux, aujourd’hui n’a connaissance de l’autre, celui qu’on lit sous le manteau. Celui que je ne peux pas mettre dans toutes les mains. Et encore moins aux mineurs. Et pas non plus aux seniors XXL.

Mais justement, comme c’est très privé, je n’ai aucune raison de m’appesantir dessus et de donner des faux espoirs à ceux qui n’y auront jamais droit. Et revenons plutôt au sujet du jour. Et aux projections que je suis à même de faire ce matin. Là, vous êtes donc en train de lire le 4 668ème billet du blog historique et le 685ème du second. Normalement, c’est le 20 novembre 2026 que je fêterai le 1 000ème  du second et le 7 décembre prochain que je fêterai le 5 000ème du premier. Mais il n’est pas question que je fasse une double cérémonie, il ne faut pas pousser non plus. Après, est-ce qu’on sera encore dans un pays libre à ce moment-là ? Est-ce que Trump ne nous aura pas colonisés, en France ? Est-ce qu’il n’aura pas enlevé Macron pour le juger à New York ? Est-ce que Poutine ne nous aura pas envoyé des drones sur la gueule ?

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mercredi 7 janvier 2026

sous la Solitude

Ah, qu’elle était belle, cette adresse où j’ai vécu de fin 1988 à l’été 1994. Qu’elle était belle et combien j’étais fier de la donner quand on me la demandait. Souvent, mon interlocuteur ne bronchait pas mais parfois, on me regardait, un peu interrogatif et pourtant, on ne me demandait rien. Aucune explication sur cet étrange nom de rue. En plus, ce n’était même pas une rue mais une ruelle. Ah, on pouvait quand même y circuler en voiture mais il n’en reste pas moins que c’était bel et bien une ruelle. Et je me souviens, quand j’ai vu ce nom, ruelle sous la Solitude, j’ai tout de suite été séduit et je me suis dit, oui, je sens que c’est là que je vais habiter. Dès que ça sera possible. Et ça a été possible. Et j’ai (bien) vécu, là-bas. Merci de ne pas me demander de détails mais oui, j’ai (bien) vécu. Un peu à la campagne tout en étant à la ville, dans cette banlieue un peu éloignée.

La maison était à flanc de coteau et nous y avions une vue panoramique de toute la banlieue : d’Ermont-Eaubonne, à gauche jusqu’à la forêt de Saint-Germain-en-Laye, à droite. Et devant nous, en oblique, au lointain, la proche banlieue, la Défense et Paris, bien sûr. Depuis la terrasse, de notre colline, on plongeait dans une immensité d’urbanisation avec des touches de verdure. Et quand c’était le 14 juillet, on avait un spectacle magique : des feux d’artifice à ne plus savoir où donner des yeux et des oreilles. De la pyrotechnie proche, de la moins proche et de la lointaine. Dans tous les sens. Et même les habitants de Saint-Prix se mettaient devant le portail de la cour pour profiter du spectacle. C’est moi qui habitais là. Et j’ai fait mes premiers pas de jardinier, devant la maison. Maa première rocaille. Mes premières tulipes. Mes premières giroflées comme une revanche.

Et puis, j’ai quitté Saint-Prix. J’ai quitté la ruelle sous la Solitude. Je suis allé me faire voir ailleurs. Mais je n’ai jamais vraiment oublié cet endroit. Je n’ai jamais vraiment oublié cette maison qui est sortie de terre pour nous. La vie en a voulu autrement, no regrets, no tears, good bye (Pas de regrets, pas de larmes, au revoir…) Et, au fond de moi, je sais qu’un jour j’écrirai quelque chose qui s’appellera Sous la solitude. J’ai ça en moi depuis que j’en suis parti. Un poème ? Pourquoi pas en prose ‽ Un clin d’œil à Victor Hugo (sans aucune prétention) mais Sous la solitude, ça a un rapport avec lui. Sa maison était au-dessus de ladite ruelle. Connaissez-vous sur la colline qui joint Montlignon à Saint-Leu, une terrasse qui s’incline entre un bois sombre et le ciel bleu… * La maison, la forêt, Chatouille, la colline et tant de rêves, encore, à cette époque-là. C’était sous ma Solitude.

* Ô souvenirs ! printemps ! aurore ! (Les contemplations – 1856)

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mardi 6 janvier 2026

fleur de province

Dans mon pays, ça n’pouvait plus durer, je devenais une rosière mal arrosée. Depuis toujours, je rêvais de Paris, la salle Wagram, les grands boulevards et les Tuileries… Eh oui, moi aussi, je suis un provincial. Moi aussi, je viens de mon bled. Moi aussi, je suis monté à la capitale. J’avais à peine 20 ans. J’en suis reparti, je venais d’en avoir 40. Alors, j’ai quitté ma famille pour pas finir comme une vieille fille et me voilà, je sais qu’j’ai les pieds plats mais vous verrez, ça s’arrangera… Moi, je suis monté à Paris pour devenir le plus grand écrivain du monde. Comme si le monde n’attendait que moi. Et, au bout de deux ans, pour vivre, j’ai fini par travailler dans les composants électroniques et j’y ai fait mon trou. Là, on ne m’a pas demandé comment étaient mes pieds. Et j’ai fait des rencontres qui durent encore.

Vous allez voir ce que vous allez voir, dans pas longtemps, j’aurai ma photo dans France Soir. Je deviendrai la fille dans le vent, ça va les rendre un peu jaloux à Perpignan… C’est curieux mais si je ne suis pas devenu le plus grand écrivain du monde, j’ai toujours écrit malgré tout. Et avec l’âge, j’ai découvert le plaisir de « monter sur scène » pour faire « mon intéressant. » En gros, je suis un acteur-danseur cougar. Je serai la nouvelle coqueluche et j’aurai plein de fanfreluches mais pour l’instant, j’suis à la gare de Lyon avec mon sandwich au jambon… Et vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que je prends à écrire et à répéter en prévision de notre show du 28 mars prochain. Et si je suis ridicule ? Je reste persuadé qu’on ne meurt jamais de ridicule. On peut rougir. On peut avoir honte mais ça ne tue pas. Jamais. Donc, ça va.

Je suis une fleur de province, ni trop grande, ni trop grosse, ni trop mince. J’arrive avec ma valise car Paris c’est pour moi la terre promise… Et j’avais un rêve, depuis quelques années que j’organise toujours des spectacles pour des soirées amicales et/ou familiales, celui de chanter Fleur de province, de Charlotte Julian. Cette chanson, ce tube de 1972 (quelle tristesse de ne pas le connaître pour les plus jeunes ou les plus réfractaires à la chanson française), je l’avais en moi depuis si longtemps. Comme toutes les fleurs de province, moi je viens pour me trouver un prince, un petit prince charmant qui me fera beaucoup d’enfants… Bon, on n’ira pas jusque-là mais je suis si content de faire le premier couplet et le refrain de cette ritournelle bien franchouillarde… Et le 28 mars, je pense que ça devrait le faire.

https://www.youtube.com/watch?v=Y7PVHj1eU2c

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lundi 5 janvier 2026

le meilleur de 2026

Alors, comme c’est toujours en décembre (voire à la fin de ce dernier mois) que tout le monde fait le bilan de l’année écoulée, moi, vu que j’aime bien me démarquer du pékin moyen et du quidam idoine, je pense que je vais le faire aujourd’hui. C’est vrai, ça, au bout de trois jours, je peux déjà tirer quelques conclusions de cette année 2026. Commençons par le meilleur : mon foie gras maison était bon, tout le monde l’a apprécié à sa valeur (juste ou non ?) si ce n’est que moi, je l’ai trouvé un poil trop fade et pourtant, j’en avais mis, de la fleur de sel, dans ma terrine, avant la cuisson, la semaine dernière. Ensuite, je suis content parce que j’ai fait mes comptes et je n’ai relevé aucune activité douteuse sur mon compte en banque. Enfin, a priori. Et je suis également content car j’ai presque terminé le livre que je lis.

Dans les choses moyennes, je suis un peu contrarié de savoir que ma mère n’a que 16° dans la salle d’eau, le matin, vers 9h car franchement, à son âge, vivre dans une ambiance aussi peu chaude, est-ce bien raisonnable ? En même temps, compte tenu qu’elle aura 90 ans dans un peu moins de 4 mois et qu’elle est plutôt bien, toutes proportions gardées, je me dis que le froid, ça doit vraiment bien conserver. Et j’ai reçu mon courrier (hebdomadaires) presque normalement, pendant les fêtes et là, je me dis « waouh », parfois, La poste, elle peut montrer qu’elle est un peu capable. Sinon, beaucoup de gens à qui j’ai envoyé mes vœux m’ont déjà répondu. Une bonne proportion. Ça fait toujours plaisir. Et un merci particulier à celui qui se reconnaîtra et qui m’a envoyé les siens via un commentaire ici.

Dans les choses pas terribles : on a encore et toujours des choses hallucinantes et terrifiantes, en France comme cet antisémitisme devenu presque quotidien. On a toujours l’ombre de Mélenchon et de ses acolytes de LFI qui plane sur nous et ça, ça fait peur. On a aussi Bardella qui a les chevilles qui enflent, enflent, enflent. Et je ne comprends toujours plus le monde qui m’entoure, dans lequel je (sur)vis mais je ne vais pas me plaindre car je fais partie des probablement moins malheureux (ne souffrant pas de solitude ni de maladie incurable, c’est déjà ça…) Enfin, le pire de l’année 2026, pour moi, c’était ce déjeuner du premier janvier car vraiment, je n’ai toujours pas digéré ce qui s’est passé avec ces deux vieux mariés qui n’ont pas cessé de s’engueuler pendant tout le repas. Je vais essayer de roter, pour voir.

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dimanche 4 janvier 2026

omelette aux huîtres, la recette

Après quelques recherches, j’ai fini par trouver une recette d’omelette aux huîtres. Donc, ça existe bel et bien ‽ Mais quelle idée saugrenue, non ?  Enfin, comme je sais que parmi mon lectorat surnuméraire, il va bien s’en trouver pour me demander plus d’infos à ce sujet, le mieux est donc de vous donner la bonne méthode pour réussir parfaitement une excellente omelette aux huîtres. Même si tout le monde est capable de trouver cette recette en page 72 du numéro de janvier de Cuisine Actuelle (# 420 à 3.90€ seulement chez tous les marchands et de journaux et autres kiosquiers mais par pitié, n’achetez pas la presse dans les supermarchés, d’accord ?) mais comme je ne suis pas chien, je vais la partager avec vous, cette formule culinaire. Cet art d’accommoder les huîtres. Surtout vieilles.

Recette pour sublimer les restes dont une demi-douzaine d’huîtres qui traîne dans votre réfrigérateur : vous les faites pocher les 6 mollusques marins bivalves non ouverts pendant une minute dans une eau frémissante. Ensuite, il faut rapidement les égoutter et les ouvrir pour les décortiquer et les couper en morceaux. Après, il faut préparer sa base d’omelette en battant les œufs avec une cuiller à soupe de crème (mais pas une cuiller à crème de soupe, hein ‽) et quand c’est bien battu, il faut y plonger les morceaux d’huîtres avec du persil. Normalement, coupées comme elles l’ont été, les petites bêtes molles ne craignent plus rien. Elles ne chercheront pas à s’échapper, soyez tranquilles. Il faut également poivrer la préparation et faire cuire trois minutes dans une poêle graissée.

Voilà si, comme monsieur-dame (voir billet d’hier) vous aimez les omelettes baveuses aux huîtres, vous vous régalerez. Pourquoi préférer une cuisson baveuse pour cette recette ? Parce que ça permet de ne pas trop voir les huîtres. Enfin, leurs morceaux. Ça me fait d’ailleurs penser à une recette de cocktail : l’Ostrea Martini. Il faut verser 4 cl de whisky tourbé à la salicorne dans 2 cl de Martini rouge et l’eau d’une huître avec plusieurs glaçons et mélanger le tout délicatement en faisant tourner les cubes de glace. Après il faut enlever ces derniers et plonger le mollusque dans le verre afin qu’il flotte (ou pas) à la surface. On peut ajouter une branche de salicorne pour le décor. Et déguster. En espérant que personne n’a craché ou ne s’est mouché dans votre verre. Là, ça sera nettement moins délicieux.

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samedi 3 janvier 2026

mais qui êtes-vous monsieur-dame (6)

Après ces fêtes de fin d’année et quelques repas un peu plus riches que d’ordinaire, même si on ne marque pas spécialement le coup comme la majorité des autres (juste un peu de champagne, du foie gras et des desserts typiques), il est temps de se mettre un peu à la diète. C’est exactement ce que j’ai pensé hier quand j’ai préparé mon dîner. J’ai regardé ce que j’avais dans le frigo et je me suis dit que tiens, si je faisais des œufs, c’est bon, les œufs et je n’en fais pas souvent. Et une bonne omelette de derrière les fagots, c’est sympa. C’est simple mais c’est bon. Alors, j’ai fait revenir quelques champignons, j’ai battu mes œufs (je sais, ils ne m’avaient rien fait) et j’ai un peu assaisonné : du sel, du poivre, des feuilles de céleri hachées et j’ai tout versé sur les champignons. Sauf qu’à ce moment-là…

Sauf qu’à ce moment-là, les voilà de retour, ces deux personnages étranges. Cet homme et cette femme qui avaient un peu perturbé mon quotidien entre fin novembre et mi-décembre. Enfin, quand je dis « perturbé mon quotidien », je suis plus que gentil car en réalité, je me suis senti harcelé. Mais bon, alors que je pensais les avoir totalement oubliés, j’ai vu les deux œufs qui me restaient dans la boîte qui bougeaient. Et soudain, les coquilles se sont percées et j’ai vu le couple en sortir. Chacun de sa coquille. Autant vous dire que ça ne m’a pas fait plaisir. Surtout que je ne comprends pas comment ils ont pu entrer de nouveau chez moi. Qui plus est, dans une boîte de 10 œufs frais bio. Il y a des choses vraiment mystérieuses. Bref, ils se sont extraits de leur carapace ovoïde et se sont époussetés.

Jusque-là, ils n’ont rien dit. Ni elle, ni lui. J’ai même cru qu’ils allaient disparaître comme ils étaient venus, d’une façon étrange. Mais non, ils sont restés dans la cuisine à me regarder. Et à un moment, je leur ai demandé ce qu’ils voulaient. Ce qu’ils faisaient là. S’ils allaient me fiche un peu la paix, un jour. « Vous faites une omelette aux champignons ? » m’a demandé la femme. Je lui ai répondu qu’on ne pouvait rien lui cacher. « Non, vous ne pouvez rien nous cacher. Vous le savez. » Et elle a regardé son mari pendant une vingtaine de secondes jusqu’à ce que ce dernier me dise « On aurait préféré une omelette aux huîtres. Ma femme n’aime pas les champignons et moi, non plus. » Une omelette aux huîtres ? « Baveuse, évidemment. » Mais comme je n’avais pas d’huîtres, ils sont partis en silence.

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vendredi 2 janvier 2026

repas de nouvel an un peu compliqué (2)

Je ne vous ai pas tout dit, hier, au sujet du déjeuner du nouvel an, chez le patron, avec ce couple dont l’une est atteinte d’un Parkinson et l’autre, son mari, d’une maladie de cœur assez grave. Moi, je pensais participer à un déjeuner très calme, avec deux hôtes très diminués, peut-être affaiblis et mornes et si j’ai vraiment cru que c’est ce qui allait se passer, j’étais loin du compte. En réalité, pour une fois qu’ils étaient invités sans aucun de leurs (grands) enfants – ils ont 69 et 70 ans – on a eu droit à la grande scène du quatrième acte. Avant-hier soir, pour le réveillon, nous étions au cinéma et hier midi, pour le premier déjeuner de l’année, nous étions au théâtre. Au théâtre ce midi. Je regrette vraiment Au théâtre ce soir. Parce que là, c’était mal écrit, mal joué et franchement ? C’était malaisant, vraiment.

En gros, lui, c’est ce qu’on peut appeler un mou, quelqu’un qui n’a jamais su prendre aucune décision. Elle, on peut la qualifier de maîtresse-femme. Finalement, sur le papier, quand ils se sont connus, il y a plus de 35 ans, ça pouvait coller. Il avait besoin d’une femme qui avait de la poigne et elle, d’un mari un peu immature pour pouvoir garder la main. Ils ont fait deux enfants mais ils ont toujours eu des problèmes de couple. En 99, ils ont même consulté un conseiller conjugal. En vain. Et là, hier midi, on a eu droit à tous les épisodes de rancœurs, de frustrations, de reproches, d’attaques violentes et de mauvaises défenses et surtout, surtout, de la mauvaise foi en veux-tu, en voilà. C’est devenu un feu d’artifice de méchancetés. Au point, que rapidement est rentré chez nous et moi, j’ai réussi à me défiler.

J’ai fait la vaisselle, j’ai rangé la cuisine (ouverte) tout en continuant d’écouter leur scène de ménage XXL. « Il n’y a jamais eu d’amour entre nous. » « Je me suis trompée quand je l’ai choisie car il a le niveau d’un gamin de dix ans. » « J’ai peur de sa maladie car avec la mienne, je ne peux pas l’aider et je préfèrerais vivre seul que mal accompagné et pourquoi pas aller vivre dans une maison de retraite, sans elle. » « Mais si tu veux divorcer, vas-y, ne te gêne pas, avec tes 400 euros de retraite, tu n’iras pas loin. Surtout, que c’est moi qui ai toujours tout payé, tu as toujours été incapable de ramener de quoi nous faire vivre. » Alors quoi, on se dit « bonne année, bonne santé, quand même ou on s’encule ? » Oh vous savez, moi, les vœux…  Enfin, le côté positif de la chose, c’est que le plus dur de l’année est déjà fait.

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jeudi 1 janvier 2026

repas de nouvel an un peu compliqué (1)

Après mes questionnements sur comment présenter mes vœux à une personne en fin de vie, qui a toute sa tête et qui donc, sait qu’elle n’en a plus pour très longtemps, hier midi, premier jour de l’année, nous avons reçu un couple chez le patron, avec le président. Un couple de gens dont l’un a une bonne grosse maladie de cœur de derrière les fagots et l’autre, sa femme, la maladie de Parkinson et moi, je ne les avais pas vus depuis quelques années et j’ai été frappé par le changement physique, à tous les deux. Bien sûr, leur état de santé les a passablement marqués voire dégradés mais bon, ils sont venus, ils ont passé une partie de la journée avec nous et tout s’est bien passé. Enfin, quand je dis que tout s’est bien passé, j’ai quand même eu des inquiétudes. Avant leur arrivée et pendant le repas.

Parce que je me suis évidemment demandé ce que je pouvais servir à quelqu’un qui est atteint de Parkinson, un peu avancé, qui ne lui pose pas de problème particulier. Parce que vraiment, elle tremble, elle. Et parfois, comme elle a mal, elle est obligée de se lever pour marcher à petits pas afin d’oublier la douleur. Donc, par rapport à ce que je savais déjà avant de la revoir, j’avais exclus tout potage même chic car si c’est pour en retrouver partout sur la nappe, ça a beau ne pas s’être passé chez moi, quand même, il y a des limites. J’ai aussi évité les plats avec des choses difficiles à couper. De ce fait, je me suis rabattu sur des cailles farcies, désossées et ma foi, on peut dire que ça a fonctionné. Et ça a même fait le bonheur de Shuka qui est toujours à côté de nous, à table au cas où quelque chose tomberait…

Oui, au cas où quelque chose tomberait par terre, juste à côté de lui ou carrément dans sa gueule. Et justement, il a eu de la chance. C’était un jour faste, pour lui, ce premier janvier car il s’est régalé. Il a bien aimé la caille farcie même s’il a moins aimé la farce que la chair de l’oiseau en elle-même. Et enfin, pour lui, le mari, on a évité tout ce qui pouvait être très néfaste pour son cœur. On n’a pas servi de viande rouge puisqu’on a servi des cailles farcies. On n’a pas servi de frites car c’est trop gras et trop salé. Et on a évité de lui donner du fromage alors que le plateau était très sympa mais nous, nous en avons mangé discrètement. Et le monsieur cardiaque, il faisait comme Shuka, il nous regardait, il attendait qu’un morceau tombe près de lui. On a bien géré. Et on leur a souhaité une bonne année. Et une bonne santé.

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dénigrer son conjoint

Ah, s’il y a une chose que je n’aime pas (entre tant d’autres), c’est les gens qui passent leur temps à dénigrer leur conjoint, surtout en p...