mercredi 31 décembre 2025

des vœux un peu compliqués

Normalement, je n’ai pas de problème particulier avec les vœux de nouvel an que j’envoie, chaque année, à la même période. Oui, parce que je suis assez constant, en général, je dis bonne année, bonne santé à tous ceux qui m’importent avant le 2 janvier. J’arrive à respecter cette discipline parmi d’autres. Parce que pour moi, envoyer ses vœux après, ça veut dire que je procrastine et même si c’est parfois vrai, personne n’a besoin de s’en rendre compte ni de le savoir. Bref, je rédige une phrase que je juge ad hoc et bien sentie et je l’adapte à chacun(e) de mes ami(e)s car je déteste les messages groupés. À cette période de l’année, rien ne m’agace plus que ceux qui envoient à tout leur répertoire les mêmes mots, les mêmes émoticônes et le même manque de conviction. Un peu comme une corvée.

Alors, si ça n’est pas tout à fait faux que d’envoyer une cinquantaine de messages en moins de deux jours, ça prend un peu de temps, ça demande un minimum d’efforts, reconnaissez quand même que quand les vœux sont nominativement adressés, ça a plus de gueule, non ? Et moi, en général, je n’ai donc pas de souci particulier pour rédiger un message de quelques mots ou de quelques lignes. Sauf que cette année, je suis confronté à quelque chose d’un peu compliqué. Non, je suis confronté à quelque chose de nettement plus compliqué. Pas qu’un peu. Imaginez que vous ayez une connaissance dont c’est la fin de vie, en soins palliatifs à domicile, qui sait qu’elle n’en a plus pour très longtemps, ça se compte en semaines voire en jours et vous ne pouvez pas l’oublier, ne pas lui envoyer vos vœux.

Vous ne pouvez pas faire « ooups, excuse-moi mais j’ai zappé… », c’est du plus mauvais effet. Non, il faut assumer et faire en sorte d’écrire un message qui soit un témoignage d’affection mais qui ne soit pas ridicule. Parce que vous vous voyez en train de lui dire « bonne année, bonne santé » alors que dans quelques temps, relativement courts, ça sera la fin pour cette personne ? Je suis donc en train de chercher la bonne formulation. Et je peux vous dire que ça n’est pas simple. Mais je sais que je vais y arriver parce que je ne peux pas faire silence auprès de cette connaissance. Je ne vais rien lui souhaiter qui ne soit pas recevable. Je vais continuer de chercher et je vais trouver. En attendant, je vous souhaite le meilleur à tous… Non, pardon, je ne vous souhaite pas le meilleur, je n’aime pas les vœux groupés. Tant pis.

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mardi 30 décembre 2025

« positive education » (2)

Tout bien réfléchi, je ne pouvais pas rester sans donner une suite à mon billet d’hier sur l’éducation positive car ça a continué de me creuser le fondement et moi, quand j’ai un truc dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. J’ai donc bien repensé à toute cette histoire d’éducation positive (toujours en anglais dans le titre) et je voudrais revenir sur certains points qui pourraient me donner envie d’être ironique. Heureusement que l’ironie et moi, ça fait deux. Ça m’est tellement étranger. Tout comme l’élevage des enfants de nos jours. Bref, un des problèmes dans cette manière d’éduquer la progéniture des autres, c’est de savoir faire la différence entre la notion de bienveillance et celle de la permissivité. Et l’abdication (et/ou la négligence) des parents. Peut-être qu’ils sont nombreux à confondre l’absence de violence éducative avec l’absence de cadre. Être bienveillant n’exclut pas d’être ferme.

Hier, je parlais de l’enfant-dieu ou de l’enfant-dictateur mais en réalité, c’est surtout l’idéalisation de leurs diables de la part des parents qui pose problème. Ou, comme je l’ai dit entre parenthèses dans le paragraphe précédent, la négligence (ou la démission) des géniteurs. Parce que c’est facile de se retrancher derrière l’écran de son portable et laisser les mômes faire ce qu’ils veulent. Et pendant ce temps-là, les parents sont bouche bée devant tout ce que dit et fait leur marmaille. Les gamins sont photographiés, filmés, encouragés… En plus, les parents, qui pensent que leurs mouflets sont bien plus mâtures que les autres utilisent un vocabulaire peut-être un peu trop adulte alors que les gamins ont besoin de vivre leur enfance à leur propre niveau, non ? « Dis-moi, Kévin-Timothée, tu envisages d’inscrire de faire tes devoirs sur ton agenda ? Laisse-moi recueillir ton émotion à ce sujet, je te prie, chéri… »

Et là, la mère culpabilise car elle a appelé son fils de 7 ans  « mon chéri » et ça risque de le  traumatiser car franchement, elle aurait pu mesurer son vocabulaire… Sinon, l’éducation positive, c’est aussi mettre beaucoup de pression sur les parents (plus que sur les enfants) qui se doivent d’être plus que parfaits pour ne pas perturber leur gosse. Même fatigué après une journée de travail, même malade, le père ou la mère n’a plus le droit de craquer devant son enfant en le grondant, en l’engueulant voire en le punissant. L’enfant n’est responsable en rien. Ses parents, de tout. Il ne faut surtout jamais contrarier un gamin car ça peut lui porter tant de préjudices dans son développement personnel. Mais moi, pour finir, je dis que chacun se doit de rester à sa place : les adultes et leur progéniture. C’est tellement con de ne plus savoir être un véritable enfant. Apprendre les interdits. Connaître les limites. Et autres.

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lundi 29 décembre 2025

« positive education » (1)

Pour la première fois de ma vie, je viens d’entendre parler de l’éducation positive. Ou alors, si ça m’est déjà arrivé avant, je n’en ai aucun souvenir. Or là, ça m’a tellement marqué que je me dis que ça n’est pas possible que j’ai oublié un truc pareil. Bien sûr, je vais caricaturer un peu la chose car j’aime bien provoquer mais malgré tout, je dois avouer que ça m’a un peu troué le cul, ce que j’ai lu. Oui, je sais, l’expression n’est pas très belle mais elle image bien ce que j’ai ressenti. Ah ? Vous auriez préféré que je dise que ça m’avait perforé l’anus ? Ou que ça m’avait transpercé le croupion ? Ah vous de voir. Merci de biffer les mentions inutiles afin de ne garder que celle que vous aurez choisie. Mais revenons donc à nos moutons matinaux car le sujet du jour, ça reste l’éducation positive. En anglais dans le titre car c’est à la mode de tout mettre en anglais partout.

L’éducation positive n’est pas née du cerveau fatigué d’une seule personne même si tout le monde s’accorde pour dire que son principal fondateur serait Martin Seligman, dans les années 90. Après, il y a eu pléthore de « spécialistes » qui se sont engouffrés dans le créneau et qui ont décrété des tas de choses, fait des tas de livres et donné des tas de consignes pour mieux élever ses enfants. L’éducation positive, c’est donc un comportement visant à éduquer son enfant en le responsabilisant, en étant non violent et en lui donnant un ensemble de repères qui favoriseront son plein développement. J’en suis fort aise. Moins que les enfants eux-mêmes mais bon, je fais ce que je peux, moi. Et donc, ça veut dire qu’il faut demander son avis au gamin, qu’il ne faut pas le réprimander mais parler avec lui en lui expliquant ce qui est bien et ce qui est mal et qu’il faut le considérer d’égal à égal avec ses parents. On n’est plus avec l’enfant-roi.

Non, on est plutôt dans l’enfant-dieu ou l’enfant-dictateur. Parce que si on exagère (ce qui n’est pas mon genre), c’est limite demander au nourrisson s’il accepte qu’on lui change sa couche ou pas. S’il dit oui, on le fait. S’il dit non, on le laisse dans son caca car la décision finale lui appartient. Parce que si on exagère, alors que c’est plus que déconseillé (pour ne pas dire interdit) aux enfants de moins de 3 ans, on négocie un partage des écrans avec eux, surtout quand ils rentrent de la crèche. 50% du temps de connexion pour les parents, 50%, pour les enfants. Parce que si on exagère, il faut flatter l’enfant qui a poché l’œil d’un de ses camarades : c’est bien, mon fils, tu t’es modéré tout seul, tu aurais pu en pocher deux. Parce que si on exagère, l’enfant est en droit de porter plainte contre ses parents qui l’obligent à manger des légumes alors que lui, il n’en veut pas.

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dimanche 28 décembre 2025

BB phoque

Évidemment, ça m’a un peu chagriné. Évidemment, ça m’a un peu surpris. Évidemment, ça m’a touché. C’est quand même une icône absolue qui vient de disparaître. Une star incomparable, mondiale, universelle. Elle a rayonné pendant des années que ce soit en France, dont elle restera la première ambassadrice voire le symbole mais aussi à l’étranger car elle a même sa statue dans des villes comme Buzios, au Brésil. Elle a fait rêver, fantasmer tant d’hommes voire de femmes. Elle en a exaspéré tant d’autres, surtout par son franc-parler et par ses positions. Elle n’a tourné « que » 45 films et chanté que « 70 » chansons mais tout fait partie de notre patrimoine et avec le temps, même certains de ses détracteurs du début ont fini par capituler car Bardot, ça reste Bardot. Jamais, jamais égalée.

Bien sûr, des actrices meilleurs qu’elle, on en a connu plein. Bien sûr, des chanteuses avec une plus belle voix, il y en a eu pléthore. Mais Bardot avait ce petit quelque chose en plus. Cette façon de parler, de bouger, de se montrer, de chanter et de n’avoir peur de rien. C’était une femme libre avant la mode et ce, à une époque où ça n’était pas si facile que ça et où il fallait faire face à un certain conservatisme pour ne pas dire un conservatisme certain. Bien sûr, je n’ai pas aimé la façon dont elle a bifurqué vers une droite un peu extrême et je pense que certaines de ses prises de parole ont été parfois bien plus que douteuses mais Bardot, reste Bardot. Brigitte, le prénom français le plus connu au monde à partir du début des années 60. Elle a inspiré tant d’auteurs, cinéastes et autres femmes.

À ma connaissance, c’est la seule personnalité française qui a eu droit à une chanson de son vivant - par Jorge Veiga* et reprise par Dario Moreno.** Moi, j’avais un 45 tours d’elle (que j’ai toujours), donné par ma grand-mère maternelle, avec Le soleil, On déménage, Gang gang et Je reviendrai toujours vers toi. Elle fait partie de mes spectacles avec deux duos que nous ferons probablement à chaque fois, quel que soit le thème du show : Chacun son homme (avec Annie Girardot) et Les petites femmes de Paris (avec Jeanne Moreau) et j’en ai d’autres sous le coude car dans son répertoire, il y a quelques pépites. Brigitte, madame Bardot, sans rancune et merci pour presque tout. Avec toute ma considération. En plus, vous avez tant fait pour les animaux et pas que pour les bébés phoques, BB. Initiales BB.

* https://www.youtube.com/watch?v=uLDfpRCSiaY

* https://www.youtube.com/watch?v=xEL17m9KpBk

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samedi 27 décembre 2025

quand Chantal se réveilla

Tout avait pourtant si bien commencé pour Chantal. Elle avait passé une soirée très agréable chez des amis qui avaient organisé un buffet dînatoire à l’occasion de l’entre-deux-fêtes. Des amis qui avaient du mal à choisir entre Noël et la Saint-Sylvestre et qui finalement, avaient invité beaucoup de leurs proches pour le jour de la Saints Innocents car comme tout le monde allait venir les mains pleines de victuailles, de boissons champagnisées ou non… Et Chantal avait accepté avant d’avoir d’abord pensé à décliner l’invitation. Parce que la pauvre, elle n’aime pas cette période de fin d’année. Ça la rend triste. Elle n’a toujours pas rencontré l’amour et elle se désespère que ça arrive un jour. À 58 ans passés, elle est désormais persuadée qu’elle finira seule et cet avenir-là, ne lui donne vraiment pas la pêche.

Chantal avait beaucoup apprécié la dégustation du traiteur. Tous ces petits canapés tous aussi délicieux les uns que les autres. Chantal avait peut-être bu un peu plus que d’habitude car dès la troisième flûte de ce très bon champagne, elle a commencé à se sentir un peu grise. Et elle a baissé sa garde quand ce monsieur aux bonnes manières est venu… Est venu flirter avec elle. Pas du tout son genre, un peu trop vieux. Un peu trop chauve. Un peu trop tout, quoi. Mais si gentil. Si prévenant. Si comme elle l’a toujours un peu rêvé et quand il lui a proposé de la raccompagner chez elle, après avoir refusé à deux reprises, elle a fini par accepter. Que craignait-elle ? Il allait la déposer devant chez elle et elle ne le ferait pas monter et elle ne le reverrait sans doute jamais. Oui, mais il connaîtrait son adresse et ça…

Patrick lui avait servi un dernier verre avant de quitter la soirée. Et Chantal s’est dit qu’elle n’aurait pas dû, ça en faisait au moins six, désormais et là, elle se sentait carrément ivre. Incapable de résister à ses avances s’il lui prenait l’envie de lui en faire. Non, non, elle résisterait. Elle n’était pas comme ça. Pas une femme facile. Une femme délaissée mais pas facile. Et Patrick a continué d’être aux petits soins pour elle jusqu’à ce moment où elle a fait comme un malaise. Elle s’est sentie partir et heureusement qu’il était là, il l’a retenue dans ses bras et après… Après, le trou noir. Et là, Chantal se réveille. Il fait tout noir. Elle ne sait pas où elle est. Elle a un mauvais goût dans la bouche. Et elle essaie d’appeler pour que quelqu’un vienne l’aider mais aucun son ne sort car elle est entravée par un bâillon et là, elle comprend tout.

Pour connaître la suite, pour savoir ce qui est arrivé à Chantal, flashez le QR Code ci-dessous :

 

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vendredi 26 décembre 2025

merde, j’ai zappé Noël, cette année

Le combien on est, aujourd’hui ? On est quoi, le 22, le 23 décembre ? Le 24 ? Ah non, pas le 24, ne me dites pas qu’on est déjà le 24 décembre, je n’ai rien préparé pour Noël. Mais comment ça se fait que je ne sais plus quel jour on est ? Je ne sors pourtant pas du coma, à ce que je sache. Non, si je regarde ma montre, on est bien le 22. Comment ? La pile doit être usée ? Elle ne fonctionnerait plus ? Ah merde ! Mais quel jour on est, alors ? Comment ça, le 27 ? Mais non, ma montre n’est pas arrêtée depuis cinq jours. Je le saurais, quand même. Pardon ? On est bel et bien le 27 décembre. Mais de quelle année, alors ? En 2025 ? Oui, je me souviens bien qu’on n’a pas encore terminé l’année en cours et que dans quatre jours, ce sera 2026. Mais là, vous me la coupez parce que vraiment, je me croyais vraiment le 22 décembre.

Mais alors, j’ai tout raté ? J’ai raté le réveillon. J’ai raté la messe de minuit. J’ai raté l’indigestion. J’ai raté le bruit du père Noël quand il passe par la cheminée. J’ai raté les cadeaux du matin. J’ai raté l’énervement maximum des gamins. Et les discussions houleuses pendant le déjeuner de Noël. Parce que tonton Jean-Paul, il n’aime pas Macron alors que cousine Paula, elle n’aime pas Mélenchon et je ne vous dis pas l’ambiance. Et j’ai également raté les infos, quand on parle de tous ces cadeaux que les gens ont déjà remis en vente dès le 26. Ah, que ça m’agace d’avoir raté tout ça. Parce que pour une fois que j’avais décidé de m’y mettre, c’est vraiment ballot d’être passé à côté de tout ça. De toute façon, quand je vois les cadeaux qui sont encore à peine déballés dans la chambre d’amis… C’est con que certains n’ont toujours pas compris…

Alors, je vais le redire une fois pour toutes : je ne fais plus la collection des chats depuis plus de dix ans. Inutile de m’en offrir. Surtout quand ils sont moches. Je ne mange toujours pas de chocolat. Inutile de vous obstiner à m’en acheter. Je n’ai pas besoin de foulard, d’écharpe ni de casquette, j’ai déjà tout ce qu’il me faut. Et bien plus que de raison. Inutile de chercher à m’habiller. Même pour l’hiver. Bref, j’ai raté tout ça mais j’ai quand même tous ces cadeaux qui vont m’encombrer. Et pour lesquels je vais être obligé de dire merci. Avec un sourire. « Vraiment, on est bien tombés pour les cadeaux de Stéphane, ça lui a fait vachement plaisir, tu as vu ? » Je ne sais pas si c’est aussi bien que ça de croire au père Noël. En revanche, si quelqu’un connaît l’adresse d’un site pour que je revende tout ça, je suis preneur. Mais attention, anonymement, hein ‽

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jeudi 25 décembre 2025

biens mal acquis

Je savais que ce créneau était libre et j’ai sauté dessus. Je viens de monter ma boîte. Ça y est et depuis hier, j’ai commencé et je peux vous dire que je vais faire un chiffre d’affaires exceptionnel pour un démarrage d’entreprise. C’était bête, c’était simple mais il suffisait d’y penser. En plus, c’est un business qui ne me prendra pas trop de temps, dans l’immédiat car c’est extrêmement saisonnier. Je peux même dire que c’est un des plus saisonniers de tous les métiers. Ça commence le jour même de Noël et ça dure une quinzaine de jours avec un pic d’activités entre jusqu’au 3 janvier, environ (pour cette première année, ce n’est qu’une estimation mais je sais déjà que je suis dans le vrai) et ensuite, à moi la belle vie pour les prochains onze mois qui arrivent. Franchement, il n’y a pas plus cool.

En quoi ça consiste ? Eh bien, je viens de créer un business de revente de cadeaux qui ne plaisent pas. Et je me suis arrangé pour avoir le monopole. Ça fait des années que je critique tous ces gens qui revendent les présents qu’ils ont eus à Noël et/ou pour leurs étrennes car ça ne les intéresse pas, car ils préfèrent avoir de l’argent et/ou parce que c’est devenu un sport national. Et donc, depuis hier, tous ceux qui veulent se faire trois sous pour les fêtes sont obligés de passer par moi et comme ils sont légion, autant vous dire que même avec une petite commission au passage, je vais me faire des gonades en or. En gros, je prends 0.5% de chaque cadeau dont la valeur est inférieure à 20 euros, 1% pour tous ceux qui sont entre 20 et 100 euros et 2% au-delà. Je verrai si je dois ajuster pour l’an prochain.

Une chose est certaine, je ne proposerai jamais de carte de fidélité car ça n’a pas de sens quand on a le monopole d’un secteur d’activité. En revanche, je peux imaginer un système de parrainage. Ah ben non, ce serait contre-productif. Toujours pour cette question d’hégémonie. En gros, vous achetez un cadeau à votre neveu, vous dépensez 100 euros, il le revend par mon intermédiaire à 80 euros et moi, je prends 1%, ça me fait 8 centimes. Certes, ça rapporte peu mais s’ils sont mille à faire la même chose pour le même ordre de montant, ça me fait 800 euros. 800 euros sans rien faire (ou presque.) Quand je vous dis que j’ai trouvé le bon filon. Pour me récompenser, je vais sans doute m’acheter des chaussures chez Louboutin. Je les revendrai aussitôt. En passant par moi, ça me fera une commission.

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mercredi 24 décembre 2025

dialogues : Dieu, l’homme et son image (10)

Dis-moi, Dieu ? … Dieu ? Oui, mortel ? Dis-moi, Dieu, c’est Noël, aujourd’hui, c’est un jour important, pour toi, non ? Pfffft… Pourquoi tu pouffes, Dieu ? J’ai pouffé, moi ? J’ai bien l’impression, oui. Tu as pouffé, Dieu. Mortel, sache que Dieu ne pouffe jamais. Dieu aime les traits d’esprit mais Dieu ne pouffe ni ne s’esclaffe jamais. Eh ben dis donc, ça n’est pas drôle d’être un dieu, alors… Tu voulais quoi, mortel, quand tu m’as dérangé ? Je voulais te parler de Noël. Je te disais que c’était un jour important, pour toi, non ? Si tu le crois, tant mieux pour toi mais sache que pour moi, mortel, le 25 décembre, c’est un jour comme un autre. Mais enfin c’est bien le jour de la naissance de ton fils, quand même ‽ Mon fils ? Lequel ? Ben, Jésus. Ah, celui-ci ‽ Déjà, ça reste à prouver que je suis vraiment son père. Je dis ça, Je ne dis rien…

Et pour l’anniversaire du petit Jésus, tu n’as rien organisé, Dieu ? Mortel, sache que Je n’ai pas besoin d’organiser quoique ce soit pour une date qui n’est qu’une invention humaine. Et puis moi, les anniversaires, ça me passe au-dessus de l’auréole. Je te trouve bien ronchon, ce matin, Dieu. Je ne suis pas ronchon, Je suis juste dépité. Fatigué. Démoralisé. Quand je vois ce que vous en avez fait, vous les humains, les mortels, de Noël. Je comprends que certains n’aiment pas ça. Mais les autres, je les plains. Oui, je les plains. Mais alors, Jésus, on ne lui a jamais fêté son anniversaire, alors ? Pas dans mes souvenirs, non. C’est triste, pour un enfant, ça, non, Dieu ? Tu sais, mortel, à l’époque, on n’était pas dans la surconsommation, alors… Pas dans la surconsommation mais dans la zéro consommation, entre les deux, il y a un juste milieu, non ?…

Et là, mortel, qu’est-ce que tu lui aurais offert, au Jésus, si tu avais été invité à une fête, chez lui ? Ce que j’aurais offert au petit Jésus pour son anniversaire ? C’est exactement ce que Je viens de te demander, mortel. Je ne sais pas, moi, Dieu mais peut-être de l’essence ‽ Tu veux dire de l’encens, mortel ? Non, de l’essence. Ça ne lui servirait à rien. Ou alors du Mir. Du Mir ? Oui, du Mir. Genre Mir laine. Tu ne connais pas, Dieu ? C’est neuf ? Non, c’est lavé avec Mir laine. Les bras m’en tombent, mortel. En tout cas, aucun intérêt pour Jésus, là encore. Un peu d’argent, alors ? De l’or, ça aurait eu plus de gueule, si Je puis me permettre, mortel. Mais bon, écoute-moi, achète-toi de l’essence si tu veux ; lave ton linge avec du Mir, si tu veux et surveille le cours de l’or mais retourne à tes agapes, mortel. Moi, aujourd’hui, je veux me reposer.

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mardi 23 décembre 2025

plus j’avance, plus tu recules

Plus j’avance, plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que je te mette mon pull ? C’est vrai que c’est très difficile d’enfiler un pull à quelqu’un d’autre que soi même si le pull est évidemment en laine. C’est très difficile d’habiller quelqu’un, de toute façon. Surtout si l’un avance et si l’autre recule. C’est exactement comme quand on veut offrir des fleurs à quelqu’un qui semble se défiler. Surtout des fleurs de saison. En ce moment, d’ailleurs, c’est la pleine des renoncules. Alors, plus j’avance et plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que je t’offre des renoncules. Vous aurez évidemment remarqué que la rime est très pauvre si on cherche à offrir des tulipes qui elles, en vérité, je vous le dis, sont réellement au mieux de leur saison alors que les renoncules, finalement, c’est d’ici deux à trois mois qu’on devrait les voir arriver chez les fleuristes.

Plus j’avance, plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu qu’on ne soit pas ridicule. Heureusement, ce dernier ne tue pas mais il peut paralyser voire handicaper. Bon, pas autant que certaines maladies ou chutes/accidents spectaculaires mais on ne va pas faire  de l’humour sur un sujet aussi grave le jour de la Sainte Adèle, hein ? Plus j’avance, plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que j’articule ? Bon, moi, ça va, je n’ai pas trop de défaut de prononciation mais cha aurait pu. Ais attention, chi tu recules trop, tu richques de tomber en arrière. Et cha ne chera pas la faute à Voltaire. Et encore moins chelle à Roucheau. Mais si j’articule bien, tout le monde comprendra ce que j’écris ? Ou ce que je dis ? De toute façon, quand j’écris, moi, j’ai l’impression de bien prononcer avec mes doigts sur le clavier. Bien sûr, sans les faire gros, mes doigts, hein ‽

Plus j’avance et plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que je mette une virgule. Eh bien, de toute façon, l’été dernier, j’avais commencé une série sur la ponctuation, je n’ai pas beaucoup travaillé mon sujet et donc, là, c’est plus « plus je fais du sur place, plus tu recules » et franchement, je trouve ça nettement moins rigolo. Ou alors, on dit que c’est de l’intellectuel. Plus j’avance et plus tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que je fasse la libellule. Non, avec mon acolyte, pour l’instant, ni lui ni moi, nous ne referons La jolie petite libellule, de Sim sur scène. Parce que c’est avec un costume entier ou rien. Là, ce sera plutôt la Fleur de Province, de Charlotte Julian. En tout cas pour moi. Parce que oui, je suis aussi une fleur de province, moi. Un tubercule. Et enfin, plus j’avance, si tu recules, est-ce que tu veux, est-ce que tu veux que je capitule ?

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lundi 22 décembre 2025

faire les gros doigts

Ah, il n’y a pas que Nicole S., mon ancienne patronne de quand je travaillais dans le mareyage qui faisait de l’à-peu-près avec les expressions, non, depuis quelques temps, je m’y suis mis, moi aussi. Parce que parfois, il peut m’arriver de me mélanger les pinceaux, de me prendre les pieds dans le tapis et/ou de prendre ma vessie pour une lanterne. Reste à savoir ce que sont mes pinceaux, le tapis et ma lanterne car pour le reste, je vois très bien de quoi je parle : mes pieds et ma vessie. Et donc, l’autre jour, alors que je voulais dire « faire les gros yeux » à quelqu’un, je me suis retrouvé à lui dire « attention, je vais te faire les gros doigts » et là, tout en disant ça, je me suis rendu compte que c’était non seulement faux mais en plus, que ça pouvait avoir un double ou un triple sens et que j’allais encore passer pour un coquin. Voire pour un obsédé qui cherche à passer inaperçu.

En même temps, rien n’est totalement faux. Il n’y a qu’à demander à toutes les boîtes échangistes de la région. Dans aucune d’elles, on me connaît. Ou alors, sous un faux nom. Ou un pseudonyme. Parce que franchement, à part dans ces lieux de perdition, où serais-je amené à faire les gros doigts à quelqu’un ? Bon, on ne va peut-être pas passer le réveillon là-dessus. J’ai dit à quelqu’un de faire attention, sinon, j’allais lui faire les gros doigts, et alors ? Finalement, où est le mal ? Mais je dois reconnaître que mon expression m’a bien plu même si elle n’est qu’une boulette. Et je m’imagine en train de dire ça à des enfants et… Non, attendez, oubliez ce que je viens d’écrire. Je ne dirai jamais ça à un enfant. Je ne veux pas d’histoire, moi. Je ne veux pas me retrouver en garde-à-vue et encore moins en prison. Tout ça pour avoir simplement fait un mot d’esprit. Juste de l’humour.

Non, je vais plutôt parler de la deuxième expression récente qui m’a beaucoup amusé. Celle-là, elle n’est pas de moi mais du président. Il nous parlait de l’époque où il élevait des poulets dans une ferme du sud-ouest. Et comme il avait rapidement fait connaissance de gens locaux, des autochtones, ils se rendaient peu ou prou des services. Et un couple, celui qui lui fournissait les poussins que le président allait élever, faisant aussi de la charcuterie, entre autres, après avoir tué le cochon (jamais le même, je vous rassure) et un jour, la femme a demandé si elle pouvait venir mettre son jambon dans son chai, au président. « Est-ce que je peux venir mettre mon jambon dans ton chai ? » Encore une expression qu’on ne trouve que dans les clubs libertins de Bordeaux ou dans toute la France. Ou dans la bouche de certaines personnes qui ont des idées derrière la tête. Ou des idées derrière tout court. Des idées derrière ? Ça existe des fesses qui pensent ? J’sais pas.

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dimanche 21 décembre 2025

putain, mais je vous dis que je vous remercie

Je vous remercie, madame. Oui, je vous remercie de m’avoir laissé passer. Ça n’arrive pas souvent que les gens soient gentils, de nos jours. En même temps, c’est peut-être l’esprit de Noël qui vous habite. En tout cas, merci encore pour votre gentillesse. Comment ? Vous n’avez pas le temps ? Vous n’avez pas le temps de quoi ? Vous n’avez pas le temps d’accepter mon remerciement ? Dites tout de suite que ça vous emmerde, que je vous remercie, non mais sans blague. Non, je ne suis pas énervé. Pas du tout. Je suis même très serein. Je n’ai jamais été aussi serein qu’en ce moment. Sauf que si vous continuez à faire la gueule, je ne sais pas si je vais le rester, serein. Parce qu’il ne faut pas exagérer, non plus, hein ? Moi, je suis là, vous aussi, vous me laissez passer et je vous dis merci et vous faites la tronche.

On vit vraiment dans un monde étrange. On est poli et c’est limite qu’on se fait mépriser. Voire insulter. Non, mais moi, je ne vous avais rien demandé, madame. Vous m’avez laissé passer, ce pour quoi je vous ai remercié et je vous remercie encore mais personne ne vous a obligée, non plus, hein ‽ En tout cas, pas moi. Moi, je ne vous ai rien demandé, alors, ça va, hein ‽ Mais non, madame joue la gentille mais en réalité, madame est une méchante. Madame est une mauvaise personne. Parce qu’elle ne veut pas qu’on la remercie. Parce que madame est pressée. Pressée de se faire sauter, peut-être ? Mouais, des fois, je me demande. Quand je vois des femmes qui sont aussi… Qui sont autant… Des femmes qui ont l’air aussi malveillant, je me dis qu’elles sont forcément frustrées. Forcément mal baisées.

Ou alors, madame est une pute. Et parce que madame est une pute, elle considère qu’elle n’a pas à recevoir un merci gratuit. Il faudrait peut-être que je paie pour vous dire merci. Cinquante euros la pipe et dix euros le merci ‽ Et puis quoi, encore, hein ? Alors vous savez quoi, madame ? Que vous soyez mal baisée ou que vous soyez une pute, je vous remercie de m’avoir laissé passer mais je vous assure que si ce n’était pas trop tard, je vous rendrais votre tour et j’attendrais le mien. Non mais, c’est vrai, quoi, on est là, on est poli avec elle et elle vous tire une de ces tronches, non mais allo, quoi ‽ Alors, vous savez quoi, madame, foutez le camp avant que je m’énerve parce que là, je suis vraiment au bord, pouffiasse. Excusez-moi, je n’aurais pas dû vous traiter de pouffiasse. Mais de connasse. Sale connasse.

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samedi 20 décembre 2025

mais pas le mari d'Alain Barrière

Oui, hier, j’ai évoqué Ricet Barrier, ce chanteur humoriste à ses heures. Eh oui, c’est fort dommage qu’il soit tombé dans les oubliettes. Un peu comme Bobby Lapointe (rien à voir avec Yvette Marteau) même si quelque part, je pense que le pékin moyen a plus entendu parler de Bobby que de Ricet. Alors, qui était Ricet Barrier ? Non, ce n’était pas le mari d’Alain Barrière (à l’époque, le mariage entre mecs n’existait pas encore, donc…) mais bel et bien un poète et fantaisiste. Personnellement, jusqu’à cette année où j’ai choisi une de ses chansons pour débuter notre futur spectacle, en mars, j’avoue que je n’y pensais plus beaucoup. J’aurais même été incapable de citer un seul titre à part celui que je vais utiliser Isabelle, v’là l’printemps. Alors, quand on me connaît, on n’est pas surpris de d’apprendre que j’ai un peu fouillé le sujet, sa vie, son œuvre.

Évidemment, j’en savais si peu sur Ricet Barrier que tout ce que j’ai pu lire m’a littéralement étonné. Par exemple, je ne savais pas qu’il avait écrit des chansons pour les extraordinaires Frères Jacques (j’espère que parmi vous, certain(e)s se souviennent d’eux) et il fut la voix du célèbre (pour mes contemporains) Saturnin, le petit canard de la télévision, dans la deuxième partie des années 60. Et moi, j’aimais bien Saturnin, ça me fait tout de suite plonger dans mon enfance, néanmoins avec un plaisir certain. D’ailleurs, quand j’étais petit, j’aimais aussi beaucoup Le manège enchanté et vers 10 ans, Caliméro. Bien sûr, je dois en oublier, des dessins animés ou des films d’animation de l’époque mais ce n’est pas grave, ce matin, ce sont eux qui me viennent à l’esprit. Ricet Barrier a aussi été le premier narrateur des Barbapapa, que j’ai nettement moins connus.

Ricet Barrier pour ouvrir notre prochain show, en mars ? Mais normalement, nous n’utilisons que des chansons interprétées par des femmes, comment cela se fait-ce ? Qu’a-t-il donc eu ? Eh bien, dans la première partie, comme nous rendons hommage à ma cousine Isabelle dont c’est le départ en retraite, il allait de soi que le titre Isabelle, v’là l’printemps ne pouvait pas passer à la trappe. De toute façon, avec mon acolyte, nous ne le chantons pas, ni ne dansons dessus, non, il fait juste partie des trois premiers airs que nous avons choisis pour que tout le monde s’installe et fasse le plus de silence possible. Oui, le plus de silence possible mais attention, rires et applaudissements attendus voire exigés. Parce que Ricet Barrier, il peut provoquer de l’hilarité et de l’émotion Si ça, ça n’est pas un incroyable talent ‽ Merci à ceux qui l’ont connu de ne pas l’avoir oublié.

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vendredi 19 décembre 2025

chouette, j’ai de nouveau mal au dos

Chez moi, il y a quelque chose dont je suis à peu près certain d’être sûr, à quelques nuances près. Enfin, je dis « chez moi », je devrais dire « en moi » mais on n’est pas là pour faire de la sémantique, non plus, hein ? Bref, chez moi (ou en moi, chacun peut choisir la formule qu’il préfère), j’ai remarqué, depuis des années et des années (voire des dizaines d’années), que j’ai toujours un pet de travers, comme on disait, jadis et naguère. Il n’y a pas un matin où je me lève sans avoir mal quelque part. J’ai toujours un bobo qui me permet de me plaindre. Un peu comme si j’étais fabriqué ainsi : je n’existe qu’à travers la douleur. La douleur physique. Cela induit-il que je suis un peu maso ? Pourquoi seulement un peu ? Ah non, pardon, j’ai rayé « un peu », donc, ça ne compte pas, ce coup-ci. Et si je fais le point, j’ai quelques fragilités chroniques : les lombaires, la tête, la vessie et les dents.

Les dents, c’est nouveau. Ça fait moins de deux mois que j’ai régulièrement des fortes douleurs, surtout dans la partie supérieure du côté droit. En réalité, je n’ai jamais rien eu aux dents mais là, elles se déchaussent de plus en plus et ça me provoque des moments particulièrement pénibles. La vessie : contrairement à la majorité des mecs, je suis sujet aux infections urinaires. C’est sans doute mon côté féminin qui cherche à se faire remarquer. Et quand ce n’est pas une véritable cystite, c’est une urétrite ou une prostatite ou une simple inflammation. Comme si ce genre de problème pouvait être simple. Ben oui, en fait, quand c’est plus compliqué, c’est que c’est nettement plus grave mais pour ce qui me concerne, on n’en est heureusement pas encore là. Pour la tête, alouette, j’ai eu la chance de voir mes migraines disparaître après avoir consulté un psychiatre et fait de l’hypnose.

Enfin, le dos. La lombalgie chronique. Le lumbago. La première fois que ça m’a vraiment handicapé, au point de finir aux urgences, c’était en juin 1998. Et là, depuis un an et demi, c’est devenu extrêmement chronique. Et quand je fais le bilan, je me dis que si je devais choisir entre toutes ces douleurs pour n’en garder qu’une, je pense que la plus facile à supporter, même quand ça fait très mal, c’est le bas du dos. Et là, comme ça recommence justement au niveau des reins, je suis presque content de ça. Parce que je crois que j’ai toujours besoin de faire sortir tout mon stress, toutes mes angoisses et toutes mes colères par un bobo physique. En plus de l’écriture. Les deux me sont nécessaires. Si, si. C’est comme ça que je fonctionne. Que j’ai toujours fonctionné. Et comme le disait Ricet Barrier « passé soixante ans, quand on se réveille sans avoir mal quelque part, c’est qu’on est mort.

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jeudi 18 décembre 2025

avec intelligence artificielle, c’est très chouette

Hier, je me suis un peu énervé contre l’IA dans les appareils connectés et domestiques mais sachez que je ne vais pas faire la grève pour autant. Non, je ne crache pas sur l’intelligence artificielle mais à condition qu’on en fasse un bon usage, intelligent (justement) et vraiment utile. Par exemple, pour la médecine, bien sûr que c’est génial. Pour la recherche et la défense nationale, aussi. Et je connais un autre secteur, un autre domaine où ça peut avoir un réel intérêt. Parce qu’il ne faut pas toujours tout critiquer même si tout est critiquable, quelque part. Et parce qu’il faut savoir trouver le positif même dans les choses a priori négatives. Et aussi parce qu’il faut savoir s’adapter un peu au temps actuel sinon, on est vite dépassé et moi, comme j’aime bien être le premier, je n’aime pas être dépassé.

Ce pour quoi j’ai découvert que l’intelligence artificielle n’a que du bon ? Vous ne me voyez pas venir ? Allez, faites un effort… Oui, le sexe. Comment ça, ça n’existe pas, l’IA pour le sexe ? Attention, je ne parle pas du sexe en théorie, ni de l’érotisme, ni de la pornographie mais du sexe en tant qu’organe du corps humain (entre autres – mais pour l’instant, à ma connaissance, ça ne représente pas un grand intérêt pour les animaux ni pour les végétaux) car, normalement, tout le monde en a un, masculin ou féminin. Et moi aussi. Eh oui, je n’ai pas qu’un cerveau. J’ai un sexe, aussi et quand on m’a proposé de me le connecter à Chat GPT, c’est mon cul qui a levé la main pour dire que normalement, quand il s’agit de GPT, c’est plutôt lui que ça concerne. Mon sexe a haussé les épaules.

Bon, je pense qu’il est temps que je vous dise tout sur mon sexe connecté. Ça me permet de mieux réguler mes mictions. Surtout la nuit. J’ai demandé à Chat G-PI-C et on a réglé mon sexe sur un seul pipi nocturne. Quand je vais à la piscine, je prends d’abord une douche chaude et ensuite, je fais des longueurs dans un bassin à 26° seulement, l’IA régule la température de l’ensemble de mes organes génitaux et quand je sors, je ne me retrouve plus avec un asticot dans le maillot. Enfin, ça me permet de gérer mes érections. Avant, elles étaient incontrôlables (ce qui peut parfois être un peu gênant) mais depuis que je me suis connecté, ça ne réagit que lorsque c’est vraiment nécessaire. Ce qui, à mon âge, n’est vraiment pas idiot. Enfin tout ça pour vous dire que l’intelligence artificielle, c’est génial.

 

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mercredi 17 décembre 2025

avec intelligence artificielle, non, c’est nul

Dans mon nouvel ordinateur, j’ai l’intelligence artificielle mais je ne sais pas encore si c’est mieux ou pas. Je crains que non car ça va vouloir penser à ma place, ça va vouloir m’afficher des choses que je n’ai pas forcément envie de regarder et ça va me faire des suggestions dont je n’ai que foutre. Et sur mon nouveau téléphone portable, j’ai aussi l’intelligence artificielle et j’ai déjà commencé à me  bagarrer contre des applis dont je n’ai cure, contre des suggestions dont je me contrefiche et je pense que je suis assez grand pour me servir tout seul de mon Smartphone qui me sert surtout à téléphoner, envoyer des SMS, des messages WhatsApp et à faire des photos. Je vais très peu sur Internet et je ne fais aucun achat avec mon téléphone, jamais. Ça ne m’est jamais arrivé et je n’en ai pas envie du tout.

Sur ma nouvelle montre connectée, je n’en suis pas encore certain mais je pense que j’ai également l’intelligence artificielle mais je m’en balance comme de l’an 40 car moi, ce qui m’intéresse, c’est uniquement mon activité de marche et mon sommeil. Je n’ai pas activé les notifications dessus car déjà que je ne supporte pas bien ces intrusions sur les autres appareils mais en plus, je n’en veux pas à mon poignet. Je veux avoir l’impression de rester le plus libre possible même si j’ai conscience qu’en réalité, je ne le suis pas vraiment puisque tous ces appareils reliés les uns aux autres sont de véritables mouchards. Et je me demande même s’il n’y a pas ces cerveaux synthétiques dans ma cafetière à broyeur, dans mon four, dans mon réfrigérateur et autres tels que le cuit-vapeur ou le Vitalité, mon Omnicuiseur.

C’est vrai, ça, imaginez qu’on n’ait pas conscience que ce qui sort du four est très, trop chaud, vous vous dites « heureusement qu’il y a l’IA pour me dire attention, c’est très, trop chaud » sinon, je me brûlerais. Imaginez que si je sors un produit du congélateur, est-ce que sans l’IA, je serais capable de savoir moi-même qu’il faut penser à le décongeler ? Parce que ça ne se mange pas tel quel, ce qui sort de ces surgélateurs. Sauf les glaces. Et l’IA, est-ce qu’elle peut me sauver la mise en m’évitant de mettre justement de la glace à la vanille dans le four ? Ah non, vraiment, pour moi, l’IA, c’est nul. Mais on ne peut pas faire autrement. Il faut faire avec. Et se faire prendre par la main et se faire accompagner même pour des choses qui autrefois, étaient évidentes et normales. Ah, c’est l’heure de faire des glaçons, non ?

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mardi 16 décembre 2025

monsieur ou madame Windows

À chaque jour suffit sa peine. À chaque version de Windows, je me dis que j’ai le temps et je procrastine, je procrastine, je procrastine. Mais là, en cette fin d’année, en cette période de préfète, non, pardon, la femme du préfet n’y est pour rien, la pauvre, je voulais dire en cette période de pré-fêtes, ce qui n’est pas la même chose, vous l’aurez vite compris. C’est chiant, hein, ce billet qui commence avec des phrases étranges (mais non pénétrantes) et qui ne vont pas au bout d’elles-mêmes, hein ? Je me reprends, donc : en cette période de pré-fêtes, je me suis offert un nouvel ordinateur, une version 11 du Windows bien connu de tous ceux qui n’utilisent pas Apple. Et je ne sais pas encore si bien m’en a pris ou si c’est l’inverse. Parce que quelque part, j’ai la sensation de m’être bien fait avoir.

Déjà, quand j’ai acheté mon dernier pack Office, pour Windows 7, compatible Windows 10, garanti à vie, il y a un peu plus de dix ans, je ne pensais pas qu’un jour, on me dirait : ça ne marchera bientôt plus et vous devez prendre un abonnement annuel à 99€. Non mais sans blague, j’en fais quoi, moi, de mon pack Office 2010 garanti à vie mais pas toute la vie, juste un peu ? Et puis franchement, Windows 11, qu’est-ce que ça va m’apporter de plus ? À part que la barre des tâches est automatiquement centrée au lieu d’être à gauche (même si je peux modifier ce paramètre), on ne peut pas dire que ça en valait la peine, ah non, alors. À part qu’il y a de l’intelligence artificielle dans Windows 11 alors que sa véritable utilité reste à prouver pour le commun des mortels, moi, je n’avais rien demandé du tout.

Alors comme je n’ai pas encore réussi à télécharger mon nouveau pack Office, le 365, pour l’instant, je continue avec mon vieil ordinateur car tant que j’ai mon vieux Word et mon vieil Excel, je suis à l’abri et tant que je ne me sers que de ma propre petite intelligence, je me dis que tout va bien. Oui, tout va bien. Ce n’est pas comme si les agriculteurs ne bloquaient pas de plus en plus le pays. Ce n’est pas comme si des féministes ne venaient pas interrompre le spectacle d’un humoriste. Ce n’est pas comme si des syndiqués ne venaient pas perturber la Philharmonie de Paris pendant le concert d’ l’orchestre d’Israël. Ce n’est pas comme si tout le monde avait finalement choisi de ne faire que ce qu’il voulait. Comme s’il était seul au monde. N’est-ce pas monsieur Windows ? Oups, si ça se trouve, c’est madame Windows…

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lundi 15 décembre 2025

brioches et tutoiement

Bonjour, vous êtes bien la personne responsable de ce magasin ?... Enchanté… Oui, moi aussi. Je voulais vous rencontrer parce que je suis assez habitué à me servir chez vous et j’aimerais vous faire part de quelques remarques dont beaucoup seront plus gentilles que négatives, rassurez-vous… Par exemple, j’aime beaucoup vos brioches mais je n’en achète pas trop souvent car c’est si bon que si je m’écoutais, j’en mangerais tant que j’en aurais encore plus dans le ventre. Je parle des brioches nature. Parce que je n’aime pas celles aux spéculoos ni celles aux fruits confits, elles sont vraiment trop sucrées et moi, comme je suis plus un bec salé qu’un bec sucré… Ah, le contraire de vous ? Pas grave. Sinon, j’aime bien votre façon de parler aux clients. C’est rare que vous m’ayez servi mais quand j’attends mon tour, je vous entends…

J’aime beaucoup vos éclairs et vos religieuses. Au café, bien sûr. Parce que je n’aime pas le chocolat. Votre crème est vraiment délicieuse. En revanche, je trouve que vous êtes nettement plus sexy quand vous servez vos clients que quand je vous croise dans la rue. Ici, vous avez une telle allure… Non, non, je ne vous drague pas. Mais j’aime beaucoup vos tartelettes saisonnières. En particulier celles à la nectarine. J’adore aussi vous entendre parler espagnol ou italien… Oui, ou anglais aussi. Vous avez beaucoup de touristes qui viennent chez vous. La réputation de votre maison n’est plus à faire. Vous devez être dans tous les guides. Et j’aime bien vos lunettes. Il faut dire qu’on a les mêmes. Vous allez bien chez Acuitis, rue des 3 Conils ?... Oui, pareil pour moi. On a le même fournisseur. Mais on ne fait pas la même taille de vêtements…

Je n’ai pas trop aimé vos tropéziennes. Je les ai trouvées vraiment trop lourdes. Trop épaisses. Trop riches. Un peu écœurantes. Mais j’aime beaucoup votre sourire. Quasi permanent. Vos croissants sont corrects. Vos pan bagnats aussi mais reconnaissez que c’est meilleur à Nice, non ? J’aime beaucoup vos mains, aussi. Elles sont nickel. C’est important dans les commerces de bouche. J’apprécie aussi que vous respectiez le calendrier. Que vous ne proposiez pas de galettes des rois avant le mois de janvier. Et pas de bûches, trois semaines avant Noël. Et j’aimerais savoir si votre gentillesse apparente est une gentillesse de boutiquier ou si elle est une vraie nature chez vous. J’aime bien vos mignardises au moment des fêtes. Et non, je ne peux pas vous tutoyer. Je ne tutoie que les gens avec qui j’ai couchés. Sinon, non.

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dimanche 14 décembre 2025

un peu comme un défi

Ça faisait si longtemps que je ne vous avais pas présenté un poème dans mon blog… Et hier matin, ça m’a pris comme une envie de pisser (bonjour la poésie, que je vous disais, juste avant, hein ‽), je me suis dit que tiens, en ces temps de débauches en tout genre, un peu de beauté pure, un peu d’absolu, un peu d’essentiel, ça m’a paru de bon aloi. Et moi, quand c’est de bon aloi, ça me réjouit. Et c’est justement ce qui s’est passé, hier. J’ai hésité entre celui de Baudelaire et un de Victor Hugo mais vous ne perdez rien pour attendre, ce n’est que partie remise même si je ne sais pas encore si vous aurez l’occasion de le lire en 2025 ou en 2026. Mais je n’attendrai pas 2027 pour le faire. On ne sait jamais. Si en plus, le prochain président (ou la prochaine présidente) est d’un bord qui n’aime pas la culture…

Quoique… Quoique… Non, en réalité, ce serait presque comme un acte de résistance de publier de la poésie dans un pays tombé dans l’extrémisme… Tiens, je vais y penser. Mais pour en revenir au poème d’hier, il faut que je vous dise la vérité, toute la vérité, rien que la vérité : ce à quoi j’ai d’abord pensé, c’est exhumer un de mes propres écrits, soit de l’époque où j’ai tout tenté pour que mon recueil soit accepté par une maison d’éditions, soit un légèrement plus récent, jamais publié, comme les autres mais probablement un peu différent et certainement plus mature. Mouais, je dis ça mais en vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je vous le dis, je n’en sais fichtre rien. La seule chose qui compte, ce matin, c’est de faire un billet sur un sujet sérieux en plaçant trois mots bien précis, c’est tout.

Oui, parce qu’on m’a passé cette commande et je suis en train de l’honorer. Et si j’y parviens, j’aurai gagné cette partie. Ça me fait penser à la fois où Mymy m’avait demandé de placer plein de mots rares, oubliés ou inusités. Mais ce matin, j’ai moins de boulot, je n’ai que trois mots à placer et ces trois mots ne sont pas si extraordinaires que ça. Alors, ma foi, si j’en ai une, je pense que je suis sur la bonne voie. Alors, ma voix, si j’en ai une, je suis de bonne foi. Et s’il ne me reste que peu de lignes pour placer le troisième, je sens que je vais y arriver. Tout d’un coup, je me dis qu’on est loin de la poésie du premier paragraphe mais peu importe. C’est reculer pour mieux sauter. C’est ce que se disent les pommes de terre quand elles savent qu’elles vont passer à la poêle. Sinon, ça va à peu près, merci bien.

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samedi 13 décembre 2025

moesta et errabunda*

Dis-moi, ton cœur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton cœur parfois s'envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon ! Enlève-moi, frégate !
Loin ! Loin ! Ici la boue est faite de nos pleurs !
- Est-il vrai que parfois le triste cœur d'Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le cœur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

Charles Baudelaire

Spleen et idéal

* triste et vagabonde

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vendredi 12 décembre 2025

Bernadie et Stéphanette (5)

Si ça se trouve, c’est pénible pour mes lecteurs et trices, ces billets à épisodes mais tant pis, c’est comme ça que je sens les choses et moi, quand je sens les choses… Jeudi, avant-hier, nous avons fait notre première lecture avec mon comparse pour notre futur show du mois de mars. Et c’est curieux comme en le lisant à voix haute, même sans mettre l’intonation, juste comme ça, c’est curieux comme on peut se rendre compte que certains passages n’étaient pas à leur place et que certaines phrases n’étaient pas adéquates ou alors, difficiles à sortir. Bref, on a fait des ajouts, des suppressions, des corrections, des inversions et des points d’interrogation. Et on a eu le temps de faire un inventaire de nos nouveaux accessoires car cette fois, c’est une grosse entreprise, vraiment.

En gros, si on estime 45 minutes pour le show, il y aura une première partie, plus conséquente, qui parlera surtout de ma cousine, de sa vie (parfois dissolue) et de son départ en retraite (sa ménopause professionnelle) et une seconde, plus proche de ce que nous avons fait l’an passé pour mon propre anniversaire. Et dans cette seconde partie, si je vous dis qu’on va même probablement faire un peu de french cancan, autant vous dire que nous devons avoir la tenue qu’il faut. Donc, ce sera jupe-tutu en tulle, bleue, blanche et rouge qu’on enfilera afin de pouvoir lever nos jambes galbées et affoler le public masculin et rendre jaloux le public féminin. « Mais comment font-ils à leur âge pour avoir de si jolies gambettes ? » Ah, ça, c’est parce qu’on le vaut bien. C’est notre secret.

Maintenant, la prochaine fois que nous travaillerons ensemble, Bernard et moi, ce sera jeudi prochain. Je n’aurai pas encore eu le temps d’apprendre beaucoup de texte mais j’aurai certainement terminé toutes les coupes des chansons parce que nous ne conservons que ce qui nous intéresse dans chacune d’elles : un et/ou deux couplets et le refrain ou juste le refrain car on ne peut pas se permettre de les faire en entier, ça prendrait trop de temps. Ouh la la, quelle aventure, quand j’y pense. Mais je ne plains pas, y a (beaucoup) de boulot en perspective mais c’est pour notre, pour mon plaisir et ça me fait un objectif très sympa à court terme. Et ça m’excite. Intellectuellement parce que je n’en suis pas encore à baver sur le tulle bleu, blanc et rouge. Pas encore, je vous dis.

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jeudi 11 décembre 2025

mais qui êtes-vous, monsieur-dame ? (6)

Je pensais vraiment être tranquille mais non, ça n’aura pas duré plus de quinze jours, le calme et la sérénité. Je n’avais plus de nouvelles de ce couple étrange qui est venu perturber mon quotidien pendant plusieurs jours (voir billets des 23, 24, 25, 26 et 28 novembre dernier) et là, hier, ne voilà-t-y pas qu’ils sont revenus. Ils sont réapparus. Donc, ce n’est pas terminé. Mais attendez, laissez-moi vous raconter les choses par le début. Hier matin, je me suis levé, comme tous les autres matins et j’ai consulté mes mails, j’ai écrit, j’ai pris un café, une douche, je me suis habillé et… Non, vous avez raison, tout ça, ça n’a pas un grand intérêt. Du moins, pas comme je le raconte à l’instant T. Bref, tout c’est bien passé, j’ai cuisiné mes roulés de dinde au jambon cru et mozzarella et nous avons fait un bon déjeuner à cinq.

En dessert, j’avais fait un gâteau de brioche perdue à la clémentine et à la crème anglaise et comme j’avais beaucoup de brioche et beaucoup d’appareil pour perdre le pain, j’ai rempli deux moules à cake. Eh bien, figurez-vous que c’est justement à ce moment-là qu’ils sont revenus, les deux de ce couple étrange. Quand j’ai voulu couper les parts du premier gâteau, le monsieur en est sorti et je peux vous dire que ça n’avait rien d’une pom-pom girl lors d’une soirée d’anniversaire. Ni d’un pom-pom boy, d’ailleurs. Il est sorti du cake et a regardé autour de lui. Il a haussé les épaules, fait une espèce de petite moue avec sa bouche et s’est adressé à moi : « Les autres ne peuvent pas me voir, vous seulement. Ma femme est dans l’autre moule. Merci de la faire sortir tout de suite. » Et moi, bêtement, j’ai obéi.

Mes convives ont bien remarqué que j’avais une attitude peu normale. Je leur ai demandé « vous avez vu le monsieur ? » « Quel monsieur ? » ont-ils tous répondu en chœur. J’ai préféré laisser tomber surtout que j’en ai entendu des pas terribles à mon sujet : « Il est vraiment fatigué, en ce moment, Stéphane… » « Tu trouves qu’il a bonne mine, toi ? » « Mais non, c’est juste qu’il en fait trop, c’est ce que lui dit sa mère, tout le temps. » Pendant ce temps-là, j’ai coupé une part du second cake et la femme en est sortie. « Il était temps, j’étouffais, là-dedans. On y va chéri ? » Avec son mari, ils sont partis non sans se retourner sur moi, un peu défait. Je ne comprends toujours pas ce qu’ils me veulent, ces gens-là. Et maintenant, je vais recommencer à stresser à cause d’eux. Comme si j’avais besoin de ça.

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mercredi 10 décembre 2025

oui mais sans chou-fleur

Bon, ce matin, rien de particulier en termes de rendez-vous. Juste à préparer mon plat principal pour le déjeuner. En ce moment, j’ai une petite folie, une espèce de passion folle (existe-t-il des passions sages ?) qui est de servir des carottes râpées cuites. Oui, oui, vous avez bien lu. J’ai fait ça pour la première fois en novembre et une deuxième fois en novembre aussi (quel hasard, quand même…) et là, pour ce midi, ce sera ma troisième fois : des carottes orange et jaunes que je râpe (c’est le principe des carottes râpées) et que j’emballe dans une grosse, grosse, grosse papillote avec juste du sel et du poivre et j’enfourne pour une petite-demi-heure (c’est quoi une petite demi-heure ?) ((et une grosse demi-heure ?)) et quand c’est prêt, je fais très attention à ne pas me brûler en déballant le tout.

Mais attention, je ne mets pas de chou-fleur dans ma papillote. Vous comprendrez pourquoi d’ici la fin de ce billet. Et je sers ça avec des escalopes de dinde roulées au jambon cru et mozzarella, le tout, cuit à la vapeur. Et c’est très joli. Et si tout va bien, on se régale. Et les carottes râpées cuites, ça fait toujours son petit effet (c’est quoi un petit effet ?) ((et un gros effet ?)) Voilà, comme ça, vous savez ce que nous allons manger ce midi. En même temps, ça n’est pas non plus quelque chose d’exceptionnel, c’est surtout bon et diététique. C’est sûr que ça ne vaut pas un bon tournedos Rossini avec une purée à la truffe mais comme je me suis rendu compte que finalement, je n’aime pas trop le goût de la truffe… En gros, je préfère les champignons de Paris. Et oui.  J’aime aussi le chou-fleur mais pas là.

Non, aujourd’hui, pas de chou-fleur. Je trouve que ça ne va pas avec mon plat. En revanche, un peu de compotée de chou vert, ça aurait eu de la gueule. Ou des brochettes de ceux de Bruxelles, ça aurait pu être une bonne idée. Mais non, pas aujourd’hui. Et pour ce qui est du chou-fleur, il faudrait peut-être que je vous explique le pourquoi du comment. L’autre fois, un ami nous a recommandé un restaurant qui servait du chou en entrée et en plat, du chou blanc, du chou vert et du chou-fleur. Mais comme on n’a pas aimé l’aspect du restaurant, peint extérieurement en noir et tout éteint quand nous sommes passés devant, on s’est dit que tout compte fait, non. Mais l’autre jour, je suis passé devant à l’heure du déjeuner et c’était éclairé et très lumineux, très clair, dedans. Mais avec du chou-fleur.

P.S. : c’est tout.

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mardi 9 décembre 2025

une dette phénoménale, quelle dette ?

Non mais vraiment, je vous jure, je pensais avoir tout vu mais il y a encore des choses qui me surprennent dans ce monde qui marche sur la tête. J’en veux pour preuve tous ces discours au sujet de la dette phénoménale que doit notre pays, dette qui ne cesse de s’accroître et contre laquelle on a l’impression qu’on cherche surtout à faire des nouvelles recettes (fiscales) avant de travailler sur les dépenses. Moi, hier, il m’est arrivé une mésaventure dont j’aimerais parler ici ce matin. Et qui prouve que si dette il y a, elle reste à prouver et que l’état, ce gros tas, ne cherche que des recettes faciles mais pas du tout des recettes intelligentes. Si, si, j’assume. Parce qu’il peut y avoir des recettes intelligentes. Pleines de bon sens. Et qu’on se demande pourquoi elles ne sont pas prises en compte.

Tout ça parce qu’on est presque au milieu du mois de décembre et pour les contribuables concernés, c’est le moment de payer sa (ou ses) taxe(s) d’habitation. Et moi, j’en connais un qui est (largement) touché par cet impôt (les montants sont de plus en plus élevés, c’est incroyable mais pas tant que ça, finalement) et c’est… Et c’est… Oui, c’est le patron. Et là, comme je m’occupe pas mal de ses affaires, je peux vous dire qu’à l’approche de la date butoir, je me suis interrogé sur « pourquoi on n’a toujours pas reçu les avis pour prévoir le(s) paiement(s) ? J’ai d’abord pensé à un problème avec la Poste (ce qui ne serait pas nouveau) mais après avoir contacté les services fiscaux, j’ai enfin obtenu une réponse. Il leur a fallu cinq jours (comme prévu) pour nous tenir informés. C’est mieux que rien.

Vous voulez savoir de quoi il retourne ? Vous n’allez pas être déçu(e)(s) : « Nous avons étudié votre dossier et, en effet, la taxe d’habitation du 9 de la rue D…U n’a pas été envoyée en raison d’une erreur informatique. Je vous confirme le montant de votre taxe de 1 779 euros. En raison de ce retard informatique, vous recevrez votre avis d’imposition en juin 2026. » Alors moi, après avoir éclaté de rire (le patron aussi – mais c’était surtout nerveux), je me suis dit : si on avait vraiment une dette colossale, l’état n’attendrait pas pour récupérer cette somme et toutes les autres car le patron n’est assurément pas le seul concerné. Parce que, qu’est-ce qui empêche le Fisc de récupérer l’argent ? Une erreur informatique ? Pffft, ça a bon dos, l’informatique. Ils n’en veulent pas ? Tant pis pour eux.

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lundi 8 décembre 2025

pas pour toutes les bouches

Tiens, mon chéri, tu peux venir te mettre à table, le dîner est prêt. Et comme c’est ta fête, aujourd’hui, je t’ai préparé un menu spécialement rien que pour toi. Alors, en entrée, je t’ai cuisiné un feuilleté de rognons de veau car comme tu ronchonnes souvent, comme tu rognonnes, souvent, tu comprends, hein ? En plat, je t’ai fait des saucisses de Francfort car avec tes problèmes d’érection, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. Et en dessert, une autre chose molle : un entremets vanille.

Oui, j’ai tout prévu, établir un menu, faire les courses, éplucher les légumes et cuisiner le tout pour faire plaisir à ma femme. C’est notre anniversaire de rencontre et ça fait quatre mois qu’on sait qu’elle est enceinte. En entrée, je lui sers son péché mignon, des olives fourrées aux anchois. En plat, des tomates farcies et en dessert, des fruits déguisés. Comme ça, tout sera raccord avec elle, qui est pleine, chaque mets lui propose quelque chose avec autre chose dedans. C’est classe, non ? Mais si.

Tiens, mon chéri, j’avais envie de te faire plaisir, tu peux aller te mettre les pieds sous la table, je te sers tout de suite. Et après (ou même pendant, ça dépendra de ton  niveau d’envies), tu pourras me prendre, me faire l’amour, me faire crier. En entrée, voilà des petites brochettes de moules. En plat, je t’ai préparé un tournedos sauce blanche avec des carottes entières et en dessert, tu ne devines pas ? Mais oui, comme tu ne penses qu’à ça, un bon banana split avec plein, plein, plein de crème.

Alors, papy, tu es content que je sois venu te rendre visite ? Oui, ça va te changer du réfectoire de ton Ehpad, hein ? Oui, j’ai tout fait moi-même. Ah oui, ça m’a coûté en argent et en effort mais tu seras reconnaissant, hein, pour quand tu seras mort ? Tiens, voilà de la soupe, oui, de la soupe à tout, bien grasse comme tu aimes. Ensuite, je t’ai fait du boudin et de la purée, le boudin, s’il est vert, c’est qu’il date un peu, comme toi. Pas de dessert. De toute façon, tu n’as plus de dents. Ou des dragées.

Mon pauvre chéri, tu n’as pas l’air en forme. Qu’est-ce que tu as encore chopé, toi, hein ? Tu vas quand même faire un effort et manger quelque chose, hein ? J’ai passé deux heures en cuisine… Tiens, pour commencer de la soupe aux huîtres comme ça, tu peux éternuer dedans. Ensuite, un bon filet mignon en croûte en hommage à ton herpès génital. Avec des champignons, bien sûr, plein de champignons. Et en dessert ? Oui, Gudetama* vanille devant et chocolat derrière. T’es super content, hein ?

* espèce de pâtisserie japonaise qui, quand on appuie dessus, semble vomir d’un côté et faire caca de l’autre. https://www.youtube.com/watch?v=iuhRtDrPs9c&t=8s

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dimanche 7 décembre 2025

dialogue : Dieu, l’homme et son image (9)

Dieu ? Oui ?... Mais c’est toi, mortelle ? Ben oui, Dieu. Il le sait, ton homme que tu es venue me parler, mortelle ? Euh non, Dieu, il dort, là. J’en ai profité pour… Ah ça ne m’étonne pas, tu n’as pas changé, toi, en deux mille ans, mortelle… Toi non plus, Dieu. Tu sais, le monde a évolué. Les femmes aussi. Elles ont le droit d’être égales aux hommes, maintenant. De plus en plus. Les femmes égales aux hommes ? Oui, Dieu. Ah ben ça, alors, je n’en reviens pas moi-même. Mais ce n’est pas ce qui était prévu dans ma nomenclature de départ, ça. Tu aurais dû rester dans l’ombre de ton homme, mortelle. Qu’est-ce qui s’est passé ? Mais, Dieu, je croyais que tu étais au courant de tout ? De moins en moins. J’ai dû rater quelques épisodes. Il faut dire que votre série, votre feuilleton, votre vie, aux humains, ça m’ennuie de plus en plus. Parfois, je dirais même que je suis au bord de regretter…

Alors, comment te dire, Dieu ? Je t’écoute, mortelle. Aujourd’hui, les femmes font les mêmes métiers que les hommes. Elles ne gagnent pas encore la même chose mais elles font le même métier. Et les hommes se sont laissé faire ? Ils n’ont pas le choix, Dieu. Mais rassure-moi, mortelle, c’est partout, dans tous les pays ? Ah non, il existe des endroits où les femmes sont encore soumises, on les voile et tout et tout. Ah, tu me donneras l’adresse, mortelle ? Si tu n’as pas peur d’aller y faire un tour, Dieu, c’est chez les islamistes. Aïe… Comme tu dis, Dieu. Et sinon, mortelle, quels autres changements ? Eh bien, les hommes ont droit au congé parental, eux aussi. Au congé parental ? Oui, quand leur femme a eu un enfant, tu vois ce que je veux dire, Dieu ? Euh, mon expérience en la matière, c’est la vierge Marie, moi… Alors, le congé parental, tu penses bien que pour moi, c’est de l’hébreu, hein ?

Je ne suis pas sûr d’avoir envie d’en entendre plus, mortelle, mais dis-moi, s’ils se sont laissé faire, les hommes, ils ne seraient pas un peu… Un peu… Comment dire ? Un peu cons ? Oui, un peu cons, c’est ça. Un gros mot dans ta bouche, Dieu, ça me fait bizarre mais oui, tu as raison. J’aurais créé un être con ? Tu aurais dû créer la femme en premier, Dieu, les choses auraient été différentes, tu sais. Mortelle, ça n’était pas possible, j’ai créé l’homme à mon image et quand je te vois… Tu me vois, là, Dieu ? Oui, je te vois, mortelle. Ça va, mon brushing est toujours impeccable ? Tu vois, mortelle, si j’ai créé un être à mon image, l’homme, c’est justement à cause de ça. Je n’avais pas envie d’une créature qui ne pense qu’à son apparence. Tu serais déçu, Dieu, de voir comment les hommes se bichonnent aussi… Mon Moi, comment les choses ont changé… Et si rapidement… Je suis tant ébaubi.

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samedi 6 décembre 2025

d’abord le synopsis

Pour faire suite à mon billet d’hier, je pense qu’il faut d’abord commencer par imaginer ce que pourrait être la cérémonie de ma future crémation. Lister les invités. En espérant qu’ils seront encore en vie, eux-mêmes. Définir les musiques (ça, c’est déjà fait depuis longtemps) et les éventuels textes. Pour ces derniers, ça signifie que si entre cette préparation et le jour J, je rencontre des nouvelles personnes qui auront envie d’intervenir, il faudra penser à les inclure tout en respectant la demi-heure allouée pour toute cérémonie de crémation. Pour ma part, je sais déjà que je compte m’enregistrer pour dire au revoir à toutes celles et tous ceux qui seront présents (s’il y en a qui vont venir, ce qui reste encore à prouver) et je sais déjà quoi. Il faut juste que je le fasse et que je l’inclue dans mon organisation musicale.

Ensuite, inutile de prévoir des fleurs car si je meurs à une époque où ce n’est pas la saison de celles que je préfère, ça ne m’intéresse pas d’en avoir d’autres. Donc, ni fleurs, ni couronne. Pas même de lauriers. Ni rose. Ni sauce. Et enfin, ce que j’aimerais, c’est que les invités, participants ou non, soient vraiment tristes. Qu’ils commencent à pleurer dès qu’ils se réuniront à côté du parking, devant la salle dédiée à mon hommage posthume. J’aimerais qu’ils pleurent quand ils se disent bonjour. Qu’ils se tombent dans les bras. « Quelle perte cruelle, hein ? » Oui, ça, ça serait bien qu’il y en ait au moins un qui dise ça. « Il était encore jeune, quelle tristesse. » Ça aussi, oui. Et puis qu’ils se reprennent pour retrouver un peu de dignité avant de recommencer à pleurer. En revanche, chacun apportera ses propres mouchoirs, hein ? OK.

Pour l’ordre de passage des textes qui vont être lus sur un ton que j’espère le plus larmoyant possible, je revendique de passer en premier et en dernier. Je veux dire bonjour à tout le monde. Et je veux aussi dire « au revoir, à bientôt » juste pour donner l’illusion que je puisse croire à une autre vie après la mort. Alors qu’en réalité, il n’en est rien. Et j’aimerais que quelques-uns, dans l’assistance, disent aux autres : « C’est un clin d’œil, il ne croyait en rien, Stéphane, quel farceur, hein ‽ » Voilà en gros ce que j’aimerais pour la cérémonie de ma propre crémation. Ça me fait plaisir aujourd’hui, d’imaginer tout ça mais surtout, surtout, que personne ne se permette de parler à ma place. Je n’ai pas du tout envie que quelqu’un dise : « Stéphane aurait été content, il aurait aimé cette cérémonie. Ça lui aurait plu. »

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vendredi 5 décembre 2025

répétition générale

C’est bien beau de vouloir faire des spectacles (attention, sans en faire un métier, hein ‽ merci – ou alors, pas déclaré parce que tant qu’à faire…) mais dans ce cas, il y a autre chose que je pourrais travailler en amont. Une autre chose pour laquelle je pourrais faire des répétitions. D’abord, comme pour chaque mise en scène, je pourrais commencer par l’italienne : il s’agit d’une lecture sans forcément mettre le ton, sans faire d’effets, un peu platement, juste pour le lire et se mettre le texte en bouche et voir si les mots collent bien. Ensuite, on pourrait faire l’allemande, c’est une répétition sans le texte, uniquement pour les gestes et les déplacements. Un peu comme du mime mais sans avoir forcément de talent. C’est souvent en accéléré mais ça permet de bien visualiser les choses.

Une fois, ces deux premières répétitions réalisées et les éventuelles modifications effectuées, on peut commencer à apprendre son texte et les mouvements. Ensuite, quand on a bien avancé dans ces parties-là, on peut faire la couturière. Celle-ci, c’est une répétition en costumes. C’est le moment de voir si ces derniers vont bien (afin d’envisager d’éventuelles retouches) et de vérifier que les accessoires sont ad hoc. Et en cas de changement de costume, voir si on a le temps. Une fois cette étape franchie, on peut passer à la répétition qui s’appelle la colonelle. Celle-ci n’est pas systématique car c’est la pénultième avant le jour J ou le soir S. Mais elle peut avoir son intérêt, mettons qu’elle sert à se réchauffer avant la générale, la dernière, très officielle avant la première.

Cette générale, c’est celle qui validera le spectacle, la prestation ou la cérémonie. Et c’est donc la presque plus importante de toutes. Là, il est impensable de ne pas être prêt. Et moi, je me dis que, outre mon spectacle prévu le 28 mars prochain, je pourrais procéder à toutes ces répétitions pour mes funérailles. Mon seul problème, là, c’est que contrairement à un spectacle, qui est généralement programmé, pour mes obsèques, jusqu’à preuve du contraire, aucune date n’est encore fixée. Et comme les répétitions colonelle et générale se font normalement l’avant-veille et la veille du jour J, là, je sens que je vais avoir un problème. Et pas qu’un petit. Et comment faire pour faire venir les intervenants sans avoir de date. Sans avoir de jour J. Ni de date D. Et encore moins de funérailles F ?

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jeudi 4 décembre 2025

Axel Albanel, c’est peut-être moi

Décembre, Noël, la saison des taxes d’habitation et des papillotes de chez Révillon, à Lyon. D’ailleurs, la légende raconte que la papillote est née en 1790 chez un pâtissier lyonnais, sieur Papillot. Et comment est-elle née ? L’apprenti de Sieur Papillot était éperdument amoureux et offrait des chocolats enveloppés de mots doux à sa belle. Le patron, constatant la disparition de ses chocolats, soupçonna le jeune commis, le surveilla et découvrit qu’il était bel et bien l’auteur du forfait. Néanmoins, charmé par l’idée des petits mots entourant les chocolats, il la reprit à son compte et remplaça les déclarations par des citations ou des questions.  Et voilà, ça pourrait, ça aurait pu être la fin du billet de ce matin mais ce serait alors très mal me connaître. Parce que non, bien sûr.

Pourquoi ? Parce que l’autre jour, alors que maman, le patron et le président se goinfraient de papillotes, la lecture des petits mots, citations et autres questions fusaient. Et le président nous a déclamé celle-ci (de citation) : « Le matin, on a deux choix : soit on se rendort pour continuer ses rêves, soit on se lève pour les réaliser. » Et de conclure : « C’est anonyme. » Et moi, ça, ça ne m’a pas plu. Alors, ni une, ni deux, je suis allé sur mon moteur de recherche et j’ai tapé la phrase et on m’a effectivement confirmé que l’on n’en connaissait pas l’auteur. Comment ça ? Une citation dont on n’a pas l’origine ? De nos jours ? En 2025 ? Avec tous les outils de communication qui sont à notre disposition ? Internet, l’Intelligence Artificielle et tout et tout ? Non, ça, je ne pouvais pas le croire. Vraiment pas.

Alors, j’ai un peu mieux regardé les propositions que me faisaient mon moteur de recherche et au bout d’un moment, je suis tombé sur une signature. Cette phrase serait d’Axel Albanel. OK. Mais plusieurs questions se sont alors posées dans ma tête : est-on sûr que c’est de lui ? Qui est Axel Albanel ? Existe-t-il, au moins ? En réalité, peut-être pas. En revanche, l’origine de cette citation pourrait être anglaise et être attribuée à Carmelo Anthony (basket-baller américain) donc, si ça se trouve, cet Axel Albanel n’a jamais existé. Et c’est peut-être une personne qui a traduit la phrase originale et qui a inventé ce pseudo. Ou alors, autre piste très probable, Axel Albanel, c’est moi. Oui, après tout, pourquoi je ne pourrais pas être Axel Albanel ? Après tout, hein ? Mais j’aurais pu trouver mieux comme nom, non ?

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mercredi 3 décembre 2025

les roses blanches

La câlinant (sa mère) bien tendrement, il disait en lui donnant : c'est aujourd'hui dimanche ; tiens ma jolie maman, voici des roses blanches, toi qui les aimes tant. Va, quand je serai grand, j'achèterai au marchand toutes ses roses blanches pour toi jolie maman… Oui, j’aurais pu acheter un bouquet de fleurs pour accueillir ma mère à Bordeaux, la semaine dernière, le 25 novembre, pour être plus précis mais comme c’est moi qui suis allé la chercher et qui l’ai amenée jusqu’ici, je n’allais pas conduire avec un bouquet de roses blanches à la main. Mais ce matin, tout à l’heure, ce n’est pas moi qui la raccompagne chez elle, c’est mon grand-frère. Donc, là, oui, j’aurais pu lui offrir un bouquet pour son retour. J’aurais pu, oui. Si j’avais été un bon fils. Ou en tout cas, un très, très, très bon fils. Mais, là, oui, joker.

La marchande l'ayant surpris, en baissant la tête il lui dit : c'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman. J'ai pris ces roses blanches, elle les aime tant. Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend, j'ai pris ces roses blanches pour ma jolie maman… Inutile de vous faire un dessin, le môme, qui est certainement meilleur fils que moi, il a voulu les chaparder, les roses blanches mais il s’est fait surprendre par la marchande. Moi, je pense que j’aurais été plus malin, je ne me serais pas fait prendre en flagrant délit. Pas un si bon fils que ça mais un fils peut-être plus intelligent. Allez savoir. Et cette fois-ci, je ne vais pas prendre un joker. J’assume. Bref, maman retourne chez elle, tout à l’heure. Et elle va retrouver sa vie normale. Après une parenthèse d’un peu plus de huit jours. C’est passé vite.

Et le gamin s'agenouillant, petit, devant le petit lit blanc : c'est aujourd'hui dimanche tiens ma jolie maman voici des roses blanches, toi qui les aimais tant et quand tu t'en iras au grand jardin, là-bas, toutes ces roses blanches, tu les emporteras… Mais non, elle n’est pas morte, ma mère. En tout cas, pas ce matin, jusqu’à ce que je lui dise au revoir et que je vois la C3 disparaître de ma vue. Mais comme je ne suis pas forcément un si mauvais fils que ça, elle n’est pas partie avec un bouquet de roses blanches mais avec une coupelle comprenant trois jacinthes annoncées comme rose, quand elles seront ouvertes. Alors, hein ? Et l’avantage des jacinthes, c’est que ça durera plus longtemps qu’un simple bouquet. Parce que les fleurs, c’est périssable. Alors, il n’a pas bien joué, le mauvais fils ? Bon, maintenant, j’attends de savoir quand ils seront arrivés à destination, ma mère et mon frère.  C’est tout.

(versions de Michelle Torr – un peu plus moderne que celle de Berthe Sylva, en 1937 ou celle, originale, de Max Trébor, en 1926)

https://www.youtube.com/watch?v=URnpUG3e0i8

https://www.youtube.com/watch?v=7LFNaprvHt8

https://www.youtube.com/watch?v=BasCMpptdTY

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mardi 2 décembre 2025

dans le vide

Je sais que tu ne sauras jamais que j’ai eu envie de toi. Que j’ai voulu que tu m’aimes. Et pas un peu, non, plutôt beaucoup. Voire passionnément. Pas comme quelqu’un qui hésite. Pas en dilettante. J’ai vraiment voulu. Mais contrairement aux apparences, même si je t’aime dans le vide, ce n’était pas pour en combler un autre. Mais parce que tu étais là. Parce que c’était toi. Et parce que c’était moi. Parce que tu m’as retourné le cœur. Parce que tu m’as retourné le corps. Parce que je t’ai dans les tripes. Parce que je t’attends depuis si longtemps. J’ai passé une grande partie de ma vie à t’attendre et là, alors que je te croyais enfin au bord de ma vie… Je recommence à t’attendre. Ça m’est égal de t’attendre si un jour tu finis par arriver jusqu’à moi. Ça m’est égal car je continue d’espérer. Carmen me comprend.

Avec toi, j’ai envie de tout. Mais jusqu’à présent, rien n’a encore commencé. On n’a flirté que dans mes rêves et mes fantasmes. Quelque chose de toujours beau. Mais chaque matin, quand je me réveille, c’est comme si on s’était tirés avant d’avoir allumé la mèche. Quand je te vois, la nuit, les yeux fermés, je te regarde comme un incendie que je n’aurai pas le droit d’éteindre ni de rejoindre. Juste rester là. À me repaître de te regarder. Juste spectateur. Revenir à la réalité du quotidien me frustre toujours. Ne toujours pas t’avoir à mes côtés me frustre encore plus. Et tu ne m’as jamais rien promis. Peut-être parce que je ne t’ai rien demandé. Sauf en silence. Toi et moi, deux taiseux. Parce que nous n’osons pas ? Parce que « à quoi bon ? » Non, parce que c’est d’une telle évidence. Toi et moi. Nous deux.

Cent fois sur le métier, j’ai tissé nos non-mots. Nos mots non-dits. Tant de fois, j’ai failli te parler pour de vrai. Tous ces moments où j’aurais pu te dire que je… Faire un pas. Mais je suis toujours resté un peu bête, les mains dans les poches et le cœur comme emprisonné. Cadenassé. En attente que tu arrives avec la clé qui me manque pour me libérer. Quand tu viendras, ne l’oublie pas, cette clé. On n’a encore rien vraiment vécu ensemble. Mais j’ai pourtant déjà des regrets de tout ce temps perdu. Tu es encore et toujours dans les « presque », dans les « si » et dans les « pas encore, pas maintenant… » Ce matin, je ne t’écris pas tout ça pour te récupérer puisque ça n’a pas encore commencé. Juste soulager mon cœur gros. Lourd. Et pour te dire qu’avant la fin d’une histoire, il y a toujours un début.

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c’est lundi, ah, ah, ah, ah

Non, je ne ris pas, je chante, c’est tout. Parce qu’on est lundi. C’est lundi, dans mon lit, l’est onze heures, mal au cœur, mal dormi, envi...